Les « trumperies » du Donald

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En anglais trump veut dire atout pour les joueurs de carte et c’est à se demander si le Président américain dirige son pays comme un joueur de poker tente de dominer le jeu qu’il partage avec trois autres partenaires. Pour ce qui concerne ce billet les trois autres partenaires de cette partie de poker sont l’Europe, la Chine et la Russie. Dans le cas présent il ne s’agit plus d’une partie entre amis où le point vaut un dollar mais des milliards de dollars entre nations. Cependant il connait les cartes des autres joueurs et de plus ils n’ont pas tous des dollars en poche. Sur le tapis vert il y a des euros, des roubles et des yuans et ça complique sérieusement la situation.

Pour cet embargo douanier sur l’acier décrété par la Maison-Blanche – il faut appeler les choses par leur nom – on peut se demander à juste titre si Trump a bien compris la situation internationale. Il suffit de quelques graphiques pour se faire une idée de l’immense erreur que Trump a commis en voulant taxer outre mesure l’acier importé sur le territoire américain. Car les USA dépendent d’importations d’acier sous forme de tôles, de poutres, de linéaires laminés, bref, sans importations massives d’acier les capacités de production domestique ne permettent pas d’alimenter l’industrie américaine et en particulier l’industrie automobile. Deux graphiques (source Worldsteel : https://worldsteel.org/media-centre/press-releases/2018/world-steel-in-figures-2018.html ) en disent plus que n’importe quel texte.

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Les deux principaux producteurs d’acier sont la Chine et le Japon mais ces deux pays exportent essentiellement vers les USA une partie de leur production. En effet les USA, bien que produisant un peu plus de 80 millions de tonnes d’acier (2017) en utilisent 130 millions pour leur industrie. Ces droits de douane vont à n’en pas douter avoir un impact néfaste sur l’activité économique américaine.

Quelques mots au sujet des autres « tromperies » de Washington. Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) les USA sont devenus les premiers producteurs d’hydrocarbures, avant l’Arabie saoudite et la Russie. La Maison-Blanche a même déclaré que grâce aux techniques de fracture hydraulique des roches mères en particulier dans le bassin de Bakken (Dakota) les USA étaient autosuffisants depuis près de 18 mois. À tel point que les USA ont déjà commencé à exporter du gaz naturel liquéfié vers la Pologne. Mais où est le lézard puisque l’agence internationale de l’énergie, quant à elle, indique (chiffres de 2017) que les USA importaient toujours 7,9 millions de barils de pétrole par jour. Enfin, s’il s’agissait de favoriser l’industrie américaine il est important de noter que la plupart des entreprises, petites ou grandes, impliquées de la fracturation des roches mères sont endettées et qu’à l’instar de Tesla elles n’ont encore jamais dégagé de bénéfices et leurs dettes sont adossées sur le pétrole qu’elle produiront dans le futur. N’importe quel investisseur comprend que le lézard est vraiment gros.

On ne peut que conclure que Donald Trump a tiré les mauvaises cartes dans cette partie de poker menteur pour l’économie américaine qui, elle, va à terme se retrouver toute nue. On appelle ce genre de jeu du strip-poker …

24 réflexions au sujet de « Les « trumperies » du Donald »

  1. Ne pourrait- on voir le problème d’une autre façon ? Le président US a trouvé une façon très ancienne de renflouer ses caisses. En prélevant des droits de douane, qui sont équivalents à une augmentation de TVA chez nous, il récupère l’équivalent de la réduction de l’impôt sur les sociétés… Il pourra ainsi financer le Pentagone ! Et en plus c’est bien vu par son électorat dont le cours des actions détenues ne cesse d’augmenter… Il est bien parti pour les « midi term ».

    • On peut effectivement considérer la situation ainsi mais il faut se souvenir que chaque fois qu’un pays a mis en place des droits de douane élevés à l’encontre de produits étrangers ça s’est toujours mal terminé. D’autre part la guerre commerciale engagée par les USA à l’encontre de la Russie, de la Chine et de l’Iran n’a pas pour origine des considérations de politique intérieure mais il s’agit de contrer le commerce effectué en des devises autres que le dollar. L’Iran facture son pétrole vendu à la Chine en yuans, la Russie facture son aluminium à la Chine en roubles et le mouvement s’amplifiera inévitablement. Quelques que puissent être les gesticulations de l’administration américaine la suprématie du dollar est en danger. Jean-Claude Junker a clamé hier qu’il fallait renforcer les échanges commerciaux internationaux libellés en euros et ce n’est pas un hasard s’il fait une telle déclaration quelques mois avant la fin de son mandat de président de la commission européenne. Je rappelle que le système swift est européen et qu’il échappe donc aux sanctions américaines (dans une certaine mesure) de même que la banque des règlements internationaux qui se trouve à Bâle. L’Europe est la première puissance économique du monde mais elle n’a pas de pouvoir politique dans cette guerre commerciale. Il f

  2. Il faut que les Européens se ressaisissent sinon ce sera la fin de l’Union européenne. Les gesticulations de Trump ont donc une portée bien plus grave qu’on ne le croit béatement, en tous les cas en Europe. La Chine se moque des droits de douane américains car cela ne pourra pas durer.

  3. Bon, pour moi, l’Union-Européenne est un monstre de sottise et qu’elle disparaisse ne serait pas plus plus mal, d’ailleurs la majorité de nos difficultés viennent de là.
    A mon sens, Trump est le dernier atout impérial, un Gorbatchev étasunien en quelque sorte.
    Il y a deux ans environ j’avais repris le nombre de chômeurs aux U.S.A. sur ce site ( https://www.businessbourse.com/2016/10/14/marc-fiorentino-leconomie-americaine-reste-en-pleine-incertitude/ ) puis en avais recalculé le pourcentage sur mon blog ( http://nouvelhumanisme.hautetfort.com/archive/2016/10/15/reflexion-mathematique-sur-le-pourcentage-de-chomeurs-aux-u-5861010.html ).
    La raison en était que ceux, de pourcentages annoncés, ne me convenaient pas, de près de cinq à vingt-trois pourcent, de 102 millions de chômeurs sur un peu plus de 324 millions d’habitants, sachant que 20% minimum d’une population ne peut pas travailler (il me fut dit que le chiffre réel serait de l’ordre de 35%), même ces 23% ne pouvaient qu’être qu’une pure fumisterie.
    Donc je me suis collé à la règle de trois en m’essayant d’en décrire au mieux les mécanismes, paraît-il que ce ne serait plus vraiment enseigné dans les écoles (et on dit qu’il y a une baisse de Q.I. en France et en Europe, enfin…).
    Donc, par ce système mathématique de base, appris dès mes âges tendres, j’en avais conclu que le chômage réel s’établissait, à l’époque, en 2016, avant les élections de Trump, à près de 40%.
    Tout le reste devient logique, qu’il en soit de son élection tout comme de ses décisions, quoi que nous puissions penser autant du personnage que de ses-dites décisions part ailleurs.
    Ce qui est le plus remarquable dans l’action du Président U.S. c’est que, comme il en fut de Monsieur Gorbatchev à son époque, la tentative logique qu’il entreprend pour sauver son pays de la destruction (et oui, ils en sont là) ne fait qu’en accélérer la fin tragique, à l’image des derniers temps de l’U.R.S.S..
    En fait c’est logique, les instabilités y étaient déjà trop importantes ce qui fait que la moindre action, dans un sens comme dans un autre, ne peut qu’en accélérer la fin funeste.
    Vous qui, Jacqueshenry, êtes de formation scientifique et fîtes de la science votre vie, savez que pour extraire une énergie rentable il faut que cette extraction ait un coût énergétique le plus bas possible, mais surtout que plus ce coût d’extraction se rapproche de la quantité d »énergie produite, moins cela devient inintéressant, voire absurde et prohibitif.
    Ce qui est le cas, si j’ai bien compris, des gaz et pétrole de schiste.
    Et quand bien même le prix du pétrole augmenterait, cela ne changerait rien à l’affaire puisqu’un coût énergétique n’a rien à voir avec le pris auquel serait vendu ce carburant.
    Si à cela nous y rajoutons l’affaiblissement continuel de la prédominance du pétrodollar et du dollar en tant que monnaie de réserve et d’échanges internationaux, tous ces phénomènes débutés bien avant l’élection trumpienne, le repli impérial actuel, bien qu’encore relativement discret, ne peut qu’être que cohérent.
    Les États-Unis-d’Amérique se retrouvant de fait à agir en tant que pays et non plus en tant qu’empire, referme dès lors ses frontières, ce qui met à mal l’oligarchie U.S., qui tirait tous ses profits dans les mouvements de marchandises et de matières premières entre les pays producteurs et ceux consommateurs.
    D’où la lutte féroce en cours entre celle-ci et l’équipe présidentielle qui ne pourra s’achever que par la disparition des U.S.A..
    A noter la monté en puissance de l’idéologie communiste outre-atlantique, ce qui, ma foi, m’amuse au plus haut point..

  4. 80 millions de tonnes produites alors que l’industrie à besoin de 130 millions. déficit : 50 millions qui avec les taxes reviendront plus chers que si elles étaient produites aux USA. Il me semble que Il me semble que c’est cohérent avec le but recherché : rapatrier la production industrielle, ici de l’acier, aux USA !

    • Cohérent, peut-être. Arme à double tranchant à ne pas mettre dans les mains de n’importe quel débile agité au pouvoir.
      Cela pourrait détruire son industrie de l’acier pour de bon.

  5. Sauf que le but de Trump c’est de relancer la production d’acier aux US ! Et que donc sa décision de taxer les importations est tout à fait logique. Il ne s’agit en rien d’une partie de poker mais tout simplement d’une politique de relance de l’industrie des US. Certainement que les taxes seront imposées progressivement au fur et à mesure de cette relance. Tout va être dans l’équilibre entre les taxes, et les coûts de la ré-industrialisation. En fait il s’agit tout simplement d’inverser le mécanisme qui a conduit à cette dépendance des US.
    La grosse erreur c’est de croire que Trump ne sait pas ce qu’il fait …

    • Allez demander au gouvernement français de relancer la production d’acier qui ne subsiste plus qu’en un seul site, à Dunkerque (Mittal une firme indienne), et qui ne couvre pas les besoins de la France : combien faudra-t-il de temps ? Croyez-vous que Trump raisonne sur le moyen-terme ? Il est comme tous les politiciens : il pense aux prochaines élections …

      • Et vous ne croyez pas qu’il puisse y avoir des gens qui veulent vraiment arrêter la dégringolade de l’économie et de l’industrie ? Moi je fais le pari que Trump va réussir ce qu’il entreprend (c’est un entrepreneur, pas un politique). Evidemment cela ne se fera pas en un jour, mais en 8 ans, c’est possible. En dépit des saboteurs déclarés …

  6. @Filomo
    Huit ans ? Mais vous êtes par trop optimiste, il y aura eu une grave crise économique avant la fin du premier mandat de Donald Trump. Où commencera-t-elle, nul ne le sait mais elle sera beaucoup plus profonde que celle de 2008 … Alors ergoter sur des droits de douane appliqués sur des produits le plus souvent bradés – l’acier chinois est le moins cher du monde (je n’ai plus les chiffres en tête) et les Américains ne se sont pas privé pour négocier les prix les plus faibles avec la Chine – ne changera rien. Comme l’

    • Et bien on verra la suite …Moi je ne suis pas pour les discours défaitistes, du genre ça ne marchera jamais … en matière de politique et d’économie, c’est la volonté qui compte. Et puis les industriels, les marchands, fonctionnent tous de la même manière : ils font ce qu’il faut et vont où il faut pour engranger le maximum de profit. Si Trump met les conditions favorables pour que ce profit se fasse aux US, sans état d’âmes industriels et marchands suivront. Trump fait partie de ce milieu il ne faut surtout pas l’oublier. A son âge utiliser ses compétences pour augmenter sa fortune personnelle ne l’intéresse plus, par contre, en faire profiter son pays et donc en tirer beaucoup de gloire, ça ça l’intéresse certainement.
      Le seul vrai problème ce sont les sabotages organisés par ses adversaires. Ce n’est pas très glorieux pour eux.

      • Fondamentalement je suis d’accord avec vous. Cependant j’attire votre attention sur le fait que les statistiques américaines en matière d’emploi sont totalement truquées, les USA survivent depuis 2008 avec des billets verts fraichement imprimés (comme l’Europe d’ailleurs), les capitalisations boursières sont complètement artificielles, des villes entières sont devenues des semi-déserts, la criminalité est en augmentation partout, les morts par overdose de drogue sont alarmantes, la recrudescence de maladies sexuellement transmissibles et carrément inquiétante et ce d’autant plus qu’il n’existe plus d’antibiotiques efficaces contre par exemple la chaude-pisse, excusez mon franc parler, et la légalisation de drogues comme le cannabis est significatif d’une décadence profonde de ce pays qui a perdu tout simplement tout espoir en l’avenir, et je ne parle même pas des opiacés dont la vente en provenance d’Afghanistan est en sous-main organisée par la CIA, bref, ce pays est entré en décadence et celle-ci, à la faveur d’une crise économique prévue par tous les analystes sérieux, sera précipitée. Le souci est, pour nous Européens, qu’elle aura de lourdes conséquences sur notre vie quotidienne. Je ne fais que reprendre des analyses diverses et je ne suis pas du tout comme certains de mes lecteurs le pensent animé d’un anti-américanisme primaire, je constate seulement des faits.

      • C’est vrai que les US se sont enfoncés bien bas, Trump a du boulot.
        Concernant le cannabis et ses conséquences, on n’a pas beaucoup d’informations qui ne semblent pas intéresser les médias, il faut fouiner pour trouver ce genre de choses :
        https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24831752?dopt=Citation
        Trends in fatal motor vehicle crashes before and after marijuana commercialization in Colorado.

  7. Je vous suis parfaitement, Jacqueshenry, j’y rajouterais de petites choses.
    Un empire est ce qu’il est, la France en fut un et pas des moindres, autant notre nation avait agit d’une certaine façon à l’endroit de ses colonies, autant les U.S.A. fonctionnent de même à notre égard.
    Quoi qu’il en soit, au même titre que les pays colonisateurs européens ne purent conserver leurs possessions au sortir d’une seconde guerre mondiale qui les montra faibles et fragiles.
    Autant les États-Unis-d’Amérique ne peuvent plus conserver les siennes, et même reprendre celles qui se trouvent en Amérique-du-Sud se révèle d’une très grande difficulté.
    Sinon, pour savoir si oui ou non nous sommes bien une colonie étasunienne c’est très simple:
    Il suffit de se demander si chacun peut citer le nom d’un seul artiste de chacun des pays de l’Union-Européenne, tout domaine et époque confondue, sauf ceux provenant de France, de Belgique et de Suisse, bien sûr (en musique classique et en peinture ancienne, voire en littérature, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, certaines nations de l’empire Austro-hongrois pourront facilement être trouvés);
    Puis de se demander combien d’artistes étasuniens et britanniques, groupes de rock compris, il est possible d’énumérer.
    Voilà, la réponse est faite.
    Le problème posé par ce qui se fait appelé une guerre commerciale c’est que cela déstabilise encore plus une économie mondiale déjà à bout de souffle.
    En fait, plus nous attendons que le système économique globalisée cesse de fonctionner (bien sûr qu’il redémarrera, mais personne ne saura dire quand ni à quelle vitesse) plus il nous sera difficile de rebâtir rapidement une économie pérenne et efficace.
    Par nature, chaque chose et chaque événement se tiennent, chacun influant sur ses voisins, voisins influant sur ses voisins, infiniment, le hasard n’étant pas, en cela, en reste,
    C’est pourquoi le futur est imprévisible, sinon intégralement, du-moins, pour certains de ces composants les plus amples, de manière précise, tant pour la forme événementielle que pour sa temporalité.
    Si tant est qu’une issue inévitable soit possible de percevoir, agréable ou calamiteuse, que son fond soit perçu, même avec une certaine précision, l’heure, la date comme de sa tournure ne peuvent ni ne pourront être précisés, que ce soit de son début juqu’à son achèvement.
    Lors de certaines expériences personne ne peut dire si le photon envoyé seul vers deux fentes passera par celle de droite ou de gauche, mais il passera par l’une des deux fentes.
    C’est la même chose pour l’économie mondialisé, elle s’arrêtera, certes, mais quand, avec quels effets, quel en seront les modalités et pour combien de temps, et ceci avec exactitude, là, çà, c’est d’une autre paire de manche que de le définir.
    En revanche, il est parfaitement possible de se préparer à une éventualité devenue une évidence, l’économie-monde va exploser, bien, que dois-je faire pour m’y préparer?
    Vivrais-je aux U.S.A. ou dans un pays similaire où la situation est telle que le pays peut facilement se déliter et éclater.
    Non, même si d’immenses difficultés m’attendent, ne serait-ce pour me nourrir et pour me déplacer, il y a le train et une multitude de jardin où chacun pourra se bricoler son potager.
    Combien de temps devrais-je compter pour cela?
    Tout dépend de la saison, si je vis à la campagne ou dans une grande ville, près d’une gare ou pas…, et oui, les facteurs, ça compte et pas seulement à la poste.
    Sur quel personnel politique puis-je avoir confiance?
    Dans un premier temps, sa hésitation, seul le maire pourra avoir la maîtrise de la situation, au moins dans sa ville et dans ses alentours.
    Le gouvernement actuel pourra-t-il réagir avec vigueur, réalisme et efficacité?
    Euh, le quoi actuel?
    Se délitera-t-il alors?
    Nous vîmes, lors de l’affaire Bennala, le gouvernement commencer à se décomposer, ce n’était pas réellement flagrant, certes, mais ma foi cela n’augure rien de bon si une catastrophe de grande envergure survenait.
    Qui resterait-il alors à la tête de l’état?
    Peut-être deux à trois ministres, un tiers des députés et une bonne moitié des sénateurs, peut-être un petit peu plus de ces derniers.
    Bon, faisons la liste de ce qui se passera au pire:
    Les banques fermées pour cause de faillite.
    Plus de carte bancaire.
    La monnaie réduite à ce qui circulait dans la ville, et vive le troc.
    Les grands-magasins fermés, vidés ou pillés.
    Internet cessera de fonctionner.
    Plus de transport international, ou alors au compte goute.
    La majorité des chaînes télés et radios fermées aussi, toutes celles liées aux oligarques qui seront, eux aussi, ruinés.
    Plus d’essence ou alors très peu et très cher.
    Là où il y a des chasseurs, des policiers et/ou des militaires, une paix relative règnera, dans les banlieues et les grandes villes se sera souvent très dur, voire violent.
    Comme ça, en passant, combien y a-t-il d’usine qui fabrique du papier-cul en France?
    Combien y en a-t-il qui fabrique des réfrigérateurs, des cuisinières, des slips, du papier, des crayons, du cirage, de l’eau-de-javel, du savon, des armoires, des fusils, des classeurs, des montres, des trottinettes, des mouchoirs, des radios, des médicaments, des rasoirs, du shampoing, des lampes, des piles, des draps, des matelas, du verre, des assiettes, des fourchettes, de l’aluminium, des ciseaux, des cadenas, de l’acier, des chemises, du tissu, de la peinture, du papier peint……………………………………………
    Combien reste-t-il d’usine en France?
    Posez-vous la question, et même s’il est impossible de prévoir quand le système économique globalisé explosera, du-moins, au petit niveau de notre petit pays, l’U.E. ayant disparu, il est possible de présager, ne serait-ce que partiellement, l’immense défi qui se dressera devant nous.
    Parce que çà, ça se pense dès maintenant et c’est en cela que ce ne sera pas insurmontable.

    • Ne comparez pas la France et les Etats-Unis. Nous n’avons, depuis plus de 50 ans que de minables dirigeants. Et après le désastreux Obama, un entrepreneur est venu, comme du temps de Reagan, dont toute la presse s’est moqué et il va réussir malgré les chausse trappes, Des usines vont être créées et les produits de consommation n’auront plus à faire le voyage Chine / USA. Acier, Aluminium et autres métaux seront transformés, il faudra quelques années. petit à petit Trump fait le ménage.

    • John Kerry (ancien secrétaire d’Etat d’Obama) a déclaré que Trump avait la maturité intellectuelle d’un enfant de 8 ans et un sentiment d’insécurité digne d’une jeune adolescente (source ZeroHedge)

  8. Je constate JH que vous êtes en plein dans la Trumpophobie. A son élection, on ne lui donnait pas trois mois, malgré tous les bâtons que les gentils démocrates lui mettent dans les jambes, et tous les médias qui exploitent à fond toutes les « fake news » il est arrivé à faire repartir la croissance et à diminuer le chômage, mais évidemment on s’empresse de dire que tous les chiffres sont faux, sauf, quand on interroge des résidents français, ils nous disent que les affaires sont en plein boum, la bourse est au vert. Ces mesures prises vont inciter les investisseurs à recréer une industrie de l’acier, les américains peuvent avoir d’énormes ressources, on l’a vu lors de la dernière guerres mondiale, lorsqu’il a fallu construire des liberty ships (2710 unités) et les jeeps, les GMC sans compter tous les avions etc. Les américains ne sont pas tous drogués. Trump va leur donner les moyens de réussir surtout, psychologiques, même les afro-américains et les hispaniques commencent à y croire.

    • Je ne suis pas un anti-Trump mais je constate des faits rapportés par divers sites américains qui ne font pas partie de la presse main-stream comme par exemple Paul Craig Roberts, Washington blog, Strategic culture, Mish Shedlock et bien d’autres. Les médias ligotés par le Deep State ne rapportent que les mensonges que ce Deep State leur a prié de bien vouloir publier. En France c’est exactement la même situation mais en plus soft. Tout va bien Madame la Marquise mais la maison brûle …

  9. En conclusion de ce débat d’idées très intéressant je voudrais signaler que la Chine possède une arme que n’ignore pas Donald Trump : la détention de quantités astronomiques de T-bonds américains par la Chine. Xi Ping est loin d’être un idiot et il sait parfaitement qu’il peut ruiner le dollar en vendant massivement sur les marchés financiers ces T-bonds, ce qui aboutira au final à un consensus formel entre les USA et la Chine. La situation est identique pour le Japon dont la BoJ vend mois après mois les T-bonds US qu’elle détient (la BoJ a vendu plus de la moitié des T-bonds en portefeuille depuis le début de 2018 !) et cette tendance me fait dire que le Japon, dont le premier partenaire commercial est la Chine (avec des accords de swap hors dollar entre le yen et le yuan qui datent de plus de 3 ans) s’apprête à prendre de plus d’indépendance vis-à-vis des USA en se recentrant vers l’Asie – et la Russie – considérant que l’Amérique du Nord c’est fini. Pourquoi le Japon vend les T-bonds américains tout simplement pour se prémunir d’un effondrement de l’économie américaine … CQFD

  10. Il n’est pas évident que l’industrie US profitera de ce protectionnisme. Sauront-ils réorganiser leur industrie de l’acier? Handicaper le reste de l’économie, c’est le risque. Croire que les autres ne vont pas réagir et baisser leur coûts, ou changer de positionnement, est un peu illusoire.

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