La crise financière mondiale : une nouvelle « turquerie » ?

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Je ne voudrais pas être considéré comme un cygne noir mais la situation financière de la Turquie se dégrade jour après jour et il est probable que la crise financière mondiale que les analystes redoutent ne surgira pas de l’Argentine ni de l’Italie ni encore du Portugal mais de l’ensemble des banques exposées aux risques politiques et économiques de la Turquie. Depuis que Erdogan a été réélu dictateur à vie de son pays, c’est ainsi que l’on peut voir les choses et ça n’a pas vraiment l’air de plaire aux Américains, la lira turque a dévissé et elle est en chute libre jour après jour. Quels sont les pays dont les banques ont consenti des prêts à la Turquie il y a quelques années quand les perspectives de développement de ce pays paraissaient mirifiques ?

Le classement est sans appel et éloquent :

France : 40,4 Md de dollars, GB : 23,9 Md de dollars, USA : 18,9 Md, Allemagne : 15,4 Md, Japon : 11,8 Md, Italie : 8,9 MD, Suisse : 6,4 Md et Canada 1,8 Md sans oublier les participations directes hasardeuses d’Unicredit (Italie) et BBVA (Espagne) dans des banques turques alors que la lira a perdu près de 75 % de sa valeur par rapport au dollar (et à l’euro) en quelques mois avec une inflation qui n’a rien à envier à celle que connut le Zimbabwe ou celle du Vénézuela aujourd’hui … Faut-il voir dans la déconfiture de la situation financière de la Turquie une action souterraine des USA qui n’apprécieraient pas le rapprochement récent entre ce pays la Chine et la Russie ou encore avec la Syrie, je ne me hasarderai pas à faire une telle analyse, toujours est-il que de grosses banques (« too big to fail ») françaises, italiennes et espagnoles vont se trouver confrontées dans les prochaines semaines sinon les prochains jours à de très graves difficultés et on peut raisonnablement penser que la BCE ne pourra rien faire pour les tirer d’affaires sinon mettre la planche à billets en surchauffe. Et dans ce cas l’euro se dépréciera par rapport au dollar. D’un autre point de vue le rapprochement entre la Turquie et la Russie et la Chine signifie peut-être que ces deux dernières puissances pourraient mettre la main au pot pour mieux asseoir leurs visées stratégiques sur la région. Encore faudrait-il que Erdogan, de plus en plus considéré par Washington comme un despote incontrôlable, quitte l’OTAN. Or les USA disposent de deux importantes bases militaires dans ce pays … Tout se complique.

Charles Gave avait averti il y a quelques mois ses lecteurs du danger d’une turquerie imminente, elle va se concrétiser !

Illustration : « Turquerie » par Maurice Quentin de La Tour (1704-1788)

Réchauffement global du climat : une négation de l’histoire.

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Depuis le mois de juin de cette année 2018 les médias ne cessent d’évoquer toutes sortes de catastrophes de par le monde et il n’y a ainsi plus aucun doute : tous les incendies, les inondations et les épisodes de canicule sont provoqués, selon les journalistes, par le réchauffement climatique global. Des dizaines de morts en Grèce, la forêt boréale suédoise en feu dans le grand nord, des incendies en Californie, des vagues de chaleur à Tokyo, des inondations meurtrières dans le sud du Japon, des températures record en Algérie, au Maroc et à Oman, une sécheresse exceptionnelle en Floride, des orages violents en Europe en particulier en Suisse … Il faudrait des milliers de pages pour énumérer tous ces évènements estivaux. Mais est-ce vraiment le réchauffement du climat qui doit être directement mis en cause ?

Tony Heller s’est amusé sur son blog realclimatescience.com à répertorier toutes sortes de catastrophes de ce type ayant eu lieu dans un passé récent.

En voici quelques pépites.

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Et Tony Heller de conclure qu’il ne faut pas oublier de mentionner les évènements du passé qui mettent à mal l’idéologie climatique totalitaire actuelle. Quand on s’oppose aux évidences historiques et scientifiques voila ce qui pourrait de nouveau arriver :

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Première illustration : la Une du Temps de Genève de ce 3 août 2018

Les réunions Bilderberg : tout un programme !

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Le secret entourant les réunions Bilderberg entre les personnes les plus puissantes de la planète a fait l’objet d’une multitude de théories du complot depuis leur création en 1954. À huis-clos l’élite globale discute des affaires mondiales mais certaines personnes pensent qu’il s’agit d’établir un nouvel ordre mondial et de contrôler globalement la politique. En marge du dernier meeting qui s’est tenu à Turin cette année la journaliste Erica Doyle Higgins a publié un article dans The Sun dont voici une traduction aussi fidèle que possible décrivant les sujets qui ont été abordés et quelques-unes des personnalités qui se sont retrouvées à ce meeting.

Que sont les meetings Bilderberg ? Ces meetings sont organisés exclusivement sur invitation pour des « discussions informelles » entre leaders de l’industrie et du commerce d’Europe et d’Amérique du Nord au sujet des grandes tendances et des principaux sujets mondiaux. Les participants sont invités s’ils « peuvent apporter des perspectives intéressantes et des points de vue différents« . Chaque année entre 120 et 150 leaders politiques et experts de l’industrie, de la finance, du monde scientifique et des médias se rendent à ces meetings. Les participants peuvent utiliser les informations qu’ils ont collecté mais sans jamais citer les noms des sources en respectant les règles de confidentialité de la Chatham House (voir note en fin de billet). Enfin il n’y a aucun ordre du jour, aucune résolution adoptée, aucun vote et aucun communiqué final. Les journalistes ne sont pas autorisés à assister aux débats et discussions pour « encourager le plus haut niveau des dialogues » selon le Groupe Bilderberg.

Quelles sont les théories de complot entourant les réunions Bilderberg ? Le secret entourant ces réunions a donné lieu à toutes sortes de théories sur le rôle de ce groupe qui aurait l’intention de créer un nouvel ordre mondial constitué de gros bonnets de la finance, des grandes corporations et des leaders de la politique pour contrôler la politique mondiale. En 2000 le politicien anglais Lord Denis Healey (illustration) qui a participé aux réunions Bilderberg pendant des décennies déclara au Guardian « Dire que nous avons discuté d’un ordre mondial est exagéré mais pas complètement faux. Nous pensons qu’il est inadéquat de continuer à se battre, à tuer des gens et rendre des millions d’autres sans abri. Nous pensons donc qu’une seule communauté dans le monde serait une bonne chose« . D’autres complotistes ont constaté que Bill Clinton participa au Bilderberg en 1991 avant de devenir Président des USA comme Tony Blair en 1993 avant de devenir Premier Ministre, ce qui est une preuve du pouvoir de ce groupe. Les participants ont toujours nié que les réunions puissent influencer les affaires internationales à quelques exceptions près comme le déclara Lord Healey : « Pendant la guerre des Falklands le gouvernement britannique avait suggéré des sanctions internationales contre l’Argentine, menace unanimement rejetée par la communauté internationale. Ce sujet fut largement approuvé lors de la réunion Bilderberg qui eut lieu au Danemark. De retour au sein de leurs gouvernements respectifs les politiciens firent en sorte que ces sanctions soient approuvées aux Nations-Unies« .

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Dans son livre « A Choice, not an Echo » l’activiste politique Phyllis Schlafly suggéra que le Parti Républicain US était contrôlé par Bilderberg afin de paver une ordre communiste mondial. En 2010 le Président Fidel Castro écrivit un article dans le journal du Parti communiste cubain Granma au sujet de la « sinistre attitude des lobbyistes du Bilderberg » manipulant le public « pour installer un gouvernement mondial ne connaissant pas de frontières ne rendant de comptes qu’à lui-même« . Certains ont affirmé que l’un des fondateurs de Bilderberg, le Prince Bernhard des Pays-Bas était un ancien nazi, ce qu’il nia lors de sa dernière interview peu de temps avant sa mort en 2004.

Qui participa au meeting 2018 à Turin ? Ce meeting a été présidé par Henri de Castries, Directeur de l’Institut Montaigne basé à Paris. Parmi les participants on peut citer José Manuel Barroso, ancien Président de la Commission Européenne et maintenant Président de Goldman-Sachs International, Dominique Anglade, Premier Ministre du Québec et Ministre de l’Économie, des Sciences et de l’Éducation, Ben van Beuren, CEO de Royal Dutch Shell, Ana P. Botin, CEO du groupe bancaire espagnol Santander, Eamonn Brennan, Directeur Général d’Eurocontrol, l’organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, Mark Carney, Gouverneur de la Banque d’Angleterre, Elena Cattaneo, Directeur du laboratoire Stem Cell Biology, Paschal Donohue, Ministre des finances irlandais, Bernard Emie, Directeur au Ministère des Armées français, Stanley Fischer, ancien Directeur de la FED et ancien Gouverneur de la Banque d’Israël, John Micklewait, éditeur en chef de Bloomberg, Zanny Minton Beddoes, éditeur en chef de The Economist, Son Éminence Pietro Parolin, cardinal, secrétaire d’Etat du Vatican, George Osborne, éditeur du London Evening Standard et ancien Chancelier de l’Echiquier, Amber Rudd, membre du Parlement britannique et ancienne ministre de l’intérieur (Home Secretary), Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN, Matthew Turpin, directeur pour la Chine au National Security Council britannique, Murat Yetkin, éditeur en chef du Hurriyet Daily News, …

Quels thèmes ont été abordés ? Lors du meeting qui s’est tenu du 7 au 10 juin 2018 à Turin en Italie réunissant 131 participants de 23 pays différents, les principaux thèmes abordés concernaient la montée du populisme en Europe, le défi des inégalités, le futur du monde du travail, l’intelligence artificielle, les USA avant les élections de mi-mandat, le libre-échange, le leadership américain, la Russie, l’ordinateur quantique, l’Arabie Saoudite et l’Iran, le monde « post-vérité ». En 2017 le meeting avait abordé la politique de Donald Trump, l’Alliance transatlantique, la prolifération nucléaire et la guerre de l’information. En 2016 les membres du Bilderberg discutèrent de la Chine, de l’immigration vers l’Europe, de la cybersécurité et du paysage politique américain et en 2015 l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la menace des armes chimiques, le terrorisme et le Moyen-Orient furent les sujets discutés.

Source et illustrations dont Denis Healey et une manifestante lors de la réunion Bilderberg  de 2017 en Autriche : The Sun du 20 juin 2018

Commentaire personnel. Cet article appelle à quelques remarques de ma part, remarques que je ne partage qu’avec moi-même comme avait coutume de le dire le très regretté Pierre Desproges. D’après les 18 personnalités listées dans l’article d’ Erica Doyle Higgins on ne peut que constater une collusion entre la haute finance, le monde politique et le monde des affaires en général. Quelle était l’identité des 105 autres personnes invitées à cette réunion intime ? Nul ne le sait car il s’agit d’un secret jalousement gardé. Il ne faut en effet pas trop éventer les intentions cachées des politiciens au pouvoir dans tel ou tel pays. Il est évident de constater que Goldman-Sachs étend les tentacules de sa pieuvre financière en particulier en Europe avec la bénédiction (sur la Bible) de la Maison-Blanche et de la Commission Européenne. La présence de Madame Botin dans cette docte assemblée est révélatrice d’une position de détresse de l’Espagne du point de vue financier et les évènements ultérieurs à cette réunion du Bilderberg ont été rapidement révélateurs du malaise de la politique de ce pays quand Mariano Rajoy a été proprement déposé pour corruption quelques semaines plus tard : n’est-ce pas là une autre preuve des actions souterraines de Bilderberg ? Madame Botin, affiliée à l’Opus Dei (comme Rajoy d’ailleurs) a-t-elle les dix doigts de ses mains parfaitement propres ? Curieux aussi de constater la présence du Cardinal Parolin. Il faut dire que le Vatican est très probablement l’Etat souverain le plus riche du monde en termes de réserves en or et pierres précieuses honteusement collectées pendant des siècles auprès des populaces qui croyaient en la rédemption de leur âme par la simple dépossession de leurs biens au profit de l’Eglise. La présence d’Elena Cataeno en dit long aussi sur les préoccupations qui agitent cette élite transnationale au sujet de la manipulation de l’être humain pour mieux l’asservir : 1984, THX1138 et puis quoi encore ? Je pense pour ma part que ce Bilderberg rassemble chaque année les membres d’une sorte de secte qui dissimule ses objectifs : dominer le monde entier et l’asservir. Restez sur vos gardes, braves gens, prenez vos fourches et vos manches de pioche car dans quelques années, avec les technologies de la manipulation de l’opinion (cf. Cambridge Analytica et Facebook) au profit de ces futurs dictateurs mondiaux qui se rassemblent aux réunions Bilderberg la notion de démocratie ne sera qu’un lointain souvenir et si les peuples ne réagissent pas rapidement dans moins d’une décennie ce sera trop tard. Vraiment, je n’arrive pas à imaginer dans quel horrible monde mes petits-enfants vivront. Peut-être qu’il est préférable de ne rien imaginer pour dormir tranquille durant les quelques années qui me restent à vivre …

Note. La règle de la Chatham House fut formalisée en 1927 et s’énonce ainsi : « Quand une réunion, ou l’une de ses parties, se déroule sous la règle de Chatham House, les participants sont libres d’utiliser les informations collectées à cette occasion, mais ils ne doivent révéler ni l’identité, ni l’affiliation des personnes à l’origine de ces informations, de même qu’ils ne doivent pas révéler l’identité des autres participants » (Wikipedia). Cette règle est notamment appliquée pour les sources journalistiques