Et maintenant les trains à hydrogène : l’imbécillité humaine n’a vraiment pas de limite …

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L’inénarable laryngophoniste qui sert à la France d’énergique ministre et qui donc, par définition, ne peut pas tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler puisque ses mots sortent hors de tout contrôle de son larynx en une bouillie verbale qui ferait saliver un psychiatre a maintenant focalisé ses pulsions sur l’élément chimique le plus abondant sur notre planète Terre, entièrement renouvelable, non polluant et … pas cher ( ? ) l’hydrogène. Lavoisier découvrit l’hydrogène et il finit la tête sous la lame de l’échafaud. Combien de temps faudra-t-il encore attendre pour couper celle de cet individu malfaisant pour l’ensemble de l’économie française qui ne fait rien d’autre dans ses délires énergétiques que de suivre le catastrophique plan Energiewende allemand.

Pour preuve l’Allemagne, qui n’en est pas à une erreur près dans ses élucubrations de « transition énergétique » et qui vient de racheter à prix bradé la division ferroviaire d’Alstom a mis un gros coup de pouce pour développer un train de banlieue propulsé par des piles à hydrogène, il fallait y penser. Le seul argument pour soutenir cette filiaire tient au seul fait, comme le démontra magistralement Lavoisier, que le rejet de la combustion de l’hydrogène n’est que de l’eau et cette propreté est tellement convaincante pour le public, totalement aveuglé par la propagande écologiste, que le laryngophoniste a trouvé là le prétexte pour se lancer à fond dans le « tout hydrogène » !

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Inutile de reprendre les arguments imparables de Michel Gay parus sur le site Contrepoints (voir le lien) mais il est opportun de reprendre ici un schéma concocté par un de ces multiples « laboratoires » bidon qui, forts des subventions gouvernementales fédérales américaines, vantent les bienfaits de l’hydrogène, le Florida Solar Energy Center (Université de Floride). Pour cette société c’est clair, la seule technologie qui « tient la route » pour la production massive d’hydrogène à « faible coût » est l’énergie photovoltaïque (voir le lien). Ce qui n’a pas l’air de préoccuper les décideurs et qui n’apparaît nulle part dans les calculs globaux du coût de l’hydrogène et de son utilisation dans un train, par exemple, est le ridicule rendement d’une pile à hydrogène sans oublier également le tout aussi ridicule rendement de la production électrique par un panneau solaire. mais qu’à cela ne tienne puisque l’argent des contribuables est « gratuit » et qu’il serait ridicule de s’en priver !

Source et illustrations : notalotofpeopleknowthat.wordpress.com

Lien : http://www.fsec.ucf.edu/en/consumer/hydrogen/basics/production.htm

Note. L’article de Michel Gay sur le site Contrepoints explique en détail l’imbécilité totale du « plan hydrogène » : https://www.contrepoints.org/2018/06/04/215595-lhydrogene-cet-hallucinogene

20 réflexions au sujet de « Et maintenant les trains à hydrogène : l’imbécillité humaine n’a vraiment pas de limite … »

  1. Notre laryngophoniste en chef n’a pas dû suivre avec assiduité ses cours de physique en classe de Terminale, quand il était au Lycée Fénelon, à Paris, dans le 6ème.
    En effet, ses propos nous indiquent qu’il n’a ainsi aucune idée de la notion de rendement d’un système producteur d’énergie et de la notion de densité énergétique d’un carburant.
    Dommage. Cependant, les connaissances sont destinées à être mises à jour.
    Il n’est jamais trop tard pour bien faire…si on le veut.
    Qui se propose pour donner quelques petits cours de physique de base à notre Ministre ?

  2. Il faudrait que les journalistes arrêtent avec leurs expressions magiques. La « transition énergétique », c’est un phénomène de transformation que l’humanité pratique depuis toujours.
    Pour rappel, on se demandait fin XIXème siècle, comment on allait s’en sortir face aux risques de voir les rues des grandes villes se remplir littéralement de la défection des chevaux de traits, du fait des besoins toujours grandissant de transport…
    Donc, transition il y aura, parce que forcément tout change. En fait, l’activisme à vouloir la diriger par l’idéologie plutôt que l’efficacité (voir le goût en France pour le train, imposé par l’état) est toujours aussi constant.

    • Vous avez raison, et ce d’autant plus qu’une autre question s’y discutait: comment nourrir les hommes et les chevaux en même temps.
      Or, le biocarburant pose exactement la même interrogation et, ce, au moment où, de un milliard d’habitant au milieux du XIX° siècle, nous en sommes venus aujourd’hui à quelque chose comme sept milliard six cent million d’Être Humain sur Terre.
      Ce qui me fascine le plus c’est cette crue imbécilité qui a envahi tellement d’esprits.
      En vrai, c’est elle notre véritable ennemi, les imbéciles n’en étant que ses porteurs, si tant et tellement manifestes, puisqu’ils osent tout, c’est à çà qu’on les reconnait..

  3. Que ce soit à frontières ouvertes ou fermées, la question de l’énergie est très simple, en fin de compte, à définir: Quel est le coût total d’énergie pour en produire?
    De sa production à sa fourniture terminale, cela va de soi.
    Si ce coût est de 1 pour 1, ce qui serait le cas du pétrole et gaz de schiste de ce qu’il s’en dit, ce choix est imbécile.
    Si celui-ci est de 1 pour 5, cela ne représente pas un grand intérêt.
    Je ne connais pas le ratio qui représenterait un réel intérêt de production énergétique, mais je suppose que celui-ci doit être important.
    Produire de l’hydrogène nécessite, si je me souviens de mes cours de science en 5ème, beaucoup d’énergie, bien que, là encore, je n’en connaisse pas le ratio, il est manifeste, en raison même de la particularité de ce gaz, difficile et cher à transporter, que celui-ci ne doit pas être excellent.
    Franchement, que moi, petit employé à la retraite, comprenne une telle évidence quand tant de gens, parfois ayant un haut niveau d’étude et aux responsabilités sociales importantes, n’y comprennent rien, signe plus qu’une médiocrité, un obscurantisme d’une dimension telle que nos aïeux, s’ils revenaient parmi les vivants, auraient bien de la peine à le croire.

    • Au début du 20ème siècle, le philosophe Alain appelait cela « la médiocratie », c’est-à-dire le gouvernement du peuple par des élites médiocres.
      Un siècle plus tard, on dirait que les choses n’ont pas beaucoup changé…

  4. On peut supposer qu’il y a quand même quelques fonctionnaires sérieux et compétents qui pourraient se faire connaître en mettant en cause une politique irrationnelle… On peut rêver…
    Il serait curieux de se pencher sur les cours et livres de nos têtes blondes sur ces sujets.

    • Par nature, un incompétent, souvent sot, ne supportera jamais plus intelligent que lui en tant que subalterne directe.
      C’est pourquoi si cette incompétence se retrouve au plus haut de l’échelle hiérarchique, ce sera, à terme toute sa structure qui se retrouvera composée d’incompétents.
      Ce que j’appelle l’effet Peter absolu.
      J’émets depuis longtemps l’hypothèse que ce serait là que se trouverait l’une des raisons principales de l’effondrement de l’U.R.S.S..
      Il y a évidemment des gens sérieux dans l’administration française, mais soit dans des services loin de l’activité économique, puisque c’est la mode en ce moment, soit au plus bas de l’échelle.

      • Quand à remettre en cause ce système, il faudrait être suicidaire pour le faire, regardez, deux journalistes météo furent viré pour avoir simplement questionné, dans un livre, la réalité du réchauffement climatique anthropogénique, j’ai lu le premier, il ne cassait pas vraiment trois patte à un canard.
        Alors, imaginez un fonctionnaire remettant en cause le sacro-saint néolibéralisme…

      • J’abonde dans le sens de theuric.

        Dernier exemple en date concernant l’Education Nationale :
        Un sujet du brevet des collèges (ex BEPC pour les gens de mon âge) sur la biologie (on appelle cela aujourd’hui les « Sciences de la Vie et de la Terre », alias SVT) de l’année 2017 :
        Voici l’URL : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/IMG/pdf/DNB2017_metropole.pdf

        On remarquera l’orientation des questions et l’implication des personnalités politiques comme Ségolène Royal dans le sujet et on constatera que le sujet rejette implicitement l’énergie nucléaire.
        Voici un petit extrait de la fin de ce sujet d’examen pour les plus sceptiques :

        « Document 3 : la transition énergétique pour la croissance verte (croissance
        économique respectueuse de l’environnement naturel)
        La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte est
        une loi qui engage le pays tout entier : citoyens, entreprises, territoires, pouvoirs
        publics. Elle va permettre à la France de renforcer son indépendance énergétique
        […] et donne à tous des outils concrets pour accélérer la croissance verte.
        Le discours de Ségolène Royal* du 25 avril 2016 fixe : « … l’objectif d’augmenter de
        50% la capacité installée** des énergies renouvelables d’ici 2023. »
        (*) Ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer.
        (**) Installations technologiques permettant de produire de l’énergie renouvelable
        (éoliennes, panneaux solaires…)
        D’après http://www.gouvernement.fr/action/la-transition-energetique-pour-lacroissance-verte
        (…)
        En vous appuyant sur les documents 3 et 4, identifier et argumenter les objectifs
        relatifs à la transition énergétique pour la croissance verte. »

        Question : est-il admissible de manipuler de jeunes esprits de 15 ans à des fins politiques pendant un examen de connaissances générales ?

  5. J’avoue que je préfèrerait un débat serein sur l’énergie plutôt que des idées toutes faites. L’hydrogène, comme le reste a ses avantages et ses inconvénients. Sur un voilier les éoliennes et panneaux solaires sont bien utiles pour recharger les batteries sans besoin de moteur… Un militaire dirait qu’une bonne gégène conviendrait aussi ! Les grosses centrales sont intéressantes si on dispose d’eau de fleuves ou de mer comme source froide, mais en plein désert ça ne va pas bien. Le principe de Carnot est une dure loi de la nature. Les piles à combustible sont comme les moteurs à explosion, il a fallu un siècle pour que ce soit performant. Aujourd’hui la pollution des villes est un vrai problème, Bombay est irrespirable en ce moment…
    Les bonnes solutions s’imposent d’elles mêmes sous réserve que le jeu ne soit pas faussé par des interventions idéologiques.
    Pragmatisme contre dogmatisme, là est le salut…

    • Ce n’est pas un sujet de réflexion philosophique mais une question de physique appliquée : le coût d’obtention et la densité énergétique de l’H2 d’une part et le rendement des piles à combustibles d’autre part font que cette technologie est beaucoup trop onéreuse en l’état actuel des choses si on la compare à celle des carburants classiques et du moteur à explosion.
      Pour pouvoir vendre des Toyota Miraï partout, il faut construire une filière industrielle à hydrogène ex-nihilo (extraction d’H2, condensation sous quelques bars à environ -250 °C, stockage et transport avec des conditions de sécurité draconiennes du fait de l’inflammabilité de l’hydrogène en cas de mélange avec l’air, installation de points de distribution sécurisés, avoir des voitures avec des systèmes de réservoirs à H2 liquides fiables et sécurisés, et munies de piles à combustibles hydrogène/oxygène à un rendement d’au moins 60 %).
      Le rendement des piles H2/O2 est donc dilapidé par la production et la conservation de l’hydrogène à basse température qui demandent une énergie considérable.
      Pour mémoire, l’hydrolyse de l’eau pour fabriquer de l’hydrogène est très couteux et les sociétés productrices d’hydrogène liquide préfèrent l’obtenir à partir de gaz naturel pour des raisons de rendements donc de coûts.

      Conclusion : voitures à hydrogène = bonbonnes de gaz sur roues écologiquement géniales mais invendables auprès du grand public.

  6. On peut, à juste titre, se montrer prudent et réservé quant à l’avenir des diverses technologies relatives à l’usage industriel de l’hydrogène, mais on ne peut nier que certaines voies de leur développement ne resteront pas forcément sans issues.
    J’ai tendance à le croire quand je regarde du côté des grands conglomérats industriels du Japon, contrée où depuis toujours le pragmatisme et le sens du réel sont érigés en valeurs cardinales (même si par ailleurs ce pays reste à bien des égards le royaume du mystère et de l’intangible), et pour lesquels le futur de notre quotidien semble devoir s’écrire, au moins pour partie, sur le mode H2 (clin d’oeil motocycliste) !
    http://global.kawasaki.com/en/hydrogen/index.html
    Bref, sauf à se dire, ce qui n’est pas forcément aberrant, que les nouvelles générations des décideurs nippons ont été elles aussi contaminées par la doxa du politiquement et, c’est lié, technologiquement « correct », on ne peut, à minima, que prendre un peu de recul et ne pas trancher de manière trop abrupte cette question.

  7. Les sauts technologiques ne se décrètent pas.
    Cette histoire d’hydrogène(comme celle des éoliennes et autres panneaux solaires) revient à se lancer dans une technologie non maîtrisable à l’heure actuelle , sans données permettant de percevoir des progrès techniques dans un proche futur, et de clamer avoir eu une idée de génie qui aidera à « sauver la planète ».
    C’est identique à la définition du marxisme léninisme: cette idéologie consiste à chercher un chat noir dans une pièce noire , tout en sachant que le félin n’y est pas, et de crier « je le tiens! » 😉
    En pratique cela permettra sans doute à quelques petits malins de se faire du pognon sur le dos du vulgus pecum, comme c’est la cas au moins pour le moulins à vent.
    L’inde et la Chine (pour ne citer que ces pays) doivent bien rigoler de nous voir nous enterrer vivants.
    IMO

  8. Je viens de lire qu’une société proche de Bordeaux devrait livrer une station de fourniture électrique pour toute une partie de la Guyane basée sur solaire et éolien alimentant une centrale de fabrication d’hydrogène qui elle même va permettre à une pile à combustible complètée par des batteries de fournir en continu l’énergie nécessaire. Est-ce un mirage ?

    • Comme vous le savez l’argent des contribuables est « gratuit » comme le disait le précédent président de la France. Il y a du laryngophonisme la dessous à n’en pas douter. Je me réjouis tout de même puisque je ne paie pas d’impôts ni en France ni en Espagne, ouf !

  9. Watt and Sea…
    De toute façon on fabrique de l’hydrogène à Kourou ça servira quand Musk aura replacé notre consortium européen. Comme pour Alsthom il faut faire la part belle à ceux qui savent s’y prendre pour financer Emmanuel Macron.

  10. Quid des « galettes » solides de H2, mélangées à autre chose (j’ai pas tout compris), dont on peut voir la démo sur Youtube ? (et par une société française encore !)

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