Nouvelles du Japon : la haute technologie c’est aussi pour hier …

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Le Japon fut l’inventeur du « fax » pour remplacer les télex et contrairement à ce que l’on aurait tendance à croire beaucoup de Japonais utilisent encore ce type de machine qui peut sembler maintenant désuète. Dans pratiquement toutes les maisons il y a toujours un combiné téléphone-fax. Plus extravagant et la remise au goût du jour des vieux téléphones à cadran à la suite d’une petite modification électronique interne pour les nostalgiques seulement …

L’illustration en est la preuve : mon petit-fils en communication avec le smartphone de sa mère. À propos de smartphone c’est aussi le Japon qui l’a inventé au début des années 2000 pas celui de Nokia avec un micro-clavier qui nécessitait des pattes de mouche pour pouvoir écrire un mot mais le « vrai smartphone » à écran tactile d’aujourd’hui. Je me souviens qu’il y a plus de 10 ans les clients des trains (je ne dis pas usagers je trouve ce terme utilisé en France sinon humiliant du moins inapproprié) et des métros à Tokyo utilisaient déjà leur téléphone cellulaire pour payer leur transports en commun. Les entreprises japonaises n’ont malheureusement pas compris la portée extraordinaire de leur invention et ont laissé la Corée et les USA en profiter …

10 réflexions au sujet de « Nouvelles du Japon : la haute technologie c’est aussi pour hier … »

  1. Le problème posé par le terme d' »usager » est double et contradictoire.
    Pour des raisons sur lesquelles je ne vais pas m’appesantir, les services publiques en réseau ne peuvent être ni privatisés, ni mi en concurrence, au risque sinon d’une déstabilisation des-dits services, des administrations et du pouvoir politique.
    Ce mot, usager, synonyme d’utilisateur, renvoie autant à ce qui est bon à jeter ou à être réparé de par l’adjectif « usagé », même si ici cela peut se traduire par: qui en fait et en a l’usage, lorsqu’il s’agit du nom commun.
    En revanche, la spécificité des services publiques en réseau, communication, énergie, eau, production et évacuation, gaz par conduit et non pas par bouteille, fait que ceux qui l’utilise ne peuvent pas être dénommés comme étant des clients, ce qui renvoie à la marchandisation, ceci au même titre qu’un médecin ou un hôpital ne peut avoir de clients mais des patients.
    C’est pourquoi je propose une nouvelle dénomination sous forme d’un néologisme: usiteur.
    Ce qui retirerait ce double sens du mot usagé/usager qui, en effet, se révèle facilement psychologiquement délétère.

    • Effectivement ce terme me convient ! Aujourd’hui je suis allé me soumettre à un massage shiatsu à l’école nationale enseignant cette technique. J’ai payé mon ticket pour avoir le droit d’entrer d’abord dans un train de la JR puis je suis sorti dans la rue pour « emprunter » une ligne de métro : même topo, on paie donc on est un client de même que j’ai acquitté les frais du massage pour lequel j’étais également client. Emprunter est également un terme inapproprié car le voyageur n’emprunte pas un wagon de métro ou de train, il paie pour l’utiliser. En conclusion, dans un pays ultra-socialisé comme la France les usagers paient pas seulement pour leur droit à l’accès de ces transports en commun mais également pour éponger les dettes de ces organismes publics – héritage du Front Populaire – et le gouvernement les prend pour de vulgaires contribuables et rien de plus …

  2. Il me semble, mais je n’en suis pas sûr, que l’esprit fut à une époque de penser que la propriété des services publics était collective.
    Le train en France donc est la propriété des contribuables français.
    En tant que propriétaires, les français ont ainsi la possibilité d’utiliser ce qui leur appartient.
    Ce qui en fait donc des utilisateurs d’un bien commun, donc des usagers.
    Ils ne peuvent pas alors en toute logique être clients d’un bien qui leur appartient déjà, même si aujourd’hui ce point fait débat.
    Le prix d’un ticket de train est ce qu’il faut payer pour avoir cet usage à prix préférentiel.
    En effet, quand je vois le coût des billets de train dans des services ferroviaires privatisés comme au Royaume-Uni ou ailleurs, je suis très content de voyager en l’occurrence en Ile de France avec mon Pass Navigo qui me coûte 75 € par mois pour me déplacer n’importe où n’importe quand en région parisienne, ce qui est au niveau mondial imbattable 🙂 .
    Par contre, au niveau ponctualité, apparemment les champions du monde sont japonais puisqu’ils se sont platement excusés avant hier je crois à cause d’un train qui est parti 25 secondes en avance. Tout cela laisse rêveur, mais en contrepartie, les billets sont hors de prix par rapport à chez nous.

    • En France le ticket de train n’est pas cher ( relativement) car il y a des dizaines de milliards € de dettes … qui seront épongées par ceux qui ont épargné le plus , même si ils n’utilisent pas le train. Faire payer aux non utilisateurs: voilà le grand objectif des services dits publics.Les prix sont manipulés. Il serait plus honnête que le prix permette à la SNCF de ne pas être en déficit structurel. Aussi, le terme usager n’est pas convenable puisque les nons usagers ( comme moi) payent aussi . Pour l’état il n’y a que le contribuable .

      • @Prolux
        L’argument est un peu spécieux. Le sujet étant vaste, je vais tenter d’expliquer mon point de vue en prenant du temps.
        Je n’ai pas utilisé les transports en commun pendant une trentaine d’années car j’ai toujours roulé comme cadre de direction en voitures de fonction.
        J’ai payé mon écot sans me plaindre et je suis de nouveau utilisateur des transports en communs. C’est la vie, et c’est tant mieux, je trouve que la SNCF se débrouille pas mal compte-tenu des millions de passagers transportés chaque jour à l’heure avec un bon niveau de sécurité.
        Je paie pour des gens en zones rurales dont les lignes ne sont pas rentables et je ne m’en plains pas car c’est une question d’aménagement du territoire et de continuité du service public. Si je dois me rendre en train dans une petite ville du Massif Central, j’apprécie la présence de ce maillage du territoire par le rail.
        De même, n’ayant jamais eu d’enfants, j’ai payé pour les gens qui ont voulu fonder des familles nombreuses. Sans me plaindre, même si la fiscalité d’un cadre supérieur célibataire est assez douloureuse chez nous.
        C’est ce qu’on appelle la solidarité, qui découle de la troisième de nos trois valeurs nationales : liberté, égalité, fraternité.
        Maintenant, cela n’empêche pas l’Etat à veiller à ce que les services publics soient bien gérés. Il y a des instances qui sont là pour le vérifier.
        Il y a des services qui ne doivent en aucun cas être privatisés car l’expérience montre que la privatisation coûte plus cher (ayant fait pas mal de gestion financière dans ma vie, vous pouvez me croire sur parole).
        Je donne quelques exemples de secteurs à ne pas privatiser : les transports collectifs, les systèmes de retraites, l’énergie, la défense nationale, la santé, la police, la justice, les banques de détail, l’agriculture, etc… (certains d’entre eux ont été privatisés et on sait ce que cela a donné, notamment l’agriculture qui est moribonde et la banque de détail qui ne sert qu’à tondre aujourd’hui les gens à faibles revenus).
        La seule privatisation qui a fait du bien fut celle de France-Télécom qui était une société assise sur un monopole et excessivement mal gérée.
        Il ne fut pas difficile de faire mieux quand les FAI comme Free sont arrivés sur le marché.
        Pour terminer, mon opinion est que les services publics n’ont pas vocation à être des centres de profits et seront de toutes façon déficitaires, comme l’armée, la santé, l’aménagement du territoire, etc..
        Charge à nos élus de tout faire pour gérer au mieux ces services indispensables (éviter les doublons, informatiser quand cela est possible et redéployer les ressources humaines vacantes, utiliser des indicateurs de performance pertinents, ne pas faire de clientélisme, avoir une politique d’assurance de la qualité, centraliser les achats au niveau national pour faire des économies d’échelle, suivre à la lettre les recommandations de la Cour des Comptes, etc..).
        Rien de bien sorcier pour les nombreux cadres français de haute valeur ayant une expérience en management et en gestion (et dieu sait s’il y en a).
        Bref, je suis satisfait de nos services publics, quoique fonctionnant de manière imparfaite par moments, notamment en ces temps de grèves provoquées par l’inaptitude d’un gouvernements constitué de gens incompétents et incapables de dialoguer avec des syndicats.
        En tout état de cause, je n’ai aucune envie de me retrouver dans un pays géré comme les Etats-Unis, où on est admis aux urgences que si on a une carte bleue provisionnée et une assurance privée qui coûte un bras (là encore, je sais de quoi je parle….).

    • À propos d’idéogrammes ma petite-fille va une fois par semaine suivre des cours de calligraphie. La calligraphie consiste à écrire des kanji de manière artistique tout en restant lisibles et ce sont de véritables petites oeuvres d’art. Et quand on songe qu’il y a environ 5000 kanji différents …

  3. Il a fallu un peu plus d’un siècle pour que la pensée anglo-saxonne se soit déversé dans ce qui était, d’antan la bourgeoisie.
    La même qui, disparue, s’est transmutée en une oligarchie essentiellement dogmatique, ne conservant plus ce désir au savoir et à l’inventivité qui faisait la puissance de ses ancêtres.
    C’est pourquoi il fut si facile pour l’empire U.S. de la pervertir, en lui mettant dans les pattes des loufoqueries de type réchauffement climatique anthropogénique ou construction européenne.
    Ce qui détruit ce qui faisait l’essence et le dynamisme des européens, de ses élites jusqu’au plus humble.
    C’est le réel sentiment de la réelle prochaine disparition de cet empire qui affole l’inconscient des porteurs de toutes ces foutaises, soit en un tout, soit pour partie, qui mène à tous les égarements qu’il est possible de percevoir en France.
    Les allemands, eux, observant cette faiblesse mortifère impériale, sont en train de réfléchir à se débarrasser de l’euro, non pas de l’U.E. qui est à leur avantage.
    Mais en France, nos élites et ceux qui les suivent sont dans un état d’affolement, parce que leur monde ne tourne que autour de cet amour pour notre maître, là se trouve la raison de l’existence du gouvernement macronniste-philippard.
    Parce que, en cela, tout se tient, il n’est pas possible de ne faire que d’en analyser une moindre parcelle sans tenir compte de ce tout.
    N’est-ce pas?

    • le réchauffement climatique n’est pas une  » loufoquerie  » : ce n’est qu’un instrument qui vise à atteindre un objectif: celui d’une oligarchie mondiale gouvernant la planète entière ( contrôle des nations, des religions, des ethnies , des civilisations etc…). Pour cela, il faut bien sûr convaincre qu’il y a intérêt à donner un pouvoir mondial à un groupe de gens , et rien ne vaut la peur de voir disparaître l’humanité, d’avoir des guerres, d’avoir une crise financière majeure etc… cette stratégie ayant déjà casser le moral de beaucoup, les concepteurs vont passer à l’étape du chaos pour que le  » peuple  » demande lui -même l’arrivée d’un dictateur pour remettre de l’ordre ( mondial).Un mix entre démocratie et dictature en somme ( servitude volontaire)

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