« Je ne suis pas heureux, je veux mourir « 

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Le 4 Avril 1914 naissait en Grande-Bretagne David Goodall. Après de brillantes études dans diverses universités ce monsieur devint l’un des leaders mondiaux de la botanique analytique et des écosystèmes. Goodall fut l’éditeur en chef d’une somme intitulée « Ecosystems of the World », une bible dans ce domaine qui se trouve dans toutes les bibliothèques universitaires du monde, du moins dans les universités qui ont un département de botanique.

Goodall milita aussi pour le droit à l’euthanasie volontaire durant les dernières années de sa vie qu’il voudrait abréger car selon ses dires, bien que ne souffrant d’aucune maladie débilitante, il s’ennuie … tout simplement. Après avoir été « remercié » à l’âge de 102 ans par l’Université Edith Cowan de Perth (Australie) pour ses bons et loyaux services il est facile de comprendre que ne pouvant plus travailler il puisse ressentir de l’ennui.

Militant de la première heure du droit à mourir dignement et paisiblement auprès des autorités australiennes alors que l’euthanasie y est interdite car il considère que ce droit fait partie intégrante de la liberté d’un individu il a décidé de se rendre à Bâle en Suisse pour, selon sa volonté, mettre fin à ses jours dans un centre médical spécialisé à cet effet. L’organisation « Exit International » a pu réunir les fonds nécessaires pour le transport par avion et les frais de l’intervention. Aux dernières nouvelles Goodall se trouve aujourd’hui à Bâle et aucun membre de sa famille n’a daigné l’accompagner … Chapeau bas !

Source BioEdge, illustration : Tribune de Genève

Une réflexion au sujet de « « Je ne suis pas heureux, je veux mourir «  »

  1. Ce grand scientifique vient de décéder de façon volontaire.
    Je ne pense pas en fait qu’il s’ennuyait intellectuellement parlant.
    Je pense plutôt que son esprit est resté alerte alors que son corps l’a trahi progressivement.
    A l’avenir, il faut faire des recherches pour ralentir le vieillissement du corps par rapport à celui du cerveau.
    Peu importe si notre durée de vie physique est sous dépendance de nos télomères (les choses sont en fait plus compliquées que cela), il faut mettre le paquet sur le plan scientifique pour comprendre pourquoi le cerveau ne vieillit pratiquement pas quand on s’en sert (sauf évidemment en cas de maladies neuro-dégénératives comme Alzheimer ou Parkinson), alors que le corps semble vieillir plus vite, même si s’en sert (sport, régime nutritionnel approprié, etc…).
    Je suis d’avis que bien soigné médicalement, l’être humain peut atteindre entre deux et dix siècles d’espérance de vie (Mathusalem en gros).
    ll faudra pour cela avoir une connaissance intime de notre génétique moléculaire, ce qui n’est pas pour demain la veille…mais ça viendra !

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