« Moyenner » des températures : un non-sens scientifique

« Moyenner » des températures : un non-sens scientifique

Toutes les modélisations relatives à l’évolution future du climat ont été calculées à partir de relevés des températures de surface qu’elles aient été effectuées à l’aide de satellites ou à l’aide de stations météorologiques au sol et aussi pour les océans avec des bouées fixes ou dérivantes. Idéalement il serait honnête de reporter tous les relevés sur des cartes, par exemple sur des tranches de trois mois chaque année, et de suivre l’évolution de ces températures au cours du temps.

Or ce n’est pas du tout ainsi qu’ont procédé les « spécialistes » de l’IPCC : jamais ils n’ont présenté de telles cartes mais ont effectué des moyennes de températures non pas sur un mois par exemple comme l’ont fait les moines d’Augsburg en Allemagne en divisant par 30 la somme des températures relevées à une heure précise de la journée, mais parfois sur une année entière ce qui ouvre la porte à toutes sortes de manipulations des données brutes initiales. L’IPCC a fait encore bien mieux dans l’imposture scientifique en méprisant totalement l’incongruité d’une telle pratique. Des moyennes ont été effectuées pour « arranger » les données brutes afin qu’elles concordent avec les conclusions attendues. Ça s’appelle de l’ « honnêteté scientifique ».

Selon Frank Lansner, premier auteur d’un article percutant paru dans la revue Energy & Environment ( https://doi.org/10.1177/0958305X18756670 ) il est évident que tous les relevés des températures depuis 1900 des stations terrestres ne peuvent en aucun cas être moyennés.

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Ces auteurs insistent sur la différence entre les stations exposées aux vents marins et celles qui se trouvent dans des vallées et ainsi protégées des brises marines. Si on veut se faire une idée de l’évolution des flux thermiques entre la surface terrestre et l’atmosphère il est évident qu’il ne faut pas tenir compte des relevés des températures provenant de stations exposées aux vents marins. Ces dernières températures (OAA, ocean air affected) sont en effet plus élevées que celles enregistrées dans des zones protégées (OAS, ocean air sheltered).

L’illustration ci-dessus indique qu’il est infondé d’effectuer des moyennes car celles-ci masquent les véritables tendances dans l’évolution de ces températures. Cette simple remarque met tout simplement en doute l’ensemble des conclusions de l’IPCC relatives à l’évolution du climat. De plus le deuxième « moyennage » établissant une anomalie de température par rapport à une période de référence comme ici 1995-2010 relève du même genre de manipulation sans aucune signification physique convaincante. En effet la période de référence choisie fait ressortir des évolutions conformes à ce qui est attendu alors qu’il serait beaucoup moins sujet à controverse d’indiquer l’évolution brute de ces températures. Finalement la climatologie moderne telle qu’elle est mise en avant par l’IPCC a perdu tout sens de l’éthique scientifique et c’est bien regrettable.

8 réflexions au sujet de « « Moyenner » des températures : un non-sens scientifique »

  1. 100 % d’accord !
    La première chose qu’on apprend en cours de thermodynamique en première année de fac ou de classe prépa, c’est que la température (comme la pression, ou toute autre grandeur qui est un rapport) est une grandeur intensive, et que par définition, on ne peut additionner et/ou faire des moyennes avec ce type de grandeurs.
    Une grandeur intensive garde sa valeur quand on divise le système qui lui est associé par deux ou plus.
    Un étudiant se permettant en contrôle ou en partiel de faire une telle confusion obtiendra automatiquement un zéro pointé.
    Conclusion : toutes les études sur lesquelles reposent le discours de l’IPCC sont thermodynamiquement nulles et n’ont donc aucun sens physique.

    Ref : https://fr.wikipedia.org/wiki/Extensivité_et_intensivité_(physique)

  2. Questions à propos de moyenne de température et de la correspondance avec la réalité :
    On a 2 Kg de glace fondante à 0°C on ajoute 600 g de sel de cuisine à 20°C et on mélange bien.
    Quelle sera la température du mélange ?
    3 réponses possibles 10°C , 4°C, -21°C ?
    La réponse se trouve ici :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9lange_r%C3%A9frig%C3%A9rant
    Comme quoi faire des moyennes de température n’est pas la réalité observée.
    Cet exemple amplifie (beaucoup) le phénomène, mais c’est la réponse obtenue en négligeant la thermodynamique.

    • C’était autrefois la seule façon de préparer des sorbets quand il n’existait pas de réfrigérateur. Si vous mélangez de la neige avec de l’acétone vous descendez à moins 30 si ma mémoire ne me fait pas défaut …

      • Dans le même registre des bizzareries de la chimie physique dans les mélanges binaires, on a aussi les contractions de mélanges (eau + alcool par exemple) pour ce qui est des volumes ou les azéotropes pour ce qui est des températures d’ébullition .
        La plus grosse bizarrerie étant bien sûr la température d’ébullition de l’eau anormalement élevée et son point de congélation qui produit contrairement à toute attende une glace de densité plus légère que celle de l’eau liquide….sans parler des phénomènes de surfusion ou des différentes façon qu’à l’eau de cristalliser (exemple de la neige)…
        Décidément, l’eau est un des composés les plus surprenants de la nature 🙂

  3. mais , chers ami,s, d’où tenez-vous que le GIEC/IPCC est une référence scientifique ?
    Le « I » veut dire « Intergouvernemental », et en aucun cas « Interscientifique ».
    Certes les WG1 est supposé faire la collecte de toute la littérature scientifique publiée dans les « bonnes  » revues. Bien des participants à ce WG1 sont des scientifiques « honnêtes », mais le résultat « final » aka « SPM », soit, en français « Résumé pour les Décideurs » est à lui seul tout un « poème » de pseudo véracité (non) scientifique.

  4. « il est évident que tous les relevés des températures depuis 1900 des stations terrestres ne peuvent en aucun cas être moyennés »
    Ca tombe bien car (à force de le répéter il va falloir que ça rentre) on ne fait pas des MOYENNES DES TEMPERATURES mais des MOYENNES D’ANOMALIES et que peut importe le choix de la période de référence puisqu’on s’intéresse à la TENDANCE.

  5. Bonjour,
    Tout d’abord, je doute fort que vous ayez lu cet article avant de publier ce billet, d’une part parce qu’il est très difficile d’accès et d’autre part parce que votre texte semble issu tout droit d’ici http://notrickszone.com/2018/03/23/uncertainty-mounts-global-temperature-data-presentation-flat-wrong-new-danish-findings-show/
    D’un point de vue tout à fait factuel, la revue « Energie & Environment » est réputée comme l’une des pire de sa catégorie. Le facteur d’impact de 0.568 la classe 423ième su 443, ce qui signifie pour le profane que n’importe quel chercheur sérieux préférerait publier dans Pif Gadget plutôt que dans ce genre de revue.

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