L’ondophobie est de retour !

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L’agence sanitaire française ANSES a estimé dans un récent rapport que l’électrohypersensibilité était une maladie qui devait être prise en charge par l’assurance maladie publique. J’ai appelé ce syndrome qui relève plus d’une psychothérapie lourde que de toute autre prise en charge (voir les liens) l’ « ondophobie ». Il n’existe aucune évidence scientifique d’un quelconque effet des ondes électromagnétiques radio utilisées pour les téléphones portables ou les connexions internet à distance sans fil. Ce sont des symptômes auto-déclarés sur lesquels devraient se pencher des psychiatres : maux de tête, troubles du sommeil, nausées, irritabilité, problèmes cutanés. Pas du tout à court d’imagination l’ANSES a répertorié des dizaines de symptômes auto-déclarés par les électrohypersensibles.

Le Président de l’association « Robin des Toits » Pierre-Marie Theveniaud, hypersensible à la curiosité scientifique, s’est frotté les mains ainsi que Jeanine Le Calvez, vice-présidente de l’association Priartém-Electrosensibles de France, satisfaction également éprouvée par l’eurodéputée Verts Michèle Rivasi grassement entretenue par les contribuables. On nage dans le plus grand délire car l’Etat va devoir financer des travaux en vue de valider cette maladie, recherches qui naturellement n’aboutiront pas car la question centrale dans ce débat totalement farfelu est la suivante : pourquoi ces électrohypersensibles ne sont-ils pas foudroyés en quelques minutes par la lumière du Soleil ? En effet les photons solaires, également des radiations électromagnétiques, sont infiniment plus énergétiques que les photons des ondes radio, wifi (illustration) ou bluetooth.

Tout ce pataquesse est encore une fois de l’anti-science : l’humanité ne rate pas une occasion de régresser quand il s’agit de science. Je suggère aux électrohypersensibles d’aller vivre dans une grotte profonde, de s’éclairer uniquement à la bougie et surtout pas directement car la flamme d’une bougie émet aussi des photons mais dans une grotte ils seront toujours, malgré eux, traversés par des neutrinos qu’ils le veuillent ou non … et parfois des ondes sismiques qui, ceux-ci et celles-là, n’ont rien d’électromagnétique, ouf !

Source : AFP, dépêche du 27 mars 2018

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/08/27/londophobie-officialisee-par-la-justice-francaise/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/02/17/londophobie-a-de-beaux-jours-devant-elle/

25 réflexions au sujet de « L’ondophobie est de retour ! »

  1. En référence au communiqué de l’AFIS du 27 janvier 2015 sous le titre :
    Comment la « loi Abeille » va nous rendre malade
    « […] l’annonce de mesures de précaution est génératrice d’inquiétudes, comme rapporté de manière récurrente dans les rapports des agences AFSSET (2009) et ANSES (2013), ces mesures étant interprétées comme la preuve d’un danger. »
    http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2402
    L’ANSES aurait-elle… viré sa cuti ? 🙄

  2. Les liens entre électromagnétisme et organismes vivants sont extraordinairement complexes.
    Je m’intéresse personnellement à l’information dans la cellule, et pour faire court, à ce qui se passe entre une « impression membranaire » et une « expression génétique ».
    Si on adopte une approche purement chimique, on s’aperçoit qu’on ne va pas très loin dans ce type d’études. En effet, la loi des solutions diluées qu’on utilise pour faire de l’enzymologie au laboratoire dans des tubes à essais ne s’applique pas au contenu d’une cellule qui est un espace très très concentré en espèces chimiques et où pourtant chaque chose est à la bonne place sans qu’on sache ni comment, ni pourquoi.
    Une approche biophysique doit y être adjointe, ne serait-ce que pour expliquer les mouvements moléculaires dans le cytoplasme (forces de Laplace liées à la différence de potentiel électrique transmembranaire) ou par exemple la façon dont des molécules de substrat arrivent à trouver leur chemin « comme par magie » vers le ou les sites actifs d’une enzyme (cette notion d’ordre extrême nous dépasse clairement).
    Des approches quantiques peuvent également être envisagées, notamment au niveau des molécules de l’eau cellulaire dont la structure se rapproche selon ses « domaines quantiques » de celle de cristaux liquides qui possèdent des propriétés physiques et électromagnétiques différentes de l’eau standard (sujette au mouvement brownien avec plus de degrés de liberté).
    L’eau semble donc ne pas être qu’un facteur primaire de l’hydratation des espèces chimiques dans ce contexte, ce qui pose bien entendu problème à n’importe quel biochimiste. Idem pour des interactions de l’eau avec l’ADN, qui sans elle, aurait une stabilité physique inférieure à la picoseconde, compte-tenu des tensions qui s’y appliquent, mais qui semble intervenir d’une façon pas encore claire sur sa transcription en ARN, donc dans le traitement de l’information.
    Notre connaissance de la biophysique cellulaire est ainsi très limitée pour le moment.
    Un scientifique français célèbre s’était intéressé il y a quelques décennies aux relations entre électromagnétisme et biologie (le père de feu le premier ministre Michel Rocard).
    Voici ses considérations qui ont malheureusement beaucoup vieilli, mais on constatera que le point de vue qu’il défend est loin d’être stupide :
    http://poem26.id.st/interview-du-professeur-yves-rocard-a130678720
    Bonne lecture…

    • Quand je lis « connu dans le monde entier pour ses travaux sur la bombe atomique » cela me pousse plutôt à le classer dans la catégorie des bidonneurs…
      Mais l’interview est quand même intéressante.

      • Oui, Yves Rocard est tout sauf un imbécile, il suffit de consulter sa biographie sur Wikipedia pour s’en rendre compte…entre autres, il a été, en plus de sa carrière académique, un des artisans de la construction du CEA et de la fabrication des premières bombes atomiques françaises, sans compter son aide pour l’établissement de l’accélérateur de particules d’Orsay dont je suis issu.
        En bref, ce fut un universitaire aussi à l’aise en recherche pure, appliquée qu’en gestion industrielle.
        Ses décorations montrent que l’Etat français a reconnu sa valeur scientifique exceptionnelle.
        Il a juste raté en fin de carrière un poste à l’Académie des Sciences en raison de l’étroitesse de l’académisme scientifique français qui lui a reproché son intérêt pour des choses qui sont difficiles à démontrer comme le « biomagnétisme » et ses résultats sur la façon dont les sourciers dans nos campagnes françaises opèrent et qui sont capables de trouver des sources d’eau 9 fois sur 10 sans qu’on sache expliquer comment.
        Ce fil de discussion démontre d’ailleurs de façon claire la même erreur de la pensée dominante.
        Certains de culture scientifique jugent les choses de façon non scientifique sans essayer d’ouvrir leur esprit pour comprendre les tenants et les aboutissants de sujets complexes comme ceux posés par des problèmes de biophysique..
        C’est du genre : « Mon dieu, des gens sont malades à cause d’émissions électromagnétiques, alors que ma belle-soeur vit sans problème au pied d’un radar, mon dieu, pourquoi ces idiots qui se plaignent ne sont-ils pas comme elle ? Ils doivent être fous à n’en point douter ! ».
        Bref, c’est pathétique… On est dans le jugement moral de la meute moutonnière.
        Quand un sourcier trouve des résultats presque à 100 % sans aucune information de ce qu’il a sous les pieds, le scientifique honnête doit essayer de comprendre pourquoi.
        C’est ça la science…s’intéresser aux choses qui défient l’entendement.
        Dans ce cas particulier, on a à faire à une histoire d’interaction en la physique et la biologie, donc ce qu’on appelle aujourd’hui la « biophysique ».
        Le souci, c’est que nous sommes actuellement nuls en biophysique.
        Quand je dis nul, c’est vraiment nul !
        Par exemple, je n’ai jamais vu dans aucune bible de biochimie (Lehninger, Stryer, Weil, Murray, etc…) comment on expliquait pourquoi dans une cellule, les molécules sont en mouvement.
        Les crétins vont dire que c’est à cause du mouvement brownien. Grosse erreur. C’est dû au fait que quand on a une différence de potentiel transmembranaire d’environ 100,000 volts entre l’intérieur et l’extérieur d’une cellule, ce champ électrique génère automatiquement un champs magnétique évidemment orthogonal, et des force de Laplace qui mettent le contenu de la cellule en mouvement.
        C’est un truc qu’on apprend en terminale scientifique avec la « règle des trois doigts ». Combien de biochimistes le savent ? Réponse : aucun !
        Bref, la connaissance des biochimistes en biophysique tangente le zéro absolu.
        Il faut absolument que les physiciens viennent mettre leur nez dans la cellule et les organismes vivants.
        Yves Rocard a essayé de le faire et il s’est fait évidemment tailler des croupières par un corps trop fier d’expliquer le vivant juste par la chimie.
        Je rappelle cependant que, tout biologiste et chimiste et ingénieur que je suis, sans physique, il n’y a pas de chimie.
        En bref, et admettons le une fois pour toute, les gens souffrant de troubles apparemment liés à des émissions de champs électromagnétiques ne sont pas forcément des psychopathes, des déséquilibrés mentaux…ce sont des malades qui souffrent d’un pathologie encore non identifiée…ayons l’humilité de le reconnaître et d’essayer de revoir nos schémas classiques pour sortir des entiers battus et trouver des solutions à leur mal-être.
        Ce grand Monsieur (je parle du Professeur ROCARD) a postulé que les sourciers sont susceptibles aux micro-variations du champ magnétique terrestre quand une poche d’eau se trouve sous leurs pieds.
        Ceci suppose des interactions entre le vivant et les forces électromagnétiques, dans les deux sens d’ailleurs.
        Le vivant peut alors s’envisager comme producteur de champs électromagnétiques, et comme susceptible aux champs électromagnétiques extérieurs.
        Le Pr ROCARD avait donc compris avant tout le monde qu’il existe des interactions entre le vivant et l’électromagnétisme.
        Ce que les scientifiques issus de la doxa fondamentale classe dans le registre de la métaphysique.
        Je mets un billet sur la réhabilitation de ROCARD d’ici moins de 50 ans avec des percées en biophysique macroscopique et quantique qui seront les sciences du vivant de demain.
        Jimagine que d’ici un siècle, on pourra guérir par exemple de temps en temps le vivant avec des ondes.
        J’entends d’ici les gros rationalistes manichéens sourire.
        Mais qui dit ondes dit informations et une cellule n’est quoi d’autre qu’un nano-ordinateur capable de traiter les informations de son environnement pour s’y adapter (concept d’homéostasie) ?
        Je mets également un billet sur le fait que les souffrances des électro-sensibles sont réelles.
        J’en suis moi-même un d’ailleurs quand il s’agit de champs magnétiques très forts. Ca provoque en moi des sensations de vertiges et des picotements.
        Par contre, pour rester dans la méthodologie scientifique, il faut faire le tri entre médecins véritables et des personnes qui s’intéressent au sujet avec des arrière-pensées idéologiques et financières.

      • Je ne suis en rien scientifique mais une expérience de pensée personnelle permettrait, par une observation empirique,de déterminer si oui ou non certains types d’ondes électromagnétiques posent problème.
        Étant entendu que je suis sensible à celles du genre Wifi ou téléphone portable et ai remarqué qu’il m’est possible d’en délimiter l’intensité en plaquant ma langue contre mon palais, ce qui y génère des picotements plus ou moins forts (je l’ai étalonné de un à dix).
        Sans compter divers effets dès que cette intensité atteint un certain niveau (la ville de Montereau Fault Yonne,, où j’ai vécu pendant quelques mois, y subit un flux extrêmement important, j’y ai décelé des troubles de la conscience, de l’équilibre, digestif entre-autre).
        Donc et vu que nombre de personnes ne ressentent rien, du-moins consciemment, rares sont les gens proches de leurs corps, une expérience en double aveugle serait, me semble-t-il, ce qui semblerait le plus logique, non pas pour prouver que j’ai raison ou tord, mais pour qu’une observation empirique puisse commencer à en dégager la réalité.
        La voici, dans l’idée, bien sûr, n’étant pas moi-même un homme de l’art en la chose:
        Dans un cadre imperméable aux ondes électromagnétique de tous ordres (je ne sais pas si cela existe ou peut se mettre en place), sans interférence avec l’extérieur, donc, mettre des gens au contact avec les appareils vendus dans le commerce, mais aussi avec divers champs magnétiques, ondes radios et tutti quanti, avec différents niveaux d’intensité, que les appareils soient soit allumés ou éteints, mais toujours que les cobayes en soient averti, dans un sens comme dans l’autre, de ce qu’un appareil est mis en contacte avec lui.
        Les-dits cobayes étant bardés d’un ensemble d’appareillage de mesures biologique et choisit autant en fonction de se dire non perturbés par des ondes que d’y être plus ou moins sujet.
        Ce qui permettrait d’avoir des réponses objectives et subjectives.
        La présence d’un médecin devant être assuré, parfois dite, parfois tue, pour écarter les effets placebos et nocebos.
        De plus, il devra y avoir deux équipes de chercheurs, sans aucun contact d’aucune sorte l’une avec l’autre, la première s’occupant de choisir, régler puis de faire passer la série d’appareil à une autre qui ne saurait pas à quelles ondes elle aurait affaire, qui elle s’occuperait de relever les résultats de l’étude.
        Il est à remarquer à ce propos que les britanniques, dès la sortie de la seconde guerre mondiale, avaient remarqué les effets perturbants, parfois importants, des ondes radars sur certains de leurs servants.
        Pour finir, dans un théâtre où j’attendais le début du spectacle, je ressentis cette tension au ventre m’annonçant une présence d’onde, je regardai à droite, puis à gauche, puis me retournai, et en effet je vis une dame qui, juste derrière moi, venait d’allumer son smartphone.
        Alors, faisons l’expérience, mais je crains fort que la simple idée de sa mise en place ne vienne à contrecarrer bien des intérêts.

  3. Je ne suis pas sur , mais il me semble bien qu’une expérience involontaire avait été réalisée
    Lors de l’installation d’une antenne des personnes « électrosensibles » s’étaient plaints d’effets néfastes alors que l’antenne n’était pas encore en activité !
    Si ce n’est pas exact , il n’en reste pas moins que réaliser ce genre d’expérience ne doit pas présenter des difficultés insurmontables !
    A mon humble avis , cette pathologie est réelle , mais c’est une maladie psychiatrique (sans connotation péjorative ) comme une grosse partie des « allergies au gluten  » !

  4.  » pourquoi ces électrohypersensibles ne sont-ils pas foudroyés en quelques minutes par la lumière du Soleil ? En effet les photons solaires, également des radiations électromagnétiques, sont infiniment plus énergétiques que les photons des ondes radio »

    Ha Ha HA !

    Merci Jacques Henry, ça va me servir, j’ai dans mon entourage (blindés de téléphones portables, de CPL et de wifi ^^) qui refusent d’avoir le compteur linky pour les ondes electromagnétiques dévorantes cancérogenes qu’ils émettent ^^

    • Au final toutes ces « radiations » terminent leur vie sous forme de chaleur : quelques milli-watts au niveau de l’oreille quand on utilise son téléphone portable. Par contre un four à micro-ondes émet des ondes de forte puissance dans une enceinte close type cage de Faraday comme les radars qui émettent dans tout l’espace environnant. De ce fait tout autour des aéroports la population reçoit une pluie incessante de radiations de forte puissance. Existe-t-il plus d’ondophobes autour d’Orly ou de Roissy ? Ma « novia » habite à moins de 500 mètres des radars de l’aéroport de Tenerife-nord, elle se porte parfaitement bien et je pense que c’est surtout parce qu’elle a la tête parfaitement en équilibre sur ses épaules …

  5. Sur le fond, je suis plutôt d’accord avec l’explication psychiatrique, néamoins :
    Les fours à micro-ondes fonctionnent à 2,45 GHz en exploitant une résonance de l’eau qu’on n’a jamais vraiment expliquée à ma connaissance. Il n’y a pas de rapport entre la longueur d’onde et la taille d’une molécule d’eau.
    La téléphonie mobile a diverses bandes de fréquences entre 1,5 et 3 GHz et bluetooth est à 2,5GHz, alors…

    • Les physiciens ont constaté que la molécule d’eau vibre quand elle se trouve dans un champ électromagnétique d’une longueur d’onde de 2,45 GHz. Lorsque j’étais occasionnellement aide maître-assistant en travaux pratiques à l’université pour arrondir mes fins de mois à la fin de l’année il fallait se débarrasser des rats, c’est vrai et ce n’est pas une anecdote issue de l’imagination de mon cerveau vieillissant, on mettait les rats dans un four à micro-ondes et ils étaient tués instantanément à la suite d’un choc thermique puissant. Maintenant je peux vous décrire ma table de loisir puisque mon blog est une forme de loisir : il y a une souris sans fil, un magic-pad, un clavier sans fil et mon MacBook est relié à mon routeur sans fil non plus. J’ai constaté que la liaison de mon iMac était plus lente avec câble qu’avec Wi-fi ce qui démontre que les « photons » circulent plus vite que les signaux dans un câble !
      Les fréquences dont vous mentionnez les valeurs sont utilisées à des niveaux d’énergie infinitésimaux en comparaison d’un four à micro-ondes ou d’un radar et c’est là que réside l’erreur de l’ANSES : il n’y a rien de comparable en termes d’énergie de toutes les façons dissipée sour forme de chaleur comme pour les vibrations des molécules d’eau dans un four à micro-ondes.

      • Puisque vous étiez maître-assistant, merci de ne pas confondre fréquence et longueur d’onde. Quand on parle de la vibration d’un groupe de molécules d’eau, doit-on utiliser la vitesse de propagation dans l’air, ou dans l’eau ? Je n’en sais rien, et constater une vibration ne signifie pas que l’on sait à quoi elle est due. Ce que je voulais dire est qu’il y a suffisament d’inconnues pour rester prudent.

      • @jacqueshenry :
        Erratum : « J’ai constaté que la liaison de mon iMac était plus lente avec câble qu’avec Wi-fi ce qui démontre que les « photons » circulent plus vite que les signaux dans un câble ! ».
        Ce sont des électrons (et absolument pas des photons !) qui circulent dans votre câble USB filaire de souris.
        La différence entre un photon et un électron, c’est que le photon n’a pas de masse ni de charge électrique, alors que l’électron est chargé et a une masse même si celle-ci est très faible.
        Selon le type de prise USB, vous avez une « bande passante », c’est-à-dire un débit de transfert d’informations qu’on exprime en mégabits ou en mégaoctets par seconde (pour rappel, un octet vaut 8 bits).
        Voir le site suivant pour les bandes passantes USB : https://fr.wikipedia.org/wiki/Universal_Serial_Bus
        Vous y constaterez que les souris sans fil (ce que vous appelez improprement souris « WiFi » est du « Wireless USB ») ont des débits de transfert largement inférieurs aux souris filaires si tant est que vous soyez en USB 3.1 ou plus.
        Il est préférable de parler en physique de photons quand on fait référence au modèle particulaire d’un rayonnement, et d’ondes quand on fait référence au modèle électromagnétique du champs associé à ce rayonnement.
        Dans votre cas, il est donc plus approprié de parler d’ondes radio plutôt que de photons.

      • « Quand on parle de la vibration d’un groupe de molécules d’eau, doit-on utiliser la vitesse de propagation dans l’air, ou dans l’eau ? »

        Il faudrait voir à quelle pression. Dans la phase liquide ce sera plus rapide, les atomes étant très proches, la transmission d’énergie plus efficace.

      • Sinon la vitesse de déplacement de l’électron est de 30km/s, rien à voir avec celle du photon.

  6. J’appuierai volontiers les assertions de M. le Camenbert Electrique sur la qualité scientifique et l’ingéniosité des recherches du Pr Rocard que j’ai personnellement connu (en fin de vie) dans le cadre d’un souhait de sa part de mise en place d’essais statistiques sur la sensibilité des individus au champ électromagnétique. Depuis, on a découvert bien de récepteurs de cristaux de magnétique dans divers organismes vivants, à commencer par les pigeons.
    Dans le domaine quantique, dont les connaissances et implications des biologistes tendent vers zéro, à l’instar des retombées de la relativité générale au sein des organismes biologiques alors qu’ils sont soumis au champ gravitationnel comme n’importe quel corps physique, il faudrait prendre en compte les multiples longueur d’ondes et fréquences des macromolécules qui composent ou participent à l’activité des organites intracellulaires, et ce dans leur interactions qui provoquent des phénomènes de résonance possible. Les pics d’énergie dus à ces résonances pourrait déclencher d’autres réactions d’un niveau biochimique plus classique. Dans cet esprit, j’invite les curieux à regarder de plus près un des rares chercheurs français (université de Strasbourg) avant de donner des opinions qui ne valent (et au maximum) que le rapport de la durée de l’existence de l’homme à l’échelle géologique.

    Blog de Marc Henry (y’a des coïncidences de nom qui sont truculentes, quelle résonance !) :
    https://prmarchenry.blogspot.fr/search/label/Chimie
    Bonne lecture et clin d’oeil d’un agro au camembert, j’adore !

    • Pour clore ce débat sur ce que j’ai appelé l’ondophobie, une nouvelle maladie qui sera donc à la charge du contribuable – c’était en réalité l’objet de mon billet – il semble que certains commentateurs confondent champ magnétique et ondes électromagnétiques. Qu’un individu (ou une vache) soit indisposé par une ligne de très haute tension, il s’agit là d’un effet direct du champ magnétique à l’évidence et de la différence de potentiel entre le sol et les conducteurs qui créé un champ électrique (si mes lointains souvenirs sont exacts) mais qu’on essaie de me persuader que nous sommes sensibles aux photons émis par les antennes de relais des téléphones portables j’avoue que je reste dubitatif et je reconnais humblement être dans l’ignorance d’une discipline scientifique qui demande encore beaucoup de travaux de recherche pour être admise par un esprit peut-être un peu trop rationnel – certains diront obtus – comme le mien. Merci pour vos commentaires, j’ai appris beaucoup de choses …

      • Mr Jacques H, est-ce que les photons traversent les murs maintenant???

    • @gris : en vous relisant, je constate qu’il y a une idée fondamentale dans vos propos : la résonance.
      C’est un truc très puissant qui explique entre autres pourquoi des ponts s’écroulent sous les pas synchronisés de quelques malheureux marcheurs qui entrent en résonance avec la fréquence interne du pont et le font éclater en morceaux.
      Je suppose -mais ceci n’est qu’une hypothèse- qu’entre molécules de substrat et sites actifs enzymatiques, il y aurait quelque chose du même ordre qui attire et canalise les molécules vers l’enzyme.
      La résonance est quelque chose de naturel en physique, et d’ailleurs les chimistes et les biologistes y ont recours presque tout le temps :la RMN (résonance magnétique nucléaire du noyau de certains éléments comme l’hydrogène, le carbone, le fluor, le phosphore etc…) ou encore l’IRM en imagerie médicale.
      On soumet des substances chimiques ou biologiques à des champs électromagnétiques et on mesure la résonance des noyaux concernés qui va en découler.
      Il y a donc obligatoirement des interactions entre champs électro-magnétiques et cellules vivantes puisqu’on fait de l’IRM d’organismes vivants et de la RMN de substances biologiquement actives.
      Maintenant, quelle est la portée et les effets mesurables de ces interactions, c’est aux physiciens, aux biologistes et aux médecins de nous le dire 🙂

  7. @MichelC :
    Attention à ne pas confondre vitesse d’une particule et vitesse de l’onde associée.
    La vitesse d’un signal électrique est proche de celui de la lumière, même si la vitesse de déplacement d’un électron est faible et varie en gros selon la nature du milieu dans lequel il se meut (notion de résistance électrique) et de la différence de potentiel qui lui a été appliquée (notion de tension).
    Voir pour approfondir ce lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitesse_de_l%27électricité

  8. Le fait est qu’il existe des personnes « hypersensibles » (aux ondes par exemple ou aux infra sons générés par les éoliennes).
    Ont-elles toutes un « problème psychologique » ? Je n’en sais rien.
    Je vous partage une aventure arrivée dans un avion d’Air France, il a quelques années :
    un passager se plaint de maux de ventre et de tête très violents après avoir ingurgité un café servi à bord (c’était un moyen courrier avec environ 150 personnes à bord).
    Il a été le seul à souffrir de la sorte, et des examens médicaux pratiqués peu de temps après ont bien montré qu’il avait eu des brûlures très profondes de l’œsophage, bien au-delà de ce qu’aurait fait un café « bouillant » (que la personne aurait sans doute attendu qu’il se refroidisse avant de la voire !)
    Donc preuve physiologique, aucune explication, sauf, à la limite un empoisonnement (?) tiens on dirait l’histoire de l’ex espion russe…

    • Les ondes acoustiques ne sont pas des ondes électromagnétiques. Par contre les infra-sons peuvent être nocifs pour la santé, maux de tête, acouphènes, voire troubles digestifs. C’est le problème des moulins à vent qui émettent des infra-sons outre le fait que ces engins très coûteux et laids massacrent des millions d’oiseaux …

      • Pour le massacre de « millions d’oiseaux », les moulins à vent ne sont pas, et de très loin, la première cause de mortalité « anthropique » (hors chasse !) des oiseaux.
        Les parois vitrées, surtout en hauteur arrivent largement en tête.
        Sauf peut être pour les rapaces, mais je n’en suis pas sûr.
        En revanche, les lépidoptères (chauve-souris) sont de grandes victimes des « aérogénérateurs » (c’est plus joli, non ?

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