Les économistes ne savent plus quoi inventer !

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Des économistes de l’Université Notre Dame (Indiana) sont arrivés à établir une corrélation entre l’évolution du nombre de naissances et celle du PIB, il fallait y penser … Les grossesses arrivant à leur terme ont été prises en compte pour établir cette corrélation qui saute aux yeux ! Selon le Professeur d’économie Daniel Hungerman il est évident que la chute des naissances a « toujours » précédé d’un peu plus d’une année les crises économiques récentes, 1991, 2001 et 2008. Pour un couple désireux d’avoir des enfants il apparaît donc clairement qu’une récession économique va arriver et ce professeur de renchérir :  » un couple qui va aller (ou non) au lit connaît mieux l’économie que tous les experts en économie« .

Les conjectures sont nombreuses. Selon l’un des auteurs de cette étude en des temps d’incertitude économique et financière la fertilité féminine s’amenuiserait. Et si on suit l’évolution récente de la chute des naissances depuis 2014 et 2015 l’économie américaine aurait du entrer en récession en 2016 selon ces observations. Par quel mystère inexplicable – comme tous les mystères – la récession pourtant prévisible n’a pas eu lieu. Les astro-physiciens ou les botanistes détiennent peut-être la réponse.

Vu sur le site zerohedge

Catalogne : on se croirait dans les années 1930 tant en France qu’en Espagne.

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Pendant la Guerre civile espagnole, appelée en Espagne « la Guerre de 1936 », beaucoup de dirigeants politiques loyalistes et de membres du gouvernement républicain émigrèrent pour organiser le combat contre la dictature fasciste du Generalissimo Francisco Franco depuis l’étranger. Cette année 2018 ressemble de plus en plus à 1939. Après la chute de la deuxième république espagnole entre les mains de Franco, qui avait bénéficié de l’aide de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste, le Président de l’Espagne Manuel Azana et le Premier Ministre Juan Negrin s’exilèrent en France. Après la déclaration d’indépendance de la Catalogne le 27 octobre 2017 par le Parlement catalan suivie de la dissolution du gouvernement de la Généralité de Catalogne par le successeur proto-fasciste à la Franco, Le Premier Ministre d’Espagne Mariano Rajoy, les membres clés du gouvernement catalan s’exilèrent. Le Président de la Généralité de Catalogne (en réalité le Premier Ministre) Carles Puigdemont et 4 de ses ministres ont fui en Belgique pour éviter d’être arrêtés par les forces de sécurité de Rajoy.

D’autres dirigeants catalans ont été emprisonnés à Madrid où ils attendent d’être jugés pour sédition et rébellion. La dirigeante du parti pro-indépendantiste (Candidature Unité Populaire, CUP) Anna Gabriel a demandé l’asile politique à la Suisse d’où elle a déclaré au quotidien Le Temps (Genève) : « Je n’irai pas à Madrid … Puisque je ne pourrai pas avoir un procès équitable en Espagne, j’ai choisi un pays qui peut protéger mes droits« . Comme avec les loyalistes emprisonnés sous le régime de Franco les leaders indépendantistes catalans qui ont obtenu la majorité dans le parlement nouvellement élu risquent d’être condamnés à des années de prison par le régime de Madrid soutenu par l’Union Européenne. Rajoy, suivant les traces de Franco, a nommé comme Premier Ministre de la Généralité de Catalogne non pas une Catalane mais une Espagnole castillane en la personne de Maria Soraya Saenz de Santamaria Anton. Rajoy, comme d’ailleurs Franco est originaire de Galice. La dictature de Franco fut réputée pour effacer tout pouvoir catalan, la langue, la culture et l’identité régionale et Rajoy, dont le Parti Populaire (PP) est l’héritier des Phalangistes de Franco, fait tout ce qui est en son pouvoir pour imiter l’inspirateur idéologique de son parti politique. Mais contrairement à 1936 où ce furent Adolf Hitler et Benito Mussolini qui se rallièrent à Franco, en 2018 ce sont le Commission Européenne de Jean-Claude Junker et le Président du Conseil européen Donald Tusk qui soutiennent Rajoy.

Seule un poignée de pays reconnurent le gouvernement espagnol en exil, dont le Vénézuela et le Mexique.

Malgré le fait que la France ne reconnut pas le gouvernement espagnol en exil, elle accueillit cependant quelques dirigeants politiques républicains. Globalement la France était tout aussi opposée aux Républicains espagnols en 1939 qu’elle l’est aujourd’hui aux Catalans aujourd’hui. Deux Présidents du Conseil de gauche, Léon Blum et Edouard Daladier requirent des personnels militaires républicains espagnols demandant l’asile de se regrouper dans les « centres d’accueil » de Saint-Cyprien, Gurs et Le Vernet qui devinrent rapidement des camps de concentration. Quand l’Allemagne nazie envahit la France en juillet 1941 les réfugiés républicains espagnols furent déportés dans des camps de concentration en Allemagne où ils moururent. Ironiquement Blum et Daladier furent aussi déportés à Buchenwald et Dachau avec les réfugiés espagnols qu’ils avaient parqué dans des camps en France. En refusant d’accueillir le gouvernement catalan en exil de Puigdemont, le Président Français Emmanuel Macron a suivi l’exemple de Daladier et de Blum : accueillis oui, mais dans des camps de concentration … Puigdemont et 4 de ses ministres ont été les biens-venus en Belgique où le puissant parti indépendantiste flamand les a assurés qu’ils n’avaient rien à craindre du mandat d’arrêt international dont il font l’objet d’Interpol.

Le Président vénézuélien Nicolas Maduro a été l’un des rares leaders politiques à soutenir l’indépendance de la Catalogne, déclarant : « Résistez Catalogne ! L’Amérique Latine vous admire« . Au contraire le Mexique, qui avait apporté son soutien au gouvernement loyaliste républicain espagnol n’a pas été aussi bienveillant avec la Catalogne. Le Ministre des Affaires Etrangères mexicain Luis Videgaray Caso a déclaré au journal espagnol El Pais : « Si la Catalogne se sépare de l’Espagne mon pays ne la reconnaîtra pas en tant que pays indépendant« . L’Assemblée Nationale du Québec a apporté son soutien à la Catalogne mais le Premier Ministre canadien Justin Trudeau a fait une déclaration typiquement conforme à sa qualité de militant du Parti Libéral canadien pour le respect de la constitution espagnole, de facto un clin d’oeil bienveillant aux autorités de Madrid pour leurs actions.

Depuis le Vatican, le Pape François, faisant de son mieux pour imiter son prédécesseur le Pape Pie XII notoirement pro-nazi qui accéda au trône de Saint-Pierre en 1939, l’année même où les loyalistes espagnols furent contraints à l’exil, a condamné les indépendantistes catalans et soutenu l’Union Européenne dans le même temps. Ce n’est pas un secret : la papauté voit en l’Union Européenne un nouveau Saint Empire Romain. Pie XII n’a fait aucune objection quand le confesseur personnel de Franco, le Père Josemaria Escriva, a fondé l’ordre pro-fasciste Opus Dei. Selon son assistant personnel Escriva déclara : « Hitler n’a pas pu être une aussi mauvaise personne. Il n’a pas pu tuer 6 millions de personnes. Il n’a pas pu y en avoir plus de 4 millions« . Escriva a donné l’aval de l’Eglise catholique espagnole pour que Franco détruise les identités culturelles tant de la Catalogne que du Pays Basque.

L’Opus Dei a soutenu divers régimes fascistes dans le monde, les juntes en Argentine, le pays natal du Pape François. Comme le Père Jorge Mario Bergoglio à Buenos-Aires, François a été accusé d’avoir livré deux prêtres aux forces de sécurité de la junte argentine durant la Sale Guerre des années 1970. La propagande vaticane a tenté de laver l’honneur du Père Bergoglio en niant ses sympathies fascistes pro-régime. Il n’est donc pas étonnant que le Pape actuel se tienne coude-à-coude avec le gouvernement de Rajoy, infesté par l’Opus Dei. les proto-fascistes de Madrid qui comprennent aussi le monarque Bourbon corrompu Felipe VI, et enfin le Saint Empire Romain moderne qui dirige l’Europe depuis ses quartiers à Bruxelles.

Comme c’était le cas durant la guerre civile espagnole, les Bretons et les Corses en France se sont rangés du côté des indépendantistes catalans exactement comme leurs grands-parents on soutenu les loyalistes espagnols comme le firent les Catalans et les Basques à la fin des années 1930. Même si la coalition de Macron a obtenu la majorité lors des élections législatives en 2017 cette coalition n’a obtenu aucun siège de député en Corse. Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée régionale de Corse, a déclaré que d’ici 10 ans la Corse suivrait la Catalogne en déclarant l’indépendance de l’île. La Catalogne et la Corse ne sont pas des pays indépendants et c’est le résultat de traités entre monarques européens datant de plusieurs siècles (Traité d’Utrecht, 1715). Aujourd’hui, en lieu et place des têtes régnantes c’est une création de la famille Rothschild qui est au Palais de l’Elysée à Paris et un Premier Ministre proto-fasciste au Palais Moncloa à Madrid qui déterminent le futur de la Catalogne et de la Corse. Ils font preuve d’autorité pour supprimer les identités culturelles et politiques de ces régions aspirant à devenir des nations européennes et il faut inclure le Pays Basque de chaque côté de la frontière franco-espagnole

Exactement comme les troupes de Franco patrouillaient le long de la frontière le long de la chaine des Pyrénées pendant la guerre civile recherchant des loyalistes faisant le va-et-vient entre France et Espagne, le Ministre de l’intérieur actuel, Juan Ignacio Zoido, un Andalou, a ordonné le renforcement des patrouilles de la Guardia Civile le long de la frontière avec la France pour éviter que Puigdemont rentre clandestinement en Catalogne depuis la France. Zoido a déclaré au Daily Telegraph qu’il avait tout mis en oeuvre pour que les forces de sécurité soient en alerte permanente et recherchent activement Puigdemont et les autres exilés, « par hélicoptère, caméras infra-rouge et par bateau ». Zoido aurait pu être un excellent général de Franco dans les années 1930.

Contrairement aux dirigeants du régime de Rajoy qui a fait un usage abusif de la Cour de Justice et des institutions pour jeter en prison les leaders politiques catalans sous le prétexte de sédition et de rébellion, le mouvement indépendantiste catalan a toujours été très clair en ce qui concerne son projet politique. En vertu des lois électorales de Catalogne les trois partis indépendantistes ont acquis la majorité au Parlement de la Généralité. Cette majorité désire être libérée des chaines de l’impérialisme castillan et de la supériorité culturelle et politique de Madrid. Les leaders indépendantistes catalans en exil en Belgique, en Suisse et dans d’autres pays n’ont pas d’agenda caché et ne sont pas non plus des marionnettes de Moscou comme l’ont suggéré certaines personnalités politique européennes. La cause catalane rappelle un passage du fameux poète catalan Joan Salvat-Papassei :  » Si j’étais un bandit ou un voleur, les geôliers de ce monde n’attraperaient pas mon ombre, alors ils ne pourraient pas retrouver mon chemin …« .

Article de Wayne Madsen (The Strategic Culture Foundation, strategic-culture.org ) paru sur le site ZeroHedge le premier mars 2018. Illustration Strategic Culture. Wayne Madsen est journaliste d’investigation, membre de la Société des Journalistes Professionnels (SPJ) et du National Press Club des USA. Sans commentaire.

IPCC-leaks

IPCC-leaks

Le journaliste allemand Axel Bojanowski du Spiegle s’est procuré une copie de la version préliminaire du sixième rapport de l’IPCC sur le climat d’ors et déjà appelé le « Rapport Climatique Spécial 1,5 °C » qui sera rendu public en octobre 2018. D’une manière générale, et c’est purement théorique, les fonctionnaires onusiens de l’IPCC basés à Genève en Suisse prennent en considération l’ensemble de la littérature scientifique relative au climat. La controverse apparait tout de suite car il existe un filtrage avant même que le résumé à l’intention des politiciens soit rendu public, c’est la procédure adoptée par le passé et qui le sera également pour le prochain rapport, selon toute vraisemblance. Pour Bojanowski ce qui résultera de ce sixième rapport « intergouvernemental » – il faut souligner cet adjectif – sera un débat « très chaud », ultra-politisé et préservant globalement la réputation de chacun des rapporteurs, cela va de soi aussi.

IPCC : 1,5°C de réchauffement dès 2043 !

Selon les documents qu’a pu consulter Bojanowski la planète ne pourra pas émettre d’ici 2043 plus de 600 milliards de tonnes de CO2, soit l’équivalent de 12 ans des émissions moyennes actuelles. Le rapport dit avec une « certitude robuste » qu’un réchauffement de 1,5°C sera atteint si les émissions actuelles continuent à leur rythme actuel. Il faudra que l’utilisation du charbon soit réduite de 5 % par an, un objectif insoutenable pour nombre de pays pauvres ou en voie de développement y compris la Chine. Le « brouillon » du rapport mentionne qu’un réchauffement de 2°C sur cette période (d’aujourd’hui à 2043) conduira à des catastrophes dont spécialement une augmentation du niveau des mers de 10 cm « ou plus ».

L’IPCC l’admet : changer radicalement la société sera un véritable défi.

L’organisme onusien (que tous les contribuables financent et dont les membres disposent d’un passeport diplomatique et sont exonérés de tout impôt) admet ouvertement que changer le système de production d’énergie actuel vers du 100 % renouvelable sera un réel challenge en ce sens qu’un tel changement de société n’a jamais été envisagé dans le passé et qu’il n’existe pas dans l’histoire d’exemple d’une telle ampleur. Le rapport note aussi qu’il y a encore d’intenses discussions relatives à l’impact des conditions météorologiques extrêmes : « le document préparatoire sera modifié parfois très profondément selon les informations émanant de l’IPCC ».

Des négociations de « bazar ».

Bojanowski décrit les pourparlers actuels au sein de l’IPCC de palabres de bazar. Ils veulent tous préserver leur réputation. Dès lors les membres de ce docte corpuscule onusien s’en référeront aux scientifiques affirmant la « connaissance standard » du climat. C’est essentiel. Les documents scientifiques supportant ce rapport devront être soumis avant le 15 mai 2018.

La validité des documents scientifiques est filtrée selon un processus politique adapté.

Le projet de document est décrit comme résultant d’une synthèse des vues divergentes de scientifiques mais que la rédaction du rapport final sera négociée avec des « représentants de tous les pays concernés ». À l’évidence le document final ne sera qu’une coquille vide de toute signification scientifique. Bojanowski alarme directement les membres de l’IPCC quand à leur crédibilité et aux engagements de l’organisme lui-même : « S’ils ne sont pas soutenus de manière adéquate par les évidences scientifiques, alors ils deviendront très vulnérables vis-à-vis de l’opinion publique« . Inutile de dire que tout est déjà « emballé » …

Source : Notrickzone