La chute inexorable des « GAFA », après Facebook ce sera Google …

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Après l’affaire Cambridge Analytica qui a prêté main forte à des organisations encore mal identifiées lors de campagnes électorales de plusieurs pays afin d’infléchir le choix des électeurs – en résumé – en utilisant des données fournies en toute légalité par Facebook, surgit l’affaire Google, un autre évènement symptomatique de l’aspect artificiel de ces deux entreprises dont la capitalisation boursière est superfaitatoire. Parmi ces GAFAs Amazon procure un service réel à ses clients qui n’ont plus à se déplacer pour faire leurs achats mais Amazon établit aussi un profil de ses clients, à leur insu, pour mieux les cibler à l’aide d’articles d’appel et Apple fabrique et vend des ordinateurs (j’en ai deux sur ma table) et des téléphones et aussi toutes sortes de services payants. À ce sujet les applications pré-installées sur un MacBook ou un Imac finissent par être délibérément dégradées afin que l’utilisateur soit au final obligé d’acheter une version payante de celles-ci. Facebook et Goggle « vendent du vent » ou plutôt de la publicité et se rémunèrent grassement au passage.

Le problème de Facebook réside dans le fait que cette société utilise des données personnelles de ses abonnés et en analysant leur profil infléchit de manière subliminale leurs choix et leur opinion à l’aide de publicités et de petits clips d’information. Si Facebook a déclaré haut et fort qu’il ne serait plus possible de mettre en ligne des images choquantes (cf. la censure de l’Origine du Monde de Gustave Courbet) ou border-line sur le plan moral voire religieux c’était pour mieux dissimuler ses agissements inavoués en manipulant ses abonnés – deux milliards ça fait beaucoup – pour réaliser encore plus de profits. En toute légalité Facebook vend ses données au plus offrant et Cambridge Analytica n’est pas son seul client, loin de là !

Goggle a depuis le début de ses activités fait en sorte de guider ses utilisateurs vers des pages web payées par des annonceurs. Pour les utilisateurs, comme vous et moi, c’est gratuit certes, mais notre sens critique est dramatiquement réduit. Quand nous entrons un mot ou une phrase sur notre navigateur, il est redirigé vers Google voire Yahoo, c’est blanc bonnet et bonnet blanc, et on ne va pas éplucher les milliers de pages web listées en quelques fractions de seconde. Nous nous contentons le plus souvent de parcourir la première page et tout ce qui a rapporté de l’argent à Google s’y trouve. D’un clic nous avons contribué à l’enrichissement de Google car les annonceurs sont taxés sur le nombre de visites des utilisateurs du moteur de recherche sur leur site.

L’affaire Google provient du fait que cette entreprise a fourni des données au Pentagone, à la CIA et à la NSA depuis 15 ans. Quand Google a lancé son projet Google Earth une filiale de la NSA en charge du traitement des données des satellites militaires espions a été absorbée par Google et en contre-partie en quelque sorte cette société a fourni au Pentagone et à la NSA une multitude de données relatives aux agissements en temps réel de centaines de millions d’individus. Ces données ont été par exemple utilisées pour diriger des drones au Moyen-Orient en suivant les mouvements de cibles à traiter qui utilisaient leur téléphone portable pour communiquer par hang-out Google, un des aspects de l’Oeil de surveillance planétaire de Google. Inimaginable mais malheureusement vrai ! Tous les organismes dits de sécurité tant aux USA qu’en Europe et dans les zones du globe où perdurent des conflits armés fomentés par les USA font appel aux divers services offerts par Google. Il s’agit des armées (le Pentagone), des garde-côte, DARPA, NSA, FBI, CIA et du Département d’Etat mais aussi de contractants comme Lookheed Martin, Raytheon, Northrop Grumman et enfin de SAIC, une société de renseignement basée en Californie et surnommée la NSA de l’Ouest. Non seulement Google surveille nos envies, notre opinion, nos agissements et nos déplacements mais vend au prix fort ses données à des organismes gouvernementaux officiels pour la sécurité du pays. Le « Google car » sans chauffeur n’est qu’une façade amusante pour le public afin de dissimuler ces bas agissements d’une des firmes à la capitalisation boursière extravagante. 

Source et illustration : ZeroHedge

La bataille du sable : surréaliste, tout simplement …

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Après le lithium, le nickel et le cobalt il est intéressant de se pencher sur la « pénurie de sable ». Vous avez bien lu ! En Asie les entreprises du bâtiment manquent de sable et pour les écologistes qui se sont naturellement emparés de ce problème c’est – pour eux – alarmant pour ne pas dire terrifiant. Il existe trois sortes de sable et ce n’est pas à première vue une denrée rare. Les déserts sont constitués de quantités colossales de sable mais il ne convient pas pour la construction car il est trop fin : les particules de sable ont été érodées par l’action du vent. Celui des plages conviendrait à peu près malgré le fait que le ressac ait également diminué la granulométrie. Il existe néanmoins des plages, des deltas et des estuaires exploités dans le but d’extraire ce sable qui sera ensuite lavé pour éliminer le sel. Reste le meilleur sable, celui des rivières, le sable que les maçons aiment bien travailler.

Dans le lit des rivières et les dépôts sédimentaires des vallées et des plaines on trouve le meilleur sable propre à la construction. Dans toute l’Asie du Sud-Est, depuis l’Inde jusqu’à la Chine, il y a comme une pénurie de sable de bonne qualité et les entreprises de construction font appel à des fournisseurs qui aux yeux des protecteurs de la nature détruisent l’environnement. Dans la région de Mumbay en Inde les berges et le lit du moindre cours d’eau sont inlassablement fouillés par des castes d’intouchables (ça existe encore, il s’agit de sous-castes plus élevées que celles qui remuent la merde) pour extraire le sable qui sera vendu à bas prix pour assurer la subsistance de la famille. Comme pour le cobalt au Zaïre les enfants participent à cette occupation qui est effectuée le plus souvent la nuit car cette activité est illégale. Dans le delta du Mékong, c’est pire encore selon des organisations écologistes allemandes affiliées à l’Université de Leipzig. La survie de l’ensemble de l’écosystème fragile de ce delta est menacée comme celle du delta du Gange au Bengladesh.

Le lac Poyang en Chine orientale, la plus grande réserve naturelle d’eau du pays, est carrément soumis jour et nuit à des suçeuses gigantesques qui extraient plusieurs dizaines de millions de tonnes de sable chaque année. Les « protecteurs de la nature » sont sur le pied de guerre objectant que ce lac est une importante étape pour les oiseaux migrateurs. Comment va-t-on construire des logements pour faire face à l’afflux continu de migrants en provenance des campagnes depuis qu’un large programme de mécanisation de l’agriculture a été mis en place par le Parti communiste chinois s’il n’y a pas de sable ?

Regardez un building dans une ville où les rues et les autoroutes urbaines ont nécessité du sable, comme les pistes des aéroports. L’édifice a été construit avec du sable, les vitres des grandes baies ont été fabriquées avec du sable et s’il y a des panneaux solaires sur les toits il a fallu aussi utiliser du sable. Le sable est partout et il n’en manque pas sur la planète, il n’en manquera jamais. Sauf que c’est un produit sans valeur et le transporter sur de longues distances est économiquement insupportable. Seules des villes comme Singapour ou Hong-Kong peuvent se permettre d’importer du sable pour accroître la superficie habitable de ces « ville-Etat ». Le sable est devenu un autre domaine de combat pour les écologistes qui se moquent totalement des conditions de vie de centaines de millions de personnes dans la région la plus peuplée du monde et c’est aussi ça qui les dérange, il y a trop d’êtres humains sur la planète. L’horreur.

Illustration : conquête de la mer à Singapour, le sable arrive d’Indonésie. Source Sciencemag

WWF et IPCC : curieux mélange

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Comme personne ne doit l’ignorer le siège social du WWF se trouve à Morges en Suisse non pas parce que la nature y est mieux préservée mais parce que le secret bancaire l’est encore très bien. L’appellation officielle du WWF est World Wide Fund for Nature (site officiel du WWF : http://wwf.panda.org/ ). Outre ses actions humanitaires et de protection de la nature le WWF est également un puissant organisme de lobbying qui embrasse un nouveau niveau de régulations, de bureaucratie et de lois internationales en un réseau global pour s’assurer que les gouvernements contrôlent mutuellement leurs actions de sauvetage de la planète afin de la rendre encore plus écolo-accueillante car le WWF sait de quoi il en retourne.

Et comme avec beaucoup d’argent on sait se faire entendre et imposer ses vues alors le WWF n’a pas hésité à s’immiscer dans les affaires de l’IPCC, l’organe onusien en charge de disperser les bons conseils aux gouvernements pour la sauvegarde du climat, organisme également basé en Suisse, plus précisément à Genève. Comme le climat fait évidemment partie intégrante de la nature le WWF a donc dès 2004 agi pour contrôler indirectement l’IPCC (GIEC pour les francophones).

En cette année 2004 Les Nations-Unies commandèrent le rapport qui sera appelé par la suite IPCC-2007 Report et qui constitue la base des actions pour le climat. Dès la fin de l’année 2004 le WWF créa une entité parallèle appelée Climate Witness Scientific Advisory Panel (Panel consultatif scientifique sur le climat) dont la mission fut tout de suite de contrôler tous les scientifiques ciblés par l’IPCC afin qu’ils soient si l’on peut dire les choses ainsi en conformité avec les missions du WWF. Le WWF n’a jamais dissimulé que le pouvoir de l’argent était un moyen de persuasion imparable comme par exemple en faisant miroiter à certains scientifiques des aides financières pour leurs travaux de recherche si ces derniers choisissaient les préoccupations conformes à son idéologie : l’état d’urgence de la protection de la planète. Le document datant de 2008 attestant de ces agissements est disponible auprès du WWF International Climate Witness basé à Sydney en Australie ( http://www.panda.org/climatewitness ). Les scientifiques « recrutés » par le WWF pour être ensuite choisis par l’IPCC devaient non plus vraiment réaliser des travaux de recherche pure et dure mais des sortes d’enquêtes sur le terrain afin de rédiger des articles aussi alarmistes que possible même au mépris de toute déontologie scientifique de base. Et c’est devenu courant que des articles supposés de haute tenue scientifique relatifs au changement du climat ne sont que des impressions recueillies oralement auprès de « l’homme de la rue » à la suite de questions du genre : « Avez-vous l’impressions que le climat change ? », « Avez-vous remarqué qu’en raison du changement climatique il y a moins d’insectes collés sur le pare-brise de votre voiture ? » ou enfin « Avez-vous remarqué un changement dans le rayonnement ultra-violet ? ».

« Pour se conformer au niveau de connaissances relatives au changement climatique la fonction première d’un membre du Scientific Advisory Panel (i.e. un scientifique recruté par le WWF) doit vérifier sur des bases scientifiques les histoires de changement climatique collectées par le WWF dans le monde entier et s’assurer qu’elles sont susceptibles de faire l’objet d’une publication dans une revue à comité de lecture dont le centre d’intérêt se situe au niveau des impacts du changement climatique dans une région du Globe particulièrement considérée » (sic, source : WWF). Inutile de dire qu’une telle démarche invalide totalement le résultat d’une telle « recherche scientifique ». Des scientifiques ont donc travaillé parfois dans des conditions difficiles pour finalement voir leurs travaux avalisés par un entrefilet dans une des nombreuses publication du WWF et pour le seul bénéfice de cette dernière organisation. Evidemment de nombreux scientifiques ont perdu leur âme dans ce genre d’opération à caractère plus politique et idéologique que scientifique et ils en ont été très souvent pour leurs frais parfois à titre personnel.

Si le WWF est un organisme à l’évidence politique, l’IPCC était supposé être neutre et être d’une objectivité scientifique ne pouvant pas être mise en doute. Dans un document datant de 2008 le WWF déclara que « ses » 130 climatologistes réputés (ceux qui avaient donc signé la charte d’enrôlement à cette organisation) faisaient aussi partie en majorité du panel des scientifiques de l’IPCC. Le rapport de l’IPCC de 2007 qui lui valut le Prix Nobel (faut-il le rappeler) comprenait 28 des 44 chapitres, soit 64 % de l’ensemble de cette prose, rédigés par au moins un signataire affilié au WWF et que la rédaction de tous les chapitres du groupe 2 de ce rapport furent tous supervisés par ces « scientifiques » affiliés au WWF.

Ceci veut tout simplement dire que l’IPCC a été entièrement infiltré par le WWF et qu’il est entièrement compromis de l’intérieur.

Source : Donna Laframboise (http://nofrakkingconsensus.com). Donna Laframboise est journaliste d’investigation canadienne indépendante. (À suivre)

Le « volcan humain »

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En 1975 les climatologues étaient en ébullition. Les premiers carottages glaciaires du Groenland permettaient de réaliser une reconstitution de l’évolution passée des températures en mesurant la teneur en isotope 18 de l’oxygène et l’étude des cernes de croissance des arbres corroboraient déjà mais sur quelques millénaires seulement en arrière ces évolutions. Les premiers satellites météorologiques permettaient d’atteindre pour la première fois une vue d’ensemble de ce qui se passait dans l’atmosphère. Les météorologistes arrivaient tant bien que mal à prévoir l’évolution du temps avec quelques jours d’avance et toutes sortes de théories émergeaient pour expliquer la variabilité de la mousson en Inde ou les tempêtes de la Mer du Nord. Ce que ces spécialistes d’un nouveau genre travaillant avec des ordinateurs paraissant très primitifs aujourd’hui découvrirent très vite en rapprochant leurs observations était que l’activité humaine allait profondément modifier le climat de la planète Terre. On parlait encore à demi-mots de l’effet potentiel du CO2 sur le climat mais ce qui préoccupa tout de suite les scientifiques fut l’évidente corrélation entre les éruption volcaniques et de brusques épisodes de refroidissement qui fort heureusement ne duraient jamais plus de quelques années, corrélation parfaitement établie en analysant les carottages glaciaires et les cernes des arbres.

Le « réchauffement » tel qu’il a depuis été dogmatisé n’était pas à l’ordre du jour, et pour cause. Ce qui préoccupa ces scientifiques alors non corrompus par l’idéologie d’aujourd’hui était que les volcans émettent des poussières dans l’atmosphère et celles-ci retombent rapidement au sol, certes. Mais ils émettent également des aérosols constitués d’oxydes de soufre et d’azote et également des nanoparticules qui séjournent, quand les éruptions sont suffisamment violentes, plusieurs années dans les hautes couches de l’atmosphère. Ceci a conduit ces spécialistes plus de la météorologie que du climat à formuler l’hypothèse de l’effet à terme des aérosols d’origine humaine sur le climat terrestre, ce qu’ils ont appelé le « volcan humain ».

Et ces émissions d’aérosols anthropogéniques ne sont pas un phénomène sporadique mais il est entretenu 24/24 heures et tous les jours de l’année par l’ensemble des activités humaines, depuis les véhicules automobiles jusqu’aux centrales électriques en passant par les bateaux et les avions et également les feux ouverts dans les modestes cases des indigènes de Papouasie-Nouvelle-Guinée, d’Afrique ou d’Amazonie. Selon ces climatologues de la première heure le climat, pour cette raison allait inévitablement se refroidir !

Malgré les déclarations tonitruantes de la mafia climatique entretenant quotidiennement la terreur d’un réchauffement considérable du climat terrestre – l’année 2017 a encore été classée la plus chaude depuis 100 ans – il s’avère que depuis 20 ans maintenant ce réchauffement n’est plus qu’un souvenir de mauvaises modélisations de l’évolution du climat. Les météorologistes des années 1970 prévoyaient, à la suite de leurs observations, un refroidissement généralisé aux alentours des années 2000 sans exclure cependant un effet du CO2 qui, par effet de serre, pouvait contrecarrer partiellement un tel refroidissement provoqué par les aérosols d’origine humaine, un effet en quelque sorte bénéfique de ce CO2 qui a permis par ailleurs aux régions sub-sahéliennes de reverdir significativement ces dernières 30 années, car ce gaz, s’il est (encore hypothétiquement) détrimental pour le climat, reste un aliment incontournable et essentiel pour les plantes et le plancton.

Cet effet des aérosols, combiné à une léthargie magnétique du Soleil, pourrait provoquer beaucoup plus rapidement que les spécialistes actuels du climat ne le prédisent un refroidissement généralisé et brutal du climat. En effet les aérosols favorisent la formation de nuages dans l’atmosphère à toutes les altitudes car ils constituent des noyaux de condensation de la vapeur d’eau. Et ce processus est accéléré par le rayonnement cosmique (voir un précédent article à ce sujet sur ce blog). De ce fait le pouvoir de réflexion du rayonnement infra-rouge en provenance du Soleil par cet atmosphère est augmenté (albedo) et comme le prédisaient ces scientifiques des années 1970 le climat ne pourra que se refroidir durant les prochaines années. Cet effet des aérosols d’origine humaine a été largement négligé par les « spécialistes » de l’IPCC pour privilégier l’effet du CO2 essentiellement pour des raisons idéologiques et politiciennes.

Source : https://archive.org/details/theweathermachinepart1 et https://archive.org/details/theweathermachinepart2 ou theweathermachinepart1reel1.mp4 , theweathermachine1reel2.mp4 , theweathermachinepart2reel1.mp4 et theweathermachinepart2reel2.mp4 via le blog de Pierre Gosselin notrickszone.com

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Note anecdotique. Il a neigé à Tokyo le 21 mars 2018, jour férié en raison du premier jour du printemps, et pourtant les cerisiers ont fleuri avec une semaine d’avance (Anami), à ne plus rien comprendre … (illustration : le petit jardin de mon fils à Tokyo le 21 mars 2018, la photo n’est pas truquée).

Le « Jour de la Terre », l’ « Heure de la Terre » : des gros paquets de dollars … pour le WWF

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En 1969 le Sénateur démocrate du Wisconsin Gaylord Nelson rencontra le représentant (en France on dirait député) Pete McCloskey pour être son co-listier lors des prochaines élections. C’était l’époque des mouvements de protestations contre la guerre du Vietnam et en même temps la prise de conscience qu’il fallait protéger l’environnement. Nelson avait été témoin d’une pollution massive par des hydrocarbures en 1969 le long des côtes près de Santa Barbara en Californie et avec McCloskey ils organisèrent une pétition monstrueuse pour créer le « Jour de la Terre » d’abord en Californie pour sensibiliser le peuple à l’urgence de la protection de l’environnement. Le premier « Jour de la Terre » (le Jour de Mère Nature si on traduit fidèlement l’idée initiale de Nelson) fut célébré le 22 avril 1970 non pas seulement dans l’Etat de Californie mais presque dans le monde entier sous l’impulsion des Nations-Unies. C’était le tout début de la grande arnaque mondiale qui s’en suivit …

Le WWF (World Wildlife Fund) alla encore plus loin en 2007 en créant « l’Heure de la Terre » trois semaines plus tôt que le jour de la Terre, un autre concept pour mobiliser l’opinion publique, concept qui apparut pour la première fois à Sydney. Il s’agissait pour chaque individu de diminuer le plus possible pendant une heure sa consommation d’électricité, la belle affaire. Une affaire d’autant plus belle qu’elle a été créée tout d’abord en Australie entre l’antenne locale du WWF et Fairfax Media Ltd, un conglomérat de médias, presse écrite et stations de radio FM. Un étrange rapprochement entre un organisme mondialement connu pour ses actions de protection de la nature vivant de donations (c’était du moins ce que le public pensait) et un groupe de presse puissant propriétaire d’une multitude de quotidiens et d’hebdomadaires tant en Australie qu’en Nouvelle-Zélande. L’ « Heure de la Terre » est maintenant devenue le plus important évènement mondial de protection de l’environnement, selon ses créateurs.

Mais que cache cet évènement ? Le WWF a des bureaux dans 30 pays et emploie 5000 personnes. En 2010 (dernière statistique économique connue) le budget du WWF était de 750 millions de dollars. Quand le WWF recrute du personnel il agit comme n’importe quelle grande corporation en insérant une annonce dans le très respectable quotidien londonien The Economist. En créant l’Heure de la Terre le WWF n’a fait que du business au sens strict du terme. Le WWF est en effet rien d’autre chose qu’une grande corporation financée par tous les gogos qui se laissent rançonner dans la rue par de gentils démarcheurs payés en dessous du salaire minimum légal alors que Carter Roberts, le CEO (Président directeur général) de la branche américaine de cet organisme, avait perçu pour l’année 2009 (dernière statistique économique connue) la somme rondelette de 455147 dollars, son salaire de base étant de 425000 dollars. Autant dire que l' »Heure de la Terre » ne le concerne pas … Pour être classé aux USA parmi les « Top 1 % » selon Forbes il faut gagner par an au moins 380354 dollars. Ce monsieur qui se targue d’être un farouche défenseur de l’environnement n’a pas de problèmes de fin de mois et il se moque totalement de l’évolution des cours du pétrole ou de la facture de chauffage de sa luxueuse résidence. Ces préoccupations bassement matérielles ne concernent par les « 1 % ». Pour la branche canadienne du WWF, l’opacité des comptes de cette entreprise ne permet que de spéculer sur les salaires de ses employés. Ce qui ressort d’un document de l’administration fiscale fédérale canadienne est que en 2011 (dernière statistique connue) les salaires additionnés des 7 employés du WWF-Canada les mieux payés atteignaient la somme de 1144000 dollars (CD). Le CEO de la branche canadienne du WWF doit par extrapolation sur ces 7 salaires percevoir annuellement (en 2011 toujours) entre 250000 et 300000 dollars et il fait donc bien partie des « 1 % » canadiens. Pour rappel le Premier ministre canadien a un salaire annuel de 157731 dollars. L’ « Heure de la Terre », sponsorisée aussi par Coca-Cola Co, Ikea et bien d’autres corporations y compris des grandes banques, c’est du gros business comme d’ailleurs l’ensemble de ces activités de protection de l’environnement qui semblent être l’oeuvre de bénévoles aux yeux du grand public, ce qui permet de classer le WWF comme financé par le bénévolat et donc d’échapper à l’impôt sur les sociétés dans quelque pays que de soit et en particulier en Suisse puisque le siège social de cette entreprise multinationale se trouve dans ce pays, curieux n’est-il pas ? Comme quoi l’écologie et l’environnement ça peut rapporter très gros !

Source : blog de Donna Laframboise (prochain article WWF et IPCC, un curieux mélange)

Les êtres vivants les plus dangereux ne sont pas ceux que l’on croit !

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C’est une illustration parue sur le blog de Bill Gates (oui, ce vieux Bill tient un blog ! : gatesnotes.com ) qui a été reprise et précisée par une journaliste de Business Insider classant les êtres vivants sur la planète selon le nombre de morts qu’ils occasionnent chaque année en moyenne.

Les requins si redoutés sur la Gold Coast en Australie ne tuent que 6 personnes par an dans le monde. Viennent ensuite les loups, l’ennemi numéro un de l’homme durant des millénaires, qui battent les requins au poteau en ne tuant « que » 10 personnes par an en moyenne dans le monde. Puis les lions, surtout les lionnes en réalité, sont un danger pour tout amateur de photos exotiques mais les statistiques sont difficiles à établir. Seulement en Tanzanie les lions ont dévoré 563 personnes entre 1990 et 2005, soit 22 personnes par an. Les éléphants c’est pire ! Cinq cent personnes meurent chaque année chargées et piétinées par des éléphants mais il y a beaucoup plus d’éléphants qui meurent fusillés par des braconniers qui convoitent leur ivoire. À égalité on remarque les hippopotames qui ont pourtant l’air d’animaux plutôt placides et mangeurs de plantes aquatiques mais les femelles avec leur petit sont particulièrement agressives et malheur à celui qui se risque avec un frêle esquif sur une rivière peuplée de ces « chevaux des fleuves » munis de grosses dents (illustration source Reuters).

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On en arrive aux vers parasites, l’un des sujets de choix du vieux Bill, comme le ver plat dont le tribut payé par l’homme est estimé à 700 personnes par an dans le monde, moins que le crocodile qui compte à son palmarès macabre 1000 personnes chaque année pour la grande majorité en Afrique mais également le long des côtes du nord du Queensland en Australie. Un autre ver pourtant très commun, l’ascaris, est considéré comme tuant environ 4500 personnes par an, plus de deux fois moins que la mouche tsé-tsé qui provoque la maladie du sommeil et arrive à bout de plus de 10000 individus chaque année bien que ce nombre soit en déclin constant.

La mouche assassine transmet la maladie de Chagas due à un ver parasite, le Trypanosome cruzi, qui provoque des dommages cardiaques, 12000 personnes en meurent chaque année. La bilharziose provoquée par un autre ver parasite tue quant à elle, selon des statistiques récentes entre 20000 et 250000 personnes par an. Il n’existe pas de données plus précises.

Maintenant savez-vous combien de personnes meurent attaquées par des chiens ? L’OMS attribue 35000 morts par an à la suite de morsures par des chiens … enragés ! Statistique assez effrayante car la vaccination des chiens contre la rage n’est pas obligatoire dans de nombreux pays et le sérum contre la rage n’est plus disponible car aucun laboratoire pharmaceutique ne s’intéresse à cette production qui n’est pas rentable et c’est regrettable. On arrive à l’animal qui détient la médaille de bronze des décès, le serpent toutes espèces confondues qui tue 100000 personnes par an. Depuis qu’il est devenu pratiquement impossible de se procurer des sérums anti-venin (comme pour la rage) l’homme, en particulier en Inde, paie un lourd tribut à ces reptiles par ailleurs sacrés dans ce pays.

On en arrive à la « médaille d’argent » : l’homme. L’homme, l’Homo sapiens sapiens c’est-à-dire supposé être porteur du savoir, tue un demi-million de personnes chaque année dans des conflits armés nombreux et variés, nombre de décès auquel il serait logique d’ajouter les accidents de la circulation en ville comme sur route mais l’OMS ne tient pas de statistiques relatives à ce grave phénomène des temps modernes probablement encore plus mortel que les conflits armés eux-mêmes. Même les voitures autonomes tuent des piétons …

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Enfin la palme d’or revient toujours et encore au moustique (illustration Thomson Reuters) avec un peu plus d’un million de morts par an dont la moitié en raison de la malaria, maladie parasitaire, et bien d’autres maladies virales depuis la fièvre de Zika jusqu’à la dengue, au total plus de 15 maladies.

Source : Business Insider

Il y a 50 ans le bain de sang de My Lai, une date à inscrire dans les livres d’histoire

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Aujourd’hui dans la bourgade de My Lai se trouve une stèle rappelant à la mémoire des passants l’indicible massacre gratuit par l’armée américaine de 504 personnes, la moitié d’entre elles âgées de moins de 20 ans et 210 d’entre elles de moins de 12 ans et les quelques adultes étant des femmes et des vieillards. Ce massacre effroyable fut perpétré le 18 mars 1968. Les victimes n’avaient pas d’armes et ne purent fuir sous le feu des hélicoptères des GIs. La presse américaine fut abreuvée par la suite de procès de parodie des auteurs de ce massacre. Aucun des auteurs ne fut condamné. Kissinger parla d’un dommage « collatéral » regrettable et Nixon se disculpa auprès de l’opinion, lui qui était de par la constitution américaine le chef des armées. Selon les dires des militaires qui furent les auteurs de ce massacre gratuit d’innocents ces derniers allaient devenir de futurs communistes, il fallait donc les éliminer.

Le massacre de My Lai n’était que le sommet de l’iceberg d’horreurs perpétrées par les Américains au Vietnam. Habitués du fait ces mêmes « pacificateurs et promoteurs de la démocratie » dans le monde ont réitéré leur goût du sang et de la torture inimaginables pour un individu sain d’esprit lors du scandale de la prison d’Abu Ghraib dans la banlieue de Bagdad en Irak. Mais les Américains n’ont jamais reconnu la notion internationale de crime de guerre qui puisse être appliquée à eux qui n’ont jamais reconnu la validité du Tribunal Pénal International, alors qu’ils ne se sont pas privé lors des procès de Nuremberg et de Tokyo de faire condamner des criminels de guerre à la pendaison ou au peloton d’exécution.

Source détaillée pour les curieux anglophones et illustration : https://www.counterpunch.org/2018/03/16/the-tip-of-the-iceberg-my-lai-fifty-years-on/

Note : j’ai en vain tenté de trouver dans les quelques quotidiens en ligne dont je parcours les gros titres et disponibles sur internet gratuitement la moindre allusion à ce massacre de My Lai. Le cinquantième anniversaire d’un évènement historique ça n’intéresse personne dans la mesure où ça dérange l’opinion formatée par les Américains dans le monde entier avec l’aide bienveillante par exemple de Facebook (cf le scandale Facebook-Cambridge Analytica qui va avoir des retombées inattendues).