Le « volcan humain »

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En 1975 les climatologues étaient en ébullition. Les premiers carottages glaciaires du Groenland permettaient de réaliser une reconstitution de l’évolution passée des températures en mesurant la teneur en isotope 18 de l’oxygène et l’étude des cernes de croissance des arbres corroboraient déjà mais sur quelques millénaires seulement en arrière ces évolutions. Les premiers satellites météorologiques permettaient d’atteindre pour la première fois une vue d’ensemble de ce qui se passait dans l’atmosphère. Les météorologistes arrivaient tant bien que mal à prévoir l’évolution du temps avec quelques jours d’avance et toutes sortes de théories émergeaient pour expliquer la variabilité de la mousson en Inde ou les tempêtes de la Mer du Nord. Ce que ces spécialistes d’un nouveau genre travaillant avec des ordinateurs paraissant très primitifs aujourd’hui découvrirent très vite en rapprochant leurs observations était que l’activité humaine allait profondément modifier le climat de la planète Terre. On parlait encore à demi-mots de l’effet potentiel du CO2 sur le climat mais ce qui préoccupa tout de suite les scientifiques fut l’évidente corrélation entre les éruption volcaniques et de brusques épisodes de refroidissement qui fort heureusement ne duraient jamais plus de quelques années, corrélation parfaitement établie en analysant les carottages glaciaires et les cernes des arbres.

Le « réchauffement » tel qu’il a depuis été dogmatisé n’était pas à l’ordre du jour, et pour cause. Ce qui préoccupa ces scientifiques alors non corrompus par l’idéologie d’aujourd’hui était que les volcans émettent des poussières dans l’atmosphère et celles-ci retombent rapidement au sol, certes. Mais ils émettent également des aérosols constitués d’oxydes de soufre et d’azote et également des nanoparticules qui séjournent, quand les éruptions sont suffisamment violentes, plusieurs années dans les hautes couches de l’atmosphère. Ceci a conduit ces spécialistes plus de la météorologie que du climat à formuler l’hypothèse de l’effet à terme des aérosols d’origine humaine sur le climat terrestre, ce qu’ils ont appelé le « volcan humain ».

Et ces émissions d’aérosols anthropogéniques ne sont pas un phénomène sporadique mais il est entretenu 24/24 heures et tous les jours de l’année par l’ensemble des activités humaines, depuis les véhicules automobiles jusqu’aux centrales électriques en passant par les bateaux et les avions et également les feux ouverts dans les modestes cases des indigènes de Papouasie-Nouvelle-Guinée, d’Afrique ou d’Amazonie. Selon ces climatologues de la première heure le climat, pour cette raison allait inévitablement se refroidir !

Malgré les déclarations tonitruantes de la mafia climatique entretenant quotidiennement la terreur d’un réchauffement considérable du climat terrestre – l’année 2017 a encore été classée la plus chaude depuis 100 ans – il s’avère que depuis 20 ans maintenant ce réchauffement n’est plus qu’un souvenir de mauvaises modélisations de l’évolution du climat. Les météorologistes des années 1970 prévoyaient, à la suite de leurs observations, un refroidissement généralisé aux alentours des années 2000 sans exclure cependant un effet du CO2 qui, par effet de serre, pouvait contrecarrer partiellement un tel refroidissement provoqué par les aérosols d’origine humaine, un effet en quelque sorte bénéfique de ce CO2 qui a permis par ailleurs aux régions sub-sahéliennes de reverdir significativement ces dernières 30 années, car ce gaz, s’il est (encore hypothétiquement) détrimental pour le climat, reste un aliment incontournable et essentiel pour les plantes et le plancton.

Cet effet des aérosols, combiné à une léthargie magnétique du Soleil, pourrait provoquer beaucoup plus rapidement que les spécialistes actuels du climat ne le prédisent un refroidissement généralisé et brutal du climat. En effet les aérosols favorisent la formation de nuages dans l’atmosphère à toutes les altitudes car ils constituent des noyaux de condensation de la vapeur d’eau. Et ce processus est accéléré par le rayonnement cosmique (voir un précédent article à ce sujet sur ce blog). De ce fait le pouvoir de réflexion du rayonnement infra-rouge en provenance du Soleil par cet atmosphère est augmenté (albedo) et comme le prédisaient ces scientifiques des années 1970 le climat ne pourra que se refroidir durant les prochaines années. Cet effet des aérosols d’origine humaine a été largement négligé par les « spécialistes » de l’IPCC pour privilégier l’effet du CO2 essentiellement pour des raisons idéologiques et politiciennes.

Source : https://archive.org/details/theweathermachinepart1 et https://archive.org/details/theweathermachinepart2 ou theweathermachinepart1reel1.mp4 , theweathermachine1reel2.mp4 , theweathermachinepart2reel1.mp4 et theweathermachinepart2reel2.mp4 via le blog de Pierre Gosselin notrickszone.com

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Note anecdotique. Il a neigé à Tokyo le 21 mars 2018, jour férié en raison du premier jour du printemps, et pourtant les cerisiers ont fleuri avec une semaine d’avance (Anami), à ne plus rien comprendre … (illustration : le petit jardin de mon fils à Tokyo le 21 mars 2018, la photo n’est pas truquée).

Le « Jour de la Terre », l’ « Heure de la Terre » : des gros paquets de dollars … pour le WWF

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En 1969 le Sénateur démocrate du Wisconsin Gaylord Nelson rencontra le représentant (en France on dirait député) Pete McCloskey pour être son co-listier lors des prochaines élections. C’était l’époque des mouvements de protestations contre la guerre du Vietnam et en même temps la prise de conscience qu’il fallait protéger l’environnement. Nelson avait été témoin d’une pollution massive par des hydrocarbures en 1969 le long des côtes près de Santa Barbara en Californie et avec McCloskey ils organisèrent une pétition monstrueuse pour créer le « Jour de la Terre » d’abord en Californie pour sensibiliser le peuple à l’urgence de la protection de l’environnement. Le premier « Jour de la Terre » (le Jour de Mère Nature si on traduit fidèlement l’idée initiale de Nelson) fut célébré le 22 avril 1970 non pas seulement dans l’Etat de Californie mais presque dans le monde entier sous l’impulsion des Nations-Unies. C’était le tout début de la grande arnaque mondiale qui s’en suivit …

Le WWF (World Wildlife Fund) alla encore plus loin en 2007 en créant « l’Heure de la Terre » trois semaines plus tôt que le jour de la Terre, un autre concept pour mobiliser l’opinion publique, concept qui apparut pour la première fois à Sydney. Il s’agissait pour chaque individu de diminuer le plus possible pendant une heure sa consommation d’électricité, la belle affaire. Une affaire d’autant plus belle qu’elle a été créée tout d’abord en Australie entre l’antenne locale du WWF et Fairfax Media Ltd, un conglomérat de médias, presse écrite et stations de radio FM. Un étrange rapprochement entre un organisme mondialement connu pour ses actions de protection de la nature vivant de donations (c’était du moins ce que le public pensait) et un groupe de presse puissant propriétaire d’une multitude de quotidiens et d’hebdomadaires tant en Australie qu’en Nouvelle-Zélande. L’ « Heure de la Terre » est maintenant devenue le plus important évènement mondial de protection de l’environnement, selon ses créateurs.

Mais que cache cet évènement ? Le WWF a des bureaux dans 30 pays et emploie 5000 personnes. En 2010 (dernière statistique économique connue) le budget du WWF était de 750 millions de dollars. Quand le WWF recrute du personnel il agit comme n’importe quelle grande corporation en insérant une annonce dans le très respectable quotidien londonien The Economist. En créant l’Heure de la Terre le WWF n’a fait que du business au sens strict du terme. Le WWF est en effet rien d’autre chose qu’une grande corporation financée par tous les gogos qui se laissent rançonner dans la rue par de gentils démarcheurs payés en dessous du salaire minimum légal alors que Carter Roberts, le CEO (Président directeur général) de la branche américaine de cet organisme, avait perçu pour l’année 2009 (dernière statistique économique connue) la somme rondelette de 455147 dollars, son salaire de base étant de 425000 dollars. Autant dire que l' »Heure de la Terre » ne le concerne pas … Pour être classé aux USA parmi les « Top 1 % » selon Forbes il faut gagner par an au moins 380354 dollars. Ce monsieur qui se targue d’être un farouche défenseur de l’environnement n’a pas de problèmes de fin de mois et il se moque totalement de l’évolution des cours du pétrole ou de la facture de chauffage de sa luxueuse résidence. Ces préoccupations bassement matérielles ne concernent par les « 1 % ». Pour la branche canadienne du WWF, l’opacité des comptes de cette entreprise ne permet que de spéculer sur les salaires de ses employés. Ce qui ressort d’un document de l’administration fiscale fédérale canadienne est que en 2011 (dernière statistique connue) les salaires additionnés des 7 employés du WWF-Canada les mieux payés atteignaient la somme de 1144000 dollars (CD). Le CEO de la branche canadienne du WWF doit par extrapolation sur ces 7 salaires percevoir annuellement (en 2011 toujours) entre 250000 et 300000 dollars et il fait donc bien partie des « 1 % » canadiens. Pour rappel le Premier ministre canadien a un salaire annuel de 157731 dollars. L’ « Heure de la Terre », sponsorisée aussi par Coca-Cola Co, Ikea et bien d’autres corporations y compris des grandes banques, c’est du gros business comme d’ailleurs l’ensemble de ces activités de protection de l’environnement qui semblent être l’oeuvre de bénévoles aux yeux du grand public, ce qui permet de classer le WWF comme financé par le bénévolat et donc d’échapper à l’impôt sur les sociétés dans quelque pays que de soit et en particulier en Suisse puisque le siège social de cette entreprise multinationale se trouve dans ce pays, curieux n’est-il pas ? Comme quoi l’écologie et l’environnement ça peut rapporter très gros !

Source : blog de Donna Laframboise (prochain article WWF et IPCC, un curieux mélange)

Les êtres vivants les plus dangereux ne sont pas ceux que l’on croit !

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C’est une illustration parue sur le blog de Bill Gates (oui, ce vieux Bill tient un blog ! : gatesnotes.com ) qui a été reprise et précisée par une journaliste de Business Insider classant les êtres vivants sur la planète selon le nombre de morts qu’ils occasionnent chaque année en moyenne.

Les requins si redoutés sur la Gold Coast en Australie ne tuent que 6 personnes par an dans le monde. Viennent ensuite les loups, l’ennemi numéro un de l’homme durant des millénaires, qui battent les requins au poteau en ne tuant « que » 10 personnes par an en moyenne dans le monde. Puis les lions, surtout les lionnes en réalité, sont un danger pour tout amateur de photos exotiques mais les statistiques sont difficiles à établir. Seulement en Tanzanie les lions ont dévoré 563 personnes entre 1990 et 2005, soit 22 personnes par an. Les éléphants c’est pire ! Cinq cent personnes meurent chaque année chargées et piétinées par des éléphants mais il y a beaucoup plus d’éléphants qui meurent fusillés par des braconniers qui convoitent leur ivoire. À égalité on remarque les hippopotames qui ont pourtant l’air d’animaux plutôt placides et mangeurs de plantes aquatiques mais les femelles avec leur petit sont particulièrement agressives et malheur à celui qui se risque avec un frêle esquif sur une rivière peuplée de ces « chevaux des fleuves » munis de grosses dents (illustration source Reuters).

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On en arrive aux vers parasites, l’un des sujets de choix du vieux Bill, comme le ver plat dont le tribut payé par l’homme est estimé à 700 personnes par an dans le monde, moins que le crocodile qui compte à son palmarès macabre 1000 personnes chaque année pour la grande majorité en Afrique mais également le long des côtes du nord du Queensland en Australie. Un autre ver pourtant très commun, l’ascaris, est considéré comme tuant environ 4500 personnes par an, plus de deux fois moins que la mouche tsé-tsé qui provoque la maladie du sommeil et arrive à bout de plus de 10000 individus chaque année bien que ce nombre soit en déclin constant.

La mouche assassine transmet la maladie de Chagas due à un ver parasite, le Trypanosome cruzi, qui provoque des dommages cardiaques, 12000 personnes en meurent chaque année. La bilharziose provoquée par un autre ver parasite tue quant à elle, selon des statistiques récentes entre 20000 et 250000 personnes par an. Il n’existe pas de données plus précises.

Maintenant savez-vous combien de personnes meurent attaquées par des chiens ? L’OMS attribue 35000 morts par an à la suite de morsures par des chiens … enragés ! Statistique assez effrayante car la vaccination des chiens contre la rage n’est pas obligatoire dans de nombreux pays et le sérum contre la rage n’est plus disponible car aucun laboratoire pharmaceutique ne s’intéresse à cette production qui n’est pas rentable et c’est regrettable. On arrive à l’animal qui détient la médaille de bronze des décès, le serpent toutes espèces confondues qui tue 100000 personnes par an. Depuis qu’il est devenu pratiquement impossible de se procurer des sérums anti-venin (comme pour la rage) l’homme, en particulier en Inde, paie un lourd tribut à ces reptiles par ailleurs sacrés dans ce pays.

On en arrive à la « médaille d’argent » : l’homme. L’homme, l’Homo sapiens sapiens c’est-à-dire supposé être porteur du savoir, tue un demi-million de personnes chaque année dans des conflits armés nombreux et variés, nombre de décès auquel il serait logique d’ajouter les accidents de la circulation en ville comme sur route mais l’OMS ne tient pas de statistiques relatives à ce grave phénomène des temps modernes probablement encore plus mortel que les conflits armés eux-mêmes. Même les voitures autonomes tuent des piétons …

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Enfin la palme d’or revient toujours et encore au moustique (illustration Thomson Reuters) avec un peu plus d’un million de morts par an dont la moitié en raison de la malaria, maladie parasitaire, et bien d’autres maladies virales depuis la fièvre de Zika jusqu’à la dengue, au total plus de 15 maladies.

Source : Business Insider

Il y a 50 ans le bain de sang de My Lai, une date à inscrire dans les livres d’histoire

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Aujourd’hui dans la bourgade de My Lai se trouve une stèle rappelant à la mémoire des passants l’indicible massacre gratuit par l’armée américaine de 504 personnes, la moitié d’entre elles âgées de moins de 20 ans et 210 d’entre elles de moins de 12 ans et les quelques adultes étant des femmes et des vieillards. Ce massacre effroyable fut perpétré le 18 mars 1968. Les victimes n’avaient pas d’armes et ne purent fuir sous le feu des hélicoptères des GIs. La presse américaine fut abreuvée par la suite de procès de parodie des auteurs de ce massacre. Aucun des auteurs ne fut condamné. Kissinger parla d’un dommage « collatéral » regrettable et Nixon se disculpa auprès de l’opinion, lui qui était de par la constitution américaine le chef des armées. Selon les dires des militaires qui furent les auteurs de ce massacre gratuit d’innocents ces derniers allaient devenir de futurs communistes, il fallait donc les éliminer.

Le massacre de My Lai n’était que le sommet de l’iceberg d’horreurs perpétrées par les Américains au Vietnam. Habitués du fait ces mêmes « pacificateurs et promoteurs de la démocratie » dans le monde ont réitéré leur goût du sang et de la torture inimaginables pour un individu sain d’esprit lors du scandale de la prison d’Abu Ghraib dans la banlieue de Bagdad en Irak. Mais les Américains n’ont jamais reconnu la notion internationale de crime de guerre qui puisse être appliquée à eux qui n’ont jamais reconnu la validité du Tribunal Pénal International, alors qu’ils ne se sont pas privé lors des procès de Nuremberg et de Tokyo de faire condamner des criminels de guerre à la pendaison ou au peloton d’exécution.

Source détaillée pour les curieux anglophones et illustration : https://www.counterpunch.org/2018/03/16/the-tip-of-the-iceberg-my-lai-fifty-years-on/

Note : j’ai en vain tenté de trouver dans les quelques quotidiens en ligne dont je parcours les gros titres et disponibles sur internet gratuitement la moindre allusion à ce massacre de My Lai. Le cinquantième anniversaire d’un évènement historique ça n’intéresse personne dans la mesure où ça dérange l’opinion formatée par les Américains dans le monde entier avec l’aide bienveillante par exemple de Facebook (cf le scandale Facebook-Cambridge Analytica qui va avoir des retombées inattendues).

L’éradication du cancer du col de l’utérus est possible : la preuve

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La Société Internationale du Virus du Papillome vient d’annoncer que dans un avenir proche l’Australie sera la première nation du monde à réussir à éliminer totalement les cancers du col de l’utérus. Dès 2007 les autorités sanitaires australiennes ont proposé la vaccination gratuite contre les deux souches oncogènes du virus aux jeunes filles dès l’âge de 12 ans et depuis 2013 les garçons en bénéficient. Entre 2005 et 2015 le nombre de femmes âgées de 18 à 24 ans porteuses du virus est passé de 22,7 % à 1,1 %. Il s’agit d’une illustration on ne peut plus claire de l’effet de « protection de groupe » par la vaccination systématique.

L’utilisation du nouveau test de screening de la présence du virus et non pas de la présence de cellules tumorales depuis la fin de l’année 2017 va permettre de suivre la progression du nombre de cas de cancers du col de l’utérus. Les autorités australiennes considèrent que dans dix ans il n’y aura plus aucun nouveau cas de ce cancer provoqué dans plus de 99,5 % des cas par la présence du virus.

Dans la plupart des pays de l’Union Européenne, cette vaccination n’est pas obligatoire et elle est à la charge des parents, du moins ceux qui prennent leurs responsabilités de parents afin de protéger leurs enfants. Et en France, le pays natal de Pasteur, l’obscurantisme des mouvements anti-vaccins permettra à ce type de cancer de perdurer pendant encore plusieurs générations indépendamment du coût qu’il représente pour la société …

Source et illustration : futurism.com

Revoir aussi sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/05/26/vaccination-contre-le-virus-du-papillome-oui-et-obligatoire/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2018/02/10/vers-une-maitrise-totale-du-cancer-du-col-de-luterus/

L’avenir des voitures électriques (partie 3 : le nickel)

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Le nickel est un composant important des batteries Li-ion puisque la cathode de la batterie contient plus de 70 % de nickel. Il existe dans le monde plusieurs gisements importants de nickel mais le plus grands en terme de réserves est celui de Norilsk. Le minerai, une chalcopyrite, est riche en cuivre, nickel, cobalt, palladium et platine et provient de l’éruption volcanique cataclysmique qui eut lieu il y a 250 millions d’années au nord de la Sibérie centrale. La société Norilsk, en réalité Nornickel car Norilsk est le nom de la ville de près de 150000 habitants située au delà du cercle polaire à l’est de la péninsule de Taymir, est le leader mondial de la production de nickel. Il s’agit du gisement le plus important de nickel et la société Norilsk va donc influer sur le prix mondial du nickel mais aussi du cobalt dans les prochaines années avec le développement tant des batteries pour voitures électriques que pour les installations de stockage des énergies intermittentes d’origines éolienne et solaire. Les enjeux sont tellement immenses que deux milliardaires russes, devenus milliardaires en reprenant les « combinats indutriels » de l’ère soviétique et en les développant judicieusement (sans entrer dans les détails) contrôlent de facto ce marché. L’actionnaire majoritaire de Nornickel est un dénommé Oleg Deripaska mais le principal actionnaire de United Co. Rusal, le géant de l’aluminium russe, Vladimir Potanin désire se faire une place dans ce marché particulièrement prometteur. Le Président Vladimir Poutine, conscient de l’enjeu économique immense des activités de Norilsk, a placé une troisième oligarque dans la bataille de prise de contrôle de Nornickel en facilitant l’achat d’un peu plus de 6 % des actions de Norilsk par la holding de Roman Abramovich. La manoeuvre parait claire et en réalité c’est le Kremlin qui a pris le contrôle de la bataille engagée entre Deripaska et Potanin car ni l’un ni l’autre ne pourront dominer Norilsk :

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Il n’est pas nécessaire de remarquer que la Russie joue déjà un rôle central dans le marché des matières premières et ce rôle ne pourra que s’amplifier dans le cadre de la révolution énergétique qui se met en place dans les pays de l’OCDE. Inutile d’épiloguer pour comprendre le véritable agenda géostratégique et impérialiste des USA qui aimeraient bien mettre la main sur ces ressources russes.

Source et illustration : Bloomberg

L’étrange cas de l’empoisonnement de l’espion russe

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En appliquant le principe « cui bono » – qui en bénéficie ? – au cas de Sergei Skripal les investigations devraient plutôt s’occuper des agences de renseignement occidentales, selon James O’Neill

Traduction pur mes lecteurs d’un article de James O’Neill paru sur le site ConsortiumNews le 13 mars 2018 et repris par plusieurs autres blogs dont celui de Paul Craig Roberts.

L’attaque avec un agent neurotoxique de l’ancien officier des renseignements russes Sergei Skripal qui a aussi affecté sa fille dans la ville de Salisbury dimanche dernier a donné lieu a beaucoup trop de spéculations, beaucoup trop d’hystérie et pas assez du tout d’analyse et d’enquête. Cet évènement a fourni des munitions pour les médias occidentales russophobes pour accuser que c’était encore un autre exemple comme quoi la Russie et Vladimir Poutine en particulier pouvaient disposer d’un supposé ennemi du Kremlin.

Comme avec l’investigation de Mueller au sujet des allégations d’interférence russe dans les élections présidentielles américaines de 2016 il y a des accusations plus ou moins sauvages mais peu ou pas du tout d’évidence réelle qui passerait auprès d’une cour de justice indépendante..

Tout d’abord, quels sont les faits connus, une partie de ces derniers seulement a été correctement mentionnée par les médias occidentaux main-stream ? La victime, en admettant qu’elle était délibérément visée, était un ancien colonel de l’agence de renseignement russe qui comme ses équivalents occidentaux a de nombreuses missions, l’espionnage étant seulement l’une d’entre elles.

Au début des années 1990 Skripal fut recruté par l’agent du MI6 Pablo Miller, les médias n’ont jamais mentionné cet individu. Miller était un agent du MI6 à Tallin la capitale de l’Estonie. La principale fonction de Miller était de contacter des Russes pour collecter des informations afin de les transmettre au Royaume-Uni. Il est intéressant de noter, mais ce n’est peut-être qu’une pure coïncidence, qu’à cette époque l’agent du MI6 en charge de couvrir la Russie à Moscou était Christopher Steele. Steele est devenu il y a peu très connu pour avoir été le principal acteur et auteur de l’infamant « dossier Trump ».

Quand Steele retourna à Londres il fut en charge au MI6 entre 2006 et 2009 du dossier « Russie ». Les informations de Skripal étaient transmises à Steele, d’abord à Moscou puis à Londres.

Skripal fut arrêté en 2004. En 2006 il fut condamné pour trahison à Moscou à 18 ans d’emprisonnement. En 2010 il fut relâché dans le cadre d’un échange d’agents russes emprisonnés aux USA. Depuis lors il vivait supposément à la retraite. Un autre fait, quoique aussi pure coïncidence est que Salisbury, la ville où vivait Skripal, est situé à environ 12 kilomètres de Porton Down, le principal centre de recherche anglais sur les agents neurotoxiques.

Si les Russes avaient voulu de débarrasser de Skripal il avaient eu amplement le temps de la faire quand il était en prison pendant 6 ans en Russie ou encore durant ces dernières huit années qu’il a passé à Salisbury. S’ils avaient vraiment voulu l’éliminer il ne l’auraient pas fait de manière aussi publique, ce n’est pas très crédible, et d’autant plus qu’il a été empoisonné par un produit qu’on ne trouve pas dans une quelconque pharmacie. La manipulation et l’utilisation d’un produit aussi dangereux demande un véritable entrainement de professionnel. Les candidats sont donc des agences gouvernementales, et la question sans réponse est : quelle agence de quel gouvernement ?

Et c’est là que les faits deviennent très minces, et les relations intéressantes de Skripal offrent quelques hypothèses. Quand il vivait à Salisbury Skripal, selon un reportage du Daily Telegraph (lien en fin de traduction), de lia d’amitié avec Pablo Miller déjà mentionné ci-dessus mais dont les médias n’ont pas mentionné l’identité. Aujourd’hui Miller travaille pour un consultant en sécurité anglais, l’Orbis Business Intelligence. Toujours selon le même quotidien le profil LinkedIn de Miller a été précipitamment modifié et il ne figure plus dans le staff d’Orbis.

La question est donc : pourquoi avoir fait ça maintenant ?

Orbis est la même agence qui a recruté Christopher Steele. Il semble que c’est plus qu’une coïncidence que ces trois hommes ayant des liens personnels et professionnels remontant aux années 1990 aient continué à oeuvrer ensemble alors qu’au même moment le dossier dit du « Russiagate » est en cours d’implosion. L’ancien directeur du FBI James Comey avait déclaré devant une commission sénatoriale que le dossier Steele était « salace et invérifiable ».

L’ancien Ambassadeur britannique à Moscou Craig Murray a d’ailleurs suggéré sur son blog (voir le lien en fin de traduction) qu’un motif de la tentative d’assassinat de Skripal et de sa fille était de continuer à alimenter l’hystérie anti-russe auprès des médias et du monde politique occidental.

C’est certainement plausible et c’est assurément la conséquence comme le répète sans cesse la chaine de télévision ABC aussi clairement mais aussi bien d’autres médias. Mais une autre hypothèse apparaît à la lumière des fait exposés ci-dessus et elle n’a jamais été mentionnée par ces médias.

Mon hypothèse, que j’admets être spéculative, mais elle ne me paraît pas déraisonnable, est que Skripal était impliqué dans la production du dossier Steele. Il était donc en position de fournir des informations très gênantes. Comme mentionné ci-dessus ce dossier s’est dégonflé de manière spectaculaire mais des révélations de Skripal auraient été infiniment dommageables pour la communauté du renseignement américain, le FBI, le DNC (Democratic National Committee), l’Administration Obama et les Clinton.

Dans toutes les grandes enquêtes criminelles l’une des questions basiques est : qui avait les moyens, le motif et l’opportunité ? Vu sous cet angle, les Russes arrivent loin derrière les autres principaux suspects : les agences de renseignement Américaines et britanniques et les éléments du « Deep State » qui pensaient pouvoir éliminer Trump de la course à la présidence puis le fragiliser s’il était élu. Le principal motif des Russes aurait été de se venger d’une trahison qui eut lieu il y a plus dix ans.

La deuxième question qui se pose lors de toute enquête criminelle est « cui bono » – à qui profite le crime ? Il est difficile de trouver un argument crédible pouvant expliquer que le Kremlin puisse bénéficier de l’empoisonnement de Skripal. Un autre fait en faveur de mon hypothèse d’un « faux drapeau » (false flag) vient de la déclaration de la Première Ministre britannique Theresa May qu’elle a fait devant le Parlement. Sa déclaration était franchement absurde et n’aurait pu être faite qu’avec l’intention de diaboliser encore plus la Russie et de la punir à nouveau plutôt que chercher à établir la vérité et d’appliquer les principes de base d’analyse factuelle de l’évènement.

L’argument de Madame May est déconstruit sur le site web « Moon of Alabama » (voir les liens en fin de traduction) qui présente des évidences que la Russie a détruit tous les stocks d’armes chimiques laissées par l’Union Soviétique et ne produit aucune arme chimique aujourd’hui. De plus de nombreux gouvernements ont les moyens de perpétrer une attaque comme celle de Salisbury. Et le « Moon of Alabama » de poser la question : « si quelqu’un se fait écraser par une BMW est-il hautement probable que le gouvernement allemand en soit le responsable ? »

Le fait que les Anglais soient choqués renforce l’hypothèse que Skripal était devenu dangereux pour les adversaires de Trump et qu’il fallait donc l’éliminer. Il y a de nombreux précédents pour ce genre d’affaires et ceux qui se souviennent du « suicide » du Docteur David Kelly trouveront des parallèles. Les chances que la vérité émerge s’évanouissent et en même temps qu’un conflit majeur avec la Russie apparaît de plus en plus d’actualité.

Liens :

https://www.telegraph.co.uk/news/2018/03/07/poisoned-russian-spy-sergei-skripal-close-consultant-linked/

https://www.craymurray.org.uk/archives/2018/03/russian-to-judgement/

http://www.moonofalabama.org/2018/03/theresa-mays-45-minutes-claim.html#more

https://www.nytimes.com/2017/09/27/world/europa/russia-putin-chemical-weapons.html

Source et illustration :

https://consortiumnews.com/2018/03/13/the-strange-case-of-the-russian-spy-poisoning/

Commentaire. Cet évènement me semble d’une importance extrême pour l’avenir de la planète toute entière tant le degré de schizophrénie a atteint les limites du supportable des deux côtés de l’Atlantique. C’est la raison pour laquelle j’ai réalisé cette traduction aussi fidèle que possible pour mes lecteurs afin qu’ils se forgent une opinion.Que l’on m’accuse d’antiaméricanisme (primaire ou pas) est une chose, s’informer en est une autre infiniment plus importante et ce ne sont malheureusement pas les médias occidentaux qui informent objectivement. Il faut chercher d’autres sources parfois contradictoires pour discerner le vrai du faux, un faux qui est devenu presque une coutume en ces temps d’incertitude géopolitique …

Pas de billet vendredi 16 mars 2018

Petits meurtres entre amis … à qui profite le crime ?

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L’Affaire Skripal père et fille serait-elle un coup monté de toute pièce par le MI6 et la CIA ? N’importe qui, ayant un certain sens critique et n’étant pas intoxiqué par la presse main-stream, peut se poser la question. Tenter d’assassiner un agent double, traître aux intérêts de son pays natal – la Russie – exilé en Grande-Bretagne et ne pouvant plus exercer de ce fait son exécrable métier d’espion n’est finalement qu’un prétexte pour attiser les tensions entre les USA, accompagnés de leur allié indéfectible la Grande-Bretagne, à l’encontre de la Russie.

La substance chimique utilisée est très probablement un organo-phosphoré neurotoxique que toutes les armées des pays développés connaissent et possèdent et pas seulement la Russie. Cette tentative de meurtre (puisque les deux victimes ne sont pas encoré décédées) a été vraiment trop vite attribuée à une ingérence de la Russie dans les affaires intérieures de la Grande-Bretagne. Et cette histoire digne d’un film d’espionnage comme il y en eut tant durant la guerre froide, comme en particulier la plupart des « James Bond » qui n’étaient que des films d’ouverte propagande anti-soviétique, frise le ridicule !

Pratiquement au même moment « The Donald » vire d’un tweet Rex Tillerson accusé de trop de sympathie avec la Russie et les Américains contents de vendre leur gaz naturel liquéfié aux Anglais veulent faire capoter le projet de gazoduc NordStream (illustration). Cette tentative d’assassinat arrive à point nommé pour que les USA qui viennent d’accorder à l’Ukraine le statut de membre à part entière de l’OTAN et continuent à faire la loi en Europe. À quelques jours seulement des élections présidentielles en Russie c’était remarquablement bien organisé. Du vrai James Bond !

Source partielle et illustration : strategic-culture.org

Pour la petite histoire, lorsque je sévissais comme chercheur en biologie j’étais responsable des produits dangereux dans le laboratoire. Dans le petit placard verrouillé où étaient entreposés ces produits il y avait un flacon de di-isopropyl-phosphofluoridate. Il s’agit d’un puissant inhibiteur de l’acétyl-choline estérase apparenté au Tabun, un produit neurotoxique bien connu des biologistes … et des militaires. Toute utilisation de ce produit requérait un protocole strict dont en particulier la disponibilité de l’antidote. L’individu qui a manipulé le produit pour tenter d’assassiner l’agent double à Salisbury devait nécessairement être en possession de l’antidote. C’est une condition vitale pour n’importe quel agent des services d’espionnage qu’il soit américain, anglais ou russe.

Etude en direct de la bilharziose

Etude en direct de la bilharziose

Dix-sept volontaires ont consenti à se faire infester par 20 vers parasites pour faire progresser la science et sachant que ces vers peuvent aller se loger un peu n’importe où, surtout au niveau du système vasculaire intestinal, qu’ils vivent jusqu’à six ans dans l’organisme humain, l’hôte final, il fallait que ces volontaires aient beaucoup de courage.

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Il s’agit du ver parasite appellé Schistosome (ici Schistosoma mansoni) qui est le responsable de la bilharziose, une maladie tropicale « oubliée » qui affecte pourtant plusieurs centaines de millions d’individus dans les contrées tropicales de la planète en particulier en Afrique et au Brésil et est responsable de plus de 100000 morts par an. Personne, entendez aucun laboratoire pharmaceutique, ne s’en soucie car il existe un seul produit pour se débarrasser de ce parasite, le praziquantel, un anthelmintique utilisé pour tuer un grand nombre de vers parasites. Le traitement est coûteux, jusqu’à 20 dollars, une petite fortune pour de nombreux ressortissants de pays africains, il n’est pas totalement efficace et du coup les personnes infestées préfèrent mourir plutôt que se ruiner pour un maigre espoir de guérison.

Comme il n’existe pas de vaccin, cela va de soi, pour se protéger contre ce ver microscopique le but de cette inoculation à des volontaires est de trouver la stratégie d’approche pour la mise au point d’un vaccin. Les travaux vont être effectués au sein du centre médical de l’Université de Leiden (LUMC) aux Pays-Bas. Ce ver parasite est un vieil ami du Docteur Meta Roestenberg dont la carrière passée a été entièrement consacrée à son étude détaillée. Et bien que son approche ait essuyé de vives critiques de la part d’autres biologistes, elle a pris la précaution d’inoculer que des mâles aux volontaires. Parallèlement son équipe développe un vaccin et il fallait faire appel à des volontaires pour tester ce dernier. En effet, le modèle animal est le hamster et de plus en plus de biologistes considèrent que la transposition des études relatives à la mise au point de vaccins chez les rongeurs se conclue trop souvent par un échec quand il s’agit de passer en phases 2 et 3 de validation des essais cliniques chez l’homme.

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L’hôte intermédiaire du parasite est un escargot d’eau douce de la famille des Biomphalaria au sein duquel les oeufs vont éclore et produire une larve munie d’un flagelle qui va alors pénétrer dans la circulation sanguine à travers la peau de l’homme, l’hôte final. Durant sa vie sexuée dans les vaisseaux sanguins de l’homme, ces vers parasites ont la particularité de s’accoupler et de le rester durant toute leur vie ce qui a fait dire à certains biologistes qu’il s’agissait d’un cas d’hermaphrodisme ce qui n’est à l’évidence pas le cas depuis que l’ADN a été totalement séquencé.

Quand les travaux du Docteur Roestenberg seront terminés les volontaires recevront un traitement avec du praziquantel. Pour vérifier que tous les vers ont été tués puis phagocytés par les macrophages sanguins une protéine issue de la digestion des hématies par les vers qui élimine l’excès de fer provenant de l’hémoglobine sera suivie quotidiennement. Reste à attendre les résultats de cette étude qui va durer environ trois mois. Un grand coup de chapeau aux volontaires !

Source et illustrations : Science magazine