L’étrange cas de l’empoisonnement de l’espion russe

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En appliquant le principe « cui bono » – qui en bénéficie ? – au cas de Sergei Skripal les investigations devraient plutôt s’occuper des agences de renseignement occidentales, selon James O’Neill

Traduction pur mes lecteurs d’un article de James O’Neill paru sur le site ConsortiumNews le 13 mars 2018 et repris par plusieurs autres blogs dont celui de Paul Craig Roberts.

L’attaque avec un agent neurotoxique de l’ancien officier des renseignements russes Sergei Skripal qui a aussi affecté sa fille dans la ville de Salisbury dimanche dernier a donné lieu a beaucoup trop de spéculations, beaucoup trop d’hystérie et pas assez du tout d’analyse et d’enquête. Cet évènement a fourni des munitions pour les médias occidentales russophobes pour accuser que c’était encore un autre exemple comme quoi la Russie et Vladimir Poutine en particulier pouvaient disposer d’un supposé ennemi du Kremlin.

Comme avec l’investigation de Mueller au sujet des allégations d’interférence russe dans les élections présidentielles américaines de 2016 il y a des accusations plus ou moins sauvages mais peu ou pas du tout d’évidence réelle qui passerait auprès d’une cour de justice indépendante..

Tout d’abord, quels sont les faits connus, une partie de ces derniers seulement a été correctement mentionnée par les médias occidentaux main-stream ? La victime, en admettant qu’elle était délibérément visée, était un ancien colonel de l’agence de renseignement russe qui comme ses équivalents occidentaux a de nombreuses missions, l’espionnage étant seulement l’une d’entre elles.

Au début des années 1990 Skripal fut recruté par l’agent du MI6 Pablo Miller, les médias n’ont jamais mentionné cet individu. Miller était un agent du MI6 à Tallin la capitale de l’Estonie. La principale fonction de Miller était de contacter des Russes pour collecter des informations afin de les transmettre au Royaume-Uni. Il est intéressant de noter, mais ce n’est peut-être qu’une pure coïncidence, qu’à cette époque l’agent du MI6 en charge de couvrir la Russie à Moscou était Christopher Steele. Steele est devenu il y a peu très connu pour avoir été le principal acteur et auteur de l’infamant « dossier Trump ».

Quand Steele retourna à Londres il fut en charge au MI6 entre 2006 et 2009 du dossier « Russie ». Les informations de Skripal étaient transmises à Steele, d’abord à Moscou puis à Londres.

Skripal fut arrêté en 2004. En 2006 il fut condamné pour trahison à Moscou à 18 ans d’emprisonnement. En 2010 il fut relâché dans le cadre d’un échange d’agents russes emprisonnés aux USA. Depuis lors il vivait supposément à la retraite. Un autre fait, quoique aussi pure coïncidence est que Salisbury, la ville où vivait Skripal, est situé à environ 12 kilomètres de Porton Down, le principal centre de recherche anglais sur les agents neurotoxiques.

Si les Russes avaient voulu de débarrasser de Skripal il avaient eu amplement le temps de la faire quand il était en prison pendant 6 ans en Russie ou encore durant ces dernières huit années qu’il a passé à Salisbury. S’ils avaient vraiment voulu l’éliminer il ne l’auraient pas fait de manière aussi publique, ce n’est pas très crédible, et d’autant plus qu’il a été empoisonné par un produit qu’on ne trouve pas dans une quelconque pharmacie. La manipulation et l’utilisation d’un produit aussi dangereux demande un véritable entrainement de professionnel. Les candidats sont donc des agences gouvernementales, et la question sans réponse est : quelle agence de quel gouvernement ?

Et c’est là que les faits deviennent très minces, et les relations intéressantes de Skripal offrent quelques hypothèses. Quand il vivait à Salisbury Skripal, selon un reportage du Daily Telegraph (lien en fin de traduction), de lia d’amitié avec Pablo Miller déjà mentionné ci-dessus mais dont les médias n’ont pas mentionné l’identité. Aujourd’hui Miller travaille pour un consultant en sécurité anglais, l’Orbis Business Intelligence. Toujours selon le même quotidien le profil LinkedIn de Miller a été précipitamment modifié et il ne figure plus dans le staff d’Orbis.

La question est donc : pourquoi avoir fait ça maintenant ?

Orbis est la même agence qui a recruté Christopher Steele. Il semble que c’est plus qu’une coïncidence que ces trois hommes ayant des liens personnels et professionnels remontant aux années 1990 aient continué à oeuvrer ensemble alors qu’au même moment le dossier dit du « Russiagate » est en cours d’implosion. L’ancien directeur du FBI James Comey avait déclaré devant une commission sénatoriale que le dossier Steele était « salace et invérifiable ».

L’ancien Ambassadeur britannique à Moscou Craig Murray a d’ailleurs suggéré sur son blog (voir le lien en fin de traduction) qu’un motif de la tentative d’assassinat de Skripal et de sa fille était de continuer à alimenter l’hystérie anti-russe auprès des médias et du monde politique occidental.

C’est certainement plausible et c’est assurément la conséquence comme le répète sans cesse la chaine de télévision ABC aussi clairement mais aussi bien d’autres médias. Mais une autre hypothèse apparaît à la lumière des fait exposés ci-dessus et elle n’a jamais été mentionnée par ces médias.

Mon hypothèse, que j’admets être spéculative, mais elle ne me paraît pas déraisonnable, est que Skripal était impliqué dans la production du dossier Steele. Il était donc en position de fournir des informations très gênantes. Comme mentionné ci-dessus ce dossier s’est dégonflé de manière spectaculaire mais des révélations de Skripal auraient été infiniment dommageables pour la communauté du renseignement américain, le FBI, le DNC (Democratic National Committee), l’Administration Obama et les Clinton.

Dans toutes les grandes enquêtes criminelles l’une des questions basiques est : qui avait les moyens, le motif et l’opportunité ? Vu sous cet angle, les Russes arrivent loin derrière les autres principaux suspects : les agences de renseignement Américaines et britanniques et les éléments du « Deep State » qui pensaient pouvoir éliminer Trump de la course à la présidence puis le fragiliser s’il était élu. Le principal motif des Russes aurait été de se venger d’une trahison qui eut lieu il y a plus dix ans.

La deuxième question qui se pose lors de toute enquête criminelle est « cui bono » – à qui profite le crime ? Il est difficile de trouver un argument crédible pouvant expliquer que le Kremlin puisse bénéficier de l’empoisonnement de Skripal. Un autre fait en faveur de mon hypothèse d’un « faux drapeau » (false flag) vient de la déclaration de la Première Ministre britannique Theresa May qu’elle a fait devant le Parlement. Sa déclaration était franchement absurde et n’aurait pu être faite qu’avec l’intention de diaboliser encore plus la Russie et de la punir à nouveau plutôt que chercher à établir la vérité et d’appliquer les principes de base d’analyse factuelle de l’évènement.

L’argument de Madame May est déconstruit sur le site web « Moon of Alabama » (voir les liens en fin de traduction) qui présente des évidences que la Russie a détruit tous les stocks d’armes chimiques laissées par l’Union Soviétique et ne produit aucune arme chimique aujourd’hui. De plus de nombreux gouvernements ont les moyens de perpétrer une attaque comme celle de Salisbury. Et le « Moon of Alabama » de poser la question : « si quelqu’un se fait écraser par une BMW est-il hautement probable que le gouvernement allemand en soit le responsable ? »

Le fait que les Anglais soient choqués renforce l’hypothèse que Skripal était devenu dangereux pour les adversaires de Trump et qu’il fallait donc l’éliminer. Il y a de nombreux précédents pour ce genre d’affaires et ceux qui se souviennent du « suicide » du Docteur David Kelly trouveront des parallèles. Les chances que la vérité émerge s’évanouissent et en même temps qu’un conflit majeur avec la Russie apparaît de plus en plus d’actualité.

Liens :

https://www.telegraph.co.uk/news/2018/03/07/poisoned-russian-spy-sergei-skripal-close-consultant-linked/

https://www.craymurray.org.uk/archives/2018/03/russian-to-judgement/

http://www.moonofalabama.org/2018/03/theresa-mays-45-minutes-claim.html#more

https://www.nytimes.com/2017/09/27/world/europa/russia-putin-chemical-weapons.html

Source et illustration :

https://consortiumnews.com/2018/03/13/the-strange-case-of-the-russian-spy-poisoning/

Commentaire. Cet évènement me semble d’une importance extrême pour l’avenir de la planète toute entière tant le degré de schizophrénie a atteint les limites du supportable des deux côtés de l’Atlantique. C’est la raison pour laquelle j’ai réalisé cette traduction aussi fidèle que possible pour mes lecteurs afin qu’ils se forgent une opinion.Que l’on m’accuse d’antiaméricanisme (primaire ou pas) est une chose, s’informer en est une autre infiniment plus importante et ce ne sont malheureusement pas les médias occidentaux qui informent objectivement. Il faut chercher d’autres sources parfois contradictoires pour discerner le vrai du faux, un faux qui est devenu presque une coutume en ces temps d’incertitude géopolitique …

Pas de billet vendredi 16 mars 2018

17 réflexions au sujet de « L’étrange cas de l’empoisonnement de l’espion russe »

  1. Re bonjour

    Désolé je réitère encore plus mon message du sujet précédent : https://jacqueshenry.wordpress.com/2018/03/15/petits-meurtres-entre-amis-a-qui-profite-le-crime/#comment-7710

    Encore plus pourquoi ?
    Je cite :
    – « Mon hypothèse, que j’admets être spéculative » (ça c’est de l’argument)
    – « Moon of Alabama » (ca c’est de la source !)
    – « la Russie a détruit tous les stocks d’armes chimiques laissées par l’Union Soviétique et ne produit aucune arme chimique aujourd’hui. » (ça c’est nous prendre pour des zozos)
    – « Les chances que la vérité émerge s’évanouissent et en même temps qu’un conflit majeur avec la Russie apparaît de plus en plus d’actualité ». (ca c’est joué à nous faire peur)

    Bref du blabla habituel avec un fort soupçon de propagande russe.! On a déjà lu de tels déferlements sur le web lors de la crise ukrainienne pour dédouaner systématiquement les russes de toutes responsabilités..

    • Vous devriez faire comme votre serviteur : ne pas être aveuglé par une seule source d’information et tenter de rechercher et ensuite recouper d’autres sources. Vous savez très bien comme moi-même que les médias main-stream, que ce soit pour la France le Figaro, le Monde, les Echos ou encore Marianne (que je ne lis plus depuis longtemps) et même la Tribune sont pieds et poings liés par la mafia du « marigot » de Washington et la City de Londres. La réaction du Président Macron ces dernières 24 heures est éloquente : il s’est rangé servilement aux côtés de Madame May et du « Deep State » américain car, ne vous faites pas d’illusion, Trump n’a plus aucun pouvoir, il est maintenant manipulé par la CIA qui, elle, manipule le monde entier. Et tout le monde le sait mais personne à part quelques blogueurs courageux ne dénonce cet état de fait. La nomination de Pompeo au département d’Etat est significative : Trump a les menottes aux mains !
      Quelles sont les conclusions de l’enquête sur le vol MH17 ? Rien de convaincant. Ça ne vous rappelle rien ?
      Nous nous acheminons vers un conflit généralisé et il débutera en Iran ou en Ukraine, à moins, à moins et je suis optimiste si l’on peut dire, qu’une très profonde crise économique ne survienne avant que les généraux américains ne prennent de décisions absurdes de destruction de la planète, crise qui poussera tous les peuples à se soulever contre l’oligarchie dirigeante, que ce soit aux USA ou en Europe … et même en Chine, c’est dire.

      • Je n’adhère pas à ces thèses complotistes, je sais que vous êtes friands de la lecture de certains blogs qui me révulsent par leur populisme manipulatoire..
        Concernant cette affaire je vais vous dire mon point de vue :
        – Un ancien espion britannique et sa fille ont été empoisonnés en GB.
        – Le gouvernement anglais a accusé les russes d’avoir commis cet attentat
        – Les russes ont répondu c’est pas moi c’est les occidentaux
        – Expulsions de diplomate de par et d’autres
        – Fin du feuilleton. (à 99.9% )

        Je suis certain que même les services secrets des autres pays ne savent pas qui a tué. Alors nous pauvres hères derrière notre ordinateur comment le saurions nous ? Soyons réalistes.

        Nul besoin d’écrire « petits meurtres entre amis » ou « petits meurtres entre ennemis » on n’en sait rien et on n’en sera probablement jamais rien. Et je vais même rajouter : on s’en fout. C’est de la guerre d’espionnage cela peut être très très compliqué et nous dépasse complètement. Et tous ceux qui nous disent, sans véritable preuve, qu’ils détiennent la vérité sont pour moi des menteurs que je n’écoute pas.

        Comme en science le blabla n’est pas un argument, seule la preuve l’est..
        (votre texte traduit ce n’est QUE du blabla, c’est creux, c’est vide il n’y a rien de cosnistant)

        Je vous invite à appliquer vos principes scientifiques aux discours que vous lisez sur internet et vous verrez que beaucoup de discours perdront de leur véracité.

        Cordialement et je vous aime bien quand même, même avec vos « petits » défauts.

      • @math « …fin du feuilleton »
        Je crois que vous devriez vous rendre un peu mieux compte de la gravité de la situation.

        Le déroulé de votre point de vue n’est absolument pas celui en cours :
        – GB ne parle pas d’un assassinat mais d’une situation de guerre
        Quoique cela n’est pas très joli, l’assassinat dans un pays étranger n’est pas une déclaration de guerre avec ce pays !
        – Quasi automatiquement, cela rend l’implication des autres membres de l’OTAN obligatoire.
        D’une certaine manière, cela « force » Trump à soutenir May, alors qu’il semble plutôt réticent.
        – La GB par cette dramatisation, a rejeté tous les protocoles diplomatiques mis en place pour résoudre ces situations délicates : sur l’utilisation des gaz, sur les enquêtes impliquant des pays étrangers, le droit d’un pays étranger d’avoir des informations sur le décès de ses ressortissants (la fille a gardé sa nationalité russe), la réglementation de l’ONU, etc.

        Prochaine étape ? On parle d’une tentative de rejeter la Russie comme membre permanent du Conseil de sécurité ! Une paille quand on sait l’origine des 5 membres (arme nucléaire)…

        La Grande Bretagne a une position anti-russe viscérale. On pouvait d’abord penser qu’elle était sous l’influence américaine. Mais avec la dernière élection US, on peut se demander si elle n’est pas leader dans le RussiaGate !

  2. cette affaire est absolument ridicule a plusieurs niveaux, tout d abord un agent double qui se fait dezinguer ca n est pas la premiere fois ni la derniere, les etats unis sont coutumier du fait, comme les autres pays, ensuite l hysterie ambiante anti russe de la part des etats unis et europeens, des dirigeants je precise et pas de la grande majorite des populations car poutine a remis le pays en ordre de marche et surtout une armee efficiente et efficace avec de nouveaux materiels qui ont pu etre tester en syrie comme le systeme de missiles S400, ou le nouveau MIG 50 avion de 5ieme generation qui a des annees d avance technologique sur tous les autres, mais aussi les nouveaux missiles a tete nucleaire hypersonique etc etc. la russie est revenu dans la cour des grands, les etas unis sont en perte de vitesse, l affaire syrienne le prouve, l europe meurt, le sursaut des etats moribonds face a l emergence de la russie de la chine et de toute cette partie de la planete qui se developpe en nous laissant sur le bord de la route. malgre l embargo , la russie a battu son record d exportations de produits agricoles en 2017, sans le gaz russe, l europe meurt de froid, sans les moteurs de fusee russe, pas d iss. theresa may pour faire oublier la debandade du brexit car elle n est pas a la hauteur face a une europe en coma dépassé, focalise sur une histoire de chien ecrase qui ne devrait meme pas faire 3 lignes en derniere page d un journal.

  3. Mme May, actuelle locataire du 10, Downing Street, a expliqué que seule la Russie possède la formule du « Novitchok », ce qui prouverait que ladite Russie serait « de façon très probable » l’unique responsable de la tentative d’empoisonnement d’un certain Skripal.

    Problème : une simple recherche sur Internet aboutit au fait que cet organophosphoré compte une centaine de variants et que les formules sont disponibles ici –> https://books.google.fr/books?id=y2FwGRVMW5kC&pg=PA79&lpg=PA79&dq=Novichok-5+formulae&source=bl&ots=XSTO952oxC&sig=qRQnYgh4uRX-gf4TY-Spf4zT2zA&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwijlpvLjfHZAhVCVhQKHeoyABEQ6AEIWDAG#v=onepage&q=Novichok-5%20formulae&f=false

    Alors, Mme May nous prend-elle pour des idiots patentés ou serait-elle manipulée, « à l’insu de son plein gré » ?

  4. PS : la Russie et la Chine sont en train de vendre massivement depuis le mois de janvier des bons du trésor américain…la Russie vient de faire étalage de ses nouvelles armes de haute technologie…aucun rapport bien entendu entre ces faits et la réaction Britannique qui manque singulièrement de retenue (sourire ironique) ? 🙂

  5. Dernière news en date : il a suffit que la Russie décide de virer 23 diplomates britanniques et interdise quelques associations culturelles britanniques en représailles, pour que le Royaume-Uni devienne soudainement plus conciliant et décide finalement de partager ses informations sur l’enquête Skripal…
    Source : https://fr.sputniknews.com/international/201803181035553109-londres-moscou-enquetes-skripal/

    Bref : le petit roquet -après avoir hurlé à la mort et montré ses petits crocs- vient de se prendre un petit coup de patte sur le museau par le gros chien des montagnes et revient rapidement dans le rang.

    • Il faut convenir aussi que Madame May subit une chute de popularité dans son pays et se trouve empêtrée dans le grave dilemme de la frontière de l’Ulster. De plus des dizaines de milliards de dollars en provenance de Russie sont investis à la City, Ça fait beaucoup pour cette femme qui, comme Boris Johnson (Foreign Office), a peu d’expérience politique et s’est conformée aux injonctions du commandement général de l’OTAN. La « superbe » de la Grande-Bretagne n’est plus qu’un lointain souvenir.

      • On est d’accord 🙂 …ce conformisme aveugle avec la doxa nord-américaine et cet amateurisme dans la façon de parler à la Russie ont fortement déplun voire choqué les britanniques eux-mêmes qui l’ont fait savoir via les réseaux sociaux.

        Le syndrome « Tony Blair-guerre en Irak » (détaillé dans le rapport Chilcot) est encore présent dans toutes les têtes politiques non couronnées d’outre-Manche.
        Et c’est une bonne chose 🙂 …

  6. On arrive à la fin du feuilleton à la suite de l’expulsion des diplomates. Il ne se passera médiatiquement plus rien d’autre. Ce genre d’affaire finit toujours comme cela.

    on en reparlera probablement si les deux empoisonnés meurent et encore.

    Pour moi Poutine à voulu faire coup double :

    1) Montrer au monde entier qu’il avait toujours ce puissant poison à sa disposition, qu’il savait le produire et qu’il savait s’en servir, et que si on le titillait trop sur la scène internationale il était prêt à en faire usage. Le message est on ne peut plus clair.

    2) faire payer par la même occasion un renégat. c’est toujours cela de pris.

    Evidemment le message 1 est le plus important : « Laissons le tranquille en Syrie ! »

  7. J’ai demandé à un ami, PhD en chimie organique, avec qui j’ai travaillé quand je vivais au Royaume-Uni , ce qu’il pensait de l’affaire Skripal.
    Voici un CC de mon mail :
    « Hi Jim,
    Hope everything is doing fine for you.
    I am definitly surprized by the over-reaction of Mr Johnson and Mrs May, trying to accuse a foreign country of murder attempt without putting on the table the evidences they have managed to gather.
    To help me understanding all this story from a scientific point of view, I therefore made a quick search on Google about the « Novitchok » chemicals and found out this is a class of about 100 halogenated organosphophorus compounds rather easy to synthesize by anybody having a good degree in organic chemistry.
    What’s your feeling about that ?
    Cheers  »

    Voici sa réponse :
    « Hi old friend
    The whole thing stinks of a cover up. Something doesn’t add up.
    Reality synthesising something like this is not difficult. Biggest problem is just getting the containment right so that you don’t kill yourself.
    The material used may well have been of Russian origin, but after the Soviet Union fell apart, stuff like this could have ended up anywhere, CIA, MI5, Mossad, ISIS. It could by now be degraded by age, hence not fully effective.
    Two things for sure, the timing was convenient for Putin, but also was a convenient distraction for our Prime Minister from the mess she is making of BREXIT.  »

    Penser que les britanniques pensent du bien de May et Jonhson est une pure fiction.
    La majorité d’entre eux est contre le Brexit et contre toute tentative d’aller provoquer un pays souverain.
    Qu’on se le dise 🙂

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