Les économistes ne savent plus quoi inventer !

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Des économistes de l’Université Notre Dame (Indiana) sont arrivés à établir une corrélation entre l’évolution du nombre de naissances et celle du PIB, il fallait y penser … Les grossesses arrivant à leur terme ont été prises en compte pour établir cette corrélation qui saute aux yeux ! Selon le Professeur d’économie Daniel Hungerman il est évident que la chute des naissances a « toujours » précédé d’un peu plus d’une année les crises économiques récentes, 1991, 2001 et 2008. Pour un couple désireux d’avoir des enfants il apparaît donc clairement qu’une récession économique va arriver et ce professeur de renchérir :  » un couple qui va aller (ou non) au lit connaît mieux l’économie que tous les experts en économie« .

Les conjectures sont nombreuses. Selon l’un des auteurs de cette étude en des temps d’incertitude économique et financière la fertilité féminine s’amenuiserait. Et si on suit l’évolution récente de la chute des naissances depuis 2014 et 2015 l’économie américaine aurait du entrer en récession en 2016 selon ces observations. Par quel mystère inexplicable – comme tous les mystères – la récession pourtant prévisible n’a pas eu lieu. Les astro-physiciens ou les botanistes détiennent peut-être la réponse.

Vu sur le site zerohedge

5 réflexions au sujet de « Les économistes ne savent plus quoi inventer ! »

  1. Lol article très rigolo, merci !
    Dans la liste des corrélations improbables, on peut citer (avec un r>0.9) par exemple (statistiques US) :
    – les suicides par pendaison et les dépenses scientifiques et technologiques
    – les décès par noyade en piscine et le nombre d’apparition de Nicholas Cage au cinéma
    – la consommation de mozzarella et le nombre de doctorats en génie civil,
    etc..
    Donc il faut toujours se méfier des corrélations établies à la va-vite sans une analyse contextuelle poussée.
    La corrélation démographie et PIB est quelque chose d’assez peu évident.
    Les démographes français ont un dogme : plus la démographie est forte et plus l’économie l’est.
    Malheureusement, ce qui valait pour les » trente glorieuses » chez nous ne le vaut pas dans les pays du tiers monde (forte démographie, faibles richesses) et dans les économies post-industrielles.
    En France, rare pays où l’on donne de l’argent aux ménages pour faire des bébés, la démographie est forte mais l’économie est faible.
    Il y a cependant un certain nombre de spécialistes qui s’inquiètent de la santé de l’économie mondiale telle qu’elle est pratiquée depuis quelques décennies. C. Gave et O. Delamarche font partie de ces spécialistes qui prévoient de grosse turbulences à court terme.
    Même le fond Bridgewater vient de mettre sur la tapis vert 22 milliards de dollars de vente à découvert pour spéculer sur un futur krach économique au minimum en UE.
    A suivre…

  2. Sur des bases très éloignées, je suis d’accord avec la conclusion. Et je ne suis pas le seul : GPS, avec une méthode très différente de toutes les autres vient d’arriver à la même conclusion : Nous sommes à la veille d’une grande baisse. Parlez-en à qui de droit ! (;-))

  3. Une crise économique ne survient jamais du jour au lendemain, comme par magie, mais est le moment où une instabilité économique devient telle que cela génère un crash de plus ou moins grande ampleur.
    Ce que nous vivons aujourd’hui n’a rien à voir avec ce qu’il s’était passé en 1929, ou, plutôt, est un phénomène similaire porté à une puissance encore inconnue.
    Ce que nous vivons en ce moment, donc, est la résultante de décisions prises par le monde politico-économique impérial U.S., et tout ou partie de leurs subalternes européens, depuis de nombreuses décennies qui, en réalité, ne furent tout plus que des réactions à un ensemble de stimulus.
    L’élément déclenchant en fut, ce me semble, une guerre du Vietnam extrêmement coûteuse, ce qui avait obligé le gouvernement américain de ne plus rendre convertible le dollar en or en 1971, et donc de rendre les monnaies flottantes.
    Le reste n’en ayant été que la suite logique de cette décision, processus accéléré par la disparition de l’U.R.S.S. en 1991, vingt ans plus tard donc, menant à la toute puissance de l’empire étasunien.
    Depuis notre entrée dans le XXI° siècle, cet empire, qui fut, quoi que nous en pensions, le plus formidable qu’il n’ait jamais existé, est entré dans une phase de déclin rapide, c’est la raison pour laquelle il s’y passe, entre-autre. une baisse logique de natalité.
    C’est pourquoi il me paraît évident que Monsieur Trump, quoi que nous en pensions également, est un réformateur impérial, le Roosevelt de notre époque en quelque sorte, ce qui nous montre tout de même l’état déplorable des États-Unis-d’Amérique, tant en terme intellectuel que de vertu.
    Ce déclin a été et est toujours traversé de chocs économiques, visibles par les crashs boursiers, qui se révélèrent de plus en plus violent.
    Le prochain, ou pire encore, le suivant, sera le plus violent de tous, le grand premier, si je traduit littéralement une expression étasunienne au sujet d’un prochain tremblement de terre en Californie.
    Il pourrait mener à un arrêt total de la circulation monétaire et à celui du commerce international, avec tous les effets désastreux que cela ne pourra que mener, je laisse chacun ici le soin de les imaginer.
    Ce fait, qui fut majoritairement nié il y a encore 4 à 5 ans par les personnes auxquelles j’en parlais, devient désormais un quasi lieu commun, cette situation, ceci est à le remarquer, est accompagné par une baisse de la nativité en France, de 2,1 à 1,9 me semble-t-il.
    Ayant croisé, ici, une observation purement empirique et le résultat d’une étude dont je pris l’information au vol je ne sais plus où.
    Une crise, ce qui fut avant, ou un effondrement, ce qui arrivera demain ou après-demain, ne se passe jamais n’importe comment, c’est pourquoi il est possible d’en prévoir grossièrement les effets, mais comme ce sont des bifurcations événementiels, c’est à dire menant à un ensemble de transformations rapides et chaotiques des sociétés, il n’est pas possible de prévoir finement les événements futurs.

  4. Bin, il y a pas que les économistes. Savez-vous que :
    « Selon une étude dont franceinfo a pris connaissance, mardi, les limites humaines ne pourront plus progresser ou très peu sous l’impact du réchauffement climatique, de la raréfaction des ressources et de l’acidification des océans ».

    https://mythesmanciesetmathematiques.wordpress.com/2018/02/13/de-linfluence-de-lacidification-des-oceans-sur-les-vitesses-moyennes-au-marathon/#more-15387

    Le « mardi » dans l’intro m’a irrésistiblement fait penser au style des Monty Python !!!
    On n’a pas fini de rigoler. Tant mieux dans le fond ! 🙂

    • Je viens de voir les courbes de corrélation en question ….trouver une corrélation dans un nuage de points laisse effectivement rêveur, pour ne pas dire hilare :)…ça m’étonne de la part d’un ingénieur sérieux comme Jancovici de pondre de pareilles énormités statistiques…il a été payé combien pour cautionner de telles bêtises ?

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