L’origine du consensus sur le changement climatique d’origine anthropique

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Il faut remonter au début des années 1970 pour comprendre la genèse des thèses défendues par l’organisme onusien en charge du climat – l’IPCC – qui font aujourd’hui force de loi ou du moins mobilisent l’opinion dans le monde entier. La guerre du Yom Kippour provoqua en 1973 l’embargo pétrolier mis en place par les pays de l’OPEP. Ce fut le « premier choc pétrolier » suivi en 1979 d’un second choc lorsqu’advint la révolution iranienne. Ces deux évènements géopolitiques sensibilisèrent l’opinion sur la sécurité et la pérennité des approvisionnements en pétrole. C’est à cette époque qu’émergèrent les premiers travaux universitaires sur le gaz carbonique, un résidu fatal de la combustion des dérivés du pétrole, dont en particulier le carburant pour les automobiles. Le débat se focalisa sur l’éventualité de développer soit le nucléaire soit le charbon pour assurer cette sécurité énergétique. Il apparut donc la nécessité d’identifier les retombées sur l’environnement de la production de ce gaz carbonique provenant du pétrole ou du charbon. Pour que les « laboratoires nationaux » américains puissent bénéficier des subsides du gouvernement il leur fallait imaginer un nouveau programme de recherches. Ce fut la création du GARP – Global Atmospheric Research Program – en 1973 à la suite de la Conférence des Nations-Unies sur l’environnement qui eut lieu à Stockholm en 1972.

Dans les résolutions mises en place lors de cette conférence on retrouve l’ensemble des motivations présentes des Nations-Unies relatives au changement climatique d’origine humaine. Mes lecteurs peuvent consulter l’article de Wikipedia détaillant ces résolutions (https://en.wikipedia.org/wiki/United_Nations_Conference_on_the_Human_environment). Il y était mentionné que la pollution ne devait pas excéder les capacités de l’environnement à s’en accommoder par lui-même. Les préoccupations relatives à l’approvisionnement en pétrole – surtout des USA, faut-il le rappeler ici – conduisirent donc ces laboratoires nationaux américains à orienter leurs travaux relatifs au CO2 et trouver un prétexte pour alimenter leurs laboratoires et rémunérer leurs chercheurs. Le GARP (américain) fit en sorte que les Nations-Unies mettent en place un programme spécifique de recherche sur le climat et ce fut fait lors de la première conférence sur le climat organisée par l’ONU qui eut lieu en 1979 (12-13 février) à Genève. C’est au cours de cette conférence que furent créés l’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change, basé à Genève) et l’UNFCCC (United Nations Framework Convention on Climate Change) qui conduisirent pas la suite au Protocole de Kyoto.

Avant la tenue de cette conférence il fallait absolument trouver une raison pour inclure l’effet du CO2 comme polluant dans la problématique climatique. Ce fut l’occasion de la création de toutes pièces de la plus grande supercherie scientifique de la fin du XXe siècle.

Les préoccupations du GARP n’avaient pas pu établir de lien entre le réchauffement auquel on assistait depuis les années 1940 et le CO2. Ce ne fut que fortuitement que les chercheurs du GARP rapprochèrent l’évolution des températures relevées par les stations météorologiques et l’augmentation du CO2 atmosphérique mais ils n’avaient aucune preuve du lien de cause à effet et il fallait absolument en trouver une sinon en inventer une !

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Faire un tel rapprochement relevait de la même démarche consistant à rapprocher la consommation de fromage par personne au nombre de gens mourant étranglés par leurs draps en dormant (illustration : tylervigen.com ci-dessus). Plus de 40 scientifiques s’intéressant de près ou de loin au climat furent priés de se pencher sur cette question. La plupart de ces éminents membres des plus prestigieux laboratoires universitaires ne purent se mettre d’accord au sujet d’un effet de l’activité humaine sur le climat, en particulier sur un effet du CO2. Seul ou presque dans ce groupe James Hansen, alors spécialiste de l’atmosphère de la planète Vénus au Goddard Observatory de la NASA (GISS), émit l’hypothèse de l’effet de serre du CO2 comme il l’avait formulé au sujet de cette planète dont l’atmosphère est majoritairement constitué de ce gaz. Il réarrangea donc la théorie d’Arrhenius (illustration) sur l’effet de serre, pourtant dénoncée à plusieurs reprises comme étant sans signification scientifique précédemment et par la suite, pour présenter le CO2 comme le principal facteur du réchauffement du climat observé lors des décennies passées.

En effet Hansen rapprocha l’augmentation des températures observée depuis les années 1940 avec l’augmentation de la teneur en gaz carbonique dans l’atmosphère : on appelle ça une corrélation parasite (spurious en anglais, voir l’illustration ci-dessus) établissant un lien de cause à effet totalement faux.

Inutile de mentionner ce qui se passa à la suite de ces années pionnières : tout fut « bouclé » pour les conférences suivantes sur le climat organisées par les Nations-Unies et les divers rapports entièrement truqués de l’IPCC, du pain béni pour les écologistes et les grands groupes financiers et industriels qui y trouvèrent une occasion unique pour réaliser dans le futur d’immenses profits. À la suite d’une imposture scientifique invraisemblable on se trouve aujourd’hui à l’aube d’un totalitarisme climatique planétaire …

Sources : diverses dont blog de Judith Curry, illustration : Svente Arrhenius (1859-1927)

7 réflexions au sujet de « L’origine du consensus sur le changement climatique d’origine anthropique »

  1. je ne sais si vous l avez vu, mais je vous conseille un excellent documentaire de la bbc datant d au moins 15 ans, que l on trouve facilement sur youtube « la grande arnaque du rechauffement climatique » . ils expliquent que la base de tout ce charivari est que margareth thatcher devait justifier le developpement du programme nucleaire anglais et la fermeture des mines de charbon en greve totale a cette epoque, ils ont donc ressorti cette theorie fumeuse de RCA

    • Oui ! L’article original est sur mon bureau (de mon iMac) et j’avais l’intention d’écrire un billet à ce sujet et de rapprocher cette étude de celle des quelques 12 volcans situés sous la glace de l’Antarctique ouest …

      • A ma connaissance, ce serait 12 nouveaux volcans découverts, voire plus, en Antarctique Ouest, comme par hasard, la région de ce continent qui « vêle » des icebergs gigantesques. Effectivement, ce n’est pas une fake news ni de la propagande, ces icebergs atteignent parfois la taille du Luxembourg, sauf que les médias ont tendance à reprendre les mêmes photos d’une année sur l’autre…
        Au passage le « vêlage » d’un iceberg, aussi gros soit il n’est en rien une « preuve », ni une « manifestation » du RC, et encore moins « A » (comme Anthropique), les glaciers étant des fleuves… de glace, plus lents que les autres. En revanche, oui, c’est spectaculaire !

    • La grande île du Groenland s’enfonce dans la croute terrestre en raison du poids de glace accumulée. C’est tout à fait normal qu’il y ait sur le pourtour de cette île des sources chaudes. Quand l’immense glacier recouvrant la péninsule scandinave à fondu, il y a environ 20000 ans, l’ensemble de cette péninsule est remonté d’environ 60 mètres (de mémoire). Il y eut probablement des sources d’eau chaude durant cette période glaciaire. Toutes les terres « fermes » flottent en réalité sur un milieu semi-liquide et si leur poids augmente elles s’enfoncent. mettez un glaçon dans un verre d’eau et posez dessus une pièce de 1 euro, il va s’enfoncer pour déplacer alors le poids d’eau correspondant au poids de la pièce de monnaie. C’est le vieux principe d’Archimède …. Eureka !

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