AFP : information ou désinformation ?

L’AFP, la plus importante agence de presse en langue française dans le monde, profite de sa position dominante pour faire de la propagande anti-nucléaire conformément aux souhaits du gouvernement français qui est résolument engagé dans la transition énergétique écologique et solidaire. Cette transition, dans l’esprit dérangé des politiciens qui sont au pouvoir en France, consistera a remplacer un tiers des réacteurs nucléaires par des moulins à vent (il en faudra au moins 40000, un minimum !) et des panneaux solaires (des milliers d’hectares …) et dans le même temps à promouvoir les voitures électriques. L’absurdité de cette politique a échappé à l’AFP et toutes les occasions que peut présenter l’actualité pour dénigrer l’énergie nucléaire sont, pour cette agence d’information étatique, bonnes à saisir.

La dernière information mise sur le « marché » médiatique date du 21 novembre 2017 quand cette agence de propagande a communiqué un scoop qui a très probablement réjoui le frétillant et laryngophonique Ministre d’Etat (faut-il le rappeler encore) de la transition solidairement irresponsable mais verdoyante relative à 22 crayons de combustible fournis à ses clients par la société Areva qui ont semble-t-il échappé aux contrôles de qualité et se sont retrouvés disséminés dans les assemblages utilisés dans diverses centrales électro-nucléaires dont celles de Leibstadt en Suisse (BWR) et celles de Golfech, Flamanville et Cattenom en France (PWR). Les opérateurs, respectivement Kernkraftwerk et EDF, ont été informés de la présence de crayons défectueux par Areva.

Selon les types de réacteurs chaque chargement en combustible comporte entre 30000 et 60000 crayons groupés en assemblages de chacun 200 à 300 « crayons » en zyrcaloy remplis de pastilles d’oxyde d’uranium conditionnées sous forme de céramique. L’Inspection fédérale de la sureté nucléaire en Suisse et l’IRSN en France ont été, comme les opérateurs, informés de la présence de ces crayons défectueux sans qu’il puisse être possible, selon cette dépêche d’agence, de connaître les caractéristiques précises de ces défauts. Pour information chaque assemblage de combustible est soumis à un test dit « sipping test » (littéralement « aspirer ») consistant à immerger cet assemblage dans un puits de 5 mètres de profondeur rempli d’eau, muni d’un éclairage, de microphones et de caméras et d’établir une dépression afin de vérifier l’étanchéité de l’ensemble des crayons. Si un crayon s’avère défectueux l’assemblage est renvoyé au fournisseur, en l’occurence dans le cas présent Areva mais normalement c’est Areva qui effectue ce test sur les assemblages neufs. Le même type de test est effectué après déchargement du combustible usé et désactivation dans la piscine de stockage avant d’être renvoyé à Areva pour retraitement subséquent. Un crayon fissuré peut en effet dégager du xénon radioactif. Si un quelconque « sipping test » avait révélé la présence d’un crayon défectueux l’opérateur aurait retiré cet assemblage. Le défaut révélé par Areva n’est donc pas un défaut d’étanchéité et par conséquent il ne présente aucun danger de fuite de xénon radioactif par exemple pendant et après l’exploitation.

C’est la raison pour laquelle EDF a gardé son sang-froid en précisant que ces crayons ne présentaient aucun danger pour la sureté des personnels des centrales électriques ni pour l’environnement. Il n’en a pas moins fallu que l’AFP signale ce type d’information pour maintenir la psychose anti-nucléaire tant en France qu’en Suisse car elle est conforme à l’agenda des écologistes qui sévissent dans ces deux pays. L’attitude de l’AFP que j’ai coutume appeler l’ « Agence Française de Propagande » comme bien d’autres chroniqueurs et blogueurs est tout simplement déplorable. C’était un non-évènement communiqué uniquement pour plaire à Greenpeace …

Source : dépêche du 21 novembre 2017 mise en ligne à 09h35

2 réflexions au sujet de « AFP : information ou désinformation ? »

  1. Les nouvelles de l’AFP sont brutes et doivent être retraitées par les grands organes de presse français qui sont d’ailleurs au conseil d’administration de cette agence.
    Rien d’alarmant donc.
    Par contre, la nouvelle suivante -qui date de ce jour- est particulièrement intéressante : la majeure partie des grandes entreprises industrielles françaises transnationales ont indiqué vouloir accompagner la politique de transition énergétique de l’actuel gouvernement par des investissements massifs. Ca ressemblerait à de la déclaration d’intention en langage diplomatique.
    Mais dans le détail, le message est très différent : « Quelques 15 milliards d’euros seront investis dans le nucléaire et 30 milliards dans le gaz, présenté comme une « énergie de transition » en complément des énergies renouvelables ».
    Conclusion : on garde le nucléaire, on va amuser la galerie en mettant quelques éoliennes et on va surtout développer le gaz.
    Source : https://www.zonebourse.com/WTI-2355639/actualite/Climat-une-cinquantaine-de-grands-groupes-francais-rejoignent-une-initiative-lancee-en-2015-25646193/

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