Commentaire suite au dernier billet : « Crise climatique : etc. »

Il y a deux manières d’exploiter les données satellitaires relatives aux températures de surface des océans, les seules parfaitement fiables et disponibles auprès de la NASA et la NOAA pour tout public.

D’abord une droite de régression (en rouge) qui n’a pas une grande signification. Cette régression, si tant est qu’on puisse en calculer une de manière satisfaisante, fait état d’un réchauffement monotone et continu.

Capture d’écran 2017-11-30 à 17.03.08.png

Si on examine dans le détail les données de la NOAA on peut faire apparaître divers sauts de température au cours du temps depuis 1970 jusqu’à nos jours, 1970 étant la première années de disponibilité des données satellitaires. Depuis 1998 environ les variations de température se sont stabilisées et en effectuant une telle analyse on peut même dire qu’il existe une légère tendance à la baisse. Le débat reste donc ouvert.

Source : WUWT

8 réflexions au sujet de « Commentaire suite au dernier billet : « Crise climatique : etc. » »

  1. Les mesures de certains satellites -collectées depuis la fin des années 60- sont très intéressantes car elles sont basées sur la radiance, donc une mesure directe de l’énergie réfléchie par la Terre par unité de surface, à une altitude donnée. Sur le plan de la physique pure, ça permet de s’affranchir de la température, ce qui est une bonne chose dans la mesure où celle-ci est une grandeur thermodynamique intensive (en thermodynamique, on n’a pas de droit de faire des moyennes de températures, comme le font les météorologues).
    Ces données de radiance sont malheureusement retraitées de façon complexe pour en faire des écart de °C par rapport à une moyenne.
    C’est là que le bât blesse d’un point de vue conceptuel.
    Ce qui fait que les pseudo-courbes figurant ci-dessus me paraissent hautement suspectes (ma principale critique étant qu’on ne connait ni moyenne de référence de cet écart, ni l’écart-type associé à chaque mesure de ces nuages de points).
    Cela dit, la compilation des dernières mesures satellitaires nous indique en effet que sur les 20 dernières années, il n’y a pas eu de changement significatif.
    La période de référence en climatologie étant au minimum de 20 années, on peut dire que la planète ne se réchauffe pas pour l’instant, malgré l’augmentation du CO2 atmosphérique.

    • C’est l’une des principales critiques formulées à l’encontre de l’IPCC que de réaliser des moyennes et de convertir les résultats en écarts par rapport à une autre moyenne qui même dans les publications scientifiques est très mal décrite. Il reste cependant acquis qu’il y a eu deux optima d’activité solaire au XXe siècle l’un entre les années 1925 et 1950 et l’autre, plus bref, entre les années 1965 et 1995. Juste pour l’anecdote je me souviens avoir bu du Côte-de-Nuits 1947 merveilleux justement en raison d’un climat exceptionnel …

      • Côte de Nuit 47 ? Hmmm, ça me parle beaucoup, moi qui suis un amateur inconditionnel de bons vins rouges et notamment des « Côte Rôtie » 🙂

  2. Effectivement il y a plusieurs manières de traiter les données, la régression linéaire n’est en effet pas toujours représentative. Il vaut mieux utiliser la régression pilynomiale (ordre 2 ou 3), qui colle mieux aux tendances. Mais le mieux est de tracer les moyennes mobiles sur 5 ans ou 10 ans. Elles font bien apparaître le fléchissement très sensible de 1998 à 2011, mais en faisant cela et en n’oubliant pas les 6 dernières années , la tendance est à nouveau en augmentation. Espérons que ce début d’hiver plutôt froid ne soit que les prémisses du retour aux normales. Mais il va en falloir beaucoup des périodes plus froides pour revenir aux standards des années 70 .

    • Normal ? Le standard des années 70 était-il normal ou plutôt plus froid que la normale ? Et donc pourquoi vouloir revenir à un climat plus rude alors que l’actuel a vu une progression considérable de la population mondiale, et ce dans les pires parties du monde !
      Un climat plus froid pourrait-être également moins humide. Mais après tout, les glaciers qui progressent ont peut être un effet bénéfique sur l’humanité … mais j’en doute.
      Je rappelle que les prédictions du GIEC lui-même qualifient leur pire scénario (RCP8) de très peu probable puisqu’il faudrait brûler tout l’énergie fossile disponible !

      Le climat actuel allant parfaitement bien à notre « canari dans la mine », l’ours blanc, il me va aussi.
      https://wattsupwiththat.com/2017/11/29/more-slime-from-the-lewandowsky-mann-machine-calling-for-trench-warfare/

      • J’avais déjà lu l’article, merci pour lien utile pour les autres lecteurs de mon blog qui, comme vous avez pu le remarquer, ne s’intéresse pas qu’au climat.

  3. Quand je verrai des courbes donnant des énergies surfaciques moyennées sur des territoires homogènes avec un pas de maillage sérieux (largement inférieur à 1500 km carrés) en fonction du temps, je commencerai à prendre la mesure de la situation… Avec évidemment une mise à disposition de toutes les données (méthodes de calcul, intervalles de confiance, données chiffrées brutes) aux scientifiques de façon ouverte (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui).
    Je me souviens d’une conférence de Vincent Courtillot qui se plaignait de ne pas pouvoir accéder aux données de l’office météorologique anglais au motif qu’elles sont privées…

    Pour le moment, je considère ce type de pseudo-courbes comme des pièges à gogos.

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