Transition énergétique (écologique) à la française : un fiasco annoncé !

Le ministricule d’Etat Hulot doit se sentir très mal dans ses snikers depuis la publication du rapport prévisionnel de RTE (réseau de transport d’Électricité de France) sur l’avenir à moyen terme de la production d’éléctricité sur le sol français qui précise, je cite : « l’atteinte de l’objectif des 50 % de nucléaire dans la production d’électricité en 2025 conduit systématiquement à une augmentation des émissions de CO2 du système électrique français« . Les ingénieurs de RTE ont les pieds sur terre et leur mission est d’assurer un transport sécurisé de l’électricité sur tout le territoire de France et également d’assurer les exportations d’énergie électrique, un des rares secteurs industriels français qui rapporte des devises au pays.

La montée en puissance annoncée et souhaitée par les écologistes des énergies renouvelables afin de pouvoir diminuer la part du nucléaire dans la production électrique – source d’électricité qui ne produit pas de CO2, faut-il le rappeler – nécessite la mise en place de centrales électriques brûlant du gaz naturel, donc produisant du CO2, pour pallier aux instabilités incontournables de ces énergies renouvelables, éolien et solaire. Hulot ne connait donc visiblement pas son dossier et il n’agit qu’en écologiste politisé : la France est le pays développé le « plus propre » du monde en terme de production électrique après la Finlande. Mais non, Hulot feint d’ignorer cet état de fait puisqu’il veut remplacer les centrales nucléaires dites « vieillissantes » par des moulins à vent. J’ai écrit « vieillissantes » car tous les réacteurs du type 900 MWe ont été ou seront certifiés par l’ASN pour fonctionner encore 10, 20 voire trente années supplémentaires et plus encore. La plupart des équipements essentiels pour le bon fonctionnement de ces usines ont été changés ou en voie de l’être comme en particulier les générateurs de vapeurs ainsi que les dispositifs de sécurité et les systèmes de pilotage qui ont été améliorés ces dernières années à la suite de l’accident de Fukushima-Daiichi.

Pour preuve qu’Hulot ne connaît pas son dossier, voici ce qu’il a déclaré à la suite du Conseil des Ministres de ce mardi 7 novembre 2017 (illustration, source Agence Française de Propagande), je cite : « Si l’on veut maintenir la date de 2025 pour ramener dans le mix énergétique le nucléaire à 50 %, ça se fera au détriment de nos objectifs climatiques. Et ça se fera au détriment de la fermeture des centrales à charbon et probablement que si l’on voulait s’acharner sur cette date, il faudrait rouvrir d’autres centrales thermiques« . À la suite de cette déclaration de Hulot, Greenpeace a déclaré, je cite toujours l’AFP : « Nicolas Hulot, ne vous trompez pas de combat ! Ce n’est pas en reculant sur le nucléaire que la lutte contre les dérèglements climatiques s’accélèrera. La France doit enclencher sa transition énergétique en propulsant le développement des énergies renouvelables. Or ces dernières ne peuvent se développer qui si la part du nucléaire est réduite dans le mix électrique français« . L’argumentation de Greenpeace ne tient pas la route non plus : cette organisation semble aussi ignorer que l’énergie nucléaire ne produit pas de CO2 et la peur viscérale de Greenpeace pour l’uranium est remise au goût du jour dans une perspective totalement fallacieuse.

Il suffit de constater dans quel bourbier carboné l’Allemagne s’enfonce avec sa décision d’abandonner le nucléaire. Ce pays est le troisième émetteur de CO2 après les USA et la Chine dans le monde malgré les dizaines de milliers d’éoliennes qui recouvrent le nord du pays. Pas de quoi pavoiser ! Un récent rapport du cabinet McKinsey souligne le fiasco de la transition énergétique en Allemagne. Le réseau électrique est instable, la réduction des émissions de CO2 est infime voire nulle, le prix du MWh (308 euros) y est de 103 euros supérieur à la moyenne européenne et il inclut la subvention aux énergies renouvelables de 69 euros par MWh. Ce sont essentiellement les consommateurs particuliers qui paient pour mener à bien cette transition vers la catastrophe. Le gouvernement allemand, sous la pression des « Verts », avait été pourtant averti par la Cour des Comptes allemande dès 2014 qui considérait que la transition énergétique était onéreuse, désorganisée et incohérente. Mais non, vérité en deçà du Rhin, erreur au delà doit se dire Hulot. Un immense fiasco à venir que tous les consommateurs français paieront au prix fort avec une mise à genoux de l’ensemble de l’économie. Merci messieurs les écolos !

Sources : AFP et SFEN, illustrations AFP et SFEN

34 réflexions au sujet de « Transition énergétique (écologique) à la française : un fiasco annoncé ! »

  1. Jacques Henry, ne boudons pas notre plaisir de sa mine déconfite et coiffé avec son réveil, il a enfin lu l’introduction de son dossier.

    A noter également que RTE à averti de probable délestage tournant pour cet hiver

  2. Non, ce n’est pas de la faute des écolos ( comme indiqué dans le dernière phrase) mais des politiques au pouvoir ( droite comme gauche) qui se servent d’eux alors que ces mêmes écolos ne représentent que quelques % de voix. Les politiques ont d’autres objectifs non avouables pour imposer la  » transition écologique « : ils trompent le peuple.
    Quant à l’Allemagne sa politique est criminelle car elle fait augmenter la pollution responsable de mortalité et ce n’est pas que le problème de l’Allemagne car les vents ne s’arrêtent pas à la frontière . Pour une fois, L’europe pourrait servir à quelque chose si elle faisait payer l’Allemagne pour les morts que cell-ci génère dans les autres pays mais il y a collusion entre les mondialistes européens et les dirigeants allemands. Les dirigeants Francais ne sont que les petits caniches bien soumis et les écolos n’y sont pour rien.

    • Vous avez la mémoire courte.Ce n’est que depuis qu’il sont sûrs de terroriser les autres politiciens qu’ils ne multiplient plus destructions et violences.Ils sont au pouvoir!

      • Et les 30 millions de morts à la suite de l’interdiction du DDT, ce n’est pas un crime contre l’humanité ? Plus de morts que toutes les guerres du XXe siècle réunies … : Les écolos !

      • Au final, les députés qui votent sont bien les responsables et ils font partie des grands partis (ex UMPet PS).Si ils sont  » terrorisés  » par les écolos c’est qu’ils sont incapables.

  3. Nicolas « Nullot » n’a pas fini de nous accabler par son incompétence, doublée d’une suffisance assez insupportable. En animateur TV soufflant comme un phoque dans son micro à bord d’un ULM, cela pouvait encore passer, mais en ministre, d’état qui plus est, le manque d’envergure apparait de manière trop flagrante…
    Question annexe à laquelle je ne suis pas à même de donner une réponse : est-ce que la France revend de l’électricité à l’Allemagne et le volume de ces ventes d’énergie s’est-il accru du fait de l’arrêt par nos voisins germains de leurs centrales nucléaires ? Au-delà, les possibles délestages annoncés par RTE cet hiver en France ne seraient-ils pas directement liés à cet accroissement des besoins extra-territoriaux d’approvisionnement ?

    • Relisez mon billet du 27 septembre 2017. Par solidarité avec l’Allemagne la France a consenti de fournir de l’électricité à ce pays à hauteur de 10,5 GW en cas d’urgence absolue car le réseau français ne pourrait pas supporter une telle « fuite » d’énergie vers l’étranger très longtemps et ce d’autant plus que d’autres contrats lient la France à l’Italie et l’Espagne … En raison de la politique énergétique totalement délirante de l’Allemagne, tout le réseau électrique européen est en danger de black-out en cas de grand froid persistant. C’est la raison pour laquelle le gouvernement via EDF (RTE) prépare l’opinion à des délestages. On nage dans le plein délire ! Et tout ça c’est de la faute des écologistes !

      • en toute chose malheur est bon. Si il y a un black out peut être que ceci remettra un peu de raison dans la cervelle des politiques mais ils sont capables de dire que c’est par ce que l’on n’a pas été assez vite sur l’éolien et le solaire comme ils le demandaient.

      • Visiteur récent, et donc novice, de votre blogue, je n’avais pas vu ni lu votre billet du 27 septembre relatif à ce sujet (au passage, un petit index chronologique des publications ne serait pas superflu).
        Les informations détaillées dans celui-ci sont en effet particulièrement intéressantes et plus encore très éclairantes (sans mauvais jeu de mots) quant aux catastrophes qui nous pendent au nez d’ici peu compte tenu des choix énergétiques, purement démagogiques, effectués durant la dernière décennie par les divers acteurs politiques en Europe. Je crains fort d’ailleurs que nous n’ayons d’autre choix que de devoir subir assez vite les conséquences (très) inconfortables des dites décisions.
        Je n’ai pas les connaissances ou les compétences requises, ni sur le plan scientifiique, ni encore moins sur le plan économique, pour me prononcer, néanmoins je m’étonne toujours qu’il n’y ait pas eu plus d’engagement ni de volonté politique pour développer et promouvoir à grande échelle l’énergie géothermique qui me semble pourtant la plus à même de réaliser la meilleure synthèse des diverses contraintes d’une production pérenne et stabilisée d’énergie.
        Mais peut-être les intérêts directs des exploitants, parfois institutionnels, des ressources géologiques actuellement opérantes, pétrole et/ou uranium, ne sont eux pas particulièrement pressés !

  4. Les énergies dites renouvelables comme le vent ont été exploitées durant des siècles. Les moulins à vent étaient utilisés pour presser les olives, broyer la canne à sucre ou encore assécher les polders en Hollande afin de les dessaler après avoir été conquis sur la mer. Un autre usage était de remonter l’eau de mer dans des marais salants établis en terrasse au dessus du niveau de la mer. Toute ces utilisations de nécessitaient pas un usage continu et intense comme c’est le cas pour l’électricité aujourd’hui dans un monde où on ne peut plus se passer d’une source fiable d’énergie. À propos de la canne à sucre, dans les domaines des Antilles françaises ou anglaises les propriétaires avaient des zébus pour actionner les meules de broyage de la canne en cas d’absence de vent : les groupes électrogènes d’aujourd’hui … Je rappelle que le tout énergie renouvelable est une vue de l’esprit. Le cas de l’île d’ El Hierro aux Canaries en est un exemple presque caricatural. Le Japon a investi dans une démonstration de pompage alimenté par des éoliennes et de turbinage pour produire de l’électricité quand le vent faiblit. C’est un fiasco total : la consommation de fuel léger des groupes électrogènes n’a pas diminué du moindre litre depuis 18 mois ! Quoiqu’en pensent les écologistes, avec Greenpeace en tête, aucune forme d’énergie renouvelable n’est adaptée au monde moderne et le développement des voitures électriques préconisée par ces mêmes rêveurs va aggraver la situation. Un panneau solaire sur le toit d’une maison ne suffit même pas à alimenter un réfrigérateur pour conserver des vaccins ou des médicaments au frais dans la brousse ! J’en ai fait l’expérience au Vanuatu … Si tant est qu’il y a un réel réchauffement climatique provoqué par le CO2, la seule alternative plausible et prouvée aujourd’hui pour « protéger le climat » est l’énergie nucléaire pour la production d’électricité : il n’y a pas d’autre alternative, point barre.

  5. En réponse au dernier commentaire de Maulnes au sujet de la géothermie. Il existe peu de pays dans le monde pouvant exploiter économiquement la géothermie. L’Islande fait partie des pays privilégiés car il s’agit d’un cas particulier : il y a des sources d’eau chaude partout et elles sont exploitées pour le chauffage domestique et la production d’électricité. La géothermie est rentable seulement dans les pays où il existe une activité volcanique. Au Japon et à Tokyo, il est théoriquement possible de chauffer sa maison en hiver avec un puits d’une cinquantaine de mètres de profondeur mais il faut disposer d’une pompe à chaleur et réinjecter l’eau dans la nappe. Pour un particulier l’investissement n’est amorti qu’au bout de 20 ans. Quel particulier va se risquer dans un tel investissement ? À ma connaissance il n’existe en France qu’une seule installation géothermique à Bouillante en Guadeloupe. L’usine qui produit de l’électricité est confrontée à de très graves problèmes de corrosion car l’eau est chargée en oxydes de soufre. Également en France les forages provoquent des séismes et les procédures d’obtention de permis sont complexes car le sous-sol appartient à l’Etat. C’est le cas en Alsace et également dans l’Allier. Curieusement d’ailleurs les ONGs qui prétendent défendre l’environnement et donc par conséquent le climat s’opposent le plus souvent à ces projets de géothermie. Allez comprendre !

  6. Nous vivons une époque où l’idéologie dominante dite néolibérale s’est retrouvé progressivement composée d’un ensemble de doctrines totalement contradictoire.
    Ainsi, il n’y a pas seulement cette double fureur imbécile envers le C.O.2 et l’énergie nucléaire ne touchant pas seulement les seuls écologistes, la preuve en étant les réunions internationales des gouvernement pour tenter de réduire les fameux gaz à effet de serre, tout en approuvant les béances frontalières, ce qui génère un commerce international usant largement du pétrole.
    Ou bien de cette marotte de l’Union-Européenne d’une concurrence libre et non faussée qui mène mécaniquement à un affaiblissement des services publiques en réseau (fourniture et traitement des eaux, production et fourniture d’énergie, communication: route, rail et télécommunication de tous ordres) qui sont de nature onéreuse tant par leur mise en place, leur production qu’en raison de leur entretien.
    Ce qui, là encore, mène à leur affaiblissement soit par la monté des prix, ce qui pénalise les plus pauvres (il faut faire des bénéfices et payer les actionnaires), soit par leur manque d’entretien (pour faire des économies puisqu’il faut attirer les clients à soi par baisse des coûts), soit par une réduction de l’offre, soit, même, au pire, par tous ces afférents.
    Ce qui est criminel pour la sureté des centrales nucléaires.
    Il en est ainsi de tout une masse d’idées, plus ou moins partagées, la dernière en date étant que la déflation (appelée maintenant ralentissement de la circulation monétaire) serait bonne pour l’économie, déflation en réalité économiquement destructrice, ou que ce serait l’inflation qui génèrerait une efficience économique quand, de fait, c’est l’inverse qui est vrai (de 5 à 7 % environ, reprenez les vieux manuels là-dessus des années 50 à 80).
    Je pourrais vous en faire une liste à la Prévert, des méchants Trump et Poutine (qui ne font que sauver leur pays du désastre, du-moins de le tenter, surtout pour le premier), jusqu’à l’indépassabilité de l’existence éternelle de l’Union-Européenne, ce qu’il ne faut surtout pas contredire, sauf à être traité de fasciste ( ce qui fut mon cas), en passant par les monnaies cryptographiques ou électroniques que les gouvernements voudraient mettre en place, dont des psychologues ont montré l’impossibilité psychique de pouvoir, pour le quidam, la considérer comme monnaie réelle (ne parle-t-on pas avec raison, pour les créations informatiques, de réalité virtuelle, ce qui est un oxymore naturel ?).
    Mon hypothèse de ce bloc inhomogène de ces nombreuses doctrines plus ou moins délirantes, c’est que des deux faces d’une même idéologie que je nomme « l’économisme dogmatique » (de considérer l’économie, sous toutes ses formulations, comme étant indépassable à toute considération politique), soit le libéralisme/capitalisme et le communisme, avec en leur centre la sociale-démocratie, qui ont façonné le XX° siècle, seul le premier existe encore sous sa forme caricaturale, ce fameux néolibéralisme qui, en réalité, est en plein dans son délitement et plutôt même en voie de disparition (ce qui génèrera une plus que crise, une catastrophe économique inouïe).
    Je conçois que cette hypothèse peut paraître provocatrice ou, pour le moins, extravagante, mais si nous y réfléchissons quelque peu, les contradictions de quasiment tous ces discours tenus, même par nous-mêmes, et je me considère du lot, ne peuvent qu’avoir une origine historique logique.
    Or, si nous en remontons le fil, nous ne pouvons que déboucher aux environs de la fin des années 70 et début des années 80, soit la disparition progressive de l’U.R.S.S., de la monté en puissance de l’empire U.S. (oui, c’est un empire, en plus finissant), de l’apparition de la spéculation financière en Grande-Bretagne et du début de l’effondrement idéologique particulièrement visible et lisible en France, en ces quatre seuls exemples, mais des plus marquants.
    Ce qui n’empêche en rien de dénoncer un à un de ces délires, ce que, également, je fais de ma modeste part sur mon blog.

    • Il n’y a rien de néolibéral là dedans. Tout cela c’est du gauchisme, du socialisme et du communisme. Tout ces écolos sont pour la plupart des anciens communistes convertis à la chute du mur. Vous croyez vraiment qu’un libéral se passerait du nucléaire ?? Réfléchissez un peu. Les médias, les syndicats et les politiques sont des marionnettes de gauche, de ces 68tards qui sont devenus capitalistes et qui sont plein de contradictions envers leur idéologie de base qui appauvrit la france.

  7. Quelques délestages intempestifs, cela ferait le plus grand bien aux consommateurs, surtout par grand froid. Ne pas pouvoir se faire à manger, mettre une petite laine, rien de tel pour se remettre les idées en place et arrêter de rêver.

    • Je viens de prendre un bain de soleil dans la tenue d’Adam sur mon balcon … La température à l’intérieur de mon appartement, toutes fenêtres ouvertes est exactement de 28 degrés avec un taux d’humidité de 40 %

  8. Le bilan de la transition énergétique allemande a été étudié récemment par Stefan AMBEC et Claude CRAMPES, de la Toulouse School of Economics.
    En voici un bilan chiffré qui date de septembre 2017 : http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/transition-energetique-le-virage-allemand-749872.html

    Le bilan outre-Rhin est clairement désastreux.

    Mr HULOT a été bien inspiré de remettre aux calendes grecques la fermeture de nombreuses centrales nucléaires françaises.

    On devrait en toute logique en construire davantage pour alimenter le futur parc d’automobiles électriques, et assurer une sécurité d’approvisionnement électrique à nos voisins allemands (qu’EDF espère évidemment vendre au prix fort, comme s’en réjouissait en son temps une certaine Anne LAUVERGEON).

    • Les deux réacteurs de Fessenheim suffisent « seulement » à recharger 400000 voitures électriques ! Les écolos veulent développer les voitures électriques et en même temps ils veulent fermer des centrales nucléaires. Si vous décelez une logique dans leurs propos, faites m’en part, je serai très intéressé …

      • Puisqu’il faut prolonger la vie des réacteurs existants et en développer de nouveaux produisant moins de déchets à longue vie, je me demande où en est la recherche internationale sur les réacteurs à sels fondus au thorium qui -sur le papier- répondent à ce besoin.

  9. À ma connaissance seule la Russie développe le programme de surrégénération avec l’U-238. Quant au thorium il faudra attendre que des chimistes s’intéressent de près à l’élimination des produits de fission en continu qui sont toxiques pour le flux de neutrons. Il paraît que le CEA s’intéresse à cette technologie mais je n’ai plus aucun contact avec cette crèmerie …

    • J’ai trouvé réponse à la question dans le document d’une quarantaine de pages suivant (daté de mars 2011) : http://gazettenucleaire.org/2014/rapport%20COSSYN%20mars%202011.pdf
      qui traite des stratégies d’amélioration de la filière nucléaire, notamment en France.

      Apparemment, on s’oriente à moyen terme vers le développement de réacteurs à neutrons rapides à fluide caloporteur à base de sodium liquide, donc des surégénérateurs de type Superphenix améliorés ; voir réacteur ASTRID ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/ASTRID_(réacteur) .

      Les réacteurs à sels fondus, notamment à base de fluorures de thorium, ne semblent pas être une option privilégiée, quoique prometteuse, puisqu’il est envisagé un éventuel développement à l’horizon de la fin du siècle (voir page 28 du document).

      On s’oriente ainsi vers des réacteurs plus sûrs capables de permettre le recyclage de déchets existants tout en générant peu de déchets radioactifs à longue durée de vie.

      A la lecture de ce document ministériel, on peut donc confirmer que Mr HULOT est encore loin de maîtriser son sujet.

      • Reportez-vous à mon billet du 17 mars 2016 et vous comprendrez qu’avec son réacteur expérimental Astrid la France est définitivement exclue de la future industrie nucléaire … J’au eu entre les mains des brevets de Marcel Boiteux, un grand technicien qui mit en place le programme électronucléaire français, à sujet de ces réacteurs à haute température qui me paraissent (à mon humble avis) être un excellent choix pour les Chinois !

  10. Je pense que la filière choisie par la Chine est très prometteuse : haute température avec refroidissement par l’hélium, car ce gaz ne présente aucun problème de sureté. De plus le système de refroidissement ne requiert pas de circuit secondaire ni tertiaire comme dans le cas du sodium liquide. La technologie du cycle de Brayton est directement inspirée des moteurs d’avion modernes et il n’y a pas photo elle est très performante au niveau rendement thermique.

    • Il est indiqué sur la page wiki du réacteur ASTRID que les échangeurs secondaires impliquent de l’azote, au lieu de l’hélium pour les chinois. Voir aussi ce schéma basique de principe : https://www.connaissancedesenergies.org/sites/default/files/album_images/astrid-fonctionnement_zoom.png
      Il faudrait qu’on dispose de schémas de principe plus complets pour y voir plus clair.
      Par contre, j’ai bien noté que le rendement de prototype chinois visait un objectif de plus de 60 % !
      C’est énorme par rapport aux 38 % d’Astrid…ça me laisse perplexe sur une technologie qui est identique et clairement pompée sur l’expérience française du projet Super-Phénix.
      A ce propos, je n’ai pas bien compris pourquoi le site de Super-Phénix a été la proie de la colère de tous les écologistes européens (certains allant même faire des tirs sur l’usine au lance-roquettes anti-chars !).

      • Il n’y a rien à comprendre quand on parle d’imbécilité ! Cette fermeture fut surtout politique et télécommandée par Corinne Lepage. La Miss Voynet est tombée dans le panneau. Les femmes qui font de l’écologie feraient mieux de s’occuper de leur cul !!!

      • J’aurais préféré en effet que les décideurs verts (Voynet, Lepage, Hulot et toute la clique d’écologistes incultes en écologie) accompagnent des initiatives pertinentes comme le remplacement partiel des moteurs Diesel par des technologies moins émissives en fumées nocives (comme celle-ci –> https://www.usinenouvelle.com/article/le-premier-train-a-hydrogene-d-alstom-deja-sur-les-rails.N514494) plutôt que de démanteler des sites expérimentaux comme celui de Super-Phénix en effet.
        Encore un remake de l’obscurantisme pré-siècle des lumières où idéologie et science comme facteur de recherche de progrès ne font pas bon ménage.

  11. Pour info, je suis tombé sur trois articles intéressants sur :

    1 – Super-Phénix (article de 2014 de M. REYNE) : https://www.emploi-2017.org/reacteur-a-neutrons-rapides-le-nucleaire-de-4eme-generation,a0325.html

    2 – Les réacteurs à neutrons rapides dont le BN800 russe (qui a été l’objet d’un transfert de technologie en Chine) et qui est à priori inspiré du retour d’expérience du Super-Phénix français (article de 2016 de J.P. RIOU) : http://www.economiematin.fr/news-superphenix-reacteur-nucleaire-fermeture-ecologie-france-riou

    3 – La technologie des surrégénérateurs est améliorée petit-à-petit par les Russes sur le plan de a sécurité par l’installation d’un réflecteur au plomb autour du coeur (article de novembre 2017 dans Sputnik News) : https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201711161033901480-russie-mephi-reacteurs-futur/

    Bilan (provisoire) des courses :
    La France produit d’excellents scientifiques et de brillants ingénieurs, mais la classe politique n’est vraiment pas à la hauteur des grands enjeux stratégiques sur son indépendance énergétique (de l’art de « donner du lard à des cochons » pourrait-on presque dire).
    Souhaitons que l’espérance de vie du prochain sur-régénérateur français (ASTRID) sera plus longue que celle de son petit frère qui tente tant bien que mal de renaître de ses cendres depuis un sacré bon bout de temps.

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