Où est passée l’inflation ?

Où est passée l’inflation ?

Je ne suis pas un économiste, loin de là car c’est une science inexacte dans la mesure où il est impossible de mettre en équation tous les paramètres qui sont, comme disent les spécialistes, les sous-jacents de l’évolution des marchés. Janet Yellen a déclaré il y a quelques jours qu’elle ne comprenait pas pourquoi, malgré la profusion de monnaie disponible à des taux jamais vus depuis 5000 ans, il n’y avait toujours pas d’inflation. Faut-il que cette personne qui compte parmi les plus puissantes du monde soit totalement dénuée de bon-sens ! Un bon-sens paysan comme on disait autrefois …

Pour qu’il y ait inflation des prix il faut que la demande surpasse l’offre. Quand il y avait des famines en Europe le prix du blé pouvait être multiplié par 5 en quelques mois car l’offre était inexistante. Aujourd’hui il n’y a plus de demande dans la plupart des pays de l’OCDE car dans tous ces pays le chômage est endémique et important, très important. Aux USA, le pays de Yellen, plus de 50 millions de personnes en âge de travailler n’ont pas d’emploi du tout et survivent uniquement avec des coupons d’alimentation généreusement distribués par le gouvernement fédéral et 50 autres millions de personnes également en âge de travailler ne trouvent que quelques heures de travail ici et là durant la semaine pour éventuellement arriver à s’acheter une boite de corned-beef chaque jour. Ce n’est pas ainsi que la demande et donc l’inflation peuvent être relancées dans le pays de Yellen qui n’a décidément rien compris.

En Europe l’image n’est pas plus flatteuse. En Italie, Espagne, France, Portugal, Grèce ou Belgique la situation est tout aussi alarmante qu’aux USA. Le taux de chômage dans ces pays, si il est fait abstraction des statistiques gouvernementales truquées, atteint entre 15 et 20 % de la population active. Même scénario, mêmes effets : une demande réduite à sa plus simple expression – les denrées de première nécessité – ne relancera pas l’inflation tant espérée par les gouvernements pour diluer la dette d’Etat.

Tant que les statistiques du chômage flirteront avec des chiffres de l’ordre de 20 % les salaires n’augmenteront pas puisque le marché du travail obéit aux mêmes lois que n’importe quelle autre denrée : trop de demandeurs d’emploi, pas question d’augmenter les salaires et par conséquent pas non plus d’augmentation de la demande de la part de ceux qui ont la chance d’avoir un emploi. C’est en quelque sorte un cercle vicieux d’où lequel les économies occidentales auront beaucoup de mal à s’extirper.

Puisque la demande est rachitique, les entreprises, confrontées à des marchés étriqués, n’investissent naturellement plus et n’embauchent également plus, d’où la persistance de ce chômage. Alors la politique des banques centrales consistant à inonder les marchés financiers de monnaie fraîchement imprimée est de ce fait totalement inefficace pour relancer l’économie, en d’autres termes l’emploi, la consommation et par voie de conséquence l’inflation.

Les taux d’intérêt proches de zéro, supposés stimuler l’économie – il est tentant, en théorie, d’emprunter à des taux ridicules – sont en réalité dévastateurs car ceux qui sont dans une situation économique précaire ne consommeront pas plus pour autant. Tout simplement parce que quand on n’a pas de revenus fixes on ne peut pas emprunter le moindre kopeck à son banquier. Ici à Tenerife, une île pourtant privilégiée par sa puissante industrie touristique et ses ressources agricoles inestimables, les pauvres restent pauvres mais les riches s’enrichissent en profitant de ces conditions ultra-favorables de crédit. Et l’inflation est un doux rêve. Vous voulez un exemple concret ? Tous les six jours je vais dans mon petit super-marché au coin de la rue acheter deux packs de bière (soit 8 litres) et un pack de 6 litres de lait entier (en réalité je bois beaucoup plus de 8 litres de bière en 6 jours et je n’ai aucune honte à l’avouer, d’autant plus que la bière ne coûte ici que 80 centimes d’euros le litre : où est l’inflation ?). Il m’en coûtait il y a un mois 10,14 euros. Depuis une semaine je débourse seulement 9,54 euros pour strictement le même achat : taux de déflation 5,9 % !

Il y a plus grave encore parmi les effets pervers des taux d’intérêt proches de zéro : les caisses de retraite n’arriveront plus à payer les pensions des retraités. Il ne faut pas croire que l’argent que j’ai épargné durant toute ma vie active (je suis retraité) pour me constituer une retraite complémentaire est resté dans une boite en fer blanc et que chaque mois ma caisse de retraite m’en met un peu sur mon compte en banque. Cette caisse de retraite a fait durant des années des placements avec mon épargne qui lui ont permis de rémunérer les retraités lorsque je travaillais et d’éventuellement réaliser quelques profits avec « mon argent ».

Aujourd’hui, en raison des politiques délirantes des banques centrales, ces mêmes caisses de retraite, qu’elles soient privées ou publiques, sont toutes au bord de la faillite puisqu’elles ne peuvent plus réaliser de profits sur les marchés financiers en raison de ces taux d’intérêt proches de zéro. Si les retraités actuels vont être un peu plus taxés pour tenter de sauver le système (c’est le cas de la France) il est inutile de douter un instant : les futurs retraités auront la vie très dure. Toutes les promesses qu’on leur tient aujourd’hui ne seront jamais honorées ! Seuls les grands favorisés de ce système financier perverti en profiteront, c’est-à-dire les riches qui sont devenus de plus en plus riches et les « nouveaux riches » qui ont accumulé des richesses extravagantes basées sur du vent à la Jeff Bezos ou Mark Zuckerberg mais cette classe de privilégiés n’est pas à l’abri d’une profonde crise économique, la « big one » qui se profile à l’horizon en raison de cette situation invraisemblable.

Reste le cas du Japon, pays que je connais pour au moins y séjourner deux fois par an et prétendre bien le connaître est un abus de langage. Il y a peu de chômage dans ce pays, à peine trois pour cent de la population active, des centaines de milliers d’offres d’emploi ne sont pas satisfaites et le Japon a déjà modifié les lois relatives aux demandes de visa de résident temporaire dans le but d’attirer une main-d’oeuvre étrangère sélectionnée. Et pourtant les salaires évoluent peu, la demande stagne et l’inflation n’est toujours pas au rendez-vous malgré les « QEs » de la BoJ. L’un des objectifs de Shinzo Abe quand il a été élu était d’atteindre une inflation de quelque 3 % et les économistes nippons ne voient toujours rien venir. Même une augmentation de la TVA n’a pas vraiment créé d’inflation ! Qu’en conclure alors ? Les « quantitative easing » sont contre-productifs en tous les cas en ce qui concerne l’inflation, car la demande ne progresse pas et tous les billets de banque fraîchement imprimés se retrouvent dans la poches des 0,01 %, aux USA, en Europe et très certainement au Japon aussi. Cette masse considérable de liquidités n’a pas pénétré les circuits économiques normaux, c’est peut-être la raison pour laquelle les politiques monétaires des banques centrales occidentales (Japon compris) n’ont pas atteint leur but : un miroir aux alouettes de plus et une grave erreur d’appréciation des gouverneurs de ces banques centrales …

Je répète que je ne suis pas économiste et je n’ai fait que relater dans ce billet mes impressions personnelles rassemblées au cours de nombreuses lectures sur un certain nombre de sites qui ne font pas partie des médias « main-stream ».

10 réflexions au sujet de « Où est passée l’inflation ? »

  1. Je ne suis pas, comme vous, économiste, loin de là, mais ça fait longtemps que je me penche sur la question.
    En fait, la recherche d’inflation désespérément par les banques centrales, en plus d’avoir de raison de payer moins cher la dette d’état, revient aussi d’une autre idée folle (sacré Charlemagne).
    En fait, une économie pérenne génère naturellement de l’inflation, de 4 à 7 %, c’est, si je puis dire, de l’entropie économique.
    Ces gugusses pensent donc que ce serait cette inflation qui génèrerait une économie pérenne, confondant cause et effet.
    Cette économie pérenne ne pouvant se faire qu’au sein de pays aux frontières semi-poreuses, d’où leurs égarements, puisque refermer les frontières remettrait en cause leur présupposés idéologiques, dont l’existence même de l’Union-Européenne.
    C’est leur ouverture aux quatre vents, comme il en est aujourd’hui, processus en développement depuis la fin des années 70, qui génère maintenant la terrible situation économique dedans laquelle le monde se trouve désormais.
    La raison en est simple et a une quarantaine d’années d’âge:
    Si vous délocalisez les entreprises d’Occident là où les revenus sont plus bas (Maghreb, Chine, Inde puis pays africains…) , pour revendre là où vos entreprises ont fermé, soit aux occidentaux qui, progressivement, se retrouvent donc ruinés, fait que vous rechercherez continuellement les nations aux émoluments les moins hauts.
    Dès lors la question émergera logiquement à un moment ou à un autre: qui peut acheter?
    Nous pouvons même dire que le statut des pauvres des pays les plus pauvre est rejoint par celui des pauvres des pays les plus riches.
    De plus, cette concurrence salariale continuelle, bien qu’elle mène momentanément à la monté d’une classe-moyenne dans les pays les moins riches, appauvrit, affaiblit et paupérise les classes-moyennes des pays les plus riches.
    De plus cette concurrence salariale mène à ce que ces nouvelles classes-moyennes tend, elles aussi, à voir leur statut se réduire.
    Cela parce qu’il est toujours possible de trouver une nation ou les payes sont plus réduites qu’ailleurs.
    A cela s’ajoute les questions monétaires, vous allez voir, c’est rigolo.
    Vu que les états et les populations des pays occidentaux, désindustrialisés, s’appauvrissent, puisqu’il y a diminution des émoluments, disparition des entreprises et, dès lors, des impôts, les banques et les fonds d’investissement de ces pays ont moins d’entrées d’argents, quand bien même ces états ne peuvent plus emprunter à leur banque centrale mais à celles privées.
    Pour faire fonctionner cette machinerie économique déjà malade, ces banques privées et fonds d’investissement, dont de retraite, n’ont plus le choix pour survivre, elles doivent, pour les premières, jouer sur les crédits, au particuliers, aux entreprises non exportables et aux états et, aussi, mais là pour tous, jouer aux diverses opérations spéculatives, boursières notamment.
    Pendant ce temps là les états, qui se retrouvent également dans une position de survivance, créent, pour ceux qui le peuvent, par leur banque centrale, la monnaie nécessaire pour son fonctionnement interne, comme aux U.S.A., pour les autres ne reste plus que d’emprunter aux banques, contre intérêt, bien sûr, l’argent que ces dernières auront reçu des banques centrales (je vous l’ai dit, c’est un truc de débile).
    C’est pourquoi les dettes étatiques ne font que gonfler.
    Ça, c’est ce qu’il s’est passé jusqu’en 2008, les crédits subprimes n’étant que l’un des effets de cette appauvrissement, doublé de plus de magouilles boursières diverses.
    Donc.
    La valeur d’une monnaie est égale à la richesse réelle du pays émetteur.
    Si il y a surproduction monétaire, la valeur de cette monnaie diminue au prorata de sa quantité produite au regard de la richesse de ce pays, c’est ça l’hyper-inflation.
    (Il y eut deux cas historique répertoriés de ce mécanisme avec l’or, dont celui en Espagne dû à l’arrivé de l’or sud-américain, de l’autre, je ne m’en souviens plus).
    Cette hyper-inflation va s’exercer là où cette monnaie sera déversée, ici dans les opérations spéculatives via les banques.
    Depuis 2008 les banques centrales ont inondé le monde de monnaies, les fameux Q.E., c’est pourquoi les bourses sont montées si haut.
    Si elles stagnent maintenant, c’est qu’il y a une déflation boursière égale à la quantité de monnaies introduites.
    Mais d’où provient cette déflation qui, vous l’avez montré, est plus ou moins visible sur l’étal des magasins (ici, en France, cette déflation l’est moins, visible, les grands-magasins devant verser leurs petits bénéfices aux actionnaires, ce qui fait baisser le nombre de leur clients et s’évider les chariots).
    La déflation a d’origine une désindustrialisation, provenant elle-même d’un appauvrissement de la population (les opérations boursières s’effectuant sur les entreprises).
    Comme les gens ne peuvent plus acheter autant ou, comme vous le dites si bien, juste le nécessaire, les entreprises baissent leurs coûts, soit en virant des employés, soit en baissant leurs émoluments, voire en fermant carrément, il y a donc monté du chômage et baisses salariales.
    Baisse salariale et monté du chômage qui entrainent à leur tour une fragilisation et fermeture des entreprises, ce qui entraine une boucle infernale, baisse salariale et monté du chômage, fragilisation et fermeture d’entreprise, …etc…etc. …etc, …
    Vu que le système est devenu mondial, il y a donc une désindustrialisation d’échelle internationale plus ou moins visible suivant le pays (c’est pourquoi les usines quittent maintenant la Chine pour s’installer en Afrique, entre-autre), la cause de ce peut de visibilité en étant certaines opération spéculatives sur tel ou tel produit, le pétrole par exemple, ou le blé, le beurre, le fer ou n’importe quoi d’autre, qui en fait augmenter les prix de manière artificielle.
    Inflation plus déflation menant à une stagnation relative des prix en + ou – suivant ce qui est le plus rapide de l’un ou de l’autre.
    Vu que cela affaiblit encore plus les banques (les usines et les échanges marchands étant le moteur de l’économie), que cette déflation entraine un appauvrissement des peuples et des états et que tout le monde craint, à juste titre, un effondrement cataclysmique de l’économie-monde, il ne peut qu’y avoir une monté en puissance des Q.E..
    Puis, par mesure désespérée, un hélicoptère monétaire, soit un envoi massif, sous une forme ou une autre, de monnaies dans l’économie réelle, soit nous autres, le bas peuple, ce sera à ce moment là que nous vivrons une hyper-inflation.
    Cela annonçant le chant du cygne de la globalisation économique heureuse, en quelque sorte.

    Enfin bon, je ne sais pas si mes explications sont bien lisibles, mais dans l’ensemble ce sont les mécanismes résumés de ce que j’ai pu comprendre au fil du temps des délires de l’économie moderne.
    Des notions comme la plus-value ou le P.N.B., le produit national brut, n’ont plus presse, remplacés par gain de productivité et P.I.B. dont la fausseté des concepts laisse libre-cours à toutes les tricheries, comme d’y comptabiliser, dans le P.I.B., les commerces illégales, comme la drogue, ou la prostitution.
    Tout en y écartant le dynamisme industriel des nations, ce qui est la richesse réelle des pays.
    Et puis, j’ai des difficultés de synthèse, bien que j’y travaille, de fonctionnement surtout intuitif, j’ai tendance à passer de A à Z sans passer par les cases B C D E F …….., c’est là la faiblesse potentiel des autodidactes, bien qu’aussi une force.

    • vous avez tort des le depart de votre tres longue prose, non l inflation dans une economie perenne , ce qui ne veut d ailleurs rien dire, n’est pas de 4 a 7%, c est meme tout le contraire, la tendance est meme la deflation, c est a dire la baisse des prix. la definition de l inflation n est pas l augmentation des prix des produits des salaires etc mais l augmentation de la masse monetaire, ce qui est bien different. si la masse monetaire n augmente pas, les prix des produits baisseront. or ce qui se passe actuellement c est que la masse monetaire augmente fortement sans inflation. tout simplement parce que ces montagnes d argent deversees ne vont par dans l economie reelle directement mais servent uniquement a financer les deficits des etats. croissance du pib toute illusoire puisque celle ci n est pas due a l augmentation des richesses mais juste de la masse monetaire.
      d autre part, vous semblez etre pour le protectionnisme, ce qui est une aberration, la mondialisation existe depuis des siecles, les matieres premieres et produits finis ont toujours voyages, la soie l or les pierres precieuses les epices etc faisaient le tour du monde. la france exporte deja peu si en plus nous fermons nos frontieres qui achetera le peu que nous exportons comme les airbus?
      je vous conseille de lire Bastiat qui vous expliquera bien mieux que moi je ne pourrais le faire en quelques phrases en quoi il est bien plus rentable economiquement d acheter un produit importe moins cher que le fabriquer soit meme plus cher.

      • Vous avez tort!
        Comme quoi chacun a une position qu’il défend.
        Toutefois je m’appuie sur ma propre réflexion et vais chercher mes références, lorsque je le fais, juste pour montrer un point de détail.
        L’un de mes aphorisme est: Toute théorie n’a de valeur que par son caractère prédictif.
        Donc, si me basant sur la conception que j’ai de ce que je perçois de l’économie-politique je dis que nous vivons actuellement une désindustrialisation mondiale, que la spéculation boursière tend à se replier sur la spéculation des matières premières, comme ce fut le cas en 2008, que les décisions prise par Monsieur Macron et consort se révèleront contreproductives et appauvrissant la population (avec un fort risque de coup d’état), et, enfin, que nous sommes aux porte d’une banqueroute généralisée aux conséquences désastreuses.
        Si je dis et affirme cela mais qu’aucun signe ne vient, dans l’année, le confirmer, alors oui je considèrerais avoir eu tort, mais pas avant.
        Et croyez bien que je préfèrerais avoir tort, parce que si j’ai raison, vous n’avez même pas la moindre bribe d’idée de ce qu’un effondrement économique de l’ampleur (de tous les français) de celui qui vient, à mon sens, certes, pour l’instant, pourrait générer comme dégât et comme malheurs.
        Mais pourriez-vous m’expliquer pourquoi les notions de P.N.B. et de plus-valu ont disparu des réflexions économiques?
        Je suis curieux d’en connaître votre approche.

      • vous avez tort concernant l inflation qui devrait etre entre 4 et 7% puisque cela voudrait dire que la masse monetaire augmente sans qu il y est creation de richesse en contrreapartie, ce qui fait qu un dollar de 1900 vaut 100 dollar de 2000, la monnaie a perdu 99% de son pouvoir d achat. une economie saine est une economie deflationniste, avec le meme revenu on doit pourvoir acheter plus de biens grace aux progres techniques par exemple.
        quand vous parlez de la speculation,actuellement les marches sont en levitation a cause des banques centrales qui doivent representer 75% ou plus des transactions par leurs achats de dettes des entreprises et d actions. le probleme va se poser quand elles ne vont plus faire le marche, qui sait quand.
        pour le pnb et la plus value, comme pour tout le reste , tout ceci n a plus aucune importance et de toute facon au niveau d un etat c est absolument impossible a calculer, tout ce fait de manieres statistiques et empiriques, au doigt mouille on dira. quand l insee annonce un pib en croissance de 1.5% sur l annee sachant que l augmentaion du budget de l etat represente la moitie de cette valeur, tout ceci est bien subjectif.
        je vois que vous etes contre le libre echange en pensant que les frontieres fermees c est mieux, la vous avez completement tort, il suffit pour s en convaincre de regarder les classements des pays les plus liberaux et de constater que ce sont eux qui ont les meilleurs resultats economiques : singapore nouvelle zelande hong kong australie suisse

      • Ah, les banques centrales ont bon dos, elles qui ne firent, en 2008, qu’obéir aux ordres politiques pour sauver des banques qui se vautraient dans leur faillite, et qui aujourd’hui ne savent plus comment se sortir de ce merdier.
        Oui elles achètent des actions et des obligations, mais c’est bien parce que les banques privées continuent leurs folies qu’elles sont contraintes de cacher cette énorme poussière sous le tapis.
        De sauver les bourses pour tenter d’éviter que l’ensemble du système économique ne s’effondre.
        Ce qui ne fait que ralentir une échéance inéluctable en y accroissant les déséquilibres macro-économiques.
        Oui elles ont fait perdre toute valeur aux monnaies par leurs infinis Q.E., mais que se passerait-il si elles cessaient de le faire, sachant qu’une partie de cette monnaie profuse dans les bourses, bourses au demeurant qui stagnent?
        Je ne sais pas combien d’argent y est injecté, mais si les bourses stagnent, ce ne peut qu’être que soit parce qu’une partie de cet argent en sort, soit parce qu’une partie se volatilise (comme lors d’un crash boursier), soit il se passe ces deux mouvements en même temps.
        Quand à la déflation, ce n’est pas quand même moi, petit conducteur de bus à la retraite, qui va vous conseiller de relire vos classique, non?
        Ou alors, votre école vous a raconté n’importe quoi.

        Il ne peut y avoir usage d’énergie sans qu’il y ai une perte, çà, ça s’appelle de l’entropie, notre hôte vous expliquera ça mieux que moi.
        La monnaie, quelle qu’en soit la nature, or, papier, coquillage, graine de cacaotier…, ne représente qu’un achat différé, rien de plus.
        Si vous mettez votre fric sous votre m’attela ou votre or dans une cassette, comme l’Avar, celui-ci ne servira à rien tant que vous n’aurez pas été chez l’épicier du coin acheter avec un pot de cornichon.

        C’est pourquoi l’un des signes avant-coureur d’une crise est le ralentissement de la circulation monétaire, dû à la faillite d’entreprise, aux mises au chômage et aux baisses salariales, et au remplissage des bas de laine du péquin moyen, définition même de la déflation.
        Ralentissement de la circulation monétaire et déflation étant quasiment synonymes.

        Bon, ceci dit, je reprends ma démonstration.
        Cette monnaie est générée grâce aux transformations des matières premières en produit fini par l’usage de l’énergie et le travail des employés, puis par leur transport et leur vente aux consommateurs.
        De la matière première (agricole comprise) au produit fini jusqu’à la vente, il y a création d’une plus-value.

        Ce truc que vous repoussez d’un revers de main, comme si, ignorant ce que c’est, vous préfèreriez parler d’autre chose, comme si vous cachiez quelque chose.
        Votre ignorance de ce qu’est la nature profonde de l’économie, peut-être.
        Il est vrai que l’Union-Européenne dépense une somme folle pour payer des gens à la soutenir sur internet, ce qui, communément, est appelé un troll.

        Donc, c’est cette plus-value qui génère une richesse prenant la forme d’une monnaie
        Toute avancée technologique dans tous domaines, tout progrès d’usage d’énergie, tant en performance qu’en économie, toute invention, même minime, amène une plus-value supérieur.
        Le total de toute cette richesse générée par les entreprises s’appelle le P.N.B..
        C’est grâce à ce P.N.B., Produit National Brut, qu’un pays fonctionne au sein de ses frontières, comme la Suisse et Singapour (et non pas Singapor, nous ne sommes pas américains que je sache!), de ses institutions jusqu’à ses services publiques (et non pas public, pour les mêmes raisons!), contrairement à ce qu’il se passe dans l’U.E. et ses frontières ouvertes aux quatre vents.
        Mais entre l’extraction de la matière première et la fabrication du produit fini, il ne peut que survenir un ensemble de pertes diverses et variées ,ne serait-ce que les intérêts dus par ces entreprises qui ont emprunté aux banques, ou à l’état lorsque l’Europe était réellement sociale-démocrate.
        C’est cet ensemble de pertes qui mène à de l’inflation.

        Je ne suis ni pour, ni contre le libre-échange, bien que vous tentez de faire croire que je serais un affreux coco (communiste, je me dois de préciser vu votre peu connaissance).
        Le communisme a échoué, qu’à cela ne tienne, essayons autre chose.
        Le néolibéralisme de type étasunien et Union-Européenne a échoué, qu’à cela ne tienne, essayons autre chose.

        Vous savez, enfin non, vous ne savez pas encore, vous m’ennuyez, ce n’est pas de votre faute, vous faites votre travail, vous êtes payé pour ça, je l’espère pour vous, confortablement, mais vous m’ennuyez.
        Vous auriez pu employer des subterfuges plus subtiles, user d’un savoir plus large, plus profond, me contraindre à aller plus loin que ce que mes compétences demanderaient.
        En politique notamment.
        Croyez-vous que je ne vous ai pas vu venir de loin, j’y ai pris le temps, certes, c’est fou comme je suis lent, parfois, mais je vous renifle maintenant comme un chien de chasse derrière sa proie.
        Et vous m’ennuyez, toujours le même discours, les mêmes réactions, faites preuve d’imagination, de grâce, soyez inventif, que je m’amuse un peu.

        Allez, que je vous dise, j’ai passé mon enfance dans une famille communiste, la politique, je suis né dedans, j’en comprends les rouages les plus intimes, alors, vos petites interventions où aucun développement ne se fait, où vous ne faites que dénier l’idée sans apporter aucune explication de détail, aucun réel argument, parce que vous en êtes incapable, de tout cela, je m’ennuie.
        Pas la peine de nier vos incapacités, je le sais.
        Vous me faites penser à ces jeunes du W.W.F. qui étaient incapable de me citer dix noms d’oiseaux ou d’arbres communs.
        Ou de ces futures élues du R.E.M. qui, pendant la compagne électorale, bafouillaient devant les caméras, ne sachant ni ne comprenant ce qu’elles disaient, pendant que les journalistes ne mouftaient mot mais n’en pensaient pas moins.

        Jeune, j’avais adhéré aux jeunesses communistes, mes parents m’y avaient doucement poussé.
        Savez-vous la première chose que le P.C.F. avait fait à l’époque, et je vous parle de ça en 1974 à peu près?
        Il nous ont donné, à tous les nouveaux adhérents, un cours d’économie, non pas d’économie politique, mais bien un cours d’économie, classique, que Keynes n’aurait en rien renié, enfin, pas de la pseudo pensée keynésienne d’aujourd’hui, mais du vrai Keynes.
        Maintenant, vous, on vous balance sur le net avec deux trois ficelles bien grosses, que les naïfs gobent facilement, mais qui m’ennuient profondément.
        Alors, s’il vous plait, à vos prochaines interventions, faites preuve d’un petit peu d’inventivité.
        Mais peut-être que cela vous est interdit, sait-on jamais quand un système idéologique totalement verrouillé, tel que le néolibéralisme d’une Union-Européenne comme celui que vous défendez, interdit à ses porteurs de penser par lui-même, alors les débats en deviennent bien fades.
        Ce qui fut l’une des mulltiples raisons qui générèrent l’effondrement de l’U.R.S.S..

      • Ah, de vous relire j’ai vu que j’avais oublié un petit quelque chose.
        Ne pas confondre croissance de la seule masse monétaire et croissance économique, ça n’a rien à voir.
        D’ailleurs cela montre que vous n’avez absolument rien compris à ce que j’avais écrit.
        Pour être plus précis, voilà: la valeur d’une monnaie est directement proportionnelle à sa quantité produite en rapport à la valeur des richesses du pays émetteur, présent et potentiellement futur, ainsi que de ses réserves d’état constituées d’or, d’argent et de platine.
        Si la richesse du pays augmente, il est naturel que sa masse monétaire suive le même chemin, ce qui permet d’augmenter les salariés et d’absorber l’inflation produite.
        Mais quoi qu’il en soit, cette monnaie perdra mécaniquement de la valeur face à celle, de valeur, des réserves d’états, or, argent, platine, en raison de cette inflation que l’on pourrait dire entropique..
        C’est pourquoi une monnaie n’a qu’une valeur relative d’un moment donné, c’est pourquoi également,toutes les monnaies ont perdu de la valeur au cours du temps, le sou, par exemple en France, n’existe plus, et qu’à l’ancien franc fut substitué le nouveau franc.
        En revanche, si, pour la richesse d’un pays donné, vous augmentez la masse monétaire, alors là vous aurez le droit à de l’hyper-inflation puisque la valeur de cette monnaie s’effondrera.
        Comme il en fut pour l’Allemagne de Walmart, surproduction de mark de l’époque pour réduire la valeur des obligations monétaires que lui imposèrent les alliés pour fait de guerre.
        Si, au-devant des faramineux Q.E., nous ne voyons pas une hyper-inflation dans les rayons de nos magasin, c’est autant en raison de là où cette monnaie circule, dans les opérations spéculatives, mais aussi parce que l’inflation résiduelle qui arrive jusqu’à nous vient compenser la déflation due à la désindustrialisation mondiale.
        Or, si comme je le devine, cette spéculation boursière se déverse dans une spéculation sur les matières premières, alors là nous devrons faire face à une inflation qui ira en s’accentuant.
        Ô, bien sûr, ils seront contents nos amis du néolibéralisme, ils l’auront leur inflation, mais ce ne sera pas cela qui réindustrialisera notre pays et l’Union-Européenne, tout au contraire, tout simplement parce que les paies ne suivront pas.
        Puis, comme plus personne ne pourra plus rien acheter, parfois même, même pas le nécessaire, commencera la déflation ou, le ralentissement de la circulation monétaire.
        Entretemps, nos génies des alpages nous auront envoyé plein d’argent, ils nommeront ça un hélicoptère monétaire (percevez combien l’expression est infantile), ce qui ne fera qu’accroitre l’inflation.
        Donc, la masse monétaire doit s’équilibrer avec la richesse réelle du pays, avec une inflation résiduelle de 4 à 7 % (je fais peut-être erreur, de 7, ça serait plutôt 5 ou 6)..
        Si il a ralentissement de la circulation de monnaie, parce les gens achète moins, il y a déflation.
        Si il a une surproduction monétaire en regard de la richesse réelle du pays, il y aura une inflation égale à la surproduction monétaire.
        Si la richesse de ce pays diminue, ce qui est le cas de la France (les décisions d’Emmanuel 1er n’y changeront rien, moins il y a d’entreprise, moins il y a de travail, de plus-value et le P.N.B. baissera, point barre), et qu’en même temps il y a surproduction monétaire, l’inflation n’en sera qu’accrue.

        En fait, je vais vous dire, l’économie, quand on a compris le truc, est vraiment bête comme chou à comprendre.
        Ah, au fait, j’avais suivit 2 stages d’économie, le premier, gamin, du P.C.F., le second, quelques décennies plus tard, au sein de mon entreprise.

    • J’ai en effet écouté et regardé avec délice Olivier il y a quelques jours car je suis inscrit sur le site des éconoclastes. C’est l’une de mes sources d’inspiration pour ce billet mais il y a aussi Mish Shedlock, Tyler Durden, Wolf Richter et bien d’autres sites mais certainement pas les Echos ni le Figaro et encore moins le Monde ou même le Guardian qui ne font que répandre les mensonges répétés des gouvernements.

  2. voir aussi un article de M Lepage ( institut Turgot)
    http://blog.turgot.org/index.php?post/Guerre-au-cash-et-taux-n%C3%A9gatifs
    On ne peut exclure qu’après la déflation on connaisse l’hyper inflation.
    Ceci montre que Yellen ou Draghi sont , ou bien incompétents notoires ou bien à la solde des hyper riches qui profitent de ces politiques de QE.
    Avec les taux quasi nuls ( ou négatifs) les banques vont affronter des risques majeurs de faillite en cascade. Après la crise majeure et le ‘ hair cut  » les peuples risquent de se rebiffer contre les mondialistes ( apprentis sorciers et prêts à tout ) et les adeptes du multiculturalisme.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s