Crise climatique : retour sur l’imposture de l’effet de serre

Titan,_Earth_&_Moon_size_comparison.jpg

Le premier novembre 2014 j’avais écrit un long billet un peu technique sur le concept erroné de l’effet de serre du CO2 et d’autres gaz et mon opinion à ce sujet n’a pas changé. Il se trouve que la question négligée du gradient adiabatique de l’atmosphère terrestre soumis au champ gravitationnel de la Terre comme chacun de nous et comme tout objet « pesant » refait surface dans de nombreux articles scientifiques parus récemment dont celui cosigné par N. Nikolov et K. Zeller publié dans la revue Environment Pollution and Climate Change 2017, 1: 112. Ces auteurs ont comparé l’effet de la gravité sur l’atmosphère de Vénus, de la Terre, de la Lune, de Mars, de Titan et de Triton. Les observations astronomiques relatives à ces corps célestes sont suffisamment documentées pour précisément calculer l’effet de la gravité de ces derniers sur leurs atmosphères parfois très ténus mais tout de même étudiés en détail. Titan est une « lune » de Saturne et Triton une « lune » de Neptune. Toutes les lois physiques qui sont naturellement applicables et valables pour les différents corps célestes du système solaire conduisent, lorsque l’on prend en considération l’ensemble des observations relatives à ces 6 corps, à la conclusion que la théorie de l’effet de serre qui n’est pas observée sur ces corps célestes est donc invalide également pour la Terre et également Vénus quoiqu’en pensa James Hansen, l’un des malheureux promoteurs de la théorie désuète et jamais validée par l’expérience de l’effet de serre.

En effet, l’effet de serre tel qu’il est prêché par l’IPCC n’est pas un phénomène radiatif alimenté par l’opacité de l’atmosphère au rayonnements infra-rouges mais la conséquence d’un réchauffement seulement induit par le gradient adiabatique, directe conséquence du champ gravitationnel, gradient qui est indépendant de la composition de l’atmosphère. De plus, la température au sol observée pour chacun de ces corps célestes n’est pas le résultat d’un forçage radiatif comme cela a été imaginé il y a plus de 100 ans mais seulement le simple résultat de la pression atmosphérique existant au sol. L’albédo des différents corps célestes (dont la Terre) n’est pas un facteur climatique indépendant mais une conséquence du climat. Cependant cet albédo (propriété de réfléchir le rayonnement solaire aux hautes altitudes) est soumis aux variations du champ magnétique solaire et du vent solaire ainsi qu’aux rayons cosmiques.

La pression atmosphérique en tant que force par unité de surface a un effet direct sur l’énergie cinétique interne à l’atmosphère et la température du système atmosphérique (quels que soient les corps célestes cités dans cette étude) est en accord avec les lois régissant le comportement des gaz. Dès lors le gradient de pression atmosphérique est le seul facteur prépondérant contrôlant la température de surface de la planète (ou de la « lune » considérée) et non pas la « profondeur optique » de l’atmosphère aux infra-rouges qui varie de manière continue en raison également de ce gradient de pression.

L’équilibre thermique à la surface des corps célestes étudiés reste stable dans une plage de +/- 1 °C pour toutes ces raisons et bien entendu en dehors de toute variation de l’activité radiative solaire ou du champ magnétique solaire. Cette dernière activité fluctue d’ailleurs dans une plage infime de l’ordre de 2 à 3 ‰ . Cet article réfute donc l’hypothèse de l’ « effet de serre » qui n’a jamais été prouvée scientifiquement à moins de délibérément ignorer un certain nombre de lois physiques fondamentales. C’est exactement ce que les pseudo-climatologistes de l’IPCC font depuis maintenant plus de 20 ans et jamais personne n’a osé les contredire frontalement comme viennent de le faire ces deux personnalités à qui il faut rendre hommage pour leur honnêteté, leur courage et le risque qu’ils encourent de voir tous leurs crédits de recherche annulés sine die pour satisfaire des dispositions plus politiques que scientifiques totalement erronées.

Illustration : la Terre, la Lune et Titan à la même échelle (Wikipedia)

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/11/01/retour-sur-la-theorie-de-leffet-de-serre-atmospherique/

8 réflexions au sujet de « Crise climatique : retour sur l’imposture de l’effet de serre »

    • Je n’ai pas jugé nécessaire de faire figurer votre précédent commentaire que je considère comme insultant. Je n’ai fait que citer les auteurs de l’article en référence. Le billet d’Antony Watts que vous citez a fait l’objet de nombreuses critiques … Nikolov et Zeller ont seulement fait une étude comparative entre divers corps célestes qui constitue une réelle avancée dans le domaine de la compréhension de la dynamique des atmosphères (pas seulement de la Terre) et en ont déduit à juste titre que la théorie de l’effet de serre était erronnée, un point c’est tout !

  1. L’article est disponible ici –> https://www.omicsonline.org/open-access/New-Insights-on-the-Physical-Nature-of-the-Atmospheric-Greenhouse-Effect-Deduced-from-an-Empirical-Planetary-Temperature-Model.pdf
    Comme il fait 22 pages et est d’un niveau de 2nd/ 3ème cycle, il faudra prendre son temps en pour apprécier les détails et autres raffinements mathématiques.
    Ca va me faire de la lecture pour mes prochaines soirées au coin du feu 🙂
    Merci pour cette info 🙂

    • Je le tenais à la disposition de mes lecteurs y compris de ceux qui semblent mentalement pollués par la propagande de l’IPCC …
      Je sauvegarde en effet toutes les sources d’inspiration de mes billets.

      • J’ai fini de lire cet article dont l’objectif est de trouver une loi générale empirique qui rend compte de la température de surface mesurée des planètes du système solaire à l’aide de grandes variables physiques.

        La conclusion des auteurs est que cette dernière dépend de l’irradiation solaire et cosmique, et de la pression atmosphérique à la surface de la planète, qui elle-même dépend de sa masse, donc de son champ gravitationnel.

        La composition de l’atmosphère ne serait donc pas un critère fondamental dans la détermination de la température de surface des planètes.

        Conclusion : nos conceptions sur l’effet de serre, et plus particulièrement de l’élévation de température du à la concentration du CO2 atmosphérique sont à revoir.

        J’espère que cette étude très intéressante sera poursuivie et enrichie par la communauté scientifique (du moins, celle qui demeure fidèle au principe fondamental de la science, à savoir l’honnêteté intellectuelle).

  2. Avec leur théorie, ils oublient qu’une bonne partie du rayonnement IR est stoppé entre 5 et 10 km, et pas que par les nuages. Grâce au CO2, méthane, Nox, H2O, les IR réchauffent moins le sol. J’en conclue que ces gaz refroidissent, de jour comme de nuit. Est-ce faux? Pas plus que le réchauffisme.
    Ces gaz ont peut-être un effet régulateur sur quelques minutes, en stockant les photons, enfin leur énergie.
    Enfin, sans eau et traces de CO2 dans l’air, quelle serait la température la nuit? Plutôt fraiche.

    • Les quantités de « gaz à effet de serre » (CO2, NOx, méthane, …) sont infimes en comparaison de la vapeur d’eau dans l’atmosphère. Vous avez mis le doigt sur un point important dans la compréhension des conditions climatiques en mentionnant la température d’une nuit sans nuages, par exemple au milieu du Sahara. L’air y est très sec et dès que le Soleil a disparu à l’horizon les températures chutent dramatiquement. Ceci provient du fait que l’atmosphère est sec et que la vapeur d’eau ne peut pas amortir la différence de température. Le sol rayonne directement vers l’espace et ne « réchauffe » plus les basses couches de l’atmosphère car l’oxygène et l’azote sont deux gaz qui n’absorbent que très peu les infra-rouges.
      Pour illustrer ce phénomène je me souviens être allé dans la « Death Valley » au mois de juin, le site était fermé et on le visitait à ses risques et périls. Quand le Soleil a disparu à l’ouest au dessus des montagnes de la Sierra à 19h30 la température était de 47°C. Une heure plus tard celle-ci était de 28°C. Je m’en souviens très bien car il y avait un gros thermomètre devant l’entrée de la lodge où nous nous étions arrêtés. L’air était froid alors que le sable de la dune près de l’hôtel était encore brûlant.

      • Au Sahara, les températures tombent sous les 10 degrés très vite la nuit. Parfois on passe de 37.5 à -0.5 (en.wiki).
        Je ne sais pas quel est l’albédo du CO2, mais je pense que la notion d’albédo de Bond est un peu simpliste. Pour le CO2, c’est bien réparti, mais pour H2O ce n’est pas le cas. Le CO2 peut bien doubler, il ne se passera pas grand-chose.

        Demain, on se paye à nouveau du 17 degrés. Et samedi du 15. Pourtant avec tout ce CO2…

        Et encore une fois, l’arbre sur la moraine à 2500 mètres d’altitude montre qu’il a fait plus chaud il y a quelque 10000 ans. Et il n’y avait pas de voitures à cette époque. Des extra-terrestres ❓

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