L’arsenal nucléaire américain ? Des pièces de musée !

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Les ordinateurs qui contrôlent les missiles intercontinentaux vecteurs d’ogives nucléaires sont des vieilles machines fonctionnant encore avec des disques souples de 8 pouces … Incroyable mais vrai. L’armée américaine est encore équipée de machines IBM qui datent des années 1970. Un récent rapport du Congrès américain a révélé que pourtant l’armée avait dépensé la coquette somme de 60 milliards de dollars pour moderniser son arsenal nucléaire ces 5 dernières années pour entretenir des ordinateurs qui auraient leur place dans un musée. Les disques 8 pouces furent commercialisés pour la première fois en 1971 mais leur utilisation difficile fit qu’ils furent remplacés en 1976 par les disques 5 pouces un quart dont je me souviens très bien et en 1982 ces derniers laissèrent la place aux petits disques 3 pouces et demi dans un blister en plastique rigide que beaucoup de personnes ont encore en mémoire, sans faire de jeu de mot. Les capacités « mémoire » de ces trucs étaient ridicules et pourtant la plus grande et plus moderne armée du monde fonctionne toujours avec ces objets d’une autre époque.

De plus, et c’est là qu’il y a un gros souci, ces disques ont une durée de vie limitée et toutes sortes de « bugs » peuvent apparaître en raison d’une dégradation du support magnétique avec le temps. Avec une maintenance des bombes pour le moins défectueuse (voir sur ce blog) c’est à se demander si les Américains sont réellement capables de se lancer dans l’aventure mortelle d’un conflit nucléaire avec un tel équipement. Qu’en est-il de l’électronique du guidage embarquée dans les fusées ? Et de l’électronique des bombes elles-mêmes ? Nul ne le sait. Il vaut mieux ne pas parler de choses qui fâchent.

Source et illustration : The Guardian

3 réflexions au sujet de « L’arsenal nucléaire américain ? Des pièces de musée ! »

  1. Cet état de fait sur l’ancienneté des équipements informatiques est bien compréhensible et contrairement à l’apparence sécurisante !!! Quand on connaît la durée comparée de développement d’une arme nucléaire et des équipements et programmes informatiques c’est évident qu’il y a un décalage. Mais quand on a fait de multiples tests de tous ordres pour valider pendant des années ces Tchernobyls difficilement maîtrisés il est sage de ne plus toucher à rien. La modernité des équipements et logiciels n’apporte en rien la sécurité, sinon le risque des bugs et piratages. La bande perforée a encore du bon côté sécurité… Comme pour d’autres sujets il ne faut pas comme me le disait un brave anglais « pisser dans le vent » !

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