Le trou d’ozone refait surface, ça se complique …

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La revue scientifique en accès libre Nature Communications ne fait pas dans la dentelle quand il s’agit de faire peur au nom de la sauvegarde de la planète. Cette fois-ci il s’agit du dichlorométhane CH2Clprésentdans l’atmosphère qui serait préjudiciable à la « bonne santé » de la couche d’ozone au dessus de l’Antarctique. Il est nécessaire de rappeler que ce dérivé chloré est produit naturellement par les plantes, les algues et le plancton et que cette production est mal connue. En ce qui concerne les chloro-fluoro-carbones (CFCs) rendus fameux à la suite du Protocole de Montréal (1987) il n’est même pas certain qu’ils aient eu un quelconque effet sur le fameux « trou d’ozone » et quand les spécialistes de la question en parlent ils utilisent toujours depuis 30 ans le conditionnel à ce sujet, c’est tout à fait significatif.

Mais venons-en au dichlorométhane et à son interaction avec le « trou d’ozone ». Ce produit est utilisé dans de nombreuses applications comme solvant ainsi que comme intermédiaire de synthèse en chimie et environ un demi-million de tonnes est produit chaque année. Depuis 2004 la NASA et la NOAA mesurent la teneur atmosphérique du dichlorométhane atmosphérique à l’aide de ballons-sondes et de drones. Il est apparu que cette teneur était 3 fois plus élevée dans l’hémisphère nord que dans l’hémisphère sud. Les scientifiques en ont déduit que ce « polluant » était d’origine humaine. C’est aller un peu vite en besogne dans la mesure où il y a justement trois fois plus de terres émergées dans l’hémisphère nord, donc moins d’océans et par voie de conséquence moins d’algues susceptibles de produire du dichlorométhane : donc c’est l’homme qui est à l’origine de ce gaz dans l’atmosphère. Mais ce n’est pas tout. La teneur en ce gaz est hautement fluctuante comme l’indique l’illustration suivante tirée de l’article en question (doi : 10.1038/ncomms15962) publié le 27 juin 2017. En vert l’évolution dans l’hémisphère nord et en violet dans l’hémisphère sud.

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Les teneurs atmosphériques sont exprimées en parties par trillion ou pour clarifier les esprits en millionièmes de ppm, la ppm étant maintenant bien connue du grand public puisqu’elle est utilisée pour indiquer la teneur en CO2 de l’atmosphère. Il y a donc dans l’atmosphère environ 6 milliardièmes de gramme de dichlorométhane par mètre-cube d’air, c’est énorme !!! Compte tenu du fait que ce produit est rapidement détruit par le rayonnement ultra-violet – sa durée de vie est de moins de 6 mois – je trouve personnellement que cet article encore une fois entièrement basé sur des modélisations n’est que de la pure propagande alarmiste qui n’a d’autre utilité que de terroriser la population en bâtissant des scénarios qui à terme, si rien encore une fois n’est fait, aboutiront à une accélération de la destruction du « trou d’ozone ». Qu’on se le dise !

Illustration : le « trou d’ozone » en 2008, belle publicité pour Apple …

Note : cet article publié originellement sur ce blog le 5 juillet 2017 n’apparaissait qu’en « cache » de l’article relatif au laboratoire PF-4 de Los Alamos comme me l’a fait remarquer un de mes lecteurs que je remercie ici, probablement une erreur de ma part ou du site wordpress …

 

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