Pétrole, tout va bien ? Pas si sûr …

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Vitol, personne ne connaît cette société et n’en a jamais entendu parler. C’est pourtant le plus important acteur du négoce de pétrole dans le monde, un très gros business qui est entre les mains des 5 principales firmes se partageant ce gâteau (illustration). Chaque fluctuation du prix du baril de pétrole, à chaque seconde, que ce soit en Extrême-Orient ou en Europe, représente quelques milliards de dollars et il y a des gagnants et des perdants dans ce gigantesque jeu de roulette. Pourtant le moral de ces sociétés totalement opaques dont personne ne connait exactement la domiciliation exacte n’est pas au beau fixe.

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Malgré les affirmations récentes de la patronne du FMI qui comme chacun sait fait partie du club très sélect des personnes responsables mais pas coupables (cf. l’affaire Tapie), l’économie mondiale va décidément de plus en plus mal à tel point que le CEO de Vitol, un certain Monsieur Kho, a récemment déclaré que la réduction récente de la production décidée par l’OPEP n’avait eu pratiquement aucun effet sur l’évolution du prix du baril car la demande s’essouffle tant en Chine qu’en Inde, mais également dans de nombreux pays émergents ainsi qu’en Europe. De surcroît la reprise du pompage de pétrole aux USA n’arrange pas vraiment la situation. Les cours mondiaux du pétrole sont en effet à l’affut de l’état des stocks de brut et de produits raffinés sur le territoire américain. Or l’administration US dispose de tous les outils pour influer sur le cours du pétrole, si possible en publiant de fausses statistiques pour le plus grand bien de négociants comme Glencore, une multinationale implantée dans plus de 90 pays dans le monde et qui s’intéresse à toutes les matières premières sans exception, depuis le cuivre et le nickel en passant par le zinc, le charbon, les denrées alimentaires et naturellement le pétrole. Basée au Pays-Bas, Glencore est le concurrent direct de Vitol dans le négoce des produits pétroliers malgré le fait que son activité pétrolière est minoritaire au sein de ses activités.

L’Agence Internationale de l’Énergie, bien que tenant des propos rassurants, concède que la croissance molle va perdurer, l’injection massive de liquidités dans les circuits économiques par les grandes banques centrales, FED, BCE et BoJ, n’a pas eu les effets escomptés sur la croissance. Celle-ci est en berne, dans l’attente du cygne noir qui précipitera la grande crise économique mondiale que tous les responsables politiques redoutent. Les signaux avant-coureurs se trouvent parfois là où on ne les attend pas.

Source : Bloomberg

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