On n’arrête décidément plus le progrès

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En Nouvelle-Zélande, la tradition a fait reculer le sens commun. Comme les Japonais shintoïstes, les Maoris adorent les montagnes, les lacs, les volcans et les rivières. Ce sont des dieux … Personnellement j’abonde dans leurs traditions car adresser ses dévotions quotidiennement à un dieu qu’on ne voit pas et dont on ignore la nature peut aussi paraître totalement irrationnel. C’est le cas des religions monothéistes. Quand j’étais enfant je croyais en dieu car j’avais été soigneusement endoctriné par ma grand-mère qui vivait avec ses livres de prière, ses images pieuses et un crucifix au dessus de son lit dont elle changeait le brin de buis béni une fois par an. Je n’ai d’ailleurs jamais vraiment compris le sens de cette tradition étrange.

Bref, quand on parle de religion, de politique ou de climat on déchaine les passions mais ce qui s’est passé en Nouvelle-Zélande est tout à fait révélateur de la réelle nature humaine qui aspire à cet aspect surnaturel dont elle ne peut se défaire depuis des millénaires. Une tribu Maori a obtenu du Parlement que la rivière (ou fleuve, le troisième plus long de Nouvelle-Zélande) Whanganui – en langue Maori Te Awa Tupua – soit reconnue comme une personne comme vous et moi. Il y a eu un vif débat à ce sujet au Parlement. Des hommes de loi ont confirmé que la rivière ne pourrait pas être inculpée pour homicide si quelqu’un s’y noyait. Le statut de personne a entrainé le vote d’une allocation budgétaire de 30 millions de dollars NZ pour améliorer la santé culturelle, sociale, environnementale et économique de la rivière : ça fait pas mal d’argent pour une seule personne ! De plus, deux gardes assermentés par le service des parcs nationaux seront employés à plein temps pour prendre soin de cette nouvelle personne, l’une nommée par le Parlement et l’autre par la tribu Maori locale, la rivière devra payer des impôts à l’Etat mais la façon de calculer ces impôts n’est pas encore arrêtée. Enfin, aucun « genre » n’a encore été attribué au (à la) Te Awa Tupua. Personne ne sait s’il s’agit d’un « homme » ou d’une « femme ». En anglais, du point de vue grammatical, les choses n’ont pas de genre : elles sont neutres comme les compagnies, les société cotées en bourse ou les trusts, les meules de foin, les voitures, les maisons et les meubles.

Il reste donc un long débat à boucler pour attribuer un genre définitif à ce nouveau citoyen néo-zélandais. Pour ma part, vue la beauté de cette rivière je pencherais pour le genre féminin. On n’arrête plus le progrès !

Source : Bioedge

Une réflexion au sujet de « On n’arrête décidément plus le progrès »

  1. En y réfléchissant « bien » je pense qu’il s’agit de querelles byzantines… C’est assez proche du sexe des anges ? Il y a bien longtemps on avait des dieux partout, on invoquait les lares. C’est curieux comme la science qui est avant tout étude de faits conduit à prêcher n’importe quoi !!! Je vois bien mon « maître » en druide sur sa belle île.

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