Crise climatique : c’est le délire total (3)

Crise climatique : c’est le délire total (3)

Le Président américain Donald Trump a nommé directeur de l’EPA – on dirait en France ministre de la protection de l’environnement – le dénommé Scott Pruitt. Ses commentaires ont fait le tour du monde après avoir été repris et déformés par la presstitute à la solde des grands groupes financiers tant aux Etats-Unis qu’en Europe.

Voici ce qu’a déclaré Pruitt mot pour mot lors d’une interview sur le plateau de la ch aine de télévison CNBC. Il s’agit des propos les plus importants relatifs au changement climatique d’origine humaine qui ont été repris et déformés à outrance par la presse. La traduction est de mon cru et aussi fidèle que possible :

 » Je pense que mesurer avec précision (l’effet de) l’activité humaine sur le climat est quelque chose de très difficile à réaliser et il y a d’énormes désaccords au sujet du degré d’impact, donc non, je ne peux (en l’état des connaissances) accepter qu’il s’agit de la contribution première au réchauffement global que nous constatons. Pour l’instant on n’en sait rien. Nous devons poursuivre le débat et poursuivre l’examen et l’analyse. « 

J’ai inséré (effet de) et (en l’état des connaissances) pour plus de clarté, l’anglais américain étant parfois trop concis pour être clairement traduit en français.

La phrase qui a alimenté la controverse délirante parmi les presstitutes est la suivante :

je ne peux accepter qu’il s’agit de la contribution première au réchauffement global que nous constatons.

Elle peut être interprétée de deux manières :

1 Pruitt nie que le CO2 est la principale cause du réchauffement global récent.

2 Pruitt ne peut pas accepter comme un fait avéré que le CO2 est la principale cause du réchauffement parce que nous n’en savons rien.

L’interprétation n°2 semble aux yeux du Docteur Judith Curry la plus sensée (http://judithcurry.com) : Pruitt dit qu’il n’est pas convaincu que l’on sache avec certitude que l’activité humaine a provoqué 100 % du réchauffement que l’on a observé récemment, selon certaines modélisations, ou encore qu’il a provoqué 50 % de ce réchauffement comme l’affirme le dernier rapport de l’IPCC AR5. Il est donc sain de persévérer dans l’étude du climat qui est un domaine d’investigation extrêmement vaste et complexe.

La contribution de l’atmosphère au climat est encore très mal connue car elle obéit à des phénomènes dits chaotiques qui n’arrivent toujours pas à décrire et donc prévoir le mouvements des masses d’air. Même des super-ordinateurs sont incapables de prédire l’évolution de la météorologie au delà de 10 jours et a fortiori tenter des prévisions sur 20 ou 50 ans relève de la fausse science dans l’état actuel des connaissances.

Quant à l’effet du CO2 atmosphérique d’origine humaine sur l’évolution du climat, production d’électricité à l’aide de combustibles carbonés fossiles, cimenteries, véhicules automobiles et activités industrielles comme la production d’engrais azotés, il faut – et Pruitt a raison d’en douter – émettre de véritables objections à ce sujet. Je me permets ci-dessous de présenter les arguments du Professeur François Gervais parus en 2014 dans l’International Journal of Modern Physics (doi : 10.1142/S0217979214500957) sous le titre « Tiny warming of residual anthropogenic CO2 » (en français : tout petit réchauffement dû au CO2 anthropogénique) et dont voici dans l’essentiel la traduction du passage relatif à la controverse du CO2 s’appuyant sur des données scientifiques incontestables. J’en ai déjà dit un mot sur ce blog.

Pour estimer avec précision la contribution d’origine humaine au CO2 atmosphérique il faut prendre en considération la teneur en isotope 13 du carbone dans ce gaz. Dans les combustibles fossiles (pétrole, charbon et gaz naturel, le méthane) la différence (ou delta) 13C/12C est de -2,1 %. Par contre ce delta pour le gaz carbonique d’origine naturelle, respiration, végétaux, combustion du bois, etc … , est de -0,7 %. Le rapport 13CO2/12CO2 a évolué de -0,78 % en 1990 à -0,82 % en 2014. Ceci indique qu’environ 5 %, soit 20 ppm, du CO2 atmosphérique provient de l’activité humaine, le reste des émissions ayant été capturé par le puits de carbone c’est-à-dire la végétation, le plancton et surtout les océans. Il faut noter que ces 20 ppm (parties par million) correspondent à 5,7 années d’émission de carbone d’origine anthropogénique de 3,5 ppm par an et est en accord avec la durée de vie du CO2 dans l’atmosphère qui est d’environ 5 ans. La fraction résiduelle de l’accumulation de CO2 atmosphérique d’origine humaine, 0,4 ppm, correspond à seulement 11 % de ces émissions totales de CO2. Ces 0,4 ppm sont également en accord avec les 0,43 ppm d’augmentation mesurée quelques mois après une année relativement froide comme en 1991. Toutes ce données se confortent l’une l’autre. Le reste de l’augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique globale est attribuée au dégazage des océans et des eaux terrestres en raison du réchauffement qui a sévi, si l’on peut dire, depuis la fin des années 1940, selon la reconstruction de l’activité solaire (qui a dramatiquement chuté depuis l’année 2000) combinée au cycle de 60 ans de variabilité du climat de la planète, très bien documenté, qui a culminé durant la même période. Ces deux contributions sont la conséquence directe de l’activité solaire, ne laissant au CO2 qu’une contribution marginale dans le cadre de son rôle supposé d’effet de serre.

Tout est dit et ce qu’en pensent les adversaires de Pruitt n’est que la peur suscitée par ses propos qui pourraient conduire à une réduction des crédits de recherche alloués aux multitudes de projets de recherche relatifs à l’étude du climat ainsi qu’à l’abandon ou la réduction des subventions aux énergies dites renouvelables. Les scientifiques (ou supposés comme tels) n’avaient qu’à pas confondre science et idéologie politique écologiste …

Adapté d’un billet paru sur le blog de Judith Curry.

7 réflexions au sujet de « Crise climatique : c’est le délire total (3) »

  1. J’ai regardé le reportage du dernier voyage de l’Astrolabe qui ravitaille la base Française Dumont d’Urville en terre Adélie. En plein été austral, ce navire n’a pu franchir la banquise tant elle était compacte et n’avait pas fondu. Ce qui prouve bien que le « réchauffement » n’est pas global. Il a fallu de multiples va et vient en hélico pour faire parvenir les 200 tonnes de matériel et de vivres à la base distante de 70 Km.

  2. Voilà! C’est ce que j’attendais sans savoir le formuler : une théorie scientifique avec des mesures expérimentales (C13/C12) simples à comprendre. N’ayant accès qu’à l’extrait de l’article du Pr Gervais, pourriez- vous mettre le lien vers le cycle de 60 ans du climat?

    De plus, sauriez- vous s’il existe un article étudiant la réaction des molécules atmosphériques (CO2, O3, N2, et CFC etc) au rayonnement solaire? Je me demande:
    -Quelle est la demie- vie/durée de vie de chacun de ces gaz, d’origine humaine ou pas?
    – A quelle fréquence chaque molécule atm. émet (UV, micro ondes, IR?) lorsqu’elle reçoit un rayonnement UV? Pour savoir comment le CO2 ou H2O peuvent émettre quoique ce soit …
    Désolé, vos articles m’inspirent des questions …

  3. Pour synthétiser ce que j’ai pu glaner dans divers articles écrits par des gens peu compromis dans la mafia réchauffiste, nous devons nous intéresser moins à l’effet de serre des couches basses de l’atmosphère qu’à l’albedo de l’ionosphère et de la couche supérieure de la stratosphère. Les variations du pourcentage du rayonnement solaire incident réfléchi vers l’espace par les cristaux de glace contenus dans l’air à cette altitude ont un effet bien plus drastique sur les températures au sol que l’effet de serre des couches sous-jacentes : on ne peut décrire un effet de serre si les UV et les autres longueurs d’onde ne parviennent pas au sol.
    Des gens comme Valentina Zarkhova et son mari astronome pensent que l’albedo de l’atmosphère est le facteur clé expliquant au moins 95% des variations de la température à la surface terrestre.
    D’autres physiciens relient la formation de ces cristaux de glace à la densité du rayonnement cosmique frappant l’ionosphère. Cette densité semble elle-même inversement proportionnelle à celle du champ magnétique solaire qui dévie ce rayonnement (très chargé électriquement, car constitué d’atomes plus ou moins pelés de leurs électrons) hors du plan de l’écliptique.
    Autant abandonner de suite toute prétention anthropocentrique sur notre capacité à influencer le climat. Le rôle de l’activité humaine explique tout au plus 5% des variations de la température, et encore en étant généreux.
    Si les prévisions de notre géniale mathématicienne russe se vérifient pendant le cycle solaire 25, la mini-glaciation qui nous attend entre 2020 et 2030 ne va pas être piquée des hannetons : peut-être 5º de moins en moyenne ou pire. Les précipitations et l’agriculture mondiale vont en prendre un vieux coup, prévoyons 25 ans de provisions pour tenir le choc.
    Vous verrez qu’on bénira l’effet de serre. Quelle farce, non ?
    Jean-Claude

    • J’ai laissé de nombreux billets à ce sujet sur mon blog, en particulier la disparition de Sirius à l’horizon lors d’un voyage au Japon durant l’automne dernier. J’ai eu plusieurs échanges de mail avec Madame Zharkova au sujet de l’apparition de cristaux de glace dans les hautes couches de l’atmosphère, formation accélérée quand le champ magnétique solaire faiblit car il ne protège plus efficacement la Terre du bombardement cosmique. Associée aux oscillations d’une périodicité de 60 ans du climat comme l’a très bien décrit dans ses articles François Gervais la une chute brutale du champ magnétique solaire nous prépare à de nombreuses années de froidure persistante … Le prochain cycle d’activité magnétique solaire est prévu par les astrophysiciens comme étant totalement plat. Alors, en effet, on peut s’attendre à d’intenses perturbations sociales en raison du manque de nourriture tant en raison de la raréfaction des céréales que de l’élevage qui en dépend étroitement. Seuls les ressources halieutiques s’en sortiront car les océans dissoudront plus d’oxygène en se refroidissant, mais ce processus prendra malheureusement du temps, beaucoup trop de temps pour échapper à la famine globale. Mes enfants auront une vieillesse difficile et mes petits-enfants ? Je n’en sais rien. Je n’arrive pas à imaginer un scénario vivable !
      Madame Zharkova et son époux sont d’origine ukrainienne (Donbass).
      Enfin je tiens à la disposition de mes lecteurs les deux articles importants du Professeur François Gervais.

  4. Merci beaucoup pour cet article,très intéressant en tt cas et qui critique bien la théorie du réchauffement climatique provoqué par le co2(au passage j’imagine que ça devait être une simple hypothèse mais certains ceux sont empressés de l’exploités ) 🙂 Enfin on pourra peut être esperer la fin des credit carbone et de l’éco taxe et autre joyeuseté »éco consciente »mais pour cela faudra à tt prix éviter macron qui lui a clairement afficher son soutient à la cop21(malgré l’affaire à propos de truquage de donnée qui a eus lieus (encore une de plus!),d’ailleur maintenant que j’y pense,aucun président n’a dans son programme comme proposition,de supprimer l’éco taxe ou autre,en même temps si il le faisait les médias se jetteraient dessus pour le critiquer et feront tout pour l’humilier sur la place publique j’imagine .

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