Et si la flore bactérienne intestinale était liée à la maladie de Parkinson ?

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C’est une étude parue dans le journal Cell (voir le doi en accès libre) qui le prouverait : le « microbiome » intestinal jouerait un rôle dans l’apparition de la maladie de Parkinson. Certes l’étude a été réalisée avec des souris humanisées qui présentent en vieillissant tous les symptômes de cette maladie mais elle fait un peu froid dans le dos. Nous n’avons en effet aucun moyen de maîtriser la qualité de cette flore microbienne et serions donc à la merci de l’apparition de la maladie de Parkinson (PD) pour cette raison.

Les souris dites humanisées utilisées comme modèle d’étude de la maladie sont capables de sur-exprimer l’alpha-synucléine qui en s’agrégeant au niveau des neurones conduit à la maladie. L’observation a été relativement simple. Si on traite ces souris humanisées avec des antibiotiques pour « nettoyer » leur flore intestinale et qu’elles sont maintenues dans un environnement stérile, l’apparition de la maladie est retardée. Par contre si on inocule à ces même souris une flore intestinale provenant de personnes souffrant de la maladie de Parkinson le processus est accéléré. Certes il s’agit d’un modèle animal qui ne peut pas être transposé à l’homme mais il indique que certains métabolites produits par la flore intestinale entrainent une inflammation des cellules gliales dans le cerveau. Il s’agit d’acides gras à courte chaine (short chain fatty acid) comme l’acide butyrique qui traversent la barrière cérébrale mais le mécanisme intime conduisant à l’apparition d’alpha-synucléine n’est pas encore connu. L’hypothèse d’un déficit des processus de détoxification au niveau des cellules gliales peut être évoqué et comme cette activité cellulaire est directement liée au dynamisme du métabolisme énergétique de ces cellules, force est de constater que l’on est encore loin d’avoir totalement clarifié les causes primaires de l’apparition de la maladie de Parkinson.

Source et illustration : Cell, doi : 10.1016/j.cell.2016.11.018

Une réflexion au sujet de « Et si la flore bactérienne intestinale était liée à la maladie de Parkinson ? »

  1. Assez incroyable comme découverte. La piste est à effectivement à creuser.
    Est-il possible d’avoir votre email, j’aurais une question personnelle à vous poser. Merci.

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