Crise climatique : l’IEA, une émanation de l’OCDE, suit le mouvement écolo !

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Le dernier rapport de l’IEA (Agence Internationale de l’Energie) dit aussi World Energy Outlook est un chef-d’oeuvre de propagande réchauffiste. Je n’en ai lu que le résumé disponible au public gratuitement et c’est surprenant de la première à la dernière ligne. Il faut dire que l’IEA est une émanation de l’OCDE (OECD en anglais pour être cohérent) et que ces deux organismes supranationaux sont basés à Paris, l’OCDE pompeusement au Château de la Muette en bordure du Bois de Boulogne et l’IEA plus humblement Rue de la Fédération. L’actuel secrétaire général de l’OCDE est un pur apparatchik international, mexicain d’origine, répondant au nom d’Angel Gurria. Le budget annuel de l’OCDE est de plus de 360 millions de dollars par an … Aucun commentaire.

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Quant à l’IEA, créée en 1973 sous l’impulsion d’Henry Kissinger au plus fort de la crise pétrolière, elle dépend de l’OCDE bien qu’elle fasse un peu double-emploi pour les questions d’énergie avec cette dernière organisation. L’essentiel de la mission de l’IEA à ne pas confondre avec l’IAEA (Agence internationale de l’énergie atomique basée à Vienne en Autriche) est de tenir à jour des statistiques et de proposer chaque année au monde politique des directives sur le long terme au sujet de la production d’énergie. Bien que coopérant avec trois pays n’en faisant pas partie (car ne faisant pas partie non plus de l’OCDE), la Chine, l’Inde et la Russie, l’IEA émet donc des directives qui se résument selon Wikipedia en trois E : Energy security, Economic development et Environmental protection. Chacun sait que le développement économique est intimement lié à la disponibilité en énergie, or la production d’énergie est détrimentale pour l’environnement. La tâche de l’IEA consiste donc un peu paradoxalement à faire en sorte que ses directives entrent dans le cadre de ces trois E, ce qui est loin d’être évident.

Dans son dernier rapport l’IEA a donc ménagé la chèvre et le choux dans un incroyable morceau d’anthologique réthorique relevant de la plus pure propagande réchauffiste en limitant son analyse prospective uniquement au but fixé par la COP21, c’est-à-dire limiter le réchauffement du climat à 2°C d’ici la fin du siècle en limitant par conséquent la teneur en CO2 atmosphérique à moins de 450 parties par million puisque la doxa dit que ce gaz présente un effet de serre et qu’il participe donc au réchauffement du climat.

Pour l’IEA il n’est maintenant plus question de « peak-oil », pourtant une de ses préoccupations originelles il y a encore une dizaine d’années en dénonçant les propos alarmistes de certaines organisations non gouvernementales, il n’est plus question de transition du charbon vers le gaz naturel, il est maintenant urgent pour les « experts » de cet organisme d’investir dans les énergies renouvelables et cela massivement sinon … sinon ce sera la fin du monde ! Puisqu’on ne parle que de production d’électricité toujours et encore, la seule industrie coupable de produire du CO2 alors que nulle part le rapport de l’IEA, du moins dans le résumé, ne mentionne les transports automobiles, il est donc indispensable d’investir massivement dans les énergies renouvelables incluant l’énergie nucléaire. Comme je n’ai pas pu lire le rapport complet qui est payant – je ne sollicite pas mes lecteurs pour m’aider financièrement – je ne suis pas en mesure de citer les estimations de l’IEA mais à la louche pour se mettre en conformité avec les accords de la COP21 il faudra investir une vingtaine de trillions de dollars d’ici 2030, une vingtaine de milliers de milliards de dollars, et en 13 ans ça fait vraiment beaucoup, avec en parallèle la mise en place de technologies gigantesques de stockage de l’énergie puisque les énergies renouvelables sont par définition intermittentes, et également la mise en place d’infrastructures de transport de ces énergies dont ne veulent pour le moment pas entendre parler les partis verts comme ils ne veulent pas non plus entendre parler de l’énergie nucléaire, secteur qui selon ce rapport devrait croître d’un facteur 2,5 d’ici 2040 pour que les objectifs de la COP21 puissent être éventuellement atteints.

Autant dire que l’IEA prêche dans le désert … Encore un rapport coûteux pour rien, tout simplement.

Résumé du rapport 2016 (illustration) disponible sur le site de l’IEA ( http://www.iea.org). L’autre illustration est le Château de la Muette, belle demeure avec des notes de chauffage salées !

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