Nouvelles de l’énergie nucléaire : les petits réacteurs off-shore

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Alors que l’opérateur finlandais TVO se bat sur le plan juridique avec Areva pour obtenir des indemnités de retard dans la construction du premier EPR d’Olkiluoto, un prototype monstrueux qui ne devrait être opérationnel à la fin de l’année 2018 (si tout va bien) la Chine se lance dans la construction de mini-réacteurs nucléaires flottants. Installé sur un bateau spécialement conçu à cet effet, le premier de sa catégorie aura une puissance électrique de 60 MW électriques. Le système de refroidissement utilisera naturellement l’eau de mer et une partie de la chaleur sera récupérée pour produire de l’eau douce.

China General Nuclear (CGN) a officialisé la construction de ce réacteur particulier il y a quelques jours lors de la cérémonie d’ouverture du chantier naval. Dès 2019 un autre réacteur nucléaire off-shore d’une puissance électrique de 140 MW sera mis en chantier. La Russie a également lancé un programme similaire comportant deux mini-réacteurs nucléaires de 35 MW électriques chacun sur le même navire.

Ce type d’installation off-shore présente de nombreux avantages comme les délais de construction très courts, moins de deux années, l’impact sur l’environnement est quasiment nul et le décommissionnement pourra plus tard être effectué dans des installations portuaires spécialisées. Reste le risque de fuites de radioactivité dans la mer, un problème qui ne semble pas effrayer les ingénieurs de CGN compte tenu de l’immensité du volume d’eau océanique.

Ce type d’installation est prévu dans des environnements insulaires où la disponibilité en eau douce est parfois critique et les liaisons par câbles sous-marins vers le continent souvent coûteuses voire impossibles. Rien à voir avec les éoliennes off-shore hors de prix, dont la maintenance pose des problèmes insurmontables, et qui déciment les oiseaux marins. Les Chinois ont choisi avec pragmatisme cette solution élégante pour réduire leur consommation de combustibles fossiles.

Source et illustration : CGN

4 réflexions au sujet de « Nouvelles de l’énergie nucléaire : les petits réacteurs off-shore »

    • Non ! Un m3 d’eau de mer contient 1 mg d’uranium et autant de thorium. De plus le C14 généré par les rayons cosmiques dans l’atmosphère s’accumule préférentiellement dans les océans (rapport atmosphère/océan = 1/5)

  1. On pourrait ajouter que déjà des navires à propulsion nucléaire sillonnent les océans… Porte-avions américains, russes, français, sous-marins, brise-glace et même cargo… Il y a du boulot pour Saint Nazaire ? On ferait mieux de valoriser notre savoir-faire que d’écouter les sirènes…

  2. Vous citez le thorium. Quand reverrons-nous la réalisation d’un réacteur utilisant du thorium. Filière abandonnée au profit de l’Uranium.

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