Sirius disparaît à l’horizon : décryptage.

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Les deux précédents billets au sujet de Sirius se justifiaient à mon humble avis par mon penchant compulsif à observer ce qui se passe autour de moi. Cette attitude que je découvris dans mon enfance quand je passais par exemple des heures à observer des fourmis aller et venir le long de chemins qu’elles avaient ménagé dans un petit pré à quelques dizaines de mètres de ma maison natale pour aller chercher de la nourriture alentour a finalement empli ma raison d’être. Ce besoin d’observer ne me quitta jamais puisque je finis dans un laboratoire universitaire dont la mission était à l’époque (les choses ont quelque peu changé depuis) d’observer puis de déduire de ces observations une information pouvant éventuellement conduire à une investigation plus approfondie. Aujourd’hui encore je me surprend parfois à la terrasse d’un café, buvant mon café matinal, de découvrir avec stupeur le nombre incroyable de personnes obèses ou présentant des signes évidents de dérangement mental profond. Mais c’est une autre histoire …

Lors de mon dernier voyage au Japon j’ai donc « observé » le ciel de nuit à l’aller puis de jour au retour et comme je connais les étoiles pour les avoir utilisé pour naviguer en haute mer à l’époque où il n’existait pas l’électronique à bord dont aucun navigateur ne pourrait se passer aujourd’hui je me suis donc rendu compte que l’étoile Sirius était invisible là où elle aurait du se trouver dans le ciel. Lors de mon retour vers l’Europe j’ai remarqué à l’horizon lointain une sorte de voile ténu semblant se trouver bien au dessus de l’altitude de croisière des longs-courriers qui survolent la Sibérie. Et comme je n’avais jamais observé ce phénomène auparavant, c’est-à-dire au cours des dix dernières années durant lesquelles je fis de nombreux aller-retour entre l’Europe et le Japon, il me paraissait donc intéressant de trouver une explication à ce fait nouveau.

Selon toute vraisemblance il s’agit de cristaux de glace dont l’apparition ne peut être due qu’à une augmentation des radiations cosmiques provenant de l’espace (et non pas du Soleil) et atteignant les hautes couches de l’atmosphère, là où se trouvent encore quelques molécules d’eau libres. Les rayons cosmiques provoquent des ionisations des molécules d’azote (N2) et d’oxygène (O2) créant des noyaux de condensation par attraction électrostatique un peu comme une règle en plastique que l’on a frotté contre un chandail de laine attire des confetti en papier. Au gré des vents ces « noyaux » chargés électriquement grossissent et finissent, en attirant des molécules d’eau, par former des cristaux de glace car la molécule d’eau n’est pas complètement neutre puisque l’atome d’oxygène est légèrement négatif et les deux atomes d’hydrogène sont légèrement positifs. Pourquoi une telle formation de cristaux de glace à des altitudes relativement élevées ?

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Tout simplement parce que le champ magnétique solaire diminue depuis plusieurs années conformément à la fin du cycle d’activité solaire 24 qui a été d’une faiblesse jamais observée depuis le cycle conventionnellement numéroté #5 correspondant au début du petit âge glaciaire qui sévit au début du XIXe siècle appelé le minimum de Dalton.

Et comme le représente l’illustration ci-dessous dans laquelle figure la moyenne des taches solaires pour les cycles 1 à 23 en bleu, en gris le cycle #5 et en rouge le cycle solaire présent #24, ce cycle est très faible en termes de taches solaires qui sont une bonne appréciation de l’activité magnétique du Soleil :

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L’autre représentation est plus parlante car elle indique le « déficit » en taches solaires pour les divers cycles depuis qu’ils sont observés systématiquement par rapport à la moyenne des cycles 1 à 23 :

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Le champ magnétique terrestre n’est plus suffisamment puissant pour protéger l’atmosphère du rayonnement cosmique. En effet le champ magnétique solaire est de l’ordre, pôle à pôle, de 2 gauss mais au niveau des taches solaires il peut atteindre jusqu’à 3000 gauss. A contrario le champ magnétique terrestre atteint, pôle à pôle, 0,25 gauss et suffit pour détourner la majeure partie du « vent » solaire mais certainement pas les particules cosmiques de haute énergie. La question est donc de savoir si cette apparition de cristaux de glace dans les hautes couches de la troposphère n’est que le résultat des cycles solaires immuables et durant environ 11 années.

Le gros souci qui est passé sous silence par l’ensemble des médias est que ce cycle solaire #24 est particulièrement faible et par voie de conséquence le champ magnétique solaire a brusquement faibli mais aussi et surtout parce que les prévisions des astrophysiciens concordent pour affirmer que le cycle suivant sera pratiquement plat comme l’a prévu le modèle de Valentina Zharkova dont j’ai déjà disserté sur ce blog :

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Si l’énergie solaire incidente ne va pas spectaculairement varier il en sera tout autrement du champ magnétique solaire et donc de la formation de ces cristaux de glace qui forment déjà une sorte de miroir réfléchissant activement une partie du rayonnement solaire, du moins à des latitudes élevées. Les prévisions du Docteur Zharkova s’appuient sur l’exactitude de son modèle qui a été confirmé par les données climatiques passées, contrairement à tous les modélisations de l’IPCC qui n’ont jamais pu être corrélées avec les observations passées à l’aide des carottages glaciaires tant au Groenland qu’en Antarctique ou encore avec les proxys comme les cernes des arbres ou les concrétions calcaires des coquillages ou dans diverses grottes.

Bref, après le cycle solaire #24 la Terre entière entrera dans une période de refroidissement durable qui sévira au moins jusqu’en 2100 …

Certains de mes lecteurs pourraient croire que je me répète à longueur de billets. Pourtant les données récentes relatives à l’extension des glaces dans l’Océan Arctique confirment ce phénomène de refroidissement déjà en cours comme l’indique la figure ci-dessous qui décrit l’état de la banquise entre le premier et le 24 septembre de chaque année depuis 1987 :

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Depuis maintenant deux années la banquise s’étend en raison justement de l’augmentation de l’effet miroir de ces cristaux de glace en altitude, un accroissement de l’albédo de la Terre contrairement à ce que les médias inféodées aux directives de l’IPPC clament à longueur de journée chaque fois qu’il s’agit du réchauffement climatique global. Le 13 octobre 2016 voici quel était l’état d’avancement de la banquise :

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Il n’y a pas de quoi se réjouir d’autant plus qu’un refroidissement généralisé d’à peine un degré inversera le phénomène si décrié d’accumulation du CO2 dans l’atmosphère supposé contribuer à ce réchauffement global en raison de la loi de dissolution des gaz dans l’eau : plus l’eau des océans est froide, plus les gaz s’y dissolvent facilement et parler d’une acidification des océans par le CO2 lorsque le « climat se réchauffe » est une hérésie anti-scientifique. On ne pourra donc même plus compter sur l’effet de serre (également hypothétique) de ce gaz « nocif » qu’est le CO2 pour le climat ! Il est urgent de reconsidérer la politique adoptée mondialement pour la préservation du climat car ce n’est certainement pas l’activité humaine qui doit être incriminée mais uniquement les caprices cycliques du Soleil dont l’évolution est prévue mais assurément pas à notre avantage …

Quand les spécialistes de la NASA dont les propos ont été repris par les médias main-stream ont clamé à la faveur du phénomène El Nino que l’année 2015 avait été la plus chaude depuis on ne sait plus trop quand et que derechef l’année 2016 avait battu tous les records de chaleur jamais observés, ce n’était que le dernier râle moribond de ces pseudo-scientifiques de pacotille qui sont fondamentalement en désaccord, quand ils se regardent dans un miroir, avec leurs propres déclarations tonitruantes. Il s’est avéré que le Nino de 2015 était le plus violent depuis 50 ans, une belle occasion de continuer à répandre la propagande réchauffiste et la peur. Combien faudra-t-il d’années et de centaines de milliards de dollars dépensés pour du vent avant que l’humanité toute entière se rende compte qu’elle a été roulée dans le goudron et les plumes ?

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Pas si longtemps que ça : il va être tout à fait intéressant d’observer l’attitude de peuples entiers quand ils comprendront qu’ils ont été bernés par leurs dirigeants quand les hivers deviendront de plus en plus rigoureux et les étés de plus en plus « pourris ». J’espère, comme le disait Valentina Zharkova, vivre encore suffisamment longtemps pour assister au discrédit de ces organisations onusiennes inutiles et coûteuses. Tout un pan de cette « novscience » climatique tombera brusquement dans l’oubli et tous les acteurs de cette mascarade mondiale se retrouveront cloués au pilori de la vindicte populaire, ce qu’ils méritent déjà !

Sources diverses dont Wattsupwiththat ? et vencoreweather.com

Note en addendum : les prévisions météorologiques prévoient un épisode neigeux durant la semaine dans la majeure partie de l’Europe, depuis Madrid jusqu’à Varsovie. C’est déjà le début de l’hiver. Ici à Tenerife le sommet du Teide est recouvert de neige depuis une semaine … Et ça se réchauffe puisqu’on vous le dit !

10 réflexions au sujet de « Sirius disparaît à l’horizon : décryptage. »

  1. Moi aussi j’espère être là,
    Du haut de mes 31 ans, les probabilités sont plus grandes pour moi 😉

    Je suis aujourd’hui plein d’espoir, plus que jamais.

    Merci pour cet article une fois de plus Jacques-Henry.

    Kenavo.

    P.S : L’an dernier il a neigé très tôt aussi et puis en décembre la douceur a pris place, effet probablement dû à El Nino, Mais on verra ce que l’hiver 2016/2017 nous réserve, nous sommes encore en automne 😉

  2. Ces salopards mettront la baisse des températures et donc des concentrations de CO² à leur crédit, leur habituel battage médiatique expliquant doctement que les T° sont celles normales pour Gaïa, et peu importe que la populace crève de froid et de faim.

    J’attendais ce billet avec impatience, Jacques Henry, dès la première évocation du phénomène que vous avez observé, l’idée d’une formation de cristaux de glace m’avait titillé.

  3. Avez-vous eu le temps de regarder le film de National Geographica et de Leonardo Dicaprio « Après le déluge »? La mort des récifs coralliens, l’exploitation catastrophique des schistes bitumeux, les plantations de palmiers à huile, la glace du Groenland qui fond, les iles du Pacifique sous les eaux etc….des images catastrophiques, des interviews de scientifiques etc… tout pour nous culpabiliser. Moins manger de viande rouge, moins de chips et de plats industriels etc. Mélange du faux et du vrai. J’aimerai avoir votre opinion.

  4. Avec Trump au manette on peut quand même espérer que moins d’argent public englouti dans les thèses climato-crédule et un peu plus sur les climato-réalistes.

    Je crois qu’on arrive au bout du tunnel.

  5. Bonjour,
    Cette théorie reste pertinente, mais reste à être démontrée, puisque inversant la cause première (le soleil), par une absence d’action du soleil (rayons cosmiques de hautes NRJ).
    En attendant les résultats du MVL-300 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mikha%C3%AFl_Lomonossov_(satellite)), je ne peux que te féliciter d’avoir eu cette intuition.
    Il devrait étudier ce genre de phénomène évoqué : http://lomonosov.sinp.msu.ru/science/tranzientnyie-svetovyie-yavleniy (désolé c’est du russe 🙂 ), mais voici le site général : http://lomonosov.sinp.msu.ru/en/science

    Bref, en attendant un confirmation des observations, je te dis bravo pour avoir corrélé un phénomène pourtant admis avec un autre encore peu soupçonné.
    Maintenant, il s’agit de mettre en relation ces 3 champs EM (cosmique, stellaire, planétaire) plus précisément et je pense que ce ne sera pas une mince affaire vu la variabilité « aléatoire » des 3 champs.

    Sinon, attention avec ta note ! On pourrait penser que tu confonds météorologie avec climatologie pour ceux z’et celles qui ne te connaissent pas ou peu.
    🙂

    Amicalement
    Gus

    • Attention, je ne confond pas météo et climat, mais les observations météo sont utiles pour apporter une preuve supplémentaire de l’incidence de ce phénomène. Je m’explique : quand les météorologues constateront que décidément les températures chutent, que les hivers deviennent de plus en plus rigoureux et les étés de plus en plus pourris, ne devront-ils pas un jour ou l’autre corréler leurs observations avec un « changement climatique » et en rechercher les causes ? Ce sera là que météo et climat se rejoindront …

      • Tout à fait !
        L’évolution de l’un étant par définition la naissance de l’autre !

        Je te tiendrai au courant si de mon coté j’ai quelques nouvelles dans le milieu à ce sujet. Et je pense que dans le 1er semestre 2017, il y aura des résultats, que l’on pourra interpréter, tout du moins, essayer d’interpréter. 🙂

        Amicalement
        Gus

  6. Bonjour,
    Est-ce que ces nuages ne seraient pas aussi liés au verdissement de la Sibérie ?
    CO2 + réchauffement des hautes latitudes -> Arbres -> Aérosols -> Nuages

    Sur WUWT, un article décrit la présence d’aerosols en haute altitude dans les zones éloignées des centres de pollution (usines…).

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