Alzheimer (suite) : une intéressante découverte !

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À l’aide d’une lignée cellulaire établie à partir d’une tumeur cérébrale humaine qui permet d’étudier directement au laboratoire le comportement intime des neurones l’équipe du Docteur David Schubert du laboratoire de neurobiologie du Salk Institute à La Jolla en Californie a pu enfin ( ! ) apporter quelques éclaircissements précieux pour la compréhension du mécanisme d’apparition de la maladie d’Alzheimer. Dans un long article paru dans le périodique Aging and Mechanisms of Disease les remarquables travaux de cette équipe en pointe dans la recherche des causes premières de cette maladie redoutable (et que je redoute) précisent le mécanisme initiateur intime qui va déclencher une auto-amplification du processus de destruction des neurones au cours du développement de cette maladie.

Dans des conditions normales de culture de ces cellules neuronales il y a toujours une certaine accumulation intracellulaire de protéine amyloïde beta (Aβ) qui est prise en charge par des mécanismes appropriés pour être éliminée via les astrocytes vers la circulation sanguine. Cependant, dans des conditions de stress inflammatoire dû à l’âge avancé et très probablement à une déficience croissante avec cet âge du métabolisme énergétique (ce n’est pas écrit dans l’article du Docteur Schubert mais c’est une hypothèse toute personnelle) l’élimination du surplus de Aβ n’est plus correctement assurée. Il s’en suit une cascade d’évènements complexes conduisant à la mort des neurones. Brièvement et selon ces travaux de l’équipe de Schubert la protéine Aβ déclenche une sorte de cercle vicieux faisant intervenir des cytokines, des facteurs impliqués dans le processus inflammatoires, qui sont régulés partiellement par des molécules chimiques issues de l’acide arachidonique, un acide gras qui comme son nom l’indique est présent dans les cacahuettes mais pas seulement parce que cet acide gras particulier est aussi synthétisé par les cellules car il est aussi un précurseur de toute une famille de métabolites pseudo-hormonaux appellés prostaglandines.

Je sens que mes lecteurs vont décrocher car tenter d’exposer en termes simples et compréhensibles un processus biologique extrêmement complexe est difficile mais je vais m’y appliquer.

Donc cette accumulation de protéine amyloïde Aβ à l’intérieur des neurones induit une réaction inflammatoire. L’équipe du Docteur Schubert a disséqué étape par étape ce mécanisme en utilisant divers produits dont certains comme la fisétine, un proche parent du resvératrol, sont abondants dans certains légumes ou fruits communs comme les fraises ou les oignons. L’un des produits le plus efficace pour bloquer cet effet pervers de la protéine Aβ s’est trouvé être le tétra-hydro-cannabinol (THC), le constituant essentiel de la marijuana !

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Les neurones sont très riches en récepteurs de ce qu’on appelle des endo-cannabinoïdes, des dérivés de l’acide arachidonique, et le THC, que tous les fumeurs de joints connaissent, a un effet neurotrope directement ressenti. Le THC atteint donc les neurones et selon les travaux du Docteur Schubert ce composé est de toute évidence, du moins avec les résultats obtenus avec des neurones humains en culture in vitro, une molécule potentiellement capable de stopper la mort de ces neurones provoquée par l’accumulation de protéine Aβ bien avant que la maladie d’Alzheimer ne soit diagnostiquée médicalement.

J’en profite ici pour commenter mon précédent billet, un pâle commentaire d’une dépêche de Bloomberg. Tenter de bloquer la protéine amyloïde-beta à l’aide d’anticorps monoclonaux chimériques s’est révélé être un fiasco car cette protéine préexiste à l’intérieur des neurones avant qu’ils ne meurent. Faire de même avec la protéine tau conduira aux mêmes échecs. Ces approches ne peuvent pas être efficaces et sont vouées à un échec certain. Les travaux de l’équipe du Docteur Schubert sont là pour le prouver. Préconiser l’utilisation thérapeutique de la marijuana à titre préventif pourrait être une autre approche selon David Schubert … Il serait intéressant de réaliser une étude sur l’intégrité cérébrale de personnes déjà âgées ayant consommé ou consommant encore de la marijuana en suivant dans le liquide céphalo-rachidien la présence de protéine amyloïde, mais encore une fois ce n’est qu’un point de vue personnel.

Source : doi : 10.1038/npjamd.2016.12 en accès libre.

Note explicative de l’illustration. Aβ = protéine amyloïde-beta, AA = acide arachidonique, AEA = arachidonoyl-ethanolamide, 5HETE = acide 5-hydroxyicosatetraenoïque, un acide gras polyinsaturé dont le rôle est de signaler et amplifier les mécanismes inflammatoires, PG = prostaglandines, peut être remplacé ici par le THC (tétra-hydro-cannabinol, résultat central de cette étude), CASP3 = un enzyme induisant l’apparition de la Aβ à partir de son précurseur. Cet enzyme est activé par le 5HETE, RAGE = récepteur des produits finaux de la glycation des acides gras, NFkB = facteur d’activation des cellules immunitaires B impliquées dans les mécanismes inflammatoires, les réactions autoimmunes, joue probablement un rôle dans la plasticité synaptique. Le mécanisme d’apparition de la maladie d’Alzheimer est loin d’être simple mais il s’agit essentiellement d’une réaction inflammatoire à l’élimination défectueuse des déchets cellulaires.

Les fondateurs de l’Union Européenne : des nazis et des collabos …

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L’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui est une émanation de l’idéal nazi d’une Europe pan-germanique. Si l’histoire récente a été réécrite la situation est revenue à la case départ comme vous allez le découvrir. Ce billet est largement inspiré d’un article du journaliste Wayne Madsen paru sur le site de Strategic Culture Foundation ( http://www.strategic-culture.org ).

Ce qui est maintenant l’Union Européenne est une extension de la Communauté Européenne du charbon et de l’acier (CECA, six pays, qui deviendra l’ « Europe des Six ») créée en 1951 sous l’impulsion de Robert Schuman, un politicien qui avait prêté allégeance au Maréchal Pétain, chef de la France de Vichy alliée du Troisième Reich. Après la fin de la guerre, Schuman fut déchu de ses droits de politicien en raison de sa collaboration avec les Allemands nazis. Il fut rétabli quelques mois plus tard dans la dignité par De Gaulle lors de son bref passage au gouvernement en 1945 et oeuvra, promu rapidement ministre, pour la mise en place d’une version modifiée du Troisième Reich, l’Union Européenne. En tant que Ministre des Affaires Etrangères Schuman signa en 1949 l’acte de naissance de l’OTAN. Les premiers collaborateurs de Schuman dans le projet de mise en place du Quatrième Reich, nouvelle version « démocrate », furent Jean Monnet et Konrad Adenauer. Jean Monnet était un agent double de l’OSS et de la CIA et Adenauer n’avait pas caché ses sympathies nazies comme Président du Conseil de la Prusse.

Un autre collaborateur de Schuman fut Walter Hallstein, un avocat allemand n’ayant jamais caché ses sympathies pour le parti nazi. Il fut fait prisonnier par les Américains et renvoyé en Europe par la CIA pour initier la construction de l’Union Européenne. Un autre artisan de la construction européenne fut le Prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld en République fédérale allemande puis aux Pays-Bas. Après s’être hissé dans la haute aristocratie princière européenne en épousant la Princesse Juliana (1937), future reine des Pays-Bas, le Prince Bernhard avait obtenu sa carte du parti nazi et fut par la suite officier SS. Dès le début des années 40 cet individu prônait auprès d’Hitler la création d’une monnaie européenne, soutenu dans ce projet par Himmler et Von Ribbentrop.

Quand l’Allemagne envahit la Hollande, Bernhard se réfugia dans une sorte de neutralité simulée pour épargner la famille royale néerlandaise.

Après la guerre, Bernhard supporta activement le projet d’Union européenne en créant dès 1954 la conférence annuelle de Bilderberg du nom d’un hôtel néerlandais où eurent lieu ces première réunion des partisans d’une Europe unie appuyés par les Atlantistes affiliés à l’OTAN. Ces conférence dites de Bilderberg étaient donc organisées dans le cadre de la création d’une Union Européenne selon les directives de la CIA et avec l’appui de l’OTAN pour le plus grand bonheur (à venir) des grandes corporations industrielles et financières.

À l’instar des projets d’une Europe unie comme en rêvait Hitler, les conférences de Bilderberg prônaient une Union européenne au détriment des souverainetés nationales, des droits culturels, de la liberté d’expression et de pensée et du droit des travailleurs : une idéologie directement inspirée de celle du régime nazi. Dès ces premières conférences, un certain Jozef Retinger, politicien polonais exilé à Londres après l’occupation de la Pologne par les Nazis qui était co-fondateur de la conférence de Bilderberg avec, entre autres personnalités, David Rockfeller, fut pourchassé par les services secrets polonais sans succès.

Il est remarquable de constater que la doctrine du nazisme vient de resurgir à la suite du « Brexit ». Autant Jean-Claude Junker, Président de la Commission Européenne, que Martin Schulz, Président du Parlement Européen, tous deux fervents fédéralistes, ont repris la vieille doctrine nazie de « punition collective » envers la Grande-Bretagne allant jusqu’à ne plus considérer l’anglais comme langue européenne officielle !

Depuis le traité de Maastricht, base du fédéralisme, l’Europe a bafoué la démocratie. La monstrueuse bureaucratie de Bruxelles organisée sur le modèle de celle de l’Allemagne nazie ose expliquer aux boulangers français comment cuire les baguettes de pain, aux éleveurs grecs comment préparer la feta et aux brasseurs allemands comment faire de la bière. La Grande-Bretagne n’est pas le premier pays à se rebiffer contre le « Quatrième Reich ». Le Groenland l’a fait à deux reprises et l’Islande vient encore de réaffirmer son indépendance vis-à-vis de l’Europe après avoir été pillée par les banquiers européens. En 2015 la Grèce a voté à plus de 60 % contre les directives européennes d’austérité. Le parti gauchiste Syriza créé de toute pièce avec l’appui de George Soros a dû accepter le diktat de l’Europe sous la pression en particulier de l’Allemagne.

C’est maintenant l’Allemagne qui à la suite du Brexit affirme sa domination sur l’Europe entière après avoir construit son hégémonie économique sur un grand nombre d’Etats européens, Belgique, Etats Baltes, Roumanie, Bulgarie et Pologne. Ces Etats ne sont que des marionnettes de l’Allemagne. Si ce n’est pas une renaissance de l’ « Axe » avec l’appui de l’OTAN ça y ressemble ! Par ailleurs tout se prépare pour répéter l’Opération Barbarossa … Il devient urgent pour leur survie que d’autres pays européens se désolidarisent de cette Union Européenne qui n’a plus rien de démocratique mais n’est rien d’autre qu’un nouvel ordre nazi aux visées bellicistes soutenues par le complexe militaro-industriel américain. Il faut souhaiter que ce Quatrième Reich mis en place par la troïka Schuman-Monnet-Adenauer se termine le plus vite possible … Que des personnalités politiques opposées à l’Union européenne, que ce soit en France, en Espagne, en Italie, en Autriche ou encore en Hongrie, dénoncent la main-mise des idéologies nazies et totalitaires sur l’Europe avec l’appui de l’OTAN et de la CIA. Il en va de l’avenir de nos enfants et petits-enfants …

Note. Wayne Madsen : Ancien contractant de la National Security Agency (NSA), devenu journaliste spécialisé sur le renseignement électronique, puis sur le renseignement en général. Il a notamment été chef de rubrique de la revue française Intelligence Online jusqu’à son rachat par Le Monde. Il publie le Wayne Madsen Report et intervient régulièrement sur la chaîne satellitaire Russia Today.

Illustration : Prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld en 1942

Brocoli contre la DMLA ? Pourquoi pas …

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Les brocoli c’est bon pour la santé ! Qui n’a pas entendu cette sorte de slogan, encore faut-il qu’il s’appuie sur de réelles propriétés sinon autant manger des choux-fleurs, c’est à peu près blanc-bonnet et bonnet-vert. Loin de moi l’idée de faire un procès au brocoli car cette inflorescence est réellement bénéfique pour la santé comme cela vient d’être magistralement démontré par une équipe de biologistes du Buck Institute à Novato en Californie, une institution privée dédiée aux maladies de la vieillesse ( http://www.thebuck.org ). Parmi les affections les plus fréquentes qui apparaissent avec l’âge il y a la dégénérescence maculaire liée à l’âge, ou DMLA dont on a bien cerné les symptômes mais contre laquelle on est complètement démuni. Il n’existe en effet aucun traitement permettant de contrecarrer cette maladie bien qu’une lueur d’espoir puisse être entrevue avec le safran alors que les perturbations au niveau de la rétine révèlent des accumulations de phosphate de calcium et de cholestérol (voir les liens sur ce blog).

Bref, ces observations ont été reliées à une déficience au niveau de l’élimination des déchets provenant des cellules, un trouble provenant lui-même d’une perturbation du métabolisme énergétique étant peut-être une conséquence de mécanismes inflammatoires apparaissant dans ces conditions progressivement dégradées qui sont la caractéristique générale du vieillissement.

Mais revenons au brocoli. La détoxification des cellules est sous la dépendance d’un récepteur particulier appelé aryl hydrocarbon receptor ou AhR or l’abondance de ce récepteur qui commande l’expression d’un grand nombre de gènes impliqués dans ces processus de détoxification diminue avec l’âge. Ceci explique cela encore faut-il atteindre ce récepteur à l’aide d’une molécule chimique pour l’activer. C’est là qu’intervient le brocoli qui est riche en une molécule simple (qui ne sent pas très bon) l’indole-3-carbinol :

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Cette molécule se fixe sur le récepteur AhR et active sa fonction consistant à provoquer l’expression de toute une série d’activité métaboliques impliquées dans la détoxification des cellules. Certes les études ont été réalisées avec des souris mais il est apparu que cette molécule constituait peut-être une piste pour approcher le processus de la DMLA.

En réalisant des modélisations moléculaires les chercheurs du Buck Institute ont découvert une molécule apparentée à l’indole-3-carbinol qui se fixe dix fois mieux sur le récepteur AhR des souris partiellement déficientes en ce récepteur après une modification génétique adéquate. Cette molécule, le 2-(2-aminophényl) indole, s’est révélée stopper la DMLA chez ces souris modèles :

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Un autre « partenaire » bénéfique dans ce processus, si on peut appeler les choses ainsi, est un acide gras relativement commun, l’acide palmitoléique, qui amplifie l’effet de cette dernière molécule. Pour les amateurs de chimie voici les formules chimiques de ces trois molécules, ci-dessus et ci-dessous :

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Les noix de macadamia sont particulièrement riches en acide palmitoléique mais de là à prévenir la DMLA en se gavant de ces noix il y a un grand pas à franchir. Par contre il n’est pas interdit de manger des brocoli (ou des choux-fleurs) en salade, au gratin, en soupe, ce ne peut qu’être bénéfique pour la santé et peut-être aussi pour la rétine …

Source : Scientific Reports, doi : 10.1038/srep29025

Relire aussi :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/08/06/dmla-une-avancee-dans-lexplication-de-cette-maladie/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/02/02/la-dmla-induite-par-un-exces-de-cholesterol-ou-un-exces-de-calcium-ou-les-deux/ 

La plus petite bactérie du monde vivant décrite pour la première fois

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Les sources chaudes du Parc National de Yellowstone aux Etats-Unis ont intéressé les biologistes depuis de nombreuses années car des bactéries pullulent dans cette soupe soufrée et chargée de sels minéraux variés. Par exemple Cistern Spring, littéralement la « source citerne », est un minuscule lac d’eau aussi acide que du vinaigre (pH 3) à la température de 80 degrés. On peut y cuire des oeufs si la coquille résiste ! Et pourtant une faune microscopique s’y trouve très à l’aise. Il s’agit de bactéries utilisant le soufre pour « respirer » exactement comme nous utilisons l’oxygène. Ces bactéries ne supportent justement pas l’oxygène et il est très difficile de les cultiver en laboratoire. Les biologistes du laboratoire national d’Oak Ridge s’intéressent de très près à ces populations bactériennes particulières pour éventuellement les utiliser pour produire des hydrocarbures car le pétrole est le résultat de lentes transformations des sédiments marins à de relativement hautes températures par des bactéries du genre de celles retrouvées dans ces sources chaudes de Yellowstone.

Ce qui a étonné les biologistes est la présence d’une bactérie archaïque qui a été nommée Acidolobus sulfurireducens et qui est parasitée de l’extérieur par une minuscule autre bactérie dont on ignorait l’existence et à qui a été attribué le charmant nom de Nanopusillus acidilobus. C’est la plus petite bactérie connue, tellement petite qu’on se demande si on ne la classerait pas plutôt parmi les virus, mais ce n’est pas un virus, et sa taille ne dépasse pas 0,1 micron de diamètre … Son génome, un ADN circulaire, contient 656 gènes et 46 ARN nécessaires pour la synthèse des protéines, ce que sont incapables de faire les virus. Comme cette bactérie est incapable de réaliser un certain nombre de métabolismes essentiels car il lui manque des multitudes d’enzymes elle se sert dans la bactérie hôte, l’acidolobus, naturellement sans la tuer, par une minuscule zone de contact circulaire d’un diamètre de 4 nanomètres ! Si elle se détache de l’acidolobus quand celui-ci meurt elle peut se déplacer à l’aide d’un petit cil lui servant de flagelle pour trouver un autre acidolobus d’accueil.

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Une autre bactérie nanoscopique a été décrite non pas dans une source chaude mais dans la cavité buccale humaine (voir le lien en accès libre). Il s’agit d’une bactérie également parasite de deux à trois-cent nanomètres de diamètre, tout de même près de 20 fois plus grosse que le nanopusillus, dont le génome est également réduit et qui ne peut pas non plus réaliser les fonctions métabolique essentielles à la vie. Cette nanobactérie appelée TM7 parasite et finalement tue son hôte, un actinomyces (Actinomyces odontolyticus) vivant au niveau des gencives et contribuant à la formation des plaques dentaires. Cette bactérie parasite est diabolique car elle interfère avec la réponse immunitaire des macrophages dirigés contre l’actinomyces, en quelque sorte en protégeant son hôte. L’ADN du TM7 d’origine buccale code pour 570 gènes. Les TM7 sont également très présents dans les boues d’eaux usées où ils parasitent spécifiquement diverses bactéries.

Source et illustrations : Nature Communications doi: 10.1038/ncomms12115 . Le trait représente 200 nanomètres ou 0,2 micron

Autres liens : doi: 10.1073/pnas.1419038112 et

https://en.wikipedia.org/wiki/Candidate_division_TM7

Billet d’humeur politique. USA : Corruption à tous les niveaux

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Alors qu’Hillary vient d’être lavée de tout soupçon par le FBI, Weakileaks vient de disperser dans le public quelques 30000 mails de la candidate républicaine à la Présidence des USA. Curieuse coïncidence direz-vous, et pourtant les tenants de la probité morale auront encore une fois perdu, Snowden et Assange se battent contre le monstre yankee qu’ils ne pourront jamais abattre au risque de leur vie et de celle de 99,999999 % des habitants de la planète.

Revenons un peu en arrière. Le processus d’exonération d’Hillary Clinton de toute faute (par le FBI) était soigneusement orchestré. Ce qui a alerté le public scrupuleux de la bonne conduite des affaires publiques américaines est un meeting organisé par Bill Clinton avec Lauretta Lynch. Cette femme n’est pas n’importe qui puisqu’elle est procureur générale des Etats-Unis, le poste le plus élevé du système judiciaire américain. Lauretta Lynch et James Comey, l’actuel directeur du FBI, sont de vieux copains dans la turpitude organisée. Ils se sont illustrés en 2013 au sujet de l’affaire HSBC en ordonnant au département de la justice américaine de ne pas poursuivre cette banque au sujet de blanchiment d’argent des milieux de la drogue et du terrorisme. Comey, curieusement, faisait partie du board des directeurs d’HSBC … Rappelons ici qu’HSBC est l’un des principaux acteurs du marché de l’or sur la place financière de Londres.

Quand Eric Holder, le prédécesseur de Lauretta Lynch quitta le Département de la Justice, il y eut comme un sentiment de soulagement dans l’opinion publique qui pensait que les affaires de corruption au plus haut niveau de l’Etat américain ne seraient plus que de mauvais souvenirs. Or cet individu a été appointé par le cabinet d’avocats d’affaires Covington & Burling qui a des bureaux à Washington, New-York, San Francisco, Londres et naturellement Bruxelles. Malheureusement Loretta est tout aussi corrompue que Holder puisqu’elle a avalisé d’une signature l’innocence d’Hillary Clinton.

Le flirt malsain entre les Clinton et James Comey date de plus de 20 ans. Quelques jours avant de quitter la Maison-Blanche Bill Clinton gracia plus de 450 personnes dont Robert Palmer, l’un des principaux acteurs du scandale Whitewater, une histoire de malversations immobilières dans lesquelles était impliqué le couple Clinton. Mais ce n’était pas l’un des moindres personnages graciés par Bill Clinton puisqu’un dénommé Marc Rich fit aussi partie du lot des heureux innocentés. Marc Rich, un homme d’affaire israélo-américano-belgo-espagnol d’origine juive belge (selon sa fiche Wikipedia) eut l’autorisation émanant de la Maison Blanche de fuir à Lucerne, en Suisse après avoir détourné la bagatelle de 100 millions de dollars de l’administration fiscale américaine. Marc Rich était pourtant recherché par toutes les justices de la planète.

Pourquoi donc Bill Clinton gracia ce sombre individu, tout simplement parce qu’il couchait avec Denise, son épouse, dans leur luxueux appartement de la Cinquième Avenue à New-York, en quelque sorte le prix de ce pardon. La SEC et le Département de la Justice furent par la suite mandatés pour enquêter sur ces « pardons » décrétés par Bill Clinton. Les enquêtes furent rapidement étouffées quand James Comey fut appointé à la tête du FBI. Est-ce que le peuple américain va oser élire Hillary, épouse d’un homme politique corrompu jusqu’à la moelle des os et corrompue elle-même ?

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Si on revient en Europe, n’y a-t-il pas un flagrant mélange des genres quand on apprend que Barroso vient d’être appointé par Goldman Sachs International comme conseiller (y compris avec son carnet d’adresse) pour organiser la main-mise de cette grande banque d’affaires sur les dépouilles des pays membres de l’Union Européenne ? À n’en pas douter il semble y avoir urgence … L’existence de l’UE doit être bien compromise pour que des vautours comme Goldman Sachs prennent de telles dispositions.

Source : investmentresearchdynamics.com

Note : En 2003 James Comey fut nommé procureur général adjoint au Département de la Justice américain. En 2005 il fut appointé comme conseiller et vice-président de la firme américaine de défense Lockeed Martin. En 2010 il rejoignit la firme Bridgewater Associates (Connecticut) comme conseiller général. Le 4 septembre de cette même année il fut nommé par Obama septième directeur du FBI. On est là devant un cas de portes tournantes entre gouvernement et firmes privées ! Autant Lockeed-Martin que Bridgewater supportent financièrement Hillary Clinton pour accéder au fauteuil du bureau ovale de la Maison-Blanche. Les USA sont devenus une république bananière, tout simplement ! Bienvenue en enfer … d’autant plus évidemment que L-M pousse l’OTAN à déployer des missiles anti-missiles tout autour de la Russie et également en Corée du sud, des missiles naturellement fabriqués par cette même firme. On a tout compris, les USA se préparent à une troisième guerre mondiale contre des ennemis virtuels que sont la Russie et la Chine. Bienvenue donc dans l’enfer !

Le « typhus » du saumon sur la sellette

Ce billet n’est pas de mon cru, il s’agit d’un copié-collé d’une dépêche de l’agence ATS. Pour la compréhension du contenu de cette dépêche il faut rappeler que les rickettsies sont des bactéries parasites intracellulaires obligatoires car elles disposent d’un génome rudimentaire. Elles sont responsables du typhus, une maladie redoutable transmise par des parasites comme les puces, les poux ou les tiques. Les rickettsies colonisent préférentiellement les cellules du foie. Enfin les rickettsies sont les plus proches parents des mitochondries, les centrales énergétiques des cellules.

Au Chili, un saumon mijoté aux antibiotiques

Les antibiotiques sont de plus en plus utilisés dans l’industrie du saumon au Chili, la deuxième plus importante au monde. Ils permettent de lutter contre une redoutable bactérie, mais leur usage excessif pollue l’environnement et pourrait créer de nouvelles maladies.

« Nous utilisons au Chili 500 fois plus d’antibiotiques qu’en Norvège », premier producteur mondial, s’alarme Liesbeth van der Meer, directrice par interim du groupe écologiste Oceana-Chili. Il y a un mois, cette organisation a obtenu une victoire importante devant la justice. Celle-ci a forcé à rendre publics la quantité et le type d’antibiotiques administrés aux saumons chiliens.

Le résultat est sans appel. En 2015, 557,2 tonnes de médicaments ont été injectées dans la production totale de 846’163 tonnes, selon le Service national de la pêche et de l’aquaculture. Cela équivaut à un taux d’antibiotiques de 0,066%. En 2010, le taux était deux fois moindre, à 0,031%, soit 143,2 tonnes de traitement sur une population de 466’857 tonnes.

L’objectif de ces antibiotiques est de lutter contre la bactérie Piscirickettsia salmonis. Cette dernière est dangereuse pour les saumons chiliens, élevés dans les eaux du sud du pays où ils ont été introduits artificiellement il y a des décennies.

Mais comment fait donc la Norvège? « Tout simplement, elle a su contrôler ses maladies », affirme Liesbeth van der Meer.

Contrôle médical strict

L’industrie chilienne se défend. Elle assure avoir besoin de cette quantité de médicaments pour repousser les pathologies menaçant le saumon, le tout sous strict contrôle médical.

« L’antibiotique utilisé doit être prescrit par un vétérinaire et on ne peut pas l’administrer de manière préventive, uniquement quand la maladie apparaît », souligne Felipe Sandoval, président de Salmon Chile. L’association représente la majorité des producteurs chiliens.

« Les progrès technologiques vont nous aider à minimiser l’usage d’antibiotiques. C’est juste une question de temps », assure-t-il.

Contamination par ricochet

Pêcheurs et écologistes sont formels: il n’y a aucun risque pour la consommation humaine. Toute trace de médicament disparaît. Quand il est vendu, « le saumon ne contient pas d’antibiotiques », explique la directrice d’Oceana. Elle prévient toutefois que le danger est ailleurs, quand le traitement se diffuse dans l’environnement.

Les résidus d’antibiotiques peuvent, à long terme, contaminer la communauté bactérienne autour des élevages de saumons, indique l’épidémiologiste Fernando Mardones, chercheur à l’université Andrés Bello. Les bactéries « peuvent devenir résistantes à certains antibiotiques au bout d’un certain temps, jusqu’à ce qu’apparaisse une bactérie résistante à tout, pouvant affecter les poissons et même parvenir jusqu’à l’être humain », s’inquiète-t-il.

Jusqu’à présent, aucun cas de résistance bactérienne n’a été prouvé dans l’aquaculture. Ce phénomène est toutefois déjà apparu dans d’autres industries, créant une menace pour la santé publique.

Crises sanitaires

L’industrie chilienne du saumon devrait « voir ce qui ne fonctionne pas dans la production et quelles sont les mesures alternatives pour diminuer l’usage d’antibiotiques », estime le chercheur. Il préconise par exemple d’augmenter l’apport d’antioxydants dans le régime des poissons.

Avec un chiffre d’affaires annuel de 3,5 milliards de dollars, l’élevage de saumons est l’une des principales sources de travail dans de nombreuses régions du sud du pays. Il génère plus de 70’000 emplois directs et indirects. Ses premiers clients sont les Etats-Unis, le Japon, la Russie et le Brésil.

Derrière son usage intensif d’antibiotiques, il y a au Chili le traumatisme de plusieurs crises sanitaires. En 2007, le virus de l’anémie infectieuse du saumon (ISA) avait dévasté une partie de la production. Début 2016, la prolifération d’algues nocives a provoqué la mort par asphyxie d’environ 100’000 tonnes de poisson, 12% du total.

(ats / 06.07.2016 11h03)

Nouvelles brèves de Tenerife

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Je suis allé il y a quelques jours dans une clinique dentaire pour l’extraction d’une molaire du maxillaire inférieur qui avait très envie de se désolidariser de ce dernier. Coût de l’extraction 30 euros. Comme cette dent servait d’attache à une prothèse j’ai demandé combien me coûterait l’ajout d’une dent à celle-ci : 40 euros. Pas de commentaires, les îles Canaries peuvent être une destination de tourisme dentaire au même titre que la Thaïlande ou Taïwan.

Deuxième information intéressante, le montant de la taxe sur les bénéfices des entreprises : c’est ici le record européen car elle est de 4 %, à tel point que des sociétés européennes qui s’étaient délocalisées au Maroc ou en Tunisie viennent s’installer ici. Il y fait bon vivre, il pleut rarement, la sécurité est assurée par une police très présente et bienveillante, les formalités administratives sont simplifiées pour tout investisseur tenté par ce pseudo paradis fiscal (TVA à 5 %) malgré un certain éloignement géographique de l’Europe continentale.

J’ai appris également que contrairement aux informations communiquées par les média lors des explorations pétrolières au large de Fuerteventura et de Lanzarote les résultats avaient été loin d’être décevants. Le pouvoir local, fort de ses 15 millions de touristes en 2015 n’a pas voulu tuer la poule aux oeufs d’or de cette industrie indispensable pour le maintien des conditions fiscales avantageuses qu’offrent les Iles Canaries. L’exploitation du pétrole (qui n’est que reportée à une date ultérieure) aurait comme en Ecosse renchéri le coût de la vie et les touristes auraient alors fui vers d’autres destinations …

Enfin, dernière information souvent odorante et parfois glissante, dans la ville de Santa Cruz de Tenerife – 300000 habitants – il y a 40000 chiens de compagnie. Je me demande pourquoi le gouvernement local ne taxe pas ces chiens qui ne servent qu’à pallier aux névroses de toutes les façons incurables de leurs maîtres, à empuantir les rues avec leurs urines et à salir les trottoirs avec leurs étrons en obligeant les passants propriétaires (ou non) de chiens à sans cesse regarder où ils mettent leurs pieds …

À l’heure où j’écris ce billet, mercredi 20 heures, le ciel est bleu et la température est de 27 degrés avec un brise alizéenne agréable … Illustration : route de Masca dans le Massif du Teno, sud de Tenerife.

La « grande vérole » revient en force dans les pays développés

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Si la syphilis a été oubliée ces trente dernières années dans les pays dits développés grâce en particulier à la pénicilline c’est tout simplement parce que les cas devenaient de plus en plus rares à tel point que les autorités sanitaires avaient cru que la maladie était pratiquement éradiquée et qu’elle n’était plus que le triste apanage des pays sous-développés. D’ailleurs les médecins généralistes n’arrivaient même plus à distinguer la syphilis d’un simple herpès quand une femme ou un homme constataient qu’ils venaient d’être infectés. Le chancre mou, cette inflammation très localisée et indolore (voir illustration, Wikipedia) était en effet considéré comme une manifestation d’herpès alors que pourtant l’herpès génital est plutôt insupportable voire douloureux. De plus les structures de dépistage devenant de plus en plus rares, le SIDA étant devenu des les esprits une maladie comme une autre qui se traite « facilement », la vigilance consistant en des rapports sexuels protégés s’est progressivement relâchée et il en résulte aujourd’hui une recrudescence spectaculaire de la « grande vérole » dans des pays aussi développés que les USA ou la Suède !

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Par exemple en Suède le nombre de cas (déclarés) est passé de 10 en 2010 à 51 en 2015, uniquement dans la région du Västa Götaland et essentiellement dans la communauté gay. Mais il s’agit d’une estimation officielle car pas plus de 40 % des personnes atteintes vont consulter leur médecin. Pour l’ensemble de la Suède avec les incertitudes mentionnées ci-dessus le nombre de cas totaux a atteint 244 en 2014, les statistiques officielles pour 2015 n’ayant pas été publiées. Pour la seule ville de Stockholm le nombre de cas est passé en dix ans de 89 à 158.

Au Canada, dans la seule province de l’Alberta, essentiellement à Edmonton, le nombre de cas a été multiplié par 4,5 entre 2011 et 2015 dans la communauté gay, le nombre de femmes concernées par la maladie étant stable sinon en diminution. D’après les spécialistes de la santé et des maladies sexuellement transmissibles il semble que les sites de rencontres anonymes spécialisés qui fourmillent sur Internet favorisent cet état de fait. L’Alberta a été relégué au rang du Kenya ou du Pakistan pour la fréquence de syphilitiques ! (Source : Globalnews.ca). Aux Etats-Unis la situation devient presque alarmante pour diverses raisons. La faillite du système de santé « Obamacare » explique pour une grande part la recrudescence des MSTs en général et de la syphilis en particulier. Le budget attribué seulement au dépistage de ces maladies a été globalement diminué d’un milliard de dollars depuis 2005. La directive du gouvernement fédéral est de faire plus avec moins à tel point que plus de 44000 postes d’infirmiers et de médecins ont été tout simplement supprimés en dix ans. En deuxième lieu une espèce de pudeur malsaine fait que les sujets atteints de syphilis ne vont plus consulter leur médecin ou hésitent à pénétrer dans un centre de dépistage le plus souvent anonyme. Dans le seul Etat de New-York le nombre de « volontaires » pour le dépistage des MSTs est en constante diminution, que ce soit pour les chlamydia, la gonorrhée, le SIDA, l’hépatite C ou la syphilis. Dans un pays où certains Etats ont banni le sexe oral, une décision aussi ridicule que d’interdire la fessée aux enfants (ça se passe en France), quand les politiciens vont-ils interdire l’homosexualité comme au Pakistan ou en Malaisie ? On assiste donc aux USA à une régression morale et sanitaire empreinte d’un puritanisme malsain … Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2000 seulement 6000 cas de syphilis primaire ont été répertoriés aux USA. En 2014 ce nombre a atteint 20000 avec des cas de syphilis congénitale et d’atteinte oculaire de nouveaux-nés, une situation que des pays en voie de développement sont arrivés à maîtriser comme par exemple à Cuba. Ça laisse rêveur.

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La palme du nombre de cas de syphilis (déclarés) revient au comté de Los Angeles ( http://www.cdc.gov/std/stats14/tables.33.htm ) avec 1204 cas pour 100000 habitants, un record mondial ! Et cela tout simplement par manque d’éducation : les personnes atteintes de syphilis, essentiellement des homosexuels, ne connaissent pas les premiers symptômes de la maladie (voir l’illustration tirée de Wikipedia ci-dessus) et attribuent à tort le chancre mou à une lésion passagère. Parmi les 70 comtés américains les plus touchés par l’épidémie de syphilis aux USA 14 d’entre eux se trouvent en Californie, l’Etat de tous les excès …

En ce qui concerne la France et d’autres pays européens j’ai tenté de trouver quelques données mais sans succès.

Source partielle : Business Insider

Le point sur la maladie d’Alzheimer : du gros business !

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Les deux hypothèses relatives au mécanisme d’apparition de la maladie d’Alzheimer se résument ainsi : apparition, d’une part, d’une accumulation de plaques riches en protéine amyloïde-beta puis formation d’amas de protéine tau, d’autre part, avec mort concomitante des neurones. On ne connait toujours pas le mécanisme induisant l’apparition de ces désordres d’ordre structural (voir un prochain billet dans ce blog). Les laboratoires pharmaceutiques ont focalisé leurs recherches sur ces deux protéines et ont mis au point des anticorps recombinants hybrides (à l’aide d’OGMs, n’en déplaise à certains) qui peuvent traverser la barrière cérébrale et neutraliser ces accumulations protéiques.

Après plus de 30 années de travaux de recherche sans succès la firme Lilly vient de se reconvertir à la protéine tau. Les essais cliniques, plus de 150, ciblant la protéine amyloïde ont été décevants voire aggravaient l’état des malades, quelques autres laboratoires se sont aussi orienté récemment vers des anticorps dirigés contre la protéine tau.

Comme on ne sait pas quelle protéine, tau ou amyloïde, est le facteur primaire de déclenchement de la maladie, ni de surcroit la cause première de l’apparition d’une accumulation de ces dernières, les travaux des divers laboratoires cités par Bloomberg n’ont finalement pour but que de réaliser dans un futur incertain le maximum de profits. Les anticorps recombinants hybrides sont en effet hors de prix – qui peut s’offrir un traitement de plus de 30000 dollars par an, même avec une bonne assurance santé privée ? – et cette tendance pourrait bien perdurer car l’homologation de bio-similaires afin de faire baisser les prix est complexe et entourée d’une opacité plus que douteuse (lien sur ce blog). Peut-être bien que les dizaines de milliards engloutis dans ces travaux n’atteindront jamais le stade commercial mais quand on est CEO d’un grand laboratoire pharmaceutique on peut toujours rêver …

Source : Bloomberg

https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/04/13/et-si-on-parlait-des-biosimilaires/

Le Protocole de Montréal revisité

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En 1987 fut signé le fameux protocole de Montréal introduisant le bannissement des chloro-fluoro-carbones sous prétexte qu’ils étaient destructeurs de l’ozone stratosphérique. Ce protocole fut organisé en sous-main par une major de l’industrie chimique qui disposait dans ses laboratoires de substituts aux CFCs couramment utilisés dans les réfrigérateurs, les conditionneurs d’air et les établissements de dégraissage à sec pour ne citer que ces exemples. Depuis on scrute ce trou d’ozone antarctique et il est toujours là bien que son étendue fluctue année après année. La grande nouvelle qui vient de sortir est que ce trou d’ozone aurait tendance à diminuer. En quelques années il aurait rétréci d’une surface équivalente à celle du sous-continent indien ! Une grande nouvelle bien qu’il y ait eu un petit couac avec l’éruption en 2015 du volcan chilien Calbuco qui a répandu massivement de l’oxyde de soufre (SO2) dans la haute atmosphère au dessus de l’Antarctique.

Il y a comme un doute puisque l’activité humaine émet des quantités massives de ce gaz … mais apparemment seuls les volcans ont un effet sur ce trou d’ozone.

Bref, des météorologistes et des physiciens comme par exemple du « National Center for Atmospheric Research à Boulder dans le Colorado s’activent à l’aide de modélisations (encore des subterfuges pseudo-scientifiques) pour prédire qu’en 2050, au train où vont les choses – et s’il n’y a pas trop d’éruptions volcaniques – le trou d’ozone aura complètement disparu. Merci au protocole de Montréal !

Il faut tout de même replacer cette psychose organisée à sa place. D’abord la situation des vents au sol et en altitude autour du continent Antarctique est unique. Il existe un vortex permanent qui isole la haute atmosphère du reste de la planète et créé une masse d’air relativement immobile prisonnière de ce système de vents très stable. D’autre part la teneur en ozone dépend naturellement de l’ensoleillement et de la température. Or ces deux paramètres sont beaucoup plus faibles au dessus de l’Antarctique que partout ailleurs sur Terre y compris au dessus de l’Arctique où ce vortex de vents n’existe pas avec une telle stabilité.

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Mais l’autre paramètre, ces CFCs et autres molécules chlorées ou bromées, intervenant dans la teneur en ozone atmosphérique et pris en compte dans le protocole de Montréal sont malheureusement (pour l’ozone) massivement produits par des processus bactériens naturels tant au sol que dans les océans. La production artificielle, pour faire savant on dira anthropogénique, est négligeable par rapport à cette production naturelle. Les bactéries du sol participent activement à cette production de produits halogénés volatils qui s’échappent dans l’atmosphère et contribuent, on ne sait pas trop dans quelles proportions puisqu’aucune étude sérieuse n’a été réalisée à ce sujet, à la détérioration encore très hypothétique, puisqu’appuyée seulement sur des simulations en laboratoire, de la couche d’ozone atmosphérique.

Une équipe de biologistes de l’Université de Tuebingen en Allemagne a étudié extensivement la population bactérienne du sol d’une forêt proche de l’Université. Il s’est agi d’abord d’identifier les bactéries du sol puis de retrouver par analogie de séquences d’ADN les principales activités enzymatiques susceptibles de participer au processus de formation de gaz halogénés, essentiellement le chloroforme (CHCl3) et le bromoforme (CHBr3) parmi plus de 5000 composés halogénés volatils dûment identifiés et produits par diverses activités bactériennes. Les espèces bactériennes prédominantes sont des Pseudomonas et des Bradyrhizobium. Ces bactéries possèdent des équipement spécifiques capables de transférer un ou plusieurs atomes de chlore ou de brome à toutes sortes de composés carbonés mais pas seulement ces deux halogènes puisque bien d’autres composés fluorés ou iodés ont pu également être identifiés. La production moyenne de CFCs volatils d’origine naturelle par le sol d’une forêt quelconque comme celui qui a été étudié est incroyablement élevée, de l’ordre de 3 à 8 microgrammes par kg de terre selon la profondeur de cette dernière. Ce résultat peut paraître négligeable mais il correspond à des dizaines de millions de tonnes de CFCs naturellement injectés dans l’atmosphère chaque jour quand on prend également en considération les océans !

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Alors que penser de cette gigantesque mascarade que fut le Protocole de Montréal ? Cette gesticulation mondiale n’eut pour but que de culpabiliser l’humanité entière en la préparant à l’autre pantomime ridicule du réchauffement climatique également basé sur la peur sans aucun fondement scientifique crédible. On s’achemine vers un refroidissement généralisé et durable qui va bouleverser les habitudes de vie des populations, engendrer des conflits de grande ampleur pour l’accès à la nourriture, des mouvements migratoires totalement incontrôlables, et la nature continuera à produire des CFCs, le trou d’ozone sera toujours là mais alors la peur aura trouvé une réelle justification …

Source : NASA’s Goddard Observatory, Scientific Reports doi : 10.1038/srep28958 et https://earth.nullschool.net/#current/wind/surface/level/orthographic=-2.68,-88.36,493/loc=-110.576,-51.661