Le Japon économiquement à la traine ? Une blague !

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Elon Musk est l’homme avec qui il faudra compter dans les années à venir, un visionnaire doublé d’une sagacité outrageante pour les affaires ! Comme les vieux pays européens auraient besoin de telles personnalités … Et pourtant la firme Nissan (Renault) frappe aussi très fort avec les voitures électriques et pas n’importe où, au Japon. Normal direz-vous puisque Nissan est une entreprise japonaise associée étroitement à Renault, certes, mais qui dans son pays d’origine taille des croupières à son monstrueux concurrent Toyota.

Venons-en aux faits. Toyota a intelligemment opté pour les voitures hybrides, c’est-à-dire des véhicules dont le moteur embarqué brûlant de l’essence n’a plus de fonction de propulsion comme dans les automobiles classiques mais est devenu un vulgaire groupe électrogène dont la fonction est de recharger des batteries qui alimentent des moteurs électriques situés au niveau des roues. C’est schématiquement ainsi que fonctionne une Prius (si je ne me trompe pas). Nissan a choisi la Leaf, voiture tout-électrique comme Elon Musk avec la Tesla, et Nissan n’a pas eu tort.

Le Japon que les analystes européens considèrent comme un pays économiquement en coma dépassé est pourtant à l’avant-garde du progrès dans de nombreux domaines. Je suspecte que ces analystes n’ont jamais mis les pieds dans ce pays car ils ignorent le dynamisme incroyable qui anime les entreprises nippones petites et grandes. Prenons donc l’exemple des voitures électriques. Il y a maintenant au Japon 40000 bornes de rechargement pour voitures tout-électrique, plus que de stations d’essence – seulement 34000 – et ce n’est qu’un début vers l’invasion des voitures électriques dans ce pays qui ne dispose d’aucunes ressources naturelles autres que les rizières, les forêts et l’océan. La Leaf de Nissan peut parcourir 180 kilomètres avec une charge de batteries et une application sur téléphone portable permet au conducteur de trouver rapidement une borne de chargement. Des particuliers possédant eux-mêmes une voiture électrique sont, pour certains, répertoriés dans la base de données de l’application, ce qui a levé toute anxiété de se retrouver en panne au milieu de nulle part.

De plus il y a aussi au Japon déjà 6469 points de chargement rapide (photo), une donnée qui peut paraître ridicule mais si on se réfère à celles répertoriées en Europe (3028) ou aux USA (1686) il est évident que le Japon est à l’avant-garde. À ce rythme il existera en 2020 plus de deux millions de bornes disponibles au Japon et plus de la moitié des voitures vendues seront tout-électrique. La politique agressive de Tesla est donc justifiée car le Japon est à l’avant-garde des progrès technologiques et Elon Musk fait fi des analyses erronées relatives au Japon, il sait ce qu’il fait !

Sources : Digital Trends, illustration Japan Times

2 réflexions au sujet de « Le Japon économiquement à la traine ? Une blague ! »

  1. « C’est schématiquement ainsi que fonctionne une Prius (si je ne me trompe pas). »

    Vous vous trompez… l’HSD de Toyota est un hybride parallèle où le moteur thermique donne encore l’essentiel de l’effort de propulsion.
    La Chevrolet Volt (ou l’Opel Ampera) fonctionne selon votre description : l’hybride série. Un moteur thermique alimente le système électrique.
    L’Avantage de Toyota, c’est un système plus efficace de l’énergie fossile brûlé, qu’il soit dans le réservoir de la Chevrolet ou soit dans une centrale électrique thermique …

  2. Qui a raison ? J’ai lu ceci : Personne n’achète Tesla
    Le vrai problème avec les voitures Tesla tient au fait que personne n’en achète vraiment. Enfin, pas directement. Leurs fabrications sont largement subventionnées – et leurs ventes sont largement subventionnées. Tesla ne gagne pas non plus d’argent en vendant des voitures.
    Il gagne de l’argent en vendant des « crédits carbone » à de vrais fabricants d’automobiles qui produisent des véhicules fonctionnels et viables économiquement et qui se vendent grâce à leurs qualités – mais qui ne sont pas des voitures « à émission nulle ». Il est estimé que les différentes entreprises risquées d’Elon Musk – incluant les panneaux solaires de SolarCity et SpaceX – ont coûté aux contribuables a minima 4,9Md$, Tesla comptant pour environ la moitié de ce montant. Eric Peters, The Detroit News, 9 May 2016

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