Crise climatique : l’état de santé du Soleil

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Alors que le printemps est arrivé et que les cerisiers ont déjà fini de fleurir des équipes de physiciens scrutent le Soleil comme chaque jour pour en arriver à une conclusion très claire : cet astre est déjà entré dans une longue période de grande torpeur. Pour expliquer ce phénomène il ne suffit pas de s’avouer convaincu par les travaux de modélisation du Docteur Zharkova car de nombreuses autres investigations en arrivent à la même conclusion et en particulier celles relatives aux observations directes de notre étoile dont nous tirons toute vie, car sans le Soleil, un astre vénéré par les Egyptiens comme source de la vie avec le Nil qui étaient des dieux importants et vénérés, nous n’existerions certainement pas, la Terre serait un astre mort, sombre et dénué de toute matière vivante.

L’un des bénéfices scientifiques (inattendus) de la peur climatique a été sans aucun doute l’intensification des recherches et des analyses relatives à l’activité solaire qui est scrutée en long, en large et en épaisseur par ceux qui sont convaincus que les variations climatiques terrestres qu’ont subi nos lointains et plus proches ancêtres ne sont le fait que des soubresauts de l’activité magnétique du Soleil. Il s’agit, partant d’observations quotidiennes incontestables, d’analyser les variations de toute une série de paramètres accessibles expérimentalement et permettant, au terme de calculs parfois complexes, de comprendre intimement ce qui se passe dans les profondeurs de cette étoile.

L’une des approches qui est peu connue est l’analyse du flux de neutrons en provenance du Soleil. Qui dit neutrons aura tendance à croire qu’il s’agit de particules sans effet notoire sur la « santé » de l’atmosphère terrestre. Il n’en est rien car les neutrons ont un effet, certes négligeable à l’échelle microscopique, mais impossible à ne pas être pris en compte quand il s’agit de l’ensemble de l’atmosphère terrestre. Les neutrons d’origine solaire parviennent vers la Terre en 8 minutes environ (s’ils se déplacent à la vitesse de la lumière) et ils produisent alors par désintégration un électron et un proton, certes peu énergétiques mais suffisants pour être considérés comme des particules ionisantes. Or comme par définition les neutrons ne sont pas chargés électriquement ils ne sont donc pas déviés par le champ magnétique terrestre et ils peuvent à discrétion ioniser modérément les molécules d’eau et d’azote de la haute atmosphère. Ce mécanisme conduit, comme pour les rayons cosmiques, à la formation de cristaux de glace à des altitudes supérieures à 10000 mètres. On se trouve alors dans une situation contraire à la théorie de l’effet de serre car la capacité de réflexion de l’atmosphère, l’albédo, se trouve amplifiée. Il en résulte donc une moins bonne captation par la Terre de l’énergie solaire incidente.

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Ce qui se passe avec le dernier cycle solaire ( # 24 en fin de course ) est tout à fait alarmant car il rappelle ce qui s’est passé entre 1965 et 1975, une faible intermission de cette activité neutronique entre les cycles solaires 20 et 21 conduisant à un refroidissement temporaire de la Terre. Il faut noter au passage, et c’est important, que les températures moyennes de référence utilisées pour clamer la validité du « réchauffement climatique » actuel ont été judicieusement choisies durant cette période. Le flux de neutrons a peu diminué au cours du maximum d’activité du cycle solaire #20 alors que ce flux est resté soutenu durant un plus long laps de temps, de 1972 à 1975. Durant le cycle d’activité magnétique #24 qui va atteindre dans environ trois ans son minimum, à nouveau le flux de neutrons n’a pas diminué comme cela pouvait être attendu. Il faut ici rappeler que le flux de neutrons solaires est inversement proportionnel à l’activité magnétique du Soleil et que l’optimum climatique moderne comprend deux périodes distinctes, 1940-1960 et 1975-2000, cette dernière période étant la plus intense.

Pourquoi la situation est-elle donc alarmante ? Tout simplement parce que non seulement l’activité magnétique solaire va chuter brutalement au cours des années à venir (voir l’analyse de Valentina Zharkova relatée dans un billet de ce blog) avec comme conséquence une plus faible déviation du rayonnement cosmique galactique mais le flux de neutrons solaires va rester également soutenu. Ces deux paramètres vont se conjuguer pour accélérer l’augmentation de l’albédo terrestre et ainsi précipiter le refroidissement du climat. Je ne suis pas un spécialiste du Soleil ni du climat mais je me donne la peine, par curiosité, de lire de nombreux articles sur ces deux sujets. Comme ce fut le cas par le passé, les périodes de refroidissement sont apparues souvent brutalement, en quelques années seulement. On se trouve donc aujourd’hui dans une situation telle que l’évolution de l’activité solaire comme attendue par les géophysiciens et les spécialistes du Soleil va brutalement augmenter l’albédo de la Terre de deux manières et le climat va s’orienter durablement vers un refroidissement prononcé.

Une autre conséquence ironique sera une chute de la teneur atmosphérique en CO2 en raison du refroidissement concomitant de la surface des océans où, selon la loi de dissolution des gaz dans l’eau (loi de Henry), ce gaz carbonique d’origine naturelle ou humaine aura tendance à être piégé dans l’eau plus rapidement. Finie alors la théorie de l’effet de serre !

Autour des années 2020 l’humanité toute entière pourra commencer à constater qu’elle a été bernée par les gouvernements et les organisations écologistes politisées. Il s’agira alors d’une toute autre urgence que celle dont la propagande « réchauffiste » nous alerte depuis maintenant 30 ans, trouver des solutions rapides et radicales au refroidissement du climat … Personne à l’heure actuelle ne s’y prépare : il s’agit pourtant d’une urgence absolue car le renversement de tendance risque bien d’être brutal et immensément dévastateur.

Source et illustration : David Archibald in wattsupwiththat.com

et aussi :

https://bobtisdale.files.wordpress.com/2015/11/tisdale-on-global-warming-and-the-illusion-of-control-part-1.pdf

2 réflexions au sujet de « Crise climatique : l’état de santé du Soleil »

  1. En quoi dévastateur ? Un refroidissement d’un degré ? Quand la Mer de Glace, la première fois que je l’ai vue, vers 1965, était une Mer de Glace, et non pas, comme maintenant un pipi de chat congelé, je vivais bien, les autres aussi, et je suis encore en vie, les autres aussi, même les climato-sceptiques qui pourtant s’épuisent à clamer dans le désert surpeuplé des réchauffistes.

    • @guerredusiècle: Un refroidissement de 1° nous ramenerait vers 1850 plutôt, non ? Les glaciers de la Mer de glace descendraient beaucoup plus bas qu’en 1965. Alors, certes, nos ancêtres ont survécu, mais ils n’étaient pas 7milliards…
      Vous doutez de l’effet dévastateur ? Sans vouloir faire du catastrophisme réchauffiste inversé, un refroidissement tel que décrit dans l’article serait rapide, plus rapide qu’un réchauffement par l’effet de serre. Or les réchauffistes clament que le problème n’est pas tant le réchauffement que sa vitesse quasi exponentielle empêchant toute adaptation.
      Dans le cas de ce refroidissement, le problème ne serait pas dans l’échelle climatique (changement durable sur des années), mais quasi météorologique : une baisse de température proche d’un changement de saison.

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