COP21 : Apple a décidé de verdir sa pomme

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Je ne sais pas si le verbe « verdir » peut s’appliquer à une pomme, toujours est-il que la société à la pomme basée à Cupertino s’est lancée dans l’émission d’obligations vertes suivant les conseils de financiers avisés comme BlackRock et JP Morgan Chase. Il y a en effet un engouement pour le verdissement de l’économie qui ne cesse d’amplifier depuis la fin de la mémorable COP21. Mademoiselle Ségolène n’a rien à voir dans cette histoire bien qu’elle ait été promue grande prêtresse du « machin climatique vert » onusien. Le climat est devenu l’affaire des grands groupes financiers alliés pour la bonne cause (la leur) aux mastodontes des technologies de l’information que sont par exemple Apple ou encore Foxconn, le manufacturier d’Apple, sans oublier Google et Facebook.

L’émission d’obligations vertes par Apple atteint le montant encore dérisoire de 1,5 milliard de dollars mais le mouvement est lancé. Ce fut déjà le cas en 2015 qui vit l’émission d’obligations vertes atteindre 42,4 milliards de dollars. Il est prévu que ce montant atteigne plus de 50 milliards en 2016. Tout va donc très bien pour le milieu de la finance qui a trouvé un autre os à ronger, un os particulièrement juteux puisque des centaines de millions de gogos vont se faire piéger et leur épargne sera réduite à un bout de papier plus ou moins vert tout juste bon à emballer des épluchures de pommes de terre même pas « bio ».

Comme Google l’a déjà fait Apple va se lancer dans les buildings verts, l’énergie verte, le stockage de cette énergie verte et l’efficacité énergétique verte. Tout un programme qui constitue l’une des promesses d’Apple formulée lors du grand raout du Bourget. Et pas seulement Apple mais aussi Facebook et les quelques autres « grands » des nouvelles technologies. La société de consultants Ernst & Young a été choisie pour superviser le marché des obligations vertes et exiger la plus limpide transparence pour éviter que la couleur verte ne se ternisse pas trop vite. En effet, les banquiers, les compagnies d’assurance, les fonds de pension, les fonds souverains, les gestionnaires de portefeuille comme BlackRock se précipitent tous avec la voracité qui caractérise les gros bonnets de la finance vers ce nouvel eldorado non plus doré mais vert pomme … il n’y a à peu près plus que dans ce domaine coloré qu’on peut encore espérer gagner de l’argent et la Directrice verte d’Apple, Lisa Jackson, l’a bien dit en une phrase éloquente : « les investisseurs vont mettre leur pognon là où leur coeur et leurs angoisses se retrouvent », comprenez : dans la couleur verte.

On ne peut déjà plus dénombrer les produits de grande consommation arborant fièrement le « label vert » obtenu auprès des organisations non gouvernementales du genre « Vouvouèfe » ou « Paix Verte » pour éviter tout chantage économique. Les « grands » de la Silicon Valley se convertissent aussi tous au vert et obligent leurs partenaires et fournisseurs à se convertir aussi au vert le plus rapidement possible. L’éclatement de la bulle verte en formation ruinera des millions de petits épargnants au profit des puissances financières dirigées par une poignée de coquins. Un grand merci à la COP21 qui a organisé ce racket légal ! Et ce n’est qu’un début car il y a aussi l’organisation des quotas de carbone à l’échelle mondiale, un autre traffic très juteux que lorgnent les financiers du monde entier …

Source : Thomson Reuters

Zika : Monsanto est coupable !

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Depuis l’épidémie de fièvre provoquée par le virus Zika, un proche cousin de celui de la dengue, il ne se passe plus une journée sans qu’on soit abreuvé de nouvelles alarmantes en provenance d’Amérique latine. Les cas de microcéphalie répertoriés tant au Brésil qu’en Colombie font frémir d’horreur et très vite, trop vite, l’association avec la fièvre Zika a été immédiatement mise en avant sans qu’aucune preuve formelle ne soit encore apportée pour confirmer ce fait. Il faudra étudier au moins 5000 cas cliniques pour pouvoir entrevoir un commencement de preuve. Les fausses-couches provoquées par la fièvre ne sont pas un phénomène propre au Zika. Une grippe violente avec une forte fièvre peut tout aussi bien provoquer la mort du foetus en début de grossesse. Il faut donc étudier chaque dossier de microcéphalie en détail et c’est ce que finance actuellement l’OMS au Brésil.

En attendant, la théorie du complot bat son plein. Le dernier accusé en date est la firme Monsanto qui « commercialise » un larvicide appelé pyriproxyfen ajouté dans l’eau. Ce produit serait la cause des microcéphalies. C’est un vrai complot exposé véhémentement dans les lignes du Guardian ! D’abord il n’existe aucune évidence que ce produit présent dans l’eau potable provoque des microcéphalies. Selon les normes en vigueur, la teneur en pyriproxifen dans l’eau du robinet, que ce soit en Argentine, au Paraguay ou au Brésil, ne pourrait éventuellement provoquer des troubles que si on buvait 1000 litres d’eau traitée par jour ! D’autre part ce produit n’est ni fabriqué ni vendu par Monsanto mais commercialisé depuis une vingtaine d’années par Sumitomo Chemical dans le cadre d’une coopération sanitaire tout à fait officielle entre cette compagnie et certains Etats d’Amérique du Sud.

Il a donc suffi de la seule mention mensongère de Monsanto pour amplifier la peur du Zika d’un cran. Encore une fois ce genre de manipulation préméditée par un journaliste en manque de scoop va faire des dégâts dans le seul but de discréditer la société Monsanto. Suivez mon regard : il y a comme un relent d’idéologie anti-OGM dans cette histoire comme si on voulait attaquer les cultivateurs brésiliens qui utilisent des plantes génétiquement modifiées. Cette information entre dans le registre de la plus pure imposture journalistique téléguidée par des organisations non gouvernementales dont il est inutile de rappeler ici l’identité.

Sources : The Guardian et http://www.marklynas.org repris par Slate.com, illustration Slate.

L’ondophobie a de beaux jours devant elle …

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Quand je regarde ma table de « travail » (oui, j’ai une table de travail parce que tenir mon blog quotidiennement demande plusieurs heures de travail chaque jour) il y a une souris blue-tooth, un clavier blue-tooth, un MacBook connecté à mon routeur en wifi, un téléphone fixe mais fonctionnant sans fil et mon téléphone portable. Pour ne pas recevoir d’alertes de Google chaque jour j’ai fini par connecter directement mon iMac au routeur avec un câble ethernet. Depuis le balcon de mon modeste logement je peux voir situés sur des buildings, mais qu’on ne peut pas apercevoir de la rue, trois amas d’antennes relais, c’est mieux et c’est rassurant pour le chaland. Enfin quand je réinitialise l’un de mes ordinateurs et les paramètres réseau, je ne sais plus combien de signaux wifi sont reconnus, au moins une bonne trentaine.

Ça fait beaucoup d’appareils (et d’ondes) à proximité de mes neurones vieillissants ! Je me porte encore pas trop mal pour mon âge malgré cet environnement électromagnétique intense dans lequel chacun d’entre nous baigne en permanence, un « électrosmog », c’est nouveau, ça vient de sortir. On ne peut plus y échapper, il y a de par le monde 6 milliards de téléphones mobiles qui tous émettent des « ondes » et le nombre d’appareils connectés autres que des téléphones croit exponentiellement. Mais il ne faut pas non plus que ça nous monte à la tête malgré ce que des « experts » prétendent. Cependant, pour entretenir la phobie des ondes, l’ondophobie, des journalistes qui ne savent pas ce qu’est une onde électromagnétique font des piqûres de rappel périodiquement dans les médias dans le seul but d’alarmer la population. Ces mêmes journalistes ont probablement deux ou trois téléphones portables dans leur besace mais ils sont payés pour écrire des scoops.

La nouveauté sur laquelle s’appuient ces professionnels de l’angoisse est le manque de données relatives aux cancers du cerveau dans les tranches d’âge comprises, disons, entre 0 et 20 ans puisque ces jeunes générations ont été depuis leurs premiers pas plongées dans un univers électromagnétique dont ils ne peuvent se protéger. Depuis que l’IARC (CIRC, mes lecteurs savent ce que je pense de cet organisme) a classé les ondes électromagnétiques « possibles carcinogènes » la psychose ne fait qu’amplifier à tel point que le Docteur Devra Davis, éminente épidémiologiste qui s’intéresse de très près aux cancers, a tiré la sonnette d’alarme, encore une fois. Cette personne respectable n’est pas n’importe qui : elle a été nobélisée en même temps qu’Al Gore en 2007 pour sa contribution hautement significative à la paix dans le monde … C’est une scientifique membre de l’Académie des Sciences américaine et en tant que prix Nobel elle s’active pour établir une relation de cause à effet entre les cancers du cerveau et les téléphones portables. Cette dame alerte les parents sur les plateaux de télévision en les culpabilisant par des propos contestables. Même les écoles sont des électrosmogs notoires et les parents sont involontairement consentants en exposant leurs enfants aux ondes électromagnétiques. On croit rêver.

Cette Devra Davis ne sait probablement pas que les ondes électromagnétiques ne peuvent que se dissiper sous forme de chaleur, une énergie thermique qui se mesure en micro-watts, très exactement comme ce qui se passe dans un four à micro-ondes qui est un émetteur d’ondes de type radar des milliards de fois plus puissant qu’un téléphone portable. En effet, si la longueur d’onde des photons émis par un téléphone cellulaire est relativement proche de celle émise par le magnetron d’un four, le four est un espace clos alors que l’atmosphère est un espace ouvert. L’énergie émise par un téléphone est très rapidement dissipée dans toutes les directions et une très faible fraction de celle-ci atteindra le lobe de l’oreille ou éventuellement les os du crâne.

Le seul effet connu pour un chimiste ou un physicien est une agitation des molécules d’eau qui ont la propriété d’entrer en résonance avec ces ondes d’une fréquence de 2,45 GHz (32,8 centimètres de longueur d’onde) et de se transformer en énergie thermique. Ce n’est pas le cas avec les téléphones portables et les autres appareils wifi ou blue-tooth puisque les fréquences communément utilisées se situent entre 900 et 1900 MHz, fréquences auxquelles ne réagit que très modérément la molécule d’eau. Jamais un chimiste n’a pu noter de modifications au niveau moléculaire de composés chimiques simples ou complexes avec les micro-ondes d’un four commercial ou industriel. Prétendre que les ondes électromagnétiques émises par un téléphone portable peuvent induire des modifications de l’ADN cellulaire et provoquer des cancers relève tout simplement de la fausse science.

Pourtant Devra Davis, activiste climatique auréolée de sa distinction partagée de prix Nobel, ne l’entend pas de cette oreille. Pour elle il faut respecter l’exécrable principe de précaution : puisqu’on ne sait pas, il ne faut pas prendre de risques. Et de faire allègrement l’amalgame entre le tabac, l’amiante et les téléphones cellulaires. Pour cette fanatique de l’environnement la seule issue possible est la régression technologique avec une forte teinte de malthusianisme si cher aux écologistes. Pour elle, on ne sait pas combien de centaines de millions de jeunes d’aujourd’hui développeront un cancer du cerveau dans 20 ou 30 ans. Faut-il alors interdire une console Wii, une tablette ou un téléphone portable aux enfants ? Décidément la pseudo-science envahit tous les aspects de notre vie quotidienne …

Les orques : de fins dégustateurs ?

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C’est en utilisant des chiens « renifleurs » que des biologistes sont arrivés à retrouver les excréments des orques flottant à la surface des eaux baignant l’archipel des îles San Juan situées dans le Détroit de Juan de Fuca tout près de Vancouver.

Pourquoi s’intéresser aux fientes des orques, tout simplement pour savoir de quoi ces mammifères marins, familiers des touristes qui fréquentent les parcs d’attraction marins, avec leur drôle de peau noire et blanche, se nourrissent en pleine mer. Certes l’étude parue dans le journal scientifique PlosOne et réalisée dans cet endroit particulier n’est pas représentative des habitudes alimentaires des orques du monde entier ( DOI : 10.1371/journal.pone.0144956 ) mais elle a le mérite de détailler si l’on peut dire ce que préfère l’orque au cours des saisons.

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Dans le nord-est de l’Océan Pacifique coexistent deux populations d’orques, ceux qui se nourrissent de mammifères marins, otaries et autres marsouins, et ceux qui se nourrissent de poissons. On ne sait pas trop s’ils arrivent à se rencontrer et à se lier d’amitié. Les mangeurs de poissons résident plus au sud que ceux qui préfèrent les phoques, surtout les bébés phoques, ce qui ferait bondir d’horreur BB (Brigitte Bardot). Jusqu’à ce que cette récente étude le précise on ne savait pas trop de quoi se nourrissaient ces orques « résidents » car ils restent dans les parages de cet archipel très recherché par les pêcheurs de saumon, très probablement de ce poisson, mais encore fallait-il le prouver.

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En collectant les excréments des orques il a fallu réaliser une analyse détaillée des fragments d’acide ribonucléique encore présents afin d’identifier la composition du menu de ces cétacés plutôt voraces. À l’issue de ces travaux il est apparu que les orques évoluant dans cette région se nourrissent exclusivement de saumons avec une très nette prédilection pour le saumon Chinook (Oncorhynchus tshawytscha) qui n’est pourtant pas l’espèce la plus abondante. L’analyse des acides nucléiques a aussi permis de préciser une petite variation du menu des orques au cours de l’été. Les orques ne dédaignent pas les saumons coho (O. kisutsh) en fin d’été lorsque ceux-ci s’apprêtent à remonter les rivières pour frayer. Au milieu de l’été l’espèce la plus abondante est le saumon sockeye dit aussi saumon rouge (O. nerka) qui ne se trouve que dans l’Océan Pacifique Nord-Est. Malgré la surabondance du sockeye les orques préfèrent néanmoins et toujours le chinook. Seraient-ils de fines fourchettes ?

Note : Le saumon coho est considéré comme le nec plus ultra des saumons. Pourtant les orques semblent partager l’avis des consommateurs de saumon que nous sommes puisque le saumon élevé en captivité (2,5 millions de tonnes chaque année) dans les fermes marines est essentiellement du saumon chinook !

Source : PlosOne, illustrations PlosOne et Wikipedia.

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Et dans l’ordre le chinook, le sockeye et le coho. Il faut être un pêcheur professionnel pour les différencier …

Si on venait à manquer de phosphate, ce serait un catastrophe …

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En 2010, la société Ontario Pork, qui maintenait depuis 6 générations l’élevage de porcs modifiés génétiquement pour excréter moins de phosphate dans leurs fientes, à court de crédits et n’ayant pas la possibilité de commercialiser ces animaux car aucun pays n’avait autorisé cette commercialisation massacra tous les porcs et tira le rideau. Fin de l’histoire ? Pas tout à fait car l’Université de Guelph (Ontario) qui avait mis au point ces porcs transgéniques prit la précaution de conserver le matériel génétique … au cas où.

Un tout petit mot de ces « Enviropigs ». Ils ont été génétiquement modifiés pour sécréter dans leur salive un enzyme qu’ils ne possèdent pas et est capable de transformer le phytate des céréales en inositol et d’assimiler le phosphate résultant de l’action de cet enzyme. Le phytate est en effet de l’inositol phosphaté 6 fois. Les êtres humains ne possèdent pas cet enzyme (comme les cochons) et n’assimilent donc pas le phytate des céréales. C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de supplémenter les aliments pour les porcs avec de la phytase d’origine bactérienne produite industriellement et également avec du phosphate. Tout cela a un coût mais la plus sérieuse des conséquences est le rejet par les porcs du phosphate excédentaire et non assimilé dans le lisier, polluant les rivières et au final la mer et ce cas de figure est identique pour les élevages de poulets.

Pourquoi cette entrée en matière car il n’y a pas que les porcs sur la planète, tout simplement parce qu’on commence très sérieusement à s’inquiéter de la disponibilité en phosphate pour les cultures. Au milieu du XIXe siècle le Chili et le Pérou firent fortune en exportant le guano déposé par les oiseaux marins depuis des millénaires le long des côtes du Pacifique. C’était la première source de phosphates connue pour fertiliser les sols en augmentant sensiblement le rendement des cultures. Aujourd’hui le guano est entré dans l’histoire et quelques rares pays disposent de minéraux riches en phosphate : le Maroc, la Russie, la Chine et les USA. Certains estiment que le « phosphate peak » sera atteint en 2030, d’autres sont plus optimistes et considèrent que les réserves connues (et à découvrir) permettront d’assurer l’approvisionnement en phosphate pendant encore 400 ans. La production actuelle de phosphate atteint 200 millions de tonnes. La France dont l’agriculture à haut rendement est friande en phosphate « consomme » environ 200000 tonnes par an de cette matière première oubliée car elle est occultée par l’or, le fer, l’aluminium ou encore l’uranium et le palladium. Il apparaît cependant nécessaire de développer de nouvelles technologies pour récupérer le phosphate des eaux usées afin de prévenir toute restriction de cet approvisionnement qui serait désastreuse pour la production agricole avec des conséquences bien pires qu’un changement climatique encore hypothétique. Le prix du phosphate a été multiplié par 6 depuis 2007 !

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Avant la production industrielle d’engrais le cycle agricole du phosphate était fermé, en d’autres termes on recyclait les excréments des animaux d’élevage (et des hommes) sous forme d’engrais. Le phosphate, le potassium et l’azote contenus dans ces excréments supplémentaient avantageusement et à coût réduit les cultures en ces éléments essentiels. L’exploitation des mines de phosphates a rompu ce cycle mais pas seulement. Il est interdit pour des raisons sanitaires aussi stupides qu’obscures d’épandre dans les champs le lisier de porc, les fientes de poulets et le purin des élevages de bovins. Tout est maintenant traité pour être soit-disant assaini et des millions de tonnes de phosphate et de nitrates se retrouvent rejetés dans les rivières et terminent leur course dans la mer. À force de vouloir protéger l’environnement on finit par le détruire. Ce le cas maintenant dans de nombreuses localités côtières littéralement empoisonnées par les rejets des rivières chargées en ces minéraux.

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Il reste pourtant une solution : extraire le phosphate et le nitrate des eaux usées et les recycler pour l’agriculture.La technologie de récupération du phosphate des eaux usées existe et une installation pilote est opérationnelle en Grande-Bretagne. Cependant pour des raisons économiques l’installation n’est pas rentable. Il faudrait en effet que le prix du phosphate double pour qu’une telle installation soit profitable. La société Ostara basée à Vancouver a repris et développé la technique britannique de récupération du phosphate des eaux usées et est déjà positionnée sur ce marché qui ne pourra que croître dans les années à venir. Souhaitons-lui longue vie et succès car de la disponibilité en phosphate dépend l’avenir de l’humanité …

Sources : http://ostara.com/ , http://www.thameswater.co.uk/ et https://en.wikipedia.org/wiki/Enviropig

Billet d’humeur géopolitique

 

On s’achemine donc allègrement vers un nouveau conflit mondial, tranquillement, non pas la fleur au fusil comme au début de la der-des-der, mais avec des drones, des fusées, des armes de destruction massive, des mercenaires avides de profits (y compris les casques bleus de l’ONU) et des conglomérats industriels intéressés en premier lieu par ces conflits. Par exemple, les casques bleus de l’ONU qui ont participé aux opérations de nettoyage de la « vermine » sunnite financée par l’Arabie Saoudite au Mali ont reçu une prime de 50000 euros outre leur salaire de soldats professionnels pour six mois d’opération sur le terrain. Certes ils risquaient leur vie mais combien sont-ils morts au champ du déshonneur ? Ces soldats de l’ONU ne sont-ils pas des mercenaires au service des grandes puissances occidentales et payés par les contribuables ?

Pourquoi s’achemine-t-on vers un conflit de grande ampleur au Moyen-Orient, tout simplement parce que le Royaume Saoudien sunnite, embourbé dans un conflit coûteux et sanglant au Yémen, veut redorer son image en envoyant des troupes au sol en Syrie pour combattre ceux-là même qu’il a financé depuis plusieurs années pour mettre à genoux le régime chiite syrien. De même la Turquie, qui veut redorer son image auprès des chancelleries occidentales, vient également de déclarer son intention d’envoyer des troupes au sol (et en profitera au passage pour massacrer des Kurdes qui n’ont rien à voir avec le conflit syrien) et Erdogan est favorable au déploiement d’avions chasseurs saoudiens à Incirlik sur son territoire.

Si tel était le cas, tout le Moyen-Orient s’embraserait dans une guerre de religion, la rivalité séculaire entre les sunnites et les chiites.

L’Occident s’en lavera les mains en armant les deux camps et en attendant les bras croisés qu’ils s’exterminent mutuellement, aussi simple que ça. C’est l’hypothèse basse mais ni les Américains, ni les Russes et naturellement ni les Européens qui n’ont jamais fait preuve de cohérence en matière de politique étrangère – je parle surtout des Européens – ne pourront résister à donner un petit coup de main à l’un ou à l’autre camp. Et puis ce sera bon pour l’économie occidentale moribonde que de faire fonctionner à plein régime l’industrie de l’armement, cela va sans dire.

On est donc au bord du gouffre. Sans l’avouer ouvertement tous les pays occidentaux concernés se préparent à une guerre meurtrière, coûteuse pour les contribuables, et indéterminée en ce qui concerne les résultats finaux. C’est la seule solution trouvée pour remédier à la crise économique globale qui se profile également à l’horizon. Deux indicateurs doivent être pris en considération pour étayer l’évolution de la situation au Moyen-Orient : la violente remontée des cours du pétrole ce vendredi 12 février (plus de 10 % pour le WTI) et le renchérissement concomitant du prix de l’once d’or qui a augmenté de plus de 135 dollars en trois jours …

Aux dernières nouvelles, Erdogan, ce dictateur impulsif beaucoup plus dangereux qu’Assad, a ordonné le bombardement des positions kurdes près de Minnigh, une importante position stratégique reprise par les Kurdes aux djihadistes, près d’Alep à quelques kilomètres de la frontière turque, avec l’appui de l’aviation russe. Erdogan est soutenu par le Pentagone … Ceci explique cela.

Conseil de lecture : http://iconoclaste/2016/01/pétrole-moyen-orient-le-dessous-des-cartes-a-travers-le-prisme-petrolier/

Les insectes commensaux de l’homme : un vrai roman animalier !

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L’écosystème des maisons d’habitation était assez mal connu jusqu’à cette étude réalisée à l’Université de Raleigh en Caroline du Nord et concernant la population d’arthropodes commensaux de l’homme dans 50 maisons de la ville de Raleigh et de ses alentours. Et les résultats sont assez surprenants malgré le fait que seules les surfaces visibles et accessibles ont fait l’objet d’investigations minutieuses. Par exemple les tiroirs, les placards et l’intérieur des murs n’ont pas été étudiés alors qu’ils peuvent servir de refuge à ces arthropodes. Les couloirs, salles de séjour, cuisines, salles de bain et chambres à coucher ont été passés au peigne fin par des entomologistes entrainés à l’aide pincettes, de petits aspirateurs spéciaux et de filets spécialement étudiés pour piéger tous les insectes rampants et volants qui peuvent se trouver dans une maison d’habitation.

Le résultat est pour le moins inattendu : 145 arthropodes différents ont été référencés, depuis des mille-pattes et autres poissons d’argent en passant par les mouches (30 espèces différentes), les acariens, les mites de la laine, les poux, les puces, les cafards, les araignées, les fourmis et autres termites. On vit carrément dans une sorte de zoo sans vraiment s’en rendre compte et ceci malgré tous les efforts que l’on puisse faire pour garder une maison « propre », ce qui n’est qu’une apparence.

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L’illustration en trois parties ci-dessus tirée de l’étude publiée dans le journal PeerJ ( DOI : 10.7717/peerj.1582 ) représente les 12 familles d’arthropodes les plus fréquemment retrouvés dans les maisons. Il s’agit par ordre alphabétique et de fréquence des araignées communes tissant une toile parfois invisible, du scarabée des tapis, d’une mouche parasitant les plantes, la cécidomie (C), les fourmis, le poux des livres (Liposcelis) (E) qui ne s’attaque pas seulement au papier mais aussi à la farine, au riz, au pain, aux biscuits et qu’on ne reconnaît que difficilement à l’oeil nu. Viennent ensuite (F) les petites mouches s’attaquant aux plantes d’appartement – ici des maisons – inoffensives mais qu’on peut confondre avec les mouches du vinaigre. Dans 84 % des maisons étudiées des pholcus ont été retrouvés, ces araignées aux longues pattes très communes (G).

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L’inévitable charançon de la farine est aussi très commun (H) comme l’est aussi le moustique Aedes albopictus (I) qui peut transmettre le virus Zika, retrouvé avec d’autres moustiques comme le vulgaire culex dans 82 % des maisons. Est-ce la raison pour laquelle le Président Obama a débloqué la coquette somme de 1,8 milliard de dollars pour la prévention du virus Zika ? Vient ensuite, curieusement, une mouche qui parasite d’autre hyménoptères comme les scarabées retrouvée dans beaucoup de maisons (J) et dont il a été fait mention dans ce blog au sujet des abeilles (billet du 6 février 2015), puis dans encore 82 % des maisons la cicadelle commune, un petit insecte suceur de sève qui doit probablement passer au travers des moustiquaires des fenêtres et des portes (K) ou être introduite par des fleurs coupées et enfin les moucherons ressemblant à des moustiques mais qui ne piquent pas (L). Les acariens ont été retrouvés dans plus des trois quarts des maisons et on les a détecté préférentiellement dans les moquettes et les tapis, on pouvait s’y attendre …

Source et illustrations : PeerJ

Les premières ondes gravitationnelles détectées

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Cent ans après les équations de la relativité générale écrites par Albert Einstein qui prédisaient l’existence d’ondes gravitationnelles, cette situation particulière est maintenant vérifiée. Selon Einstein, l’espace-temps peut être perturbé par un évènement gravitationnel majeur. Cet évènement cosmique a été provoqué par le flirt très rapproché entre deux trous noirs tournant l’un autour de l’autre pour finalement fusionner et relacher une gigantesque quantité d’énergie sous forme gravitationnelle puisque les trous noirs ne peuvent pas rayonner d’énergie sous forme électromagnétique. Pourtant Einstein lui-même ne croyait pas trop en l’existence des trous noirs, ces objets super-massifs qu’on ne peut pas voir puisqu’ils sont tellement denses et leur champ gravitationnel tellement intense que la lumière ne peut s’en échapper.

Il y a 50 ans des physiciens du CalTech imaginèrent un instrument susceptible de détecter ces ondes mais les complications technologiques firent que le projet faillit être abandonné à de nombreuses reprises. En bref, les ondes gravitationnelles (si elles existent) doivent perturber le cheminement de la lumière dans ce qu’on appelle un interféromètre mais pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de deux tunnels sous vide de 4 kilomètres de long chacun. Pendant longtemps le gros souci fut de maîtriser les vibrations parasites des détecteurs qui doivent être capables de mesurer une variation infinitésimale du trajet que parcourt la lumière et du temps qu’il lui faut pour le parcourir sous l’effet d’une onde gravitationnelle, la modification de l’espace-temps prédite par Einstein. L’unité de mesure de cette variation est le diamètre du noyau d’un atome d’hydrogène !

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Entre 2002 et 2010 les détecteurs interférométriques LIGO, l’un situé dans l’Etat de Washington (Hanford) et l’autre en Louisiane (Livingston), ne mesurèrent rien du tout, ils étaient désespérément « silencieux ». Il fallut améliorer substantiellement les détecteurs d’une complexité difficile à imaginer pour un non spécialiste (comme votre serviteur) pour qu’enfin, le 14 septembre dernier, les deux interféromètres enregistrent le même signal avec un écart de 7 millisecondes. Pourquoi deux détecteurs ? Tout simplement pour éliminer tout signal fortuit. Le vrai signal doit être coïncidant entre les deux appareils LIGO (Laser Interferometer Gravitational-wave Observatory). Le signal détecté en septembre dernier, compte tenu de son amplitude laissa les astrophysiciens du monde entier plutôt sceptiques.

Il fallut plusieurs longs mois pour l’analyser et finalement confirmer que pour la première fois une onde gravitationnelle avait bien été détectée. La probabilité pour que ce signal ne soit pas fortuit est mesurée en « sigmas » : les scientifiques sont certains à 99,9999 % qu’il s’agit bien d’une onde gravitationnelle relatant la fusion de deux trous noirs quelque part dans l’Univers … puisque ces scientifiques pensent que l’évènement gravitationnel aurait eu lieu il y a 1,5 milliard d’années dans l’hypothèse où les ondes gravitationnelles se déplacent à la vitesse de la lumière, une hypothèse qui n’a pas pour le moment été infirmée puisqu’elle est conforme à la théorie de la relativité générale.

Comme il existe des dizaines de milliards de galaxies et probablement autant de trous noirs dans l’Univers, depuis quelques mois les LIGOs détectent de nombreux signaux qui sont toujours en cours d’analyse. Le Scoop d’hier n’en est pas vraiment un puisque cet évènement eut lieu il y a très longtemps mais il s’agit d’un scoop qui démontre l’ingéniosité des scientifiques et confirme le génie d’Einstein …

Source et illustrations : physics.aps.org/articles/v9/17

Note : la déformation du trajet lumineux dans l’interféromètre est exprimée en mètres soit ici mille milliardième de milliardième de mètre (10 à la puissance moins 21).

Le Pape Francisco, un terroriste (sexuel) d’un nouveau genre …

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J’ai passé 6 années en pension « chez les curés » comme on disait à l’époque, un de ces pensionnats réputés pour leurs résultats au baccalauréat. La vie y était difficile et pour situer celle-ci, de mémoire, on nous servait pour le petit-déjeuner du gruau et le soir un potage de tapioca agrémenté de quelques filaments de viande. Il y avait les heures d’éducation religieuse (et les messes programmées ou de punition) mais pour les autres disciplines on ne pouvait pas se plaindre car les professeurs étaient conscients de leur mission non pas religieuse mais, contrairement à celle des enseignants des écoles d’aujourd’hui, de transmettre une certaine forme de connaissance et d’inciter les élèves à la curiosité, que ce soit pour les versions latines ou grecques ou encore en histoire et en géographie. L’internat, tel que je l’ai connu, était une usine à transmission du savoir et accessoirement un lieu d’éducation. Naturellement cet internat était réservé au garçons. On savait que dans la même ville il existait un internat également religieux réservé aux filles, de jeunes nymphettes de bonne famille que nous avions l’immense privilège de rencontrer deux fois par an lors de compétitions sportives, je n’insiste pas …

Si j’ai introduit dans ce récit la dichotomie entre les écoles pour filles et celles pour garçons, c’était tout simplement pour également introduire le fait qu’à l’adolescence chacun d’entre nous, les internes, car il existait aussi dans cette école des externes, une minorité, nous étions aussi confrontés avec notre sexualité naissante. Et dans cet univers clos et misogyne les seules femelles présentes étaient des nonnes bedonnantes d’origine polonaise, entre deux âges, si tant est qu’on pouvait leur donner un âge, qui nous servaient avec de grandes louches en fer blanc ces potages infects trois fois par jour. Nous spéculions au sujet de leurs vertus car elles arboraient d’opulentes poitrines et de larges hanches qui n’avaient certainement pas passé inaperçues aux yeux de tous les curés et autres vicaires qui sillonnaient la totalité du territoire de l’internat, y compris les dortoirs.

Comme j’étais un bon élève, en latin, en grec, en français et en physique-chimie mais aussi en histégé, je m’étais attiré les faveurs, sans aucune préméditation de ma part, du curé ou plutôt vicaire car il n’avait pas encore fait les voeux auprès de l’évêque consistant à abandonner toute initiative charnelle et délictuelle de quelque sorte que ce soit. Bref, il m’invitait (avec quelques autres élèves choisis selon ses goûts) à fumer une cigarette et boire un verre de vin dans sa chambrée d’où il était supposé surveiller tout le dortoir où nous dormions près d’une centaine d’entre nous, alignés, avec comme seul territoire privé un placard dans lequel nous gardions nos quelques effets personnels. Le « pion » en soutane était supposé faire respecter le silence après l’extinction des feux et les quelques privilégiés qu’il avait choisi selon son humeur pouvaient fumer une ou deux « gauloises » à condition que nous acceptions de nous asseoir à tour de rôle sur ses genoux, une sorte de geste d’amitié en écoutant des chansons de Brassens sur son petit tourne-disque Teppaz.

Je garde le souvenir très précis du sexe très dur de ce dégénéré tentant de s’insinuer au travers de sa soutane entre mes fesses d’adolescent à peine pubère, un dérisoire plaisir contre une cigarette gauloise. Voilà ce à quoi étaient confrontés ces hommes à qui la loi de l’église a interdit le plaisir de la chair, à se contenter misérablement avec des adolescents naïfs bien qu’ayant déjà découvert pour la plupart les délices de la masturbation. Quelques élèves internes avouaient avoir passé le cap des attouchements et consenti, contre quelques privilèges substantiels, à procéder à une fellation dans les règles de l’art du curé en charge de la discipline ou des cours de latin …

Tout cela se passait au début des années soixante. La situation a-t-elle fondamentalement changé depuis ? Pas vraiment, il faut l’avouer, et le Vatican aura beau tergiverser cette situation ne changera pas à moins que le pape décide que dorénavant les curés peuvent convoler en justes noces avec la femme de leur choix, y compris une nonne, et qu’ils cessent de se contenter avec des adolescents ignorants des choses du sexe comme je l’étais à 12-13 ans.

Le pape Francisco et son prédécesseur ont mis en place des sessions de formation des prélats de quelque grade que de soit pour atteindre la tolérance « zéro » au sujet des dérives sexuelles concernant les adolescents. Selon mes souvenirs j’appellerais ces dites dérives du harcèlement sexuel caractérisé pouvant éventuellement aboutir in fine au viol pur et simple contre un pot de confiture ou un quelconque privilège comme par exemple rester douillettement dans son lit et ne pas assister à la messe de 7 heures du matin, c’est vrai, je ne l’ai pas vécu personnellement, mais des potes de ma classe d’alors se sont laissés manipuler !

Soixante années plus tard, la situation n’a pas changé, le pape, cette espèce exécrable de démagogue qui n’a rien à faire à la tête de la chrétienté, a décidé qu’il y aurait désormais une journée de prière mondiale pour toutes les personnes (entendez les adolescents naïfs comme je l’étais à 13 ans) qui ont été (et qui seront encore) sexuellement abusées par les curés, les diacres, les évêques et pourquoi pas les cardinaux.

C’est quoi cette religion catholique qui prétend incarner les valeurs morales universelles ? Les évêques ne sont dorénavant plus contraints de rapporter au Vatican les abus sexuels perpétrés par leurs administrés, ce sera l’affaire des diocèses, comme si la fornication entre ces représentants de l’Eglise et des ados plus ou moins consentants était devenue une pratique tolérée par Rome. De qui le pape se moque-t-il ? C’est un véritable scandale que j’ose ici dénoncer, fort de mon expérience passée d’adolescent et également fort de ma liberté d’expression de blogueur assujetti à nulle pression financière d’aucun de mes lecteurs !

Inspiré de mon expérience personnelle ravivée par un article paru dans le Guardian. Illustration : The Guardian

COP21 : la bête immonde enfin dévoilée …

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Dans son blog, Donna Laframboise, journaliste canadienne réputée pour avoir une langue acerbe, s’en prend à David Suzuki, un écolo activiste très impliqué dans le combat contre le réchauffement du climat et qui ne cache pas ses théories malthusiennes (http://www.davidsuzuki.org/fr/ ). Malgré le fait que cet individu, le Nicolas Hulot du Canada, ait fait partie de l’association canadienne des libertés civiles (https://ccla.org) il milite pour emprisonner toute personne en désaccord avec les conclusions et les directives de la COP21 car il s’agit selon lui d’un délit d’opinion condamnable. Suzuki rejette donc la liberté d’expression et comme j’en ai fait mention dans ce blog, cette histoire de climat nous achemine vers un totalitarisme planétaire si ces décisions de la COP21 sont prises à la lettre. Comme du temps de Mussolini, d’Hitler, de Staline et de Mao nous risquerons à brève échéance d’être condamnés pour délit d’opinion et parqués dans des goulags jusqu’à ce que mort s’en suive. Et ce d’autant plus que les milieux financiers s’intéressent de très près à la crise climatique car il y a naturellement des profits juteux à la clé sans bourse délier car ce sont les consommateurs et les contribuables qui paieront.

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Pendant ce temps-là, dans leur île-continent, les Australiens n’en ont cure. Le nouveau Premier Ministre vient de le réaffirmer : il ne croit pas au réchauffement du climat, El Nino ou pas. Il va mettre à pied plus de 300 scientifiques du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) pour avoir participé au montage frauduleux ayant abouti à la théorie du réchauffement climatique et de l’effet de serre ! Les collectes des données météo seront dorénavant automatisées afin d’éviter des truquages intentionnels, autant de pseudo-fonctionnaires qui verront leur emploi perdu. Certes, il y a quelques opposants à ces décisions mais il faut reconnaître (je risque d’être poursuivi pour délit d’opinion) qu’il s’agit de décisions de bon sens. Depuis la fin de la COP21, il ne se passe pas une semaine sans que l’on découvre des fraudes répétées tant de la NASA que de la NOAA ou encore du CSIRO. On peut le comprendre, les organisations non-gouvernementales infiltrées à l’échelle mondiale dans les sphères politiques décisionnelles ont intérêt à maintenir la peur climatique de concert avec le monde financier quitte à continuer à encourager les manipulations de données éhontées exigées par les pseudo-scientifiques auto-proclamés climatologues de l’IPCC. Inutile de rappeler que l’Inde et la Chine sont fermement opposées à toute décision coercitive au sujet des rejets de CO2. Ces deux pays représentent un tiers de la population de la planète.

Plus encore, Barack Obama, dans le foulée de la COP21, avait mis en oeuvre un plan ambitieux et totalement irréalisable de réduction des émissions de CO2 par les centrales électriques afin de réduire le réchauffement prédit par les spécialistes de l’IPCC. La Cour Suprême des Etats-Unis, saisie par 27 Etats, vient de déclarer ce plan illégal car il constitue un abus de pouvoir illégitime. Les attributions législatives de l’EPA (Environmental Protection Agency) ont été également dénoncées par le même jugement.

Il était temps de remettre de l’ordre dans les esprits …

Sources : Marshall Shepherd sur le site Forbes.com http://www.forbes.com/sites/marshallshepherd/2016/02/07/really-australia-cutting-basic-climate-science-research-is-head-in-the-sand-101/#2e1d2ddc32cf et

http://nofrakkingconsensus.com/2016/02/08/david-suzuki-enemy-of-free-speech/ , illustration Forbes : des moutons australiens « mourant de soif », bel exemple de désinformation visuelle, du même genre que l’ours blanc perché sur un glaçon pour illustrer le réchauffement de la banquise.