Les délires onusiens en terme de santé mondiale …

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L’OMS a mis à jour sa liste de maladies préoccupantes pour la santé de l’humanité éclipsant ainsi la terreur du changement climatique car il est incontestable que ce supposé changement climatique ne sera qu’anecdotique en comparaison des ravages potentiels des maladies émergentes d’origine virale contre lesquelles il n’existe encore aucune parade.

Il s’agit par ordre alphabétique des sept priorités pour lesquelles il est urgent de stimuler des recherches : la CCHF acronyme sympathique de « Crimean-Congo Haemorrhagic Fever », peut-être encore un coup subversif de Poutine, mais ce n’est qu’une remarque de mon cru. Il y a ensuite la fièvre Ebola, la fièvre de Lassa, le MERS, la fièvre Nipah, la fièvre de la Rift Valley et enfin le SARS. Il est vrai qu’on se perd dans ces abréviations et autres noms pour le moins exotiques. En résumé il s’agit de fièvres hémorragiques d’origine virale comme par exemple la dengue le plus souvent fatales.

La stratégie de lanceuse d’alerte de l’OMS ressemble étrangement à celle de l’IPCC en ce qui concernait la crise climatique. Je parle en utilisant le passé car il commence – pour le réchauffement climatique global – à émerger de toutes parts des contestations très réelles relatives aux manipulations des données par la NASA, la NOAA et d’autres institutions de par le monde soudoyées par les puissances financières occultes qui n’attendent qu’une chose, réaliser des profits monstrueux avec l’instauration de la taxe carbone, le but final de la COP21. Mais ce n’est pas là le propos de ce billet. L’OMS (WHO en anglais) œuvre pour que tous les pays financent des recherches pour tenter de trouver des parades aux « fièvres virales émergentes ». Vous noterez qu’on est toujours dans le registre des températures, mais bref passons. Le virus Ebola a mobilisé l’opinion mondiale pendant des mois et au final cette épidémie concernant quelques pays africains n’a pas fait, au total, plus de morts que deux semaines de malaria, il faut qu’on se le dise ! Quant à toutes les autres fièvre hémorragiques virales citées ci-dessus, elles restent encore anecdotiques en comparaison de la même malaria.

Le « comité d’experts du WHO » comprend comme l’IPCC, autre organisation onusienne inutile, des représentants de diverses disciplines allant de virologues, de microbiologistes, d’immunologistes, des politiciens (naturellement) représentant les compagnies d’assurance maladie ou les Etats, des médecins qui n’ont jamais exercé mais se sont propulsé experts, des mathématiciens (naturellement car il faut des spécialistes pour frauder les statistiques) et enfin, pour faire bonne figure quelques spécialistes des maladies respiratoires grassement rémunérés pour pondre des rapports creux qui n’aboutiront jamais.

Le présent rapport de l’OMS mentionne en seconde priorité le virus dit de chikungunya et la fièvre de Zika, deux autres virus qui ne sont responsables que de quelques dizaines de milliers de morts chaque année.

Par contre, le HIV – on en a fait le tour et des traitements efficaces existent – la tuberculose, la malaria, la grippe aviaire et la dengue sont reléguées au rang de fléaux moins préoccupants. On croit rêver ! Le WHO, dont dépend le Centre International de Recherche sur le Cancer (le « cirque », IARC en anglais, dont j’ai à plusieurs reprises relaté les prouesses scientifiques dans ce blog) n’est plus qu’un ramassis de fonctionnaires inutiles et outrageusement coûteux qu’il faut supprimer d’urgence. Il est tout à fait consternant et inquiétant de constater que le monde entier est devenu tributaire de ces organismes onusiens qui dictent leur loi envers et contre toute logique scientifique.

Source d’inspiration : www.who.int/

Des bactéries transgéniques « Bt » pour tuer les vers parasites !

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Tout le monde ou presque a entendu parler du « maïs Bt » de Monsanto, une plante génétiquement modifiée pour produire la toxine « crystal » du Bacillus thuringiensis. Inutile d’y revenir car cette toxine n’affecte que les insectes en perforant leur intestin mais n’a strictement aucun effet sur les autres créatures vivantes sauf qu’elle est également toxique pour les nématodes, ces vers non segmentés qui parasitent les intestins. On estime qu’il y a plus d’un milliard de personnes dans le monde parasitées par ces vers, trichiures, ascaris, filaires et autres necators et cela dans tous les pays. On estime qu’il y aurait plus de 25000 espèces de nématodes différentes dont la moitié sont des parasites. Pour l’homme et les animaux d’élevage il existe quelques traitements médicamenteux mais le problème de l’apparition de résistances devient très préoccupant car il n’existe que 4 produits autorisés pour traiter ces parasitoses.

C’est la raison pour laquelle des équipes de recherche se sont orientées vers la toxine Bt car son utilisation dans l’agriculture sous forme de pulvérisation de bacille vivant n’a jamais révélé de toxicité pour l’homme ou les animaux depuis plus d’un demi-siècle. Et a fortiori les plantes génétiquement modifiées pour exprimer cette toxine sont anodines pour l’homme. Quant à l’apparition de résistances chez les insectes, elle pourra toujours être contournée en raison de la multiplicité des formes de Bt disponibles.

Quand un individu est parasité par un nématode le problème consistera à administrer la toxine par voie orale afin qu’elle atteigne l’intestin sans être dégradée par le processus de digestion. De plus il faudra qu’elle soit libérée lentement afin de tuer tous les nématodes présents dans le tube digestif. C’est pour ces raisons qu’une équipe de biologistes de l’Université de Caroline du Nord à Raleigh a imaginé d’utiliser le Lactococcus lactis pour démontrer qu’il était possible d’administrer cette toxine de manière douce et efficace. Pourquoi ce choix, tout simplement parce que d’une part cette bactérie est inoffensive pour l’homme et elle est largement utilisé dans l’industrie laitière et d’autre part elle est facilement modifiable génétiquement et est largement utilisée dans l’industrie pharmaceutique pour produire notamment des vaccins et d’autres protéines recombinantes à usage thérapeutique.

La bactérie a été modifiée de telle façon qu’elle sur-exprime la toxine Cry ou son homologue tronqué tCry et qu’elle emmagasine la toxine ou au contraire qu’elle l’exporte dans le milieu externe. La bactérie peut être administrée vivante par encapsulation ou associée à un aliment d’origine lactée. Dans ces conditions elle survit relativement bien aux enzymes de la digestion et à la bile pour pouvoir atteindre le duodénum. Dans la théorie cet outil peut être couronné de succès pour combattre les parasitoses et son efficacité a déjà été démontrée chez des rats.

Reste à savoir si un tel organisme génétiquement modifié sera autorisé pour des traitements thérapeutiques par voie orale compte tenu de la scandaleuse campagne de dénigrement des plantes génétiquement modifiées exprimant la toxine Bt. Quand les travaux seront pleinement couronnés de succès chez l’homme, ce que les auteurs de cette étude considèrent comme tout à fait probable, on assistera alors à une bataille judiciaire et idéologique qui risque de devenir tout à fait épique malgré le fait que des centaines de millions de personnes souffrent de parasitoses qui pourraient être élégamment traitées par cette approche innovante et totalement inoffensive pour les vertébrés dont l’homme.

Source Applied and Environmental Microbiology doi : 10.1128/AEM.02365-15

L’immense erreur des gouvernements socialistes, de Jospin à Hollande

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EDF vient d’être exclu du CAC40 et c’est bien normal car comme toute entreprise française ayant l’Etat pour actionnaire majoritaire, EDF est géré en dépit du bon sens managérial et les investisseurs fuient ce genre d’investissement. Il faut ajouter qu’EDF a du faire appel aux Chinois pour le projet d’Hinkley Point en Grande-Bretagne car il n’y avait plus un kopeck en poche. Areva qui a été contraint de se lancer dans l’industrie des moulins à vent par le gouvernement actuel a également été géré n’importe comment par l’Etat via son actionnaire majoritaire qu’est le CEA et comme EDF, Areva a accumulé une dette cosmique que naturellement les contribuables paieront jusqu’au dernier euro, soyez-en assurés chers lecteurs en observant l’évolution de vos factures d’électricité ! Et ce ne sera pas seulement pour sauver le climat !

Ne parlons même pas de la SNCF, c’est pire, ou encore d’Air France mais bon, il vaut mieux arrêter ici l’énumération pirandélienne des fiascos grossiers de l’administration française quand elle s’occupe de business.

Venons-en donc à l’objet de ce billet. Il faut reconnaître que les erreurs stratégiques des gouvernement successifs sont lamentables et aboutissent à la mise hors course inexorable du know-how français en matière d’énergie nucléaire. La première erreur fut l’arrêt de l’usine de Creys-Malville décrétée sans consultation du Parlement par Jospin sous la pression des écologistes, de droite comme de gauche puisque non seulement Dominique Voynet joua un rôle central dans cette prise de décision mais il ne faut pas oublier également le rôle toxique de Corinne Lepage dans cette sinistre affaire, une activiste verte qui veut réitérer ses prouesses de lamentable avocaillonne en appuyant le gouvernement socialo-écolo actuel pour la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Pour preuve que la France est définitivement hors course et qu’elle tire ses dernières cartouches mouillées avec l’EPR c’est la constance emblématique de la Russie dans ses projets de réacteurs de quatrième génération, les sur-régénérateurs. Le plus ancien réacteur fonctionnel de ce type dans le monde est le BN-600 d’une puissance électrique de 560 MW connecté au réseau électrique depuis 30 ans et qui n’a connu aucun incident majeur. Le récent couplage au réseau du BN-800 situé sur le même site de Beloyarsk marque une étape décisive dans le développement des réacteurs de quatrième génération en Russie. La conception de cette usine est totalement différente puisque quatre échangeurs de chaleur horizontaux primaires situés dans l’enceinte du réacteur permettent une modulation de la puissance disponible. Cette configuration est beaucoup plus satisfaisante en termes de sécurité. En effet, le fluide caloporteur, du sodium liquide, n’est que très peu contraignant pour les structures constituant l’installation par des différences de pression hydrostatique, si on peut utiliser ce terme pour du sodium liquide. Il en est de même de la boucle secondaire, également du sodium liquide. Chaque boucle fournit la vapeur à une turbine par l’intermédiaire d’un générateur de vapeur.

La France était leader mondial dans le domaine des sur-régénérateurs avec Phénix puis Super-Phénix. Aujourd’hui l’industrie électronucléaire française s’enfonce dans les oubliettes de l’histoire et c’est infiniment regrettable. Et comme s’il était encore utile d’enfoncer le clou et de dénoncer une nouvelle fois le manque total de vision à long terme du pouvoir politique français, les Russes, encore eux, sont sur le point de produire maintenant un combustible enrichi en trans-uranides (actinides) en lieu et place du plutonium et constitué d’oxydes d’américium et de neptunium récupérés lors du retraitement des combustibles usés sous forme de pastilles de céramique. Le projet n’en est qu’au stade expérimental mais il est déjà pleinement satisfaisant et il est clair que la Russie a d’ors et déjà acquis une vingtaine d’années d’avance dans le domaine de la maîtrise et de la gestion des trans-uranides qui posent un réel problème environnemental et cela devant tous les pays du monde quels qu’ils soient. Ces déchets à haute activité et dont on ne sait pas trop quoi faire vont tout simplement servir de combustibles. Pour mémoire, en 2015 la Chine a couplé au réseau électrique huit réacteurs de 1000 MWe et la Corée 1 réacteur de 960 MWe. On comprend aisément que la Chine soit intéressée pour mettre quelques sous dans le capital d’Areva ! Toujours pas de nouvelles des EPR made in France en construction en Finlande, en France et … en Chine.

Source : IAEA

Le cas du Docteur Nitschke

 

Philip Nitschke est un cas à part dans la très prestigieuse confrérie des médecins qui sont supposés respecter et appliquer le serment d’Hippocrate, c’est-à-dire oeuvrer pour la vie et non pas pour la mort. Nitschke est devenu un déviant car il prône le « suicide rationnel » ce qui veut dire que quiconque a envie de mettre fin à ses jours a le droit de prendre ses dispositions pour ce faire et de son plein gré en faisant appel à une société dédiée à cette mission un peu particulière. Ce médecin suisse a créé une organisation appelée Exit International qui accueille les candidats au suicide assisté et non pas seulement les personnes en phase terminale d’une maladie douloureuse et dégradante – à la limite on pourrait le comprendre – mais également n’importe quelle personne un tant soit peu dépressive qui veut mettre fin à ses jours. La démarche de ce médecin repose sur l’approche de la mort en douceur et non pas avec une corde autour du cou et un tabouret qu’un éventuel comparse condescendant va bousculer ou un pistolet sur la tempe à condition d’en disposer.

Nitschke a imaginé en quelque sorte le scénario d’une mort organisée comme dans le fameux film « Soylent Green » moyennant naturellement finance. Car la mort n’est-elle pas un business ? Il suffit de constater l’excellente santé financière des entreprises de pompes funèbres …

En tant que médecin peut-être plus soucieux de la santé physique ou mentale de ses clients que ses confrères en leur proposant la mort plutôt qu’une survie de quelques mois ou de quelques semaines au prix de douleurs incurables et de traitements médicamenteux qui enrichissent de façon presque obscène les compagnies pharmaceutiques, Nitzchke a transgressé la loi non écrite de la déontologie médicale car il a osé imaginer le concept de « suicide rationnel » médicalement assisté et payant.

Pour les bien-pensants c’est insupportable et condamnable. Nitzchke a détruit toutes les preuves officielles de son appartenance au milieu médical pour se consacrer à cette sorte de mission consistant à aider les candidats au suicide, quelle que soit leur santé, à satisfaire leur souhait. Selon les médecins praticiens « dans les normes », la majorité des candidats au suicide présentent des problèmes de santé mentale. Nitzchke rétorque que la majorité des octogénaires, et des plus vieux encore, devraient faire le choix de quitter la vie car rester en vie au delà d’un certain âge lui semble contreproductif.

On peut se pencher sur une telle prise de position mais j’avoue que ce matin même j’ai observé un vieux monsieur très respectable demander à un passant où il se trouvait car il ne se souvenait plus de l’endroit où il habitait. Arrivé à un tel stade, il n’y a plus de candidat volontaire au suicide car la démence ne peut se conclure par cette démarche. Plutôt que de laisser pendant des années des personnes devenues de vrais légumes dans des institutions spécialisées et coûteuses pour les familles et la société en attendant la mort, ne pourrait-on pas autoriser le corps médical, quitte à transgresser les principes de respect de la vie, à procéder à l’injection d’une bonne dose de Nembutal ?

On peut penser que l’ex-docteur Nitzchke poursuit un sain combat pour la reconnaissance du suicide rationnel et par extension de l’euthanasie décidée par l’entourage du candidat qui, de par sa condition psychiatrique ou physiologique, n’est même plus capable de faire ce choix. C’est peut-être tout simplement un retour aux lois fondamentales de la nature que la civilisation a occulté. Il n’y a pas très longtemps, quelque milliers d’années, on abandonnait tout simplement un malade ou un blessé à son sort s’il était devenu un fardeau pour le groupe. Un de mes souvenirs d’enfance très présent encore dans ma mémoire est la façon dont on traitait les « vieux » dans les fermes du hameau près de la maison où je suis né. Quand les vieux n’étaient plus capables de garder les chèvres dans la lande ou de donner à manger aux poules parce qu’ils ne se souvenaient plus de l’endroit où se trouvait le grain on leur donnait pour survivre quotidiennement un morceau de pain, un cube de lard blanc et une bouteille de vin. Autant dire que leur espérance de vie n’était que de quelques semaines, il n’y avait pas de pitié ni de compassion d’autant plus qu’il était hors de question de placer ces vieux dans des hospices … Un vaste sujet de réflexion soulevé ici.

Pour toute information : exitinternational.net

Nouvelles de Fukushima

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Naturalnews.com est un site lu par plus de 7 millions de personnes aux USA, c’est-à-dire 7 millions d’individus qui gobent toutes crues les informations qu’on leur propose dans la plus pure prose joyeusement vert-pomme. Je traduis le titre du dernier papier(-toilette) que ce site a mis en ligne le 17 décembre : « Dissimulation des radiations massives en provenance de Fukushima, des scientifiques payés par le gouvernement déclarent que ces radiations sont inoffensives ».

Ce genre de titre accrocheur est une parfaite illustration de la rhétorique des écologistes et des affidés aux mouvements idéologiquement opposés à l’uranium. Mais il a aussi pour effet d’alarmer une population totalement ignorante des faits. Dans plus d’une centaine d’échantillons prélevés récemment à grands frais dans l’Océan Pacifique entre l’Alaska et le sud de la Californie la radioactivité moyenne due au césium-134 (demi-vie de deux ans) et au césium-137 (demi-vie de 30 ans) s’est révélée être de 11 becquerels par mètre cube, en d’autres termes 11 désintégrations par seconde. En tant qu’ancien biologiste ayant travaillé avec des produits radioactifs pendant des années, je n’arrive pas à comprendre comment les mesures ont pu être matériellement effectuées ! C’est un peu comme cette histoire de césium qu’on avait retrouvé au sommet du Puy-de-Dôme au cours de l’été 2011 … du 134 ou du 137 ? On n’a jamais vraiment su ce que le Criirad avait mesuré pour ce scoop mensonger.

Il faudrait tout de même clarifier la situation car on peut faire dire n’importe quoi à de telles mesures fantaisistes même si elles ont été effectuées par des spécialistes. Le premier point important est que le césium-137 retrouvé dans l’océan peut fort bien provenir encore des essais nucléaires atmosphériques des années 50-60. Si on veut attribuer spécifiquement cette radioactivité à l’accident de Fukushima, il faut plutôt considérer le césium-134 or il n’en reste déjà plus que 20 % de la quantité émise dans l’atmosphère et les eaux de refroidissement des réacteurs endommagés depuis le 11 mars 2011 qui se sont retrouvées dans l’océan en raison de fuites. Quand les écologistes clament que la situation le long des côtes américaines ne pourra qu’empirer car il y a encore de la radioactivité qui va arriver en provenance du Japon, on ne peut qu’être stupéfait par leur mauvaise foi.

Le deuxième point est le degré de dangerosité de cette radioactivité. Il faut rappeler que les normes japonaises fixent la radioactivité naturelle de l’eau potable, quels que soient les radio-isotopes considérés, à 20 becquerels par litre. Cette valeur est tout simplement 1800 plus élevée que ce que les mesures sur l’eau océanique le long des côtes ouest-américaines ont révélé !

Enfin, si on considère que notre corps est naturellement radioactif en raison de la présence de potassium-40 et de carbone-14, il faut relativiser la situation car une personne de 70 kg subit, si l’on peut dire, 4000 becquerels (désintégrations par seconde) dus au potassium et 1200 becquerels dus au carbone-14 produit en permanence par spallation cosmique que l’on retrouve dans les aliments. Conclusion, RAS, Rien À Signaler … Cette histoire de césium dans l’Océan Pacifique relève de la fausse science que pratiquent en permanence les idéologues écologistes, que ce soit à propos du climat, de l’énergie nucléaire ou des OGMs.

Adapté d’un article paru dans Natural News.

Les Demodex : un proxy pour « Out of Africa »

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En août 2014, je relatais sur un ton un peu humoristique la généalogie des ces petits acariens qui colonisent notre corps, les Demodex. Cette fois-ci l’objet de ce billet est non plus de décrire l’histoire de ces bestioles microscopiques mais ce que l’étude de leurs gènes révèle pour préciser les mouvements des populations humaines. Ça peut paraître un peu tiré par les cheveux, sans faire de jeu de mots puisque ces parasites vivent surtout dans les glandes sébacées associées au follicules pileux, mais le mode de transmission d’homme à homme et la durée de vie du parasite, une quinzaine de jours, font qu’on peut suivre de génération en génération (humaine) l’identité des Demodex par analyse de leur ADN mitochondrial et reconstituer les mouvements passés des populations. Cette approche n’est pas possible avec les bactéries car elles se divisent trop rapidement alors que les Demodex se multiplient 1000 fois plus lentement.

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L’étude réalisée sous la direction du Docteur Michelle Trautwein du Centre de Génomique Comparative de l’Académie des Sciences Californienne à San Francisco a révélé toutes sortes de surprises. Par exemple, les Afro-Américains, entendez les Noirs-Américains, ont gardé des Demodex d’origine africaine pendant plusieurs générations … Deux-cent-quarante souches de Demodex prélevées sur 70 personnes d’origines ancestrales différentes ont été étudiées et ce travail a permis de mettre en évidence quatre familles de Demodex folliculorum. Il s’agit dans l’ordre phylogénétique des Demodex d’origine africaine (A), les « plus anciens », dont descendent ceux d’origine asiatique (B) et ceux originaires d’Amérique Latine (C) et enfin les Demodex d’origine européenne (D). Il s’agit de 4 branches distinctes qu’on appelle clades descendant toutes du même ancêtre. Les résultats de cette étude confirment donc l’hypothèse « Out of Africa » de l’origine de l’homme et les mouvements de populations au cours des millénaires :

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Cette étude est intéressante car le parasite se transmet de génération en génération par la mère à son enfant et entre congénères. Cependant l’illustration ci-dessous montre clairement qu’il y a coexistence des différents clades de Demodex :

Il faut considérer qu’entre 1500 et 1866 un nombre considérable d’Africains (esclaves) furent établis en Amérique Centrale et du Sud, dix fois plus qu’en Amérique du Nord. C’est la raison pour laquelle on y retrouve majoritairement les Demodex d’origine africaine. D’autre part, la population de Demodex est stable au cours de nombreuses générations humaines, une sorte d’empreinte génétique parasitaire spécifique de chacun d’entre nous que nous transmettons à nos petits-enfants et arrière-petits-enfants depuis peut-être des millénaires … Ce parasite presque anodin a permis de vérifier, on pourrait dire humblement, que les mélanges de populations humaines furent constants et eurent pour conséquence une coexistence chez un individu donné de plusieurs sous-familles distinctes qu’on appelle des haplotypes dans le langage des généticiens. Par exemple la dispersion en Amérique du Sud des clades d’origine africaine (en brun) a introduit une coexistence avec les clades d’origine européenne (en bleu) tout simplement à la suite de métissages ou de simples contacts cutanés. Inversement chez les sujets de descendance asiatique on retrouve majoritairement la présence de clades de Demodex d’origine européenne et là encore cette mixité s’explique par la présence d’Européens en Asie depuis le XVIIe siècle.

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L’étude a été essentiellement conduite sur des sujets résidant aux USA mais d’origines diverses. Les mélanges étaient donc prévisibles. Il reste que cette étude très documentée confirme quel fut dans le passé le peuplement de l’ensemble de la planète par l’homme originaire d’Afrique. Comme quoi on a souvent besoin d’un plus petit que soi pour trouver une explication à notre origine …

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/08/31/et-si-on-parlait-des-demodex-une-nouvelle-marque-de-pret-a-porter-non-un-parasite-commun-pourtant-inconnu/

 Photo : Power & Syred, Source et illustrations : www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1512609112

Billet d’humeur économique : le pétrole « made » in USA

 

Comme d’habitude je fais une revue de presse chaque matin et ce samedi 19 décembre, on dirait que l’approche de la trêve des confiseurs a précipité les journalistes dans une sorte de torpeur qui les aveuglent totalement. Même le quotidien en ligne Les Echos n’a pas cru opportun de mentionner une nouvelle d’une extrême importance : le Congrès Américain a aboli vendredi soir l’embargo sur les exportations de pétrole et de produits raffinés qui était en vigueur depuis 1975 à la suite du premier choc pétrolier. Ce n’est pas tant parce que le Congrès est à majorité républicaine que cette décision a été prise.

Il y a eu certes des négociations, on pourrait plutôt dire des marchandages politiciens avec la Maison-Blanche qui peut toujours opposer son veto à cette décision, les Républicains s’engageant verbalement à ne pas détricoter les décisions des Démocrates et en particulier d’Obama sur les allègements fiscaux consentis dans la plus pure démagogie verdoyante aux sociétés impliquées dans les énergies renouvelables.

La levée des sanctions contre l’Iran a aussi eu une influence, comme se plaisent à le rappeler les analystes, mais ce n’est pas tout à fait ainsi qu’on peut analyser cette nouvelle d’une importance extrême tant sur le plan domestique américain que sur le plan international. La chute vertigineuse des cours du baril de pétrole, tant le WTI que le Brent, est en grande partie due à une récessions généralisée mondiale qu’on continue à nier dans les milieux politiques mais aussi pour une grande part due au fait que les USA n’importent plus une goutte de pétrole de l’étranger. La production de pétrole quotidienne américaine est passée entre 2008 et 2015 de 5 à 9,5 millions de barils. Les réserves de brut débordent et la chute des cours du pétrole a plongé le secteur pétrolier non conventionnel américain dans une crise sans précédent et très dangereuse pour l’économie américaine. Un danger non pas provoqué par les près de 40000 licenciements récents dans ce seul secteur mais surtout le montant des prêts accordés aux compagnies pétrolières, essentiellement des petites compagnies qui est de plus de 5000 milliards de dollars. Si cette bulle spéculative éclate, l’Amérique plongera dans une crise infiniment plus sérieuse que celle des sub-primes.

Si le Congrès a pris cette décision historique c’est pour tenter de sauver le secteur pétrolier et éviter cette méga-crise qui se profile.

Mais n’est-il pas déjà trop tard ?