COP21 : James Hansen en rajoute une (bonne ?) couche

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James Hansen ne se départit pas de l’idéologie du réchauffement global qu’il a échafaudé il y a maintenant une vingtaine d’années en théorisant l’effet de serre à la suite de ses travaux concernant l’atmosphère de Vénus. Au cours d’une conférence de presse dans le cadre de la COP21 cet escroc en chef déclara doctement :

« Ils est absolument certain à 100 % que nous avons créé une situation extrêmement dangereuse et dire qu’il ne faut pas utiliser tous les moyens dont on dispose pour résoudre ce problème est complètement fou. L’énergie nucléaire, en particulier celle de quatrième génération, présente un immense potentiel pour fournir une grande part de la solution ». Il a ajouté que « On ne peut pas sortir les peuples de la pauvreté sans énergie. Si on promeut une énergie sans carbone dans les pays en développement on résoudra le problème du climat mais les énergies renouvelables comme l’éolien ou le photovoltaïque limitées par définition en raison de leur intermittence devront être adossées à l’énergie nucléaire ».

Pour une fois, on ne peut pas contredire Hansen sur ce point car son argumentation est d’une logique lapidaire. Ses arguments ont été repris et étayés par Tom Wigley (voir les notes) qui a déclaré qu’il fallait mettre de côté les idéologies et les idées préconçues et définir une stratégie énergétique honnête et équilibrée dans laquelle le nucléaire devra être inclus. Ken Caldeira, pourtant il n’y a pas très longtemps farouche opposant à l’énergie nucléaire, a reconnu que cette source d’énergie était la seule capable de satisfaire la civilisation moderne à l’échelle requise et sans émissions de carbone. Enfin, Kerry Emanuel, spécialiste des vents de par son métier, a insisté sur le fait que l’énergie éolienne devait impérativement être couplée à l’énergie nucléaire pour éviter les catastrophes potentielles des réseaux de transport de l’électricité.

Il est intéressant de rappeler ici que seule la France est capable de moduler la puissance disponible des réacteurs nucléaires de type 900 MWe comme ceux du centre de production de Fessenheim. Il est naturellement évident que dans une stratégie énergétique incluant des sources intermittentes, il sera nécessaire de développer des technologies de stockage peu coûteuses comme le pompage d’eau dans des lacs artificiels ou naturels en altitude mais également de moduler la puissance des réacteurs nucléaires existants ou en projet. La centrale de Fessenheim dont la mort et le démantèlement ont été idéologiquement décidés pourrait avantageusement jouer un rôle dans la redéfinition du paysage énergétique français. Allez expliquer ça à Mademoiselle Royal …

Notes : James Hansen, ancien directeur de l’Institut Goddard d’études spatiales de la NASA est maintenant professeur à l’Institut de la Terre de la Columbia University. Tom Wigley est un spécialiste du climat à l’Université d’Adélaïde en Australie et un fervent promoteur de la théorie du réchauffement global. Ken Caldeira est spécialiste de l’atmosphère et sévit à la Carnegie Institution for Sciences et Kerry Emanuel est professeur de météorologie et des sciences de l’atmosphère au MIT. Il pourrait être considéré comme un électron libre puisqu’il a déclaré ne pas avoir d’opinion précise sur le réchauffement global tant redouté.

Source : Nuclear News

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