COP21 : Le cas du CO2 revisité

Puisque la réunion COP21 va fixer le prix du carbone, donc le montant des taxes que tout un chacun devra payer pour sauver la planète, les papillons, les arbres et accessoirement les bipèdes taillables et corvéables à merci que nous sommes, pour le plus grand profit de puissances financières multinationales occultes, il est opportun de revenir quelques instants sur ce terrible poison – pour le climat – qu’est le gaz carbonique.

Reconsidérons l’évolution de la teneur en gaz carbonique (CO2) dans l’atmosphère durant les dernières 150 années, depuis les débuts de l’ère industrielle, puisque c’est ce gaz qui est incriminé en raison de son effet de serre putatif et constitue le socle des prédictions sur l’évolution du climat dans le futur organisées par une assemblée de personnalités toutes dévouées aux intérêts de la finance mondiale et apatride.

L’augmentation de la teneur de ce gaz dans l’atmosphère n’est pas seulement due à l’activité industrielle, la prolifération des automobiles et la production d’énergie à partir de combustibles fossiles carbonés, et de très loin. Plus de quatre-vingt-dix pour cent de tout le CO2 produit à chaque instant sur Terre n’est pas le fait de l’activité humaine mais des êtres vivants en général, dont les hommes de par leur respiration, et des cycles d’alternance jour-nuit et des saisons. Les plantes ainsi que le plancton dégagent du CO2 la nuit ! Entre les années 1930 et 2000 le Soleil a connu une activité magnétique particulièrement intense qu’on appelle l’optimum moderne. Cet optimum a, certes, provoqué la fonte des glaciers alpins par exemple, la régression des banquises et aussi une amélioration générale du rendement des récoltes conduisant à une abondance en nourriture favorisée également par les progrès techniques : le CO2 est le principal « aliment » des plantes, des coraux et du plancton photosynthétique.

La planète entière ne s’est jamais aussi bien portée depuis l’optimum climatique médiéval, la population a augmenté grâce à l’amélioration des conditions sanitaires mais aussi grâce à l’augmentation considérable de la productivité agricole. Il n’y a qu’à se remémorer la chute de la natalité française entre 1940 et 1945 car trouver de la nourriture était alors problématique. En effet, comme c’est le cas pour de nombreux animaux, la fécondité est directement corrélée à la disponibilité en nourriture et ce phénomène naturel a été particulièrement bien mis en évidence avec les populations d’oiseaux …

Cette situation actuelle d’abondance (toute relative car il y a encore près de 20 % des êtres humains qui ne mangent pas à leur faim) n’a pu être rendue possible que parce que le Soleil était particulièrement actif. Le champ magnétique solaire déviait puissamment les rayons cosmiques réduisant de ce fait la formation de micro-cristaux de glace dans les hautes couches de l’atmosphère (invisibles depuis le sol) et donc par conséquent le pouvoir de réflexion s’opposant à l’énergie solaire atteignant la surface de la Terre.

Ce n’est pas la différence de quelques watts par mètre carré atteignant la surface de la Terre entre 1900 et 1980 mesurée à l’aide d’instruments installés au sol qui a joué un rôle prépondérant dans ce réchauffement contemporain, mais bien la réduction du rayonnement cosmique dévié par le champ magnétique solaire. L’augmentation générale de la température moyenne, à peine un degré en 100 ans, a pourtant suffi à réduire la capacité des océans à dissoudre le CO2. Sa teneur a donc augmenté tout simplement en vertu d’un loi physique fondamentale dite Loi de Henry qui décrit le processus de dissolution des gaz dans l’eau en fonction de la température et de la pression. Si au cours des cent dernières années l’activité magnétique du Soleil avait été « normale » comme entre 1800 et 1900, les océans auraient pleinement joué leur rôle de puits de carbone et malgré la considérable augmentation de l’activité humaine récente, le taux de CO2 atmosphérique aurait été probablement stable, autour de 300 et quelques parties par millions. L’optimum climatique moderne (1920-1980) a donc contribué à l’augmentation de la teneur en ce gaz dans l’atmosphère dans des proportions beaucoup plus importantes que celles que l’on veut bien nous faire croire en incriminant l’activité humaine .

Durant cette période à peine 5 % de l’augmentation totale de CO2 dans l’atmosphère provient de l’activité humaine, soit environ 20 ppm sur les 400 actuelles ! Cette affirmation qui n’est pas de mon fait mais est déduite de la répartition isotopique des carbones 12 et 13 qui est différente entre le CO2 issu de la combustion du pétrole et du charbon et le CO2 issu de l’activité naturelle des êtres vivants. C’est un peu sophistiqué mais c’est pourtant la réalité, une réalité dont on se garde bien de mentionner l’évidence. Il en est de même pour l’augmentation de la teneur en méthane de l’atmosphère car ce gaz est également soluble dans l’eau et selon la même loi de Henry, l’augmentation de la température moyenne des océans de 1 degré environ a contribué largement à cet accroissement de la teneur en méthane.

L’une des conséquences de la loi de Henry également passée sous silence est la régulation de l’acidité de l’eau des océans. On veut nous faire croire que l’augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique va avoir pour conséquence d’augmenter l’acidité des océans et les effets de cette acidité seront catastrophiques. Les coraux seront tout simplement dissous, les mollusques ne pourront plus construire leurs coquilles.

Ces déclarations alarmistes sont totalement fausses puisque les océans se sont appauvris en bicarbonate lors de la période de réchauffement climatique moderne et, toutes proportions gardées, l’ « acidité » des océans a diminué. En effet l’eau de mer est pondéralement environ trois fois plus riche en carbone sous forme de bicarbonate que ne l’est l’atmosphère sous forme de CO2 et ce ne sont que quelques parties par milliards qui font que la variation du pH de l’eau de mer n’est même pas décelable de manière fiable !

Le CO2 n’est pas un polluant mais un gaz essentiel à la vie sur la Terre et n’a rien à voir avec l’évolution du climat supposée en dépendre.

Source : « Tiny warming of residual anthropogenic CO2 » par François Gervais, DOI : 10.1142/S0217979214500957

En réponse à mon billet humoristique de trois lignes

7 réflexions au sujet de « COP21 : Le cas du CO2 revisité »

  1. Génial. J’ai trouvé votre article beaucoup plus accessible qu’habituellement, de sorte qu’il pourrait être écrit dans un journal quotidien. Je n’avais pas pensé à la datation du carbone pour différencier le CO2 anthropique du CO2 plus ancien, et ce pourrait être un coup d’arrêt suffisant à la fausse théorie d’effet de serre.

    Je pensais hier à la loi d’entropie. Si tout va vers le désordre, avoir la Terre qui se réchauffe au fil du temps, alors que la chaleur est censée se dissiper (car un système adiabatique parfait n’existe pas) devrait poser une seule question (en admettant l’effet de serre comme prouvé et réel) : combien de temps pourrait durer un tel réchauffement? Au lieu de ça, on suppose que les gaz « à effet de serre » sont éternels, et que dès que l’atmosphère se réchauffe, il n’y a aucun retour arrière.
    Je trouve très très bizarre qu’on considère encore l’homme comme étant au centre de l’univers et supérieur à toute loi scientifique. Le combat du religieux contre la science n’a toujours pas gagné, vu l’engouement actuel de l’église de climatologie!

    • Il faut garder présent à l’esprit que la Terre est isolée dans l’espace qui est froid. De plus le deuxième principe de la thermodynamique pressenti par Carnot puis repris et approfondi par Planck et Boltzmann exclut tout transfert d’énergie et de chaleur (par rayonnement ou chocs entre molécules) d’un corps froid en l’occurence l’atmosphère en contact avec l’Espace vers un corps plus chaud, ici la surface terrestre. Il ne peut y avoir que dissipation de chaleur vers l’espace. Le système Soleil-Terre-Espace est en équilibre permanent quelles que puissent être les activités humaines.

      • C’est génial votre façon d’expliquer. Le système atmosphère+ Terre serait modélisable non pas comme une serre autour d’une plante brûlée par la réverbération, mais plutôt comme un plat (la Terre) chauffé dans un four(les rayons solaires) dont la porte serait entrebâillée (perception de la chaleur transférée du plat vers l’air et du four vers l’air). Modèle plus alambiqué mais moins sujet au n’importe quoi médiatique actuel.

    • « Génial » est le mot approprié en effet.

      Mais oui, c’est bien sûr, les climatologues ont attendu Jacques Henry pour leur « révéler » l’existence de la loi de William Henry…..

      Bon, Jacques Henry n’a pas eu la curiosité de faire le petit calcul numérique qui montre que la loi de William Henry ne peut ni de près ni de loin donner le bon ordre de grandeur et donc expliquer le changement de concentration observé du CO2 atmosphérique durant le siècle passé par la variation de température des océans.

      Juste un « petit détail » qui a dû échapper au « génie ».

  2. « Puisque la réunion COP21 va fixer le prix du carbone, donc le montant des taxes que tout un chacun devra payer pour sauver la planète » les gros porcs cherchent encore à s’engraisser et j’imagine les idiots heureux content de payer cette éco taxe et expliquer aux autre que c’est pour le bien de la planète.Enfin faites attention,en france ces porcs veulent ficher les climato sceptiques 🙂

  3. Peut-être que l’effet de serre et moins grave que prévu il n’empêche que la pollution fait qu’il fait beaucoup plus chaud dans les villes que dans les campagnes même s il y a des milliers d animaux . Quel est donc le problème de vouloir polluer moins – sur terre et en quoi cela gêne t-il quelqu’un que la civilisation deviennent plus verte que polluantse ? Je n’ai jamais compris le gain d’être climato-sceptique mais je vois bien l avantage d’essayer de polluer moins.

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