Faudra-t-il songer à dépister les gènes BCRA1 et 2 pour prévenir le cancer des ovaires …

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Les tests génétiques détaillés vont devenir accessibles à tous dans un proche avenir et ils permettront par exemple de prévenir les risques de cancer des ovaires, un cancer qui n’est diagnostiqué que bien trop tard. En effet, les mutations sur l’un ou l’autre des gènes BRCA entraine un fort risque de cancer du sein mais également de cancer des ovaires. On estime qu’au moins 140000 femmes meurent de cancer des ovaires chaque année dans le monde. Les risques augmentent avec l’âge et après la ménopause mais les facteurs génétiques – on a dénombré et identifié 80 sites de SNPs liés au cancer des ovaires – semblent importants. Outre les gènes BRCA, une mutation sur un gène situé sur le chromosome 9 est spécifiquement lié à ce type de cancer. Les moyens modernes d’analyse de l’ADN permettent donc non pas de prévenir ce type de cancer, car il n’existe aucun diagnostic précoce fiable, mais d’évaluer la prédisposition à ce dernier. Le cancer des ovaires arrive en cinquième position dans la hiérarchie de tous les types de cancer chez la femme.

Les gènes BRCA augmentent les risques de cancer du sein de plus de 85 % mais seulement de 40 % pour les ovaires. Le fait que le dépistage des cancers du sein soit facilité par la palpation et un examen radiologique, il n’en est pas de même pour les ovaires. Il reste à convaincre les compagnies d’assurance maladie ou l’Etat quand c’est ce dernier qui s’occupe de la santé des citoyens et de déterminer le « retour sur investissements » en d’autres termes quel serait le bénéfice pour la société d’une mise en place de ce type de diagnostic préventif dont le coût est encore d’environ 1000 euros. Une première approche serait d’effectuer une sélection sur la base des antécédents familiaux. Une femme sur cinq dont les ascendants ou collatéraux ont souffert de cancers du sein, du colon ou de la prostate est considérée comme ayant des risques élevés de développement d’un cancer des ovaires.

Comme la plupart de ces cancers sont issus d’une multiplication anarchique des cellules épithéliales ovariennes, il existe un marqueur appellé Lgr5 pour ces dernières et la société A*STAR basée à Singapour développe un diagnostic pour déterminer la présence de ce marqueur qui est aussi impliqué dans la résistance à la chimiothérapie de ce cancer rapidement invasif. Il s’agit d’une approche prometteuse et moins lourde que le séquençage de l’ADN. Les espoirs sont donc permis.

Source : www.a-star.edu.sg/imb , illustration Web archives U. Wisconsin

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