Le DDT n’en finit pas de tuer … ? Encore une autre escroquerie scientifique !

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Selon une étude « très sérieuse » parue dans le très sérieux Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism dont je ne remettrai pas en cause ici la qualité ( DOI: http://dx.doi.org/10.1210/jc.2015-1841 ) le DDT aurait, car il faut utiliser le conditionnel après avoir lu l’article tant les biais statistiques utilisés pour analyser les données sont contestables, transmis in utero un pouvoir oncogène à la descendance. C’est rassurant de savoir que sur 9300 femmes dont les mères (faisant l’objet de cette étude) avaient été exposées au DDT, 118 d’entre elles ont développé un cancer du sein 50 ans après l’interdiction de cet insecticide alors que dans le même temps, près de 40 millions de personnes sont mortes dans le monde de la malaria, majoritairement des enfants. En effet, si on fait une brève estimation des retombées de ce supposé pouvoir oncogène du DDT transmis à la descendance, il y aurait eu dans ce même monde après ce même laps de temps de 50 années près de 200000 cancers du sein dans le monde chez des femmes dont les mères avaient été exposées au DDT avant ou pendant leur grossesse, selon les données de cette étude, tout au moins sur la base d’une extrapolation peut-être hasardeuse des résultats de cette analyse. On est encore loin des 40 millions de morts dus à la malaria puisque le pourcentage de rémission pour le cancer du sein est aujourd’hui, toujours en étant pessimiste, de 80 % – du moins dans les pays dits développés où le dépistage est précoce – soit au maximum 40000 décès « peut-être » dus à un effet indirect et trans-générationnel du DDT, donc 1000 fois moins que la malaria et encore, cette estimation est pessimiste.

Encore une fois, parce que ce genre d’étude orientée (on connait avant même le début de l’étude les conclusions à tirer de cette dernière) n’a qu’une très relative valeur scientifique, il s’est agi de prouver que le DDT était dangereux à tout point de vue et qu’en apportant de l’eau au moulin des écologistes qui ont obtenu le bannissement du DDT en se moquant de la mortalité par la malaria – ce sont des pauvres, ils n’en ont rien à foutre – on améliorerait la bonne conscience du monde développé. En entrant dans les détails de l’étude, on va de surprise en surprise. Les outils statistiques utilisés ont lissé les facteurs de risque comme les taux de lipides sanguins, le poids ou surpoids, l’origine ethnique, l’age et l’historique familial d’apparition de de ce type de cancer. L’étude a tout simplement oublié de prendre en considération les principaux facteurs favorisant l’apparition de ce cancer, dont le manque d’exercices physiques, l’abus d’alcool, la thérapie hormonale durant la ménopause ou encore l’age d’apparition des premières règles, le nombre ou l’absence de grossesses, avoir ou non nourri un enfant au sein. Ces derniers facteurs sont pris en compte pour expliquer plus de 80 % des cancers du sein et 10 % supplémentaires sont explicables par la présence des gènes BRCA1 et 2. Il ne reste plus beaucoup de place pour incriminer à coup sûr le DDT !

Cette sombre histoire de l’interdiction du DDT prit naissance avec la publication du livre de Rachel Carson, Le Printemps Silencieux, en 1962, devenu la bible, le livre de chevet, le Kamasutra des écolos. Ces derniers considèrent que la malaria n’est pas la conséquence des moustiques mais plutôt celle de mauvaises conditions environnementales et sanitaires. Il faudrait, moi qui ai vécu dans des pays tropicaux et devenu paludéen à vie, qu’on m’explique le sens profond de cette distinction …

Il est opportun de se remémorer ici la quasi disparition du typhus en Europe grâce au DDT qui permit entre 1950 et 1970 d’exterminer les poux, les tiques et les puces vecteurs de la bactérie à l’origine de cette maladie. On a tendance à oublier les effets bénéfiques du DDT et à diaboliser ce produit qui contribua à une amélioration indéniable des conditions sanitaires de dizaines de pays tant développés qu’en voie de développement. Pourquoi le DDT fut interdit, telle est la question. La première réponse évidente et que personne ne peut honnêtement contester est qu’il existait comme pour les CFCs supposés mauvais pour la couche d’ozone atmosphérique des produits de remplacement tels que les pyrèthres de synthèse et les nouveaux dérivés de la nicotine communément appelés maintenant néonicotinoïdes. Il s’agit de scénarios parfaitement identiques, ces produits étaient bardés de brevets mais il leur fallait un marché. Jamais aucune preuve formelle ne put être apportée pour conforter l’hypothèse de la formation du trou d’ozone antarctique favorisée par les CFCs, jamais également les effets néfastes pour l’environnement du DDT ne furent prouvés formellement. L’interdiction du DDT reposa uniquement sur le pamphlet écologiste de Rachel Carson, sponsorisée par le New-York Times afin d’atteindre le maximum de lecteurs et de politiciens qui aboutit à la Convention de Stockholm interdisant l’usage du DDT comme l’interdiction des CFCs fut décrétée par le Protocole de Montréal. Le scénario fut en tous points équivalent à celui dont est aussi victime aujourd’hui le monde entier, à savoir le changement climatique d’origine humaine. Il s’agit de démarches organisées par les grandes multinationales de la chimie et de l’ingénierie (dans le cas du climat) pour faire exploser leur chiffre d’affaire et appuyés par des écologistes benoitement convaincus du bien-fondé de ces démarches car elles sont conformes à leur idéologie, pas plus compliqué que cela …

On vit aujourd’hui dans un monde où le mensonge et la mauvaise science ont droit de cité. L’esprit critique est évanescent, l’idéologie a pris le pas sur l’objectivité, les scientifiques ou du moins ce qu’il en reste sont pris en otage par les politiciens, les industriels et des idéologues sectaires influençant ces derniers et qui n’ont de cesse de répandre la terreur. Nous vivons dans un monde terrifiant de mauvaise foi et bienheureux celui qui pourra prédire l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants dans de telles conditions. Quarante millions de morts par la malaria depuis l’interdiction du DDT, un « détail » qui laisse indifférent l’ensemble des décideurs, y compris les organismes internationaux dédiés à la santé comme l’OMS (WHO), 40 millions de morts et personne ne se sent coupable de cette désastreuse et criminelle décision d’interdiction du DDT …

Illustration : Rachel Carson (Wikipedia)

2 réflexions au sujet de « Le DDT n’en finit pas de tuer … ? Encore une autre escroquerie scientifique ! »

  1. Dans votre évaluation de 40 millions de morts dus à l’interdiction du DDT vous oubliez un « détail ». L’usage continu du DDT conduit à des résistances des insectes visés. En conséquence, sans interdiction, l’usage continu du DDT lui aurait rapidement fait perdre son efficacité. Le bénéfice de 40 millions de morts évités grâce au DDT est donc purement virtuel.

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