Bienvenue en Suisse !

DSCF4942

J’ai fait un aller-retour éclair Tokyo-Genève non pas pour aller régler des différends avec mon banquier, parce que je n’ai pas de banquier à Genève contrairement à un certain nombre de politiciens français bien-pensants, mais pour assister à un événement familial impromptu. Le seul vol que j’ai trouvé était Aeroflot comportant une escale à Moscou pour changer d’aéronef. Aeroflot, des avions AirBus un peu anciens mais propres, un équipage aux petits soins avec des hôtesse fort belles ce qui ne gâche rien et pour se restaurer non pas le rata d’Air France mais des plateaux repas variés et plutôt attirants. Bref, tout ça non pas pour vanter Aeroflot et ses prix ultra-compétitifs mais la suite des évènements à l’arrivée à Genève-Cointrain.

À l’arrivée à Genève il était environ 21 heures, nous (mon fils et moi-même) n’avions pas de bagage en soute et nous nous sommes dirigé immédiatement vers la sortie. Normalement les passagers d’un vol international en provenance d’un pays ne faisant pas partie de l’espace de Schengen doivent passer par la police pour un contrôle des passeports. À notre grande surprise, nous sommes sortis sans voir ni le moindre douanier, ni le moindre policier des frontières. L’avion était pourtant rempli de gens venant du monde entier car Moscou draine des vols en provenance de toute l’Asie et il aurait été normal d’être contrôlés. Rien de tout cela, personne. Personne non plus au poste frontière à l’entrée de l’autoroute allant vers Annecy et Chambéry.

Première conclusion, on peut entrer en Suisse comme on entre dans un moulin quand le meunier fait sa sieste, selon la chanson … Mais là où les choses sont plus graves encore, à notre retour, nous avons passé le contrôle de sécurité avant l’embarquement et j’avais mis dans mon sac à dos une canette en verre de bière des Cimes, bière brassée artisanalement à Aix-Les-Bains et fort bonne (illustration) : elle est passée au contrôle de sécurité par rayons X sans souci ! À l’allée, au départ de Tokyo-Narita je m’étais fait taxer un tube de dentifrice de 130 grammes … Deuxième conclusion, on peut faire sortir de Suisse n’importe quoi après y être entré sans aucun souci. Et pourtant les Suisses organisent périodiquement des votations pour restreindre l’immigration, c’est à n’y rien comprendre.

Illustration : la bouteille de bière posée au sol à la porte d’embarquement à Cointrain.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s