Brève : Typhon sur les « Bonin » Islands

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Par un fait du hasard le seul cyclone (ou typhon) répertorié sur la planète en ce moment dans le Pacifique Nord-Ouest s’appelle « Dolphin » et se dirige tout droit vers l’archipel des Ogasawara Islands, épicentre de la réserve marine patrimoine mondial du même nom. Ce matin, tout le monde s’affairait pour mettre à l’abri ce qui pourrait être emporté par des vents prévus de 140 km/h en rafales. Ce soir et demain matin au plus tard, les volets protecteurs seront fermement vissés et cloués aux fenêtres et aux portes. L’oeil du typhon qui sera rétrogradé à la catégorie 2 frôlera l’île Chichi dans la nuit de mardi à mercredi. Si l’électricité n’est pas coupée, je serai en mesure de mettre en ligne un billet sur les nouvelles stratégies de recherche de médicaments. Bonne journée …

Lien : http://tropic.ssec.wisc.edu/#

Billet d’information à l’intention de mes lecteurs

La fréquentation de mon blog est en baisse. Il est vrai que je ne disserte plus de climat, ça a eu payé mais ça paie plus. Je ne parle plus ou presque plus de cul ou de sexe, comme vous voudrez, ça a eu payé mais ça paie plus, les bactéries, l’ADN, la biologie, les vaccins, les enzymes, pareil, ça a eu payé mais ça paie plus, mes lecteurs s’en lassent visiblement selon les statistiques que me procure aimablement le site wordpress. Comme je ne suis pas doué en économie et que la politique ne m’inspire que quand je trouve intéressant de reprendre un billet d’un autre blog et que ça paie de moins en moins, alors j’ai décidé de ne publier sur ce blog qu’un billet tous les deux jours, ça ne changera strictement rien à l’état de mon porte-monnaie puisque ce blog a toujours été gratuit, libre d’accès, et que je n’ai jamais sollicité la moindre aide de mes lecteurs de peur de devenir prisonnier de ces derniers, contrairement à de nombreux autres blogs mercantiles que je n’aurai pas l’outrecuidance de nommer.

Mais ce n’est pas la raison la plus importante car en réalité, depuis peu, j’aide ma femme (ma seconde femme, ma nouvelle femme tout à fait adorable) à créer un petit business artisanal et cette aide me prend beaucoup de temps, beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé il y a quelques jours seulement. Cette idée d’un petit supplément de retraite m’est venue à l’idée en flânant dans les rues (il n’y en a pas beaucoup) d’Ogasawara Village. Il y a beaucoup de tamanus (ici on les appelle des tamana, Calophyllum Inophyllum) et les noix de cet arbre me sont familières puisque lorsque je séjournais au Vanuatu, j’ai organisé la production d’huile à partir des amandes de ces noix parfaitement sphériques. J’ai réussi après quelques tâtonnements à confectionner des colliers que ma charmante épouse va pouvoir vendre aux touristes quand elle aura fait le nécessaire auprès de l’administration pour créer sa petite entreprise et ainsi améliorer sa maigre retraite.

Pour ces deux raisons, la seconde me paraissant essentielle, j’ai donc décidé sans l’avis de mes lecteurs d’espacer la mise en ligne de mes billets. Je ferai en sorte de satisfaire l’impatience de mes lecteurs fidèles habitués à mon billet quotidien en leur réservant des articles un peu plus documentés.

Fidèlement votre.

Le point de vue géopolitique de Paul Craig Roberts : pas réjouissant !

Chers lecteurs, contrairement à ce que vous pourriez croire, mon billet d’humeur politique daté du 13 mai fut rédigé le 12 quand je vis la dépêche d’agence (Reuters si je me souviens bien) relative aux Ospreys que l’armée américaine va installer à Tokyo. Avec les différences d’horaire il m’était alors impossible d’avoir accès à ce billet de Paul Craig Roberts paru le 11 mai selon le calendrier américain. Je n’en ai eu connaissance que le 13, décalage horaire défavorable entre le Japon et les USA aidant. C’est un peu alambiqué comme explication mais toujours est-il que PCR, dans son analyse de la situation européenne, a omis de mentionner De Gaulle comme je l’ai fait dans le billet de mon blog. Cependant, et comme je suis un lecteur assidu du blog de PCR, je vous livre la traduction de mon cru de son dernier article intitulé « War Threat Rises As Economy Declines », en français : les menaces de guerre se précisent avec le déclin de l’économie (lecture inaugurale de la Conférence Annuelle du Groupe Financier de l’Ouest, New-Orleans, 7 mai 2015).

Les évènements notoires contemporains sont la chute de l’Union Soviétique, le 11 septembre 2001, la délocalisation de l’emploi et la dérégulation financière. Dans ces quatre évènements on trouve les problèmes de politique étrangère et les problèmes économiques auxquels sont confrontés les USA.

Les USA ont toujours eu une excellente opinion d’eux-mêmes mais avec la chute de l’Union Soviétique ce sentiment s’est exacerbé. Nous sommes devenus le peuple exceptionnel, le peuple indispensable, le pays choisi par l’histoire pour exercer son hégémonie sur le monde. La doctrine des néoconservateurs libère le gouvernement des USA de toutes les contraintes internationales et autorise Washington à utiliser des moyens coercitifs à l’égard d’Etats souverains afin de refaire le Monde à son image.

Pour protéger le statut d’unique puissance mondiale depuis la chute de l’Union Soviétique, en 1992, Paul Wolfowitz écrivit de qui est maintenant décrit comme la Doctrine Wolfowitz qui est le fondement de la politique étrangère de Washington :

« Notre objectif premier est d’éviter la ré-émergence d’un nouveau rival aussi bien dans l’ancien territoire de l’Union Soviétique que partout ailleurs qui puisse être une menace de l’ordre de celle que constituait l’Union Soviétique. C’est une considération dominante sous-entendant la nouvelle stratégie de défense régionale et nécessite que nous nous efforcions d’éviter l’émergence de toute puissance hostile pouvant contrôler une région de la planète dont les ressources pourraient être suffisantes pour favoriser l’émergence une autre puissance globale ».

En mars de cette année (2015) le Conseil des Relations Extérieures a élargi cette doctrine à la Chine.

Washington est maintenant décidé à freiner l’émergence de deux grandes puissances nucléarisées. Cet objectif est exactement la raison pour laquelle Washington a créé la crise ukrainienne pour l’utiliser dans sa propagande anti-russe. La Chine est maintenant confrontée à la politique asiatique des USA et la mise en place de nouvelles bases militaires pour assurer à Washington le contrôle de la Mer de Chine du Sud qui est maintenant considérée comme un intérêt national américain.

Le 11 septembre initia la guerre pour l’hégémonie des néocons au Moyen-Orient. Le 11 septembre au aussi rendu possible la mise en place de l’Etat policier aux USA. Tandis que les libertés ont été bafouées dans le pays (les USA) celui-ci a toujours été en guerre depuis le début du XXIe siècle, des guerres qui ont coûté aux citoyens américains selon Joseph Stiglitz et Linda Bilmes au moins six mille milliards (trillions) de dollars. Ces guerres ont été catastrophiques. Elles ont déstabilisé des gouvernements dans une zone productrice d’énergie importante et ces guerres ont catalysé l’émergence considérable de « terroristes », l’éradication de ces derniers étant l’objectif premier de ces guerres.

Au moment même où la chute de l’Union Soviétique favorisa l’hégémonie américaine, le phénomène de délocalisation du travail apparut. Cet événement incita la Chine et l’Inde à s’ouvrir aux investissements américains massifs pour créer des emplois pour la tout aussi massive main d’oeuvre disponible de ces pays. Les compagnies américaines, encouragées par Wall Street et les grandes firmes commerciales d’investissement, délocalisèrent leurs activités dans tous les domaines comme par exemple la création de logiciels vers ces pays.

L’immédiate conséquence fut l’appauvrissement de la classe moyenne américaine et la disparition de la promotion sociale de cette dernière. En quelque sorte le produit intérieur brut américain et le revenu des taxes afférentes émigra vers l’Inde et la Chine. Le revenu réel médian des Américains déclina. Sans croissance interne pour stimuler l’économie Alan Greenspan favorisa une expansion de la dette des consommateurs qui aboutit à ce que l’on sait. Actuellement aucun facteur ne stimule l’économie (américaine).

Quand les biens et les services produits par la main-d’oeuvre délocalisée arrivent aux Etats-Unis ils entrent en tant qu’importations ce qui aggrave la balance commerciale. Les étrangers disposant alors d’excédents de dollars achètent des obligations, des actions, des biens immobiliers, des sociétés sur le sol américain et par voie de conséquence les intérêts, les dividendes, les bénéfices financiers quittent les USA pour être redirigés vers ces pays. Et pour protéger la valeur d’échange du dollar devant de tels déséquilibre monétaires et contrecarrer l’effet de l’impression de monnaie pour aider les banques « too big to fail » Washington a incité sinon contraint l’Europe et le Japon à créer de la monnaie, processus qui renchérit la valeur d’échange du dollar.

Le Glass-Steagall Act qui était censé séparer les activités commerciales de celles d’investissement des banques a été vidé de sa substance jusqu’à être complètement ignoré dès la fin du mandat de Clinton. Cette abrogation de fait et l’échec des régulations sur les produits financiers dérivés ainsi que la suppression des limites de position des spéculateurs et la gigantesque concentration du secteur financier dans le mépris total des lois anti-trust a créé non pas l’utopie du marché libre mais une crise financière sérieuse et toujours bien présente. Les liquidités disponibles de par cette politique monétaire n’a eu pour effet que de favoriser l’apparition de bulles financières sur le marché des actions et des obligations.

Implications, conséquences et perspectives :

Quand la Russie s’est opposée à l’invasion planifiée par l’administration Obama de la Syrie et les tentatives de bombardement de l’Iran, les néoconservateurs se sont rendus à l’évidence que tandis que les USA étaient occupés avec leurs guerres au Moyen-Orient et en Afrique Poutine avait restauré la puissance économique et militaire russe. Quand la Russie a dit « niet » aux USA, suivie par le parlement britannique, le premier objectif de la doctrine Wolfowitz a été sérieusement ébranlé. C’est cet événement qui redirigea l’attention des néoconservateurs vers la Russie. Durant la décennie passée, Washington avait investi 5 milliards de dollars pour financer une nouvelle classe politique en Ukraine ainsi que des ONGs susceptibles d’être envoyées dans la rue pour manifester. Quand le Président Ukrainien fit un bilan économique de l’adhésion possible de son pays à l’Union Européenne il s’aperçut que la note était trop élevée et il rejeta cette adhésion. C’est alors que Washington se servit de ces ONGs dans la rue et les néo-nazis y ajoutèrent la violence à laquelle le gouvernement n’était pas du tout préparé. Ces évènements entrainèrent sa chute.

Victoria Nuland (Secrétaire d’Etat US pour les Affaires Européennes) et Geoffrey Pyatt (Ambassadeur US en Ukraine) choisirent leurs politiciens et établirent un régime vassal dans le pays. Washington espérait pouvoir mettre la main sur la base navale russe de Crimée, le seul port toujours libre de glaces de la Russie. Cependant, la Crimée, partie intégrante de la Russie pendant des siècles, choisit démocratiquement de retourner dans le giron de la mère patrie. Washington, dépité, déclara qu’il s’agissait en fait d’une invasion russe suivie d’une annexion. Dès lors les USA organisèrent une propagande en Europe pour casser les liens économiques et commerciaux entre l’Europe et la Russie et en obligeant l’Europe à mettre en oeuvre des sanctions contre la Russie.

Etant donné que ces sanctions ont eu des effets négatifs sur l’économie européenne, les Européens se sentent de plus en plus concernés par la belligérance américaine car cette Europe n’a rien à gagner d’un conflit avec la Russie tout en redoutant d’être poussée à la guerre. De plus en plus de signes indiquent que certains gouvernements européens désirent se désolidariser de la politique étrangère américaine. La virulente propagande anti-russe et la diabolisation de Poutine ont altéré la confiance de l’Ouest envers la Russie. Le Commandant de l’OTAN Breedlove demandant plus d’argent, plus de troupes, plus de bases près des frontières avec la Russie fait que la situation devient dangereuse. Dans une confrontation directe avec la Russie, Washington cherche à incorporer l’Ukraine et la Géorgie dans l’OTAN, pourtant deux anciennes provinces russes.

Sur la scène économique le dollar comme monnaie de réserve constitue un problème pour le monde entier. Les sanctions et d’autres manifestations de l’impérialisme financier américain poussent certains pays y compris de grandes nations à s’affranchir des paiements en dollars. Et tandis que de plus en plus de transactions commerciales se concluent sans avoir recours au dollar, la demande pour cette monnaie chute malgré une disponibilité accrue en billets verts à la suite des QEs successifs. Et compte tenu de la production délocalisée et de la dépendance des USA des importations, une chute de la valeur du dollar résulterait en une inflation domestique dramatique conduisant à une paupérisation des citoyens américains et menaçerait les marchés largement manipulés des actions, des obligations et des métaux précieux.

La vraie raison des Quantitative Easings est d’aider les banques à boucler leurs bilans. Cependant, la raison officielle a toujours été de stimuler l’économie. Le seul résultat positif est l’évolution du produit intérieur brut américain qui paraît embellir car l’indice implicite d’évolution des prix n’a pas été pris en compte ou sous-estimé. Il est évident qu’il n’y a pas eu de reprise économique et avec un premier trimestre sans progression et un deuxième trimestre qui s’annonce tout aussi terne il paraît évident que les USA s’enfoncent dans un autre cycle de récession. Le taux de chômage de 23 % (ce n’est pas moi qui invente ce chiffre c’est PCR qui le tire de sources d’information non truquées) n’a rien à voir avec celui des années d’après-guerre. La réserve fédérale combattait l’inflation en ralentissant l’économie et quand le taux de chômage augmentait à nouveau, la FED lâchait du lest. Mais aujourd’hui il n’y a plus d’emplois, ils ont été délocalisés, il n’y a plus d’usines, elles ont aussi été délocalisées.

Restaurer l’économie demande un rapatriement du tissu industriel et des emplois recréés sur le sol américain. Cela peut être atteint en modifiant la fiscalité qui charge les produits des entreprises délocalisées et importées aux USA : de fortes taxes sur les produits importés et peu de taxes sur les produits Made in USA, une approche qui réduirait l’avantage des délocalisations. Si on se souvient du lobbying intense des compagnies transnationales et de celui de Wall Street, une telle réforme fiscale a peu de chances d’aboutir. En conclusion l’économie américaine continuera à décliner.

Sur le plan de la politique étrangère, l’égocentrisme et l’arrogance dans la manière dont les Américains perçoivent leur image de pays exceptionnel et indispensable avec, donc, des droit hégémoniques sur les autres pays signifie que le monde entier est prêt à faire la guerre. Ni la Chine ni la Russie n’accepteront d’être vassalisés comme le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France et le reste des pays européens, le Canada, le Japon et l’Australie. La doctrine Wolfowitz est claire : Le prix de la paix dans le monde est l’acceptation de l’hégémonie de Washington. En conséquence, à moins d’une crise du dollar affaiblissant la puissance américaine ou à moins que l’Europe ait le courage de se désolidariser des USA et poursuive sa propre politique étrangère en supprimant l’OTAN, une guerre nucléaire semble très probable. L’agressivité et la propagande américaines ont suffi à catalyser le rapprochement stratégique entre la Chine et la Russie pour contrer les intentions belliqueuses américaines. La célébration du soixante-dixième anniversaire de la défaite d’Hitler le 9 mai dernier à Moscou est un tournant historique car aucun pays occidental n’était présent mais les officiels chinois dont Xi-Jinping auprès de Poutine dans la tribune officielle et des régiments de l’armée chinoise étaient présents et ont défilé avec les soldats de l’armée russe. Le nombre de soldats russes morts au combat par rapport à celui des Anglais, des Américains ou des Français rend parfaitement clair que ce sont les Russes qui ont vaincu Hitler. Les pays de l’Ouest ont réécrit l’histoire, ce n’est pas nouveau, et Obama n’a mentionné que les troupes américaines dans le déroulement de cette guerre lors des commémorations du 8 mai. Poutine a, au cours de cette célébration, remercié les Anglais, les Français et les USA pour leur contribution à la victoire ( http://thesaker.is/15865/ ). Pourtant depuis de nombreuses années Poutine ne cesse de déclarer aux vassaux de Washington : « Ne nous agressez pas, nous ne sommes pas votre ennemi. Nous voulons être vos partenaires ». Les années ont passé sans que Washington ait écouté un seul instant le message de Moscou et au final la Russie et la Chine ont réalisé que leur choix était limité entre cette vassalisation ou la guerre. S’il y avait au moins une personnalité intelligente au Département d’Etat ou au Pentagone pour alerter de la dangerosité des néoconservateurs, l’avenir de l’espèce humaine pourrait être préservée.

J’ajouterai qu’une telle analyse rend dérisoires les gesticulations vides de sens au sujet du changement climatique. Tout simplement la nature humaine n’a pas changé et ne changera jamais : le seul passe-temps qui intéresse l’homme est de s’entretuer après avoir appris à marcher au pas et manipulé une arme de guerre

Source : Paul Craig Roberts blog. Le prologue et mes commentaires personnels sont en italiques.

Notes : Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie, ancien économiste en chef de la Banque Mondiale, adversaire notamment de la globalisation, activiste anti-néocons, en très résumé. Linda Bilmes, professeur d’économie à l’Université d’Harvard, économiste ancien membre de l’administration Clinton, coauteur avec Stiglitz du livre « The Three Trillion Dollar War » (ISBN : 978-0-393-06701-9 )

Valérie, Ségolène, Julie et les autres : la culpolitique !

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Les hommes d’Etat et autres politiciens français ont toujours apprécié les frasques, les froufrous et les jupons. Il fut un temps où ils allaient aux putes mais c’est vulgaire, c’est trop déèssequesque. Chichi s’offrait des parties fines avec des call-girls à Ginza lors de ses déplacements en tant qu’amateur officiel de sumo. Valéry fantasmait au sujet de Lady Di mais il est plus seyant d’avoir une maîtresse attitrée comme les rois de France en eurent des multitudes, toutes aussi intrigantes les unes que les autres.

Valérie, l’ex bafouée de Tonton Hollande, n’en peut plus de cracher son venin. Je cite les meilleurs passages d’une dépêche de l’agence ATS (13.05.2015 11h11 avec capture d’écran en début de billet) rapportant les propos de Valérie, l’auteur de « Merci pour ce moment » :

Cela dépasse leurs enfants. Tous les deux partagent un goût immodéré pour la politique. Le pouvoir est leur raison de vivre, leur obsession commune. L’enjeu a longtemps été de savoir lequel des deux accéderait à l’Elysée. C’est tranché.

Il n’y avait pas de place pour une autre femme dans cette histoire. Maintenant, ils peuvent se retrouver et s’entraider. Et utiliser à leur profit les médias et le pouvoir dont ils raffolent l’un comme l’autre. Rien de nouveau sous le soleil.

Valérie révèle – peut-être est-ce indiqué dans son livre – qu’elle a servi d’instrument pour la conquête du pouvoir par François quand en 2005 la rivalité entre (les deux concubins) a pris le pas sur leur complicité. Ségolène veut réussir son raout de décembre sur le climat et ainsi donc le « climat » est plutôt détendu au sein de l’ancien couple car chacun en tirera avantage. N’allez pas me traiter de mauvaise langue ou d’oiseau de mauvaise augure, mais pourquoi pas Ségolène présidente en 2017 avec François comme ministre de l’écologie, de l’énergie non carbonée, des moulins à vent et du transport fluvial. Et Julie dans toute cette histoire : pourquoi pas ministre de la culture cinématographique en relief tout en rondeurs.

Triste France … Comme le dit si bien H16, mais pas assez souvent à mon goût, ce pays est foutu et Thévenoud est toujours député !

Du rififi dans l’industrie pharmaceutique : il s’agit de gros sous comme d’habitude !

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Cet billet est inspiré d’un article paru dans Le Temps (samedi 9 mai) et dont l’auteur est Julie Zaugg. J’ai cru intéressant d’en faire part à mes lecteurs car il est important d’alarmer les assurés sociaux et tous les autres acteurs du secteur santé de ce qui se trame actuellement dans le monde au sujet de ce qu’il est maintenant convenu d’appeler les médicaments biosimilaires. Pour définir ce qu’est un médicament biosimilaire l’exemple de l’insuline suffira à clarifier les idées. Jusqu’en 1982, une personne souffrant de diabète (type 1) n’avait pas vraiment le choix et devait se soumettre à des injections d’insuline extraite de pancréas de porc ou de bœuf. Il se trouve que l’insuline de ces animaux est légèrement différente dans sa composition en aminoacides – l’insuline est une petite protéine constituée d’un enchainement de différents aminoacides – et à la longue les malades finissaient parfois par développer une intolérance à cette hormone étrangère. Inutile de décrire les catastrophes ayant pu survenir au cours de ce processus. À la fin des années 70 et au début des années 80, les biologistes ont vu littéralement exploser la disponibilité en outils moléculaires pour réaliser de la « haute couture » sur l’ADN et arriver à obliger des levures ou des bactéries à diriger leur machinerie cellulaire pour produire et excréter des protéines thérapeutiquement intéressantes, dont justement l’insuline. Ce ne fut pas chose facile car le produit provenant de la bactérie doit parfaitement convenir à l’organisme humain, il faut le purifier et au cours de ce processus respecter la conformation spatiale délicate de cette petite molécule. En 1982, après avoir très justement flairé que l’insuline « transgénique » pouvait éventuellement être une source de profits appréciables et après de multiples déboires expérimentaux, la société Genentech, une petite start-up californienne, réussit à produire les premiers milligrammes puis rapidement des kilos d’insuline humaine en tous points identique à celle synthétisée par le pancréas mais que les malades souffrant de cette forme de diabète de type 1 sont incapables de produire.

Ce fut l’année zéro des biosimilaires dont on ne peut plus aujourd’hui se passer. Les biosimilaires sont des médicaments, hormones, vaccins, anticorps et bien d’autres espèces d’intérêt médical synthétisés par des bactéries, des levures ou des cellules éventuellement humaines en culture dont l’ADN a été modifié et reprogrammé pour ces synthèses. Après avoir été extraites, purifiées, une étape essentielle qui fait partie du savoir-faire des entreprises impliquées dans ce business, et conditionnées, ces biosimilaires sont mis sur le marché avec à la clé de gigantesques profits. Il ne faut pas se leurrer, la firme Genentech a bien failli déposer son bilan plusieurs fois avant qu’elle ne soit absorbée par Roche justement quand le savoir-faire des techniciens de cette petite société finirent par trouver les « trucs » permettant d’obtenir une insuline active à 100 % chez l’homme sans effets secondaires et qu’il fallait investir pour assurer une production massive de cette insuline.

Je mentionne ici « les trucs » qui semblent être anti-scientifiques mais en réalité, après de nombreux tâtonnements on finit par trouver les conditions expérimentales idéales pour finalement arriver à obtenir dans un tube à essai la protéine active à l’état pur que l’on espérait. J’en sais quelque chose dans ce rayon très particulier de la biologie puisque ma carrière de chercheur fut consacrée essentiellement à la purification de protéines, surtout des enzymes, d’origines diverses qui devaient montrer au final une activité biologique satisfaisante et conforme à la littérature scientifique. Et je dois avouer aujourd’hui assez humblement que lors de la publication de mes travaux de laboratoire il m’est arrivé d’ « oublier » un détail infime mais crucial pour la bonne conduite de mes travaux afin de ne pas inciter les équipes concurrentes disposant de moyens financiers importants de me « doubler » après avoir eu vent de mes publications scientifiques.

Les médicaments biosimilaires sont aujourd’hui utilisés pour traiter certains cancers, des maladies comme l’arthrite ou le psoriasis, la sclérose en plaques ou encore certaines formes d’anémies. Les premiers brevets protégeant la fabrication de ces molécules biologiques ont fini par tomber dans le domaine public puisque la validité d’un brevet est de 20 ans. Les firmes capables de se lancer dans ces productions sophistiquées ont donc mis sur le marché des génériques qu’on appelle des « biosimilaires » à tort, non pas parce qu’ils sont identiques ou presque aux produits biologiques naturels mais parce que leur production et leur formulation sont légèrement différentes de celles décrites dans les brevets originaux. L’autorisation de mise sur le marché des génériques biosimilaires a été pour la première fois accordée au milieu des années 2000 par l’Europe (EMA) et ce n’est qu’en 2012 que les USA, dans le cadre de la politique de santé mise en place par Obama, ont suivi l’Europe. Et ce n’est qu’en mars 2015, donc tout récemment, que les dispositions de l’ « obamacare » ont été appliquées pour la première fois pour le Zarxio ou Filgrastim du Suisse Sandoz qui appartient maintenant à Novartis (voir le lien). Il s’agit d’une protéine qui stimule la prolifération des granulocytes et permet de traiter certaines infections chez les cancéreux soumis à une chimiothérapie ayant engendré une sévère modification de leur formule sanguine. Les USA comptent économiser ainsi près de 600 millions de dollars chaque année.

Le débat vient donc de s’aviver très sérieusement entre les pro- et les anti-biosimilaires. En ce qui concerne le Filgrastim, la firme Amgen qui produit la version originale sous le nom de Neupogen a immédiatement déposé une plainte contre Novartis qui aurait, selon elle, falsifié le dossier d’approbation présenté à la FDA (Food and Drug administration) en omettant certains détails du processus de production. Du coup le Filgrastim de Sandoz est interdit de vente aux USA, pour le moment. Pourquoi les Américains trainent les pieds pour autoriser les biosimilaires, tout simplement en raison du lobbying intense des firmes pharmaceutiques mais cet aspect n’est naturellement pas clairement indiqué. La raison officielle serait qu’il est impossible de reproduire au iota près le protocole industriel extrêmement sophistiqué développé par les firmes détentrices des brevets devenus publics et que l’on doit donc se « méfier » de ces biosimilaires. Le résultat serait que l’activité et l’efficacité escomptées de ces « copies » ne seraient tout simplement pas celles attendues. Et dans le pire des cas les malades pourraient souffrir d’une réponse immunitaire qui pourrait aggraver leur état de santé.

Puisqu’il n’y avait pas d’arguments pour soutenir une telle prise de position complètement fallacieuse, fort heureusement ce qui devait arriver arriva. Une autre protéine commercialisée sous le nom d’Eprex et qui n’est autre que l’EPO ou érythropoïétine dont la presse à sensation et de caniveau a largement fait ses choux gras avec les coureurs cyclistes qui se shootaient avec ce produit. L’Eprex est utilisé pour traiter certaines anémies. La firme Janssen-Cilag produisant le biosimilaire a très légèrement modifié le conditionnement de son EPO en y ajoutant du polysorbate 80, un émulsifiant autorisé dans l’alimentation (industrielle) connu aussi sous le nom de Tween-20 et codifié E433. Plusieurs patients ont développé une réaction allergique après injection du produit. On a finalement trouvé pour quelle raison cette préparation était allergène, tout simplement parce que le polysorbate 80 (c’est un détergeant assez puissant) réagissait avec le bouchon de caoutchouc des flacons et l’impureté alors introduite dans la préparation modifiait la conformation de l’EPO. Autant dire que l’argumentation des anti-biosimilaires a fait mouche. Et ils ont été naturellement soutenus par les fabricants des versions originales car « business is business » et la guerre entre firmes pharmaceutiques est permanente et soutenue par le fait que les biosimilaires génèrent à eux seuls un chiffre d’affaire de 200 milliards de dollars par an. Une diminution des prix de vente de 20 à 30 % représente déjà un véritable pactole d’économisé pour l’assurance maladie publique ou privée.

Un seul exemple pour illustrer les coûts parfois extravagants de ces médicaments d’un type nouveau est celui de l’Enbrel qui est une protéine hybride comportant deux récepteurs d’un facteur favorisant la nécrose des tumeurs (TNF) liés par recombinaison génétique au fragment léger Fc de l’immunoglobuline G1. Ce produit est efficace pour traiter le psoriasis et un certain nombre d’autres maladies auto-immunes comme la spondylite ankylosante et aussi (et surtout) l’arthrite rhumatoïde. Le traitement revient à 20000 dollars par an, excusez du peu, sans que l’on puisse d’ailleurs arriver à bout de ces maladies mais seulement d’en diminuer les symptômes … On assiste donc à une bataille devant les tribunaux pour que les uns continuent sur leur pré-carré d’engranger des bénéfices indécents et que les autres arrivent à obtenir quelques miettes du gâteau. Et ce sont des millions de dollars qui sont déboursés pour faire trainer devant les tribunaux plaintes et contre-plaintes. Le lobbying des géants de la pharmacie est même allé jusqu’à obliger les médecins (avec des contreparties financières, naturellement) à préciser à leurs patients que le produit qu’ils leur ont prescrit est ou non l’original et ce même lobbying finance sous le manteau de multiples associations qui se déclarent dévouées à la défense et à la sécurité des malades. Beau dévouement en effet ( ! ) car il s’agit de centaines de milliers de dollars investis par ces grosses firmes pour continuer à réaliser des dizaines de milliards de dollars de chiffre d’affaire avec des produits dont la valeur ajoutée peut atteindre 2000 % quand la production est bien rodée et parfois entièrement automatisée. Et si les parades contre les biosimilaires ne fonctionnent plus, on change un des « iotas », des petits « trucs » dont je parlais en début de billet, et le breveter pour se protéger à nouveau pendant quelques vingt années. Avec la sophistication croissante des recherches en génétique bio-médicale cette situation ne saurait que s’aggraver au détriment naturellement des consommateurs finaux, vous et moi ou plus précisément, et encore une fois, les contribuables qui sont rançonnés par les systèmes de protection sociale étatisés et ceux qui vont cotiser à des organismes privés de protection de santé de plus en plus onéreux.

http://www.fda.gov/NewsEvents/Newsroom/PressAnnouncements/ucm436648.htm

Nouvelles du Japon et d’ailleurs (billet d’humeur politique)

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Décidément les Japonais se font rouler dans la farine par les Américains et ils ont l’air d’en redemander. Si je voulais faire un jeu de mot je dirais que les Japonais se font rouler dans la farine de riz californien que les Américains leur vendent et qu’ils sont obligés d’acheter alors que ce riz n’est même pas consommé et sert de nourriture pour les poulets ! Cette fois il ne s’agit pas de riz mais des Osprey dont les Japonais ne veulent pas non plus. Qu’il y en ait quelques-uns à Okinawa, passe encore, mais que les Américains les déploient dans la base aérienne de Yokota, située tout près d’un immense parc ultra-fréquenté par les Japonais pratiquement tous les jours de la semaine dans la très proche banlieue ouest de Tokyo, c’est vraiment la preuve que les Yankees n’en ont rien à foutre de ce que pense le public japonais au sujet de cet avion dont un certain nombre d’exemplaires se sont crashé et qui est de surcroit terriblement bruyant.

Shinzo Abe s’est fait dicter la marche à suivre : modifier la Constitution du Japon pour réarmer le pays afin de résister à une éventuelle attaque chinoise. Ben voyons !

Pour l’anecdote le parc en question s’appelle Showa kinen koen, c’est-à-dire le parc en la mémoire de l’ère Showa ou en d’autres termes le parc à la mémoire de l’Empereur du Japon lors de la deuxième guerre mondiale qui a été déclaré innocent par les Américains, of course, on n’offense pas une personne considérée comme un dieu au Japon (encore aujourd’hui) même si on ne s’est pas gêné pour massacrer des millions de militaires et de civils au cours de cette guerre qui fut un bain de sang et une démonstration flagrante de la criminalité des Américains qui ont utilisé des bombes au phosphore pour proprement annihiler le peuple japonais de villes comme Tokyo ou Osaka sans aucun état d’âme et ont ensuite osé humilier l’Empereur Hirohito (Showa) à se prosterner sur un bateau devant l’un des plus grands criminels de guerre de tous les temps, peut-être après Napoléon, le Général Mac Arthur.

La richesse actuelle du Japon tient en grande partie au fait que le pays n’a pas gaspillé d’argent dans une armée délirante d’armements en tous genres depuis la fin de la seconde guerre mondiale et les Japonais sont maintenant viscéralement attachés à cette quasi neutralité de leur pays, d’autant plus qu’ils se sont ramassé deux bombes nucléaires (américaines) sur la gueule, les 6 et 9 août, il y aura soixante-dix ans cette année, bon anniversaire …

Imaginons ce que serait l’état de la France aujourd’hui sans guerre du Vietnam, sans guerre d’Algérie, sans interventions diverses dans le cadre de l’ONU puis sous l’égide de l’OTAN qui n’ont jamais cessé : des centaines si ce n’est des milliers de milliards d’euros partis en fumée et pour quel résultat ? Ce que cherchent à faire les Américains est de coaliser le maximum de pays pour répandre leur hégémonie dans le monde entier y compris dans des pays qui ne veulent pas de leur style de vie décadent et de leur totalitarisme à la Orwell. Mais les Japonais croient encore avoir une dette à payer à dieu sait qui et ils font le gros dos devant les Américains. Le mot « non » n’existe pas dans la langue japonaise. Il est offensant de dire non à quelqu’un et certainement offensant pour les locataires de la Maison-Blanche.

Alors il y aura bientôt une douzaine de ces avions dangereux tout près d’un grand parc et si l’un d’entre eux venait à se crasher au milieu d’une grande pelouse occupée par des centaines de couples paisibles avec leurs enfants ? Mais non, les stratèges américains n’en ont cure, ce sont des détails insignifiants … Pourquoi pas des ogives nucléaires sur le sol japonais ! Le Japon est voisin de la Russie, des deux Corées et accessoirement de la Chine. La Chine compte dix fois plus d’habitants que le Japon et si il lui prenait l’envie d’envahir le Japon il serait impossible de l’en empêcher à moins d’utiliser le feu nucléaire. L’Amérique ne survit que grâce à son agressivité militariste pour donner du pain au complexe militaro-industriel le plus gigantesque que la planète ait jamais connu jusqu’à ce jour. Les Osprey sont fabriqués par Bell Helico, une filiale de Boeing, société qui arrive à tailler des croupières à Airbus uniquement parce que 40 % de son chiffre d’affaire est réalisé avec le Département de la Défense américain. Bonjour l’ambiance.

Merci aux Américains, je ne retournerai jamais dans ce parc et je conseillerai à mon fils de ne surtout pas y emmener jouer mes petits-enfants … Mais puisque je suis en verve il me vient soudain l’idée de remonter un peu dans l’histoire récente de la France. De Gaulle a viré proprement les Américains hors de l’Hexagone et quitté l’OTAN. De mémoire les immenses installations aéroportuaires de Montpellier-Fréjorgues, Beauvais et Chateauroux étaient des bases militaires américaines. Les Américains occupaient la France « collabo ». Je ne sais plus quel con de président français a réintégré la France à l’OTAN, que mes lecteurs me le précisent. Mais cet idiot a succombé aux pressions américaines et il devrait s’en mordre les doigts et le reste, la pire décision qu’ait pu prendre un président français ces 40 dernières années.

De Gaulle, cet immense visionnaire, considérait que l’Europe devrait s’étendre de l’Atlantique à l’Oural sans l’OTAN sinon il n’y aurait pas d’Europe possible. Il avait raison : aujourd’hui l’Europe est asservie par les USA économiquement et politiquement, espionnée, vilipendée, conduite à la guerre sans aucun respect de la démocratie car c’est Washington qui décide … Autant la France que les autres pays européens n’ont eu que ce qu’ils méritaient en reconnaissance de leur veulerie !

La patate douce transgénique (OGM) existe naturellement depuis des millénaires, et on se délecte de ses conséquences !

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Les plantes génétiquement modifiées par l’homme sont décriées par un grand nombre de groupuscules qui dans l’immense majorité des cas ne connaissent strictement rien à la transgénèse végétale et leur combat contre ce que l’on a coutume d’appeler des OGMs n’est motivé que par de pures convictions idéologiques sans aucun fondement scientifique. Bref, je ne vais pas encore une fois dans ce billet faire l’apologie des plantes génétiquement modifiées mais un rappel historique des techniques de transgénèse utilisées lors des premières « manipulations » génétiques qui permirent à des firmes comme Monsanto ou Pioneer de « fabriquer » au laboratoire ces plantes résistantes à un herbicide ou exprimant la toxine Bt est important pour comprendre l’argument développé ici.

La première technique utilisée était l’utilisation d’une bactérie qui provoque des tumeurs chez les plantes. Cette bactérie appelée Agrobacterium tumefacians transfert son pouvoir tumorigène grâce à un petit ADN circulaire qui s’incorpore au génome de la plante pour dicter ou imposer à cette dernière de nouvelles voies métaboliques permettant à la bactérie de vivre confortablement sans détruire la plante tout en formant une tumeur qui ne détruit pas non plus celle-ci. On a même décerné l’appellation d’ingénieur généticien à cette bactérie après cette découverte datant de la fin des années 70. Les biologistes ont tout de suite imaginé qu’en insérant un gène étranger dans cet ADN circulaire bactérien ce gène pourrait avoir de bonnes chances d’être aussi introduit dans le génome de la plante puis être exprimé. Il faut rappeler aussi que l’on disposait alors dans les laboratoires, et cela depuis peu, d’enzymes capables de couper l’ADN en des points précis (enzymes de restriction) et d’autres enzymes (ligases) capables de recoller des morceaux d’ADN entre eux pour pouvoir « insérer » une séquence d’ADN codante dans un ensemble plus complexe. Puis sont venues d’autres techniques plus hasardeuses comme le bombardement par des microparticules de tungstène recouvertes d’ADN ce qui revenait un peu au même principe que celui utilisé par agrobacterium. Ces techniques datent d’une bonne trentaine d’années et ont été couronnées de succès tant dans le domaine de la transgénèse végétale que dans bien d’autres disciplines comme en particulier la production d’insuline ou de vaccins, il ne faut pas l’oublier.

Il est important aussi d’insister sur le fait que la transgénèse végétale à l’aide d’agrobacterium ne fut pas un hasard car les biologistes généticiens ne firent que contourner un phénomène qui se passe dans la nature. C’est justement sur ce point précis que les détracteurs des OGMs doivent avouer publiquement leur ignorance car ce qu’a fait l’expérimentateur en créant de nouvelles plantes exprimant un gène étranger ou sur-exprimant un gène naturellement présent dans leur génome, la bactérie agrobacterium l’a fait à son profit bien avant lui ! Les agro-biologistes s’étaient contenté d’étudier cette bactérie en raison des tumeurs qu’elle provoque chez les plantes mais ils ignoraient qu’un grand nombre de plantes contiennent des gènes spécifiques de cette bactérie qui ne peuvent provenir que d’une transgénèse naturelle même si elles ne présentent aucunes tumeurs visibles. Plus incroyable encore, on vient d’établir sans ambiguité que cette manipulation génétique est présente dans l’une des cultures vivrières les plus répandues dans le monde, la patate douce, sans que jamais personne ne s’en soit soucié. On s’aperçut très rapidement que le tabac ou la linaire (voir photo, Linaire de Pelissier, Wikipedia) possédaient des gènes d’agrobacterium et que ces derniers, transmis à la descendance, avaient contribué à des modifications morphologiques dont ces plantes s’étaient accoutumé. Mais ni la linaire ni le tabac ne sont des aliments …

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Puisqu’il s’agit de patate douce dans ce billet je voudrais communiquer à mes lecteurs gastronomes l’utilisation de la patate douce, si possible à peau violacée, pour faire des chips. Si vous faites l’essai, vous n’achèterez plus jamais de chips de pommes de terre commerciales y compris celles soit-disant fabriquées artisanalement. Il suffit de disposer du petit ustensile de cuisine en plastique muni d’une lame pour couper en rondelles fines les patates et il n’est pas nécessaire de les peler. Inutile non plus d’utiliser des quantités massives d’huile pour la friture, les fines rondelles de patate douce (koumala chez les Papous du Vanuatu) n’absorbent que très peu d’huile et avec de l’huile vierge de coprah c’est encore meilleur !

Revenons donc à nos patates douces. Cette plante est originaire d’Amérique Centrale et du Sud et est cultivée par l’homme pour son alimentation depuis dix mille ans. Jamais personne ne s’est plaint de la présence ni des gènes provenant d’agrobacterium ni des produits de ces gènes puisque l’un d’entre eux code pour un enzyme qui oblige en quelque sorte, comme je le mentionnais plus haut, la plante à fabriquer des métabolites dont elle n’a pas besoin qu’on appelle opines (http://en.wikipedia.org/wiki/Opine) et ces molécules servent originellement de nourriture à la bactérie. Or la bactérie n’est plus présente dans les variétés de patate douce cultivées. Pour le prouver, pas moins de 304 spécimens de variétés diverses de patate douce ont été analysés minutieusement et il est apparu qu’un ancêtre commun, cultivé ou sauvage, on ne sait pas trop, avait acquis ces gènes inutiles et les avait transmis à la descendance. Dans ce cas de transfert de gènes étrangers il s’agit d’un processus initial dit « horizontal » puisque la bactérie incriminée n’a rien à voir avec une plante.

Ce qui ressort de ce travail publié dans les PNAS (voir le lien, accès libre) émanant de l’Université de Ghent (Gand en français) en Belgique en collaboration avec le Centre International de la Patate de Lima et l’Université Agricole de Pékin est que la patate douce a en fait « profité » de cette introduction de gènes d’agrobacterium du point de vue phénotypique dans la mesure où ces gènes sont proportionnellement beaucoup exprimés dans les tubercules que dans d’autres parties de la plante. Pour preuve, les plantes sauvages les plus proches de la patate douce (famille des Ipomées) n’expriment pas ces gènes et n’ont aucune valeur alimentaire !

Belle démonstration de la transgénèse végétale conduisant à une plante « monstrueuse » en comparaison de ses cousines les plus proches, devenue intéressante pour les qualités nutritives de ses racines tout aussi monstrueuses que l’on peut apparenter à ces tumeurs créées par la bactérie chez d’autres plantes, grâce à l’acquisition de ces gènes étrangers. Les opposants aux OGMs n’ont donc plus aucun argument valable dans leur réthorique vide maintenant de tout sens. Agrobacterium est un outil de transgénèse artificiel largement utilisé par les biologistes et cet outil existe dans la nature depuis des dizaines de milliers d’années. Quand on mange une patate douce (j’adore ce mets) on mange une tumeur végétale provoquée accidentellement par les gènes d’une bactérie et c’est délicieux !

Sources :

http://www.pnas.org/content/112/18/5844.full et aussi un article de synthèse sur Agrobacterium : doi: 10.1094/APSnetFeatures-2008-0608

Des smartphones pour combattre l’onchocercose et le loa !

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Chaque semaine ou presque, une nouvelle utilisation du smartphone est imaginée ou fait déjà l’objet d’une exploitation commerciale et c’est souvent au sein d’une université que les projets se concrétisent. Il faut en effet des équipes pluridisciplinaires pour faire aboutir un projet exploitant l’optique d’un smartphone qui si elle semble rudimentaire est en réalité d’une redoutable performance avec des logiciels d’analyse vidéo sophistiqués. Plutôt que de se contenter de capturer des milliers de selfies on peut exploiter l’optique d’un smartphone dans un but inattendu comme le diagnostic de parasitoses qui sont endémiques dans les pays sub-tropicaux et équatoriaux. C’est ce type de projet qui a été concrétisé au département de Bioengineering de l’Université de Californie à Berkeley avec la collaboration de la Faculté de Médecine de Yaoundé au Cameroun et l’IRD à Montpellier.

L’optique du smartphone est utilisée pour identifier et quantifier les parasites contenus dans une goutte de sang prélevée au bout d’un doigt et transférée dans un capillaire. Le smartphone réalise un film rapide et une application spécialement développée dans ce but permet de reconnaître le type de parasite et d’effectuer un comptage. Plus besoin de microscope ou de loupe binoculaire fragiles et couteux. Le smartphone est logé sur un boitier fabriqué par impression 3D contenant l’ensemble des éléments essentiellement mécaniques commandés par le smartphone en Bluetooth. Il n’est plus nécessaire de procéder à des marquages fluorescents des parasites pour les reconnaître ni de préparer des lames qu’il faut colorer, ce qui prend beaucoup de temps et les différentes étapes de manipulation d’un échantillon accroissent les possibilités d’erreurs. Le smartphone réalise un film des parasites en mouvement dans le capillaire contenant le sang fraichement prélevé et par analyse des mouvements et comptage rend le résultat en quelques secondes. Se déplacer en brousse auprès de populations souffrant de parasitoses de manière endémique avec ce boitier à peine plus grand qu’un paquet de cigarettes permettra ainsi de dépister la présence de loa, filaire responsable de prurits, d’éléphantiasis et de problèmes visuels quand il prend à ce nématode qui peut atteindre quelques centimètres de long l’idée d’aller visiter la conjonctive. Le vecteur de ce nématode est une mouche suceuse de sang, la chrysops.

Le « périphérique » de smartphone mis au point à l’U.C. Berkeley est également adapté à la détection d’un autre nématode responsable de l’onchocercose, une parasitose beaucoup plus redoutable car elle est responsable d’un grand nombre de cécités irréversibles, la cécité des rivières. Le parasite est également transmis par une mouche suceuse de sang au nom charmant de simulie. De plus l’onchocercose est extrêmement débilitante pour l’état de santé général car le ver, à sa mort, libère des antigènes induisant de très fortes réactions immunitaires pouvant éventuellement conduire à la mort. Au cours du cycle de reproduction on retrouve des micro-filaires dans le sang et l’invention de l’UC Berkeley est donc adaptée pour différencier, dans les zones infestées, la présence de Loa ou d’Onchocerca volvulus. Les praticiens locaux peuvent alors décider du traitement à administrer aux malades. Un seul produit est réellement efficace pour ces parasitoses qui affectent des dizaines de millions de personnes en Afrique et en Amérique Centrale, l’ivermectine. L’ivermectine est distribuée gratuitement par les Laboratoires Merck dans les pays où les filarioses sont endémiques mais il y a un gros problème, ce produit est indirectement toxique pour le cerveau. Les campagnes massives de traitement des personnes parasitées doivent impérativement débuter par une identification précise de la présence de l’un ou l’autre ou des ceux nématodes. En effet, si on veut traiter un malade atteint d’onchocercose avec de l’ivermectine et que celui-ci est également infecté par le loa car une forte densité de ce ver dans le sang peut, lors de sa destruction massive par l’ivermectine provoquer des atteintes cérébrales graves, ce ver libérant également des toxines provoquant une encéphalopathie souvent mortelle. Comme le loa infeste plus d’une douzaine de millions de personnes en Afrique et que ces mêmes individus sont susceptibles d’être également parasités par l’onchocerca, ce « détail » a freiné l’éradication de ces nématodes à l’aide d’ivermectine.

On peut donc se féliciter de l’ingéniosité de ces universitaires et de leurs étudiants qui a abouti à cet outil de dépistage peu coûteux qui va permettre de mettre enfin en place une campagne d’éradication car l’homme est le seul réservoir naturel de ces parasites.

Sources :

http://newscenter.berkeley.edu/2015/05/06/video-cellscope-automates-detection-of-parasites/

http://cellscope.berkeley.edu

Et si le COP21 déclarait l’énergie nucléaire indispensable pour ne pas griller comme des toasts ?

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Comme je ne lis plus la presse française et que je ne regarde pas non plus la télévision française (ni japonaise d’ailleurs, sauf quand je séjourne à Tokyo chez mon fils et que je regarde à la dérobée des tournois de sumo ou des matchs de base-ball) je me suis posé la question de savoir si ces organes de propagande au service du gouvernement puisqu’ils sont tous peu ou prou subventionnés par l’Etat avec les impôts que paient les contribuables consentants avaient mentionné la déclaration du Congrès International sur l’Avancement des Centrales Nucléaires (ICAPP) qui se tenait à Nice cette dernière semaine. Le résumé tient en une phrase « l’énergie nucléaire constitue une solution clé pour combattre le changement climatique ». Trente neuf sociétés impliquées dans l’énergie nucléaire civile, représentant 50000 scientifiques de 36 pays ont signé cette déclaration qui présente dans le détail leur contribution pour contrecarrer le changement climatique. L’énergie nucléaire ne dégage que très peu de CO2 dans l’atmosphère et il s’agit d’une des solutions pour atténuer le changement climatique. Cette initiative « Nuclear for Climate » a été lancée en été 2014 afin de promouvoir cette énergie avec les autres formes d’énergie peu émettrices de CO2 auprès de l’UNFCCC.

Qu’est-ce que l’UNFCCC ? C’est aussi une émanation des Nations-Unies (UN Framework Convention on Climate Change) qui promeut et finance les énergies faiblement émettrices de carbone. Outre la SFEN (Société Française de l’Energie Nucléaire, la European Nuclear Society et l’American Nuclear Society, leurs homologues Chinois, Sud-Coréen, Indien, Canadien, Australien, Anglais et Sud-Africain étaient également signataires de cette déclaration. Il a été demandé aux pays participants d’indiquer leur intentions de développement de l’énergie nucléaire. À ce jour seuls les USA et la Chine ont détaillé leurs programmes à venir dans le domaine de l’énergie nucléaire. Le premier novembre prochain l’UNFCCC rédigera un rapport de synthèse qui sera présenté en décembre lors de la COP21 qui se tiendra à Paris sous la présidence plus que probable de Mademoiselle Royal.

Parlera-t-on de l’énergie nucléaire lors de ce raout mondain largement financé par les contribuables français (il est bon de le rappeler encore une fois) que ces mêmes contribuables vont voir leur facture d’électricité inexorablement augmenter pour financer les moulins à vent et les panneaux solaires Made in PRC et bientôt les batteries d’Elon Musk car qui dit financement et subventions de l’Etat sous-entend naturellement appauvrissement des citoyens. On peut en douter car les sbires de Greenpeace et du WWF (entre autres ONGs), qui sont les principaux instigateurs de ces réunions stériles dont il ne sort jamais rien, sont aussi viscéralement anti-nucléaires. Et tout ce bruit pour finalement rien car ce n’est pas l’homme ni ses activités qui changeront le climat mais la mécanique céleste et l’activité solaire, paramètres auxquels la Terre est soumise depuis des centaines de millions d’années. Le seul bénéfice de toute cette gabegie pourrait être l’isolation thermique des logements pour économiser de l’énergie quand le climat se refroidira comme cela est très précisément prévu par les spécialistes du Soleil.

Source et illustration : SFEN ( http://www.sfen.org/en )

Les moulins à vent : un faux argument écologiste.

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Depuis que Samsung a annoncé à grand renfort de publicité la construction d’une usine géante de semi-conducteurs, toutes sortes de questions se sont posé sur l’opportunité et le bien-fondé d’un tel projet. Or il se trouve que Samsung (Corée), déjà le second fabricant de LEDs derrière Nichia (Japon), veut prendre le contrôle mondial des LEDs car la première activité de cette usine géante sera la production des chips utilisées pour la fabrication des LEDs. Osram (Allemagne), Philips (Pays-Bas) et General Electric (USA) ont vu progressivement leur secteur éclairage en perte de vitesse à tel point que ces deux dernières sociétés vont tout simplement abandonner ce secteur. Il est donc tout à fait compréhensible que Samsung veuille se positionner dans ce secteur comme leader mondial pour s’accaparer le marché d’Osram.

Que s’est-il passé dans le secteur de l’éclairage ces cinquante dernières années, tout simplement une évolution ou plutôt une révolution quand les LEDs ont été mises au point pour émettre de la lumière blanche trichromatique, certes un peu blafarde et crue, mais extrêmement avantageuse en terme de consommation d’énergie :

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L’éclairage consomme dans le monde entre 20 et 30 % de l’électricité produite et émet environ 6 % des « gaz à effet de serre ». J’ai bien mentionné entre guillemets ces gaz car mes lecteurs savent très bien que je ne crois pas à cette histoire d’effet de serre. Si on remplaçait tous les éclairages existants par des LEDs la consommation d’énergie électrique correspondante serait réduite de 40 % soit une économie de 100 milliards de dollars chaque année et en termes d’émission de carbone cela correspondrait à celle des trois quarts de tous les véhicules automobiles circulant aux USA ! Attention, ces données sont valables pour les USA. Autant dire que la contribution de l’éolien et du solaire apparaît dérisoire par comparaison : 6,5 et 2,5 % à l’horizon 2020 pour ce qui concerne encore les USA. Cette estimation est sensiblement identique pour la plupart des pays de l’OCDE selon une étude réalisée par la société Philips en 2013. Les LEDs mettent en jeu un semi-conducteur qui convertit directement l’électricité en photons, alors que la lampe à incandescence comme son nom l’indique utilise l’électricité pour chauffer un filament et l’éclairage fluorescent résulte d’une excitation d’un gaz par passage d’un courant à haut voltage. Cette même technologie des LEDs a permis de s’affranchir des écrans d’ordinateurs ou de télévisions encombrants et énergivores. La durée de vie des LEDs de nouvelle génération (Nichia, Samsung, MLS Electronics) est estimée à 20 ans alors que les lampes dites à basse énergie qui contiennent du mercure ont une durée de vie de au mieux cinq années.

L’abandon progressif des lampes à incandescence en Europe et au Japon, puis en Russie, en Chine et au Brésil notamment, a précipité les problèmes économiques d’Osram, Continental, General Electric ou Philips qui étaient assis sur la rente de situation des lampes à incandescence d’une durée de vie de deux ans en moyenne.

La conversion généralisée vers les LEDs va se précipiter, leur prix a baissé de 20 % en 2014 bien qu’elles soient encore dix fois plus coûteuses que les lampes à incandescence ou à halogènes. Comme il faut trois ans pour amortir ce surcoût, selon une étude de l’Institut McKinsey (voir le lien en fin de billet) il est d’ors et déjà rentable de remplacer les lampes à faible consommation en énergie par des LEDs. Les écologistes, jamais en reste dans leurs actions idéologiquement orientées vers une diminution drastique consommation de toute forme d’énergie, ont de facto obtenu l’interdiction des lampes compactes à faible consommation car elles contiennent du mercure et sont donc nocives pour l’environnement. À ce sujet il est très révélateur de constater que le Tea Party Nord-Américain s’est opposé en vain aux décisions prises par le législateur sous la pression des mouvements écologistes. Cette orientation a justement précipité la débâcle économique des activités éclairage de Philips, Siemens et General Electric.

On comprend donc parfaitement que Samsung se lance dans un investissement de l’ordre de 8 milliards de dollars pour une usine géante de production de semi-conducteurs sans mentionner explicitement qu’une grande partie de la production de cette usine sera consacrée aux LEDs. Finalement les économies d’énergie électrique réalisables en généralisant l’usage des LEDs rendent dérisoires les investissements pharaoniques dans les énergies renouvelables à grands renforts d’impôts et taxes diverses. Le mélange des genres que pratiquent les écologistes est révélateur de leur double langage car ils n’exposent qu’un aspect de leur idéologie surannée tout en dissimulant la vérité des faits qui sont en désaccord avec leurs thèses malthusiennes. Analysée globalement, cette histoire de CO2, de changement climatique et de consommation d’énergie est un faux problème. C’est peut-être la raison pour laquelle on a décerné le Prix Nobel de physique 2014 aux trois scientifiques japonais qui ont découvert les LEDs: Shuji Nakamura, Isamu Akasaki et Hiroshi Amano. Ils ont par leur invention très largement contribué au bien-être futur de l’humanité …

Source : Bloomberg

http://www.mckinsey.com/~/media/mckinsey/dotcom/client_service/automotive%20and%20assembly/lighting_the_way_perspectives_on_global_lighting_market_2012.ashx )