Et si le virus H1N1 revenait bientôt ?

H1N1_virus_particles

On se souvient qu’en 2009 la grippe porcine H1N1, qui fit 18000 morts dans le monde, une hécatombe toute relative, souleva une polémique en France quand la Ministre de la Santé, une certaine Roselyne Bachelot, commanda un plein wagon de doses de vaccin auprès de ses amis passés, puisqu’elle évolua pendant près de 8 années dans le milieu pharmaceutique, des doses qui furent finalement détruites (?) aux frais du contribuable puisque la supposée pandémie meurtrière s’évapora avant même le temps des moissons. Le conflit d’intérêt ne fut jamais évoqué lors de cet épisode qui restera tout de même gravé dans la mémoire des Français qu’on avait pris encore une fois pour des con-tribuables taillables et corvéables pour les beaux yeux et le porte-monnaie d’une politicienne dénuée de conscience, je ne dirai même pas professionnelle, mais tout simplement d’une conscience supposée en raison de sa charge de Ministre. Bref, passons pour ne pas remuer plus avant de vieux démons qui ont terni la réputation du Premier Ministre d’alors, un certain François, qui n’avait pas jugé réagir fermement. Depuis, cette haute personnalité du monde politique, passée en son temps à l’écologie, c’est tout dire, s’est reconvertie dans d’obscures émissions télévisées dites « de réalité » dont la seule utilité est d’augmenter la consommation d’antidépresseurs des téléspectateurs …

Il se trouve qu’un cousin très proche du virus H1N1 vient de faire sa réapparition, rassurez vous tout de suite, pas en France, mais en Inde. Mais où sont passés les vaccins Bachelot ? En fait les spécialistes, dont ne fit jamais partie cette Ministre, considèrent que ce nouvel H1N1 muté pourrait être encore plus virulent et contagieux que sa précédente version. En effet, deux mutations ont été identifiées sur le gène codant pour l’hémagglutinine (H) du H1N1 nouvelle mouture. Rappelons les faits remontant à 2009. Le H1N1 de l’époque concerna surtout les adolescents et les jeunes adultes, un peu comme la grippe espagnole de 1918, ce qui d’ailleurs inquiéta (outre mesure) les autorités sanitaires. Depuis 2009, le virus est considéré comme dormant mis à part quelques cas ici ou là. Mais il a eu tout le temps de muter et de copier ces mutations. Pour le moment on n’est pas trop certain que ces mutations puissent être dangereuses ni que le vaccin mis au point en 2009 soit complètement inutile. La question est donc à nouveau : où sont passées ces dizaines de millions de doses de vaccin anti H1N1 françaises ?

Il y a eu en Inde depuis la fin de l’année 2014 plus de 800 morts attribués à la grippe porcine H1N1 et dans de nombreux cas deux mutations ont été retrouvées et comparées aux quelques 4213 séquences du génome viral H1N1 répertoriées. Il se trouve, et c’est très inquiétant, qu’un certain nombre de patients décédés de cette grippe avaient déjà contracté le même virus H1N1 en 2009. Il semble donc que la souche A/India/6427/2014 présentant ces deux mutations ne soit plus reconnue par le système immunitaire de patients ayant déjà été en contact avec ce virus H1N1 ancienne version … On ne sait plus trop quoi faire pour décider de la composition 2015-2016 du prochain vaccin contre la grippe et c’est là tout le cœur du problème. En effet, pas moins de six mutations nouvelles sont apparues entre 2013 et le début de cette année 2015. Le vaccin de la Miss Bachelot, s’il n’a pas été détruit, est donc devenu inefficace puisqu’il était basé sur la souche A/California/07/2009 devenue obsolète dans les faits.

Heureusement le printemps arrive et l’épidémie de H1N1 n’est peut-être pas pour demain en Europe et en Amérique du Nord mais qu’en sera-t-il l’hiver prochain. Faudra-t-il à nouveau commander cette fois deux wagons de doses plutôt qu’un alors que la vitesse avec laquelle ce virus mute prend aussi de vitesse les laboratoires pharmaceutiques. Grave dilemme, insoluble pour le moment.

Source CellPress : DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.chom.2015.02.019

Confirmation : c’est le changement climatique !!!

Confirmation du billet précédent :

Vanuatu: le changement climatique a contribué à la puissance de Pam

Le président du Vanuatu, Baldwin Lonsdale, a estimé lundi que le changement climatique avait « contribué » à la puissance dévastatrice du cyclone Pam. L’ouragan a rasé des villages entiers de l’archipel et fait « six morts et plus de 30 blessés » à Port Vila.

L’ampleur de la catastrophe restait très difficile à évaluer, plus de 48 heures après le passage de Pam, cyclone de catégorie 5, la plus élevée, avec des rafales de vent ayant dépassé les 320 km/h.

M. Lonsdale a fait état de « six morts confirmés et plus de 30 blessés seulement » dans la capitale. Mais les autorités, qui ont décrété l’état d’urgence samedi, redoutent un bilan plus lourd.

L’ONU a pour sa part évoqué la mort non confirmée de 44 personnes dans cet archipel du Pacifique sud aux 80 îles, l’un des pays les plus pauvres au monde, où commencent à atterrir des avions militaires étrangers chargés de nourriture et de matériel de secours.

(ats / 16.03.2015 03h06) <br /><br /><br /> (ATS / 16.03.2015 03:06)^

Billet d’humeur politique : cyclone sur le Vanuatu

Durant mon séjour au Vanuatu qui remonte maintenant à 15 années en arrière, j’ai vécu trois cyclones et deux dépressions tropicales. J’en garde un souvenir toujours vivant tant la peur est irraisonnée et intense, aussi intense que les vents et les précipitations. Il y eut d’abord Susan début 1998 un beau truc de catégorie 5 qui étêta pas mal de banians et déracina des tamanus peut-être centenaires. Les pluies dévastèrent un grand nombre de ponts et ruinèrent par endroits les pistes durablement. Le mouillage de plaisance de Port-Vila fut dévasté : 85 voiliers coulèrent dans les fonds séparant l’îlot d’Erakor de la ville. Ils n’ont jamais été récupérés car la profondeur y atteint plus d’une centaine de mètres. Les bidon-villes éparpillés dans la forêt jouxtant la ville de Port-Vila furent mis au jour et on s’aperçut de la misère dans laquelle vivaient les migrants des autres îles de l’archipel traités comme des parias par les natifs du coin. Il faut dire que dans ce pays surprenant l’entente n’est pas toujours bien huilée entre tribus … Les vents de plus de 240 km/h déversèrent au sol un mélange d’eau de pluie et d’eau de mer. Le sel défolia tous les arbres plus encore que le vent ou la pluie, aussi efficace que l’agent Orange. Le patron de la banque d’Hawaï retrouva des poissons dans son bureau au cinquième étage du building sur le front de mer, la grande baie vitrée de son luxueux office avait explosé sous la pression du vent combiné à la pluie.

L’année suivante, en janvier 1999 ce fut Dany, seulement force 4 avec des vents d’un peu plus de 200 km/h mais moins de pluie. Les dégâts furent donc moins importants et enfin en janvier 2000 ce fut Paula, force 4 également mais avec des précipitations tellement abondantes, plus de 700 litres d’eau par mètre carré en 12 heures que les dégâts furent beaucoup plus importants que ceux prévus par les services météo du Pacifique Sud. Des pans entiers de routes furent rayés de la carte. Des ponts pourtant en béton et apparemment solides disparurent, emportés au loin ou dans la mer par des flots gigantesques. La piste de l’aéroport de Bauerfield fut transformée en lagune avec près de deux mètres d’eau glauque et toute l’électronique et les éclairages de la piste furent endommagés, un spectacle de désolation. Il n’y eut aucune liaison aérienne possible pendant dix jours.

Le Vanuatu, comme les Fiji ou les Salomon est un habitué des cyclones, il y en a plusieurs chaque année et presque au moins un dévastateur. Cependant la fréquence et surtout l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes a tendance à diminuer depuis une quinzaine d’années et ce phénomène ne s’observe pas seulement dans le Pacifique Sud mais également dans d’autres zones de cet océan et plus encore dans l’Atlantique Nord. Quant aux tornades tant médiatisées qui s’abattent sur le Middle-West américain la tendance est aussi à la baisse.

On est donc étonné de lire dans les colonnes « électroniques » du Figaro la déclaration tonitruante et péremptoire de François Hollande :

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( http://www.lefigaro.fr/international/2015/03/14/01003-20150314ARTFIG00098-cyclone-pam-les-premiers-secours-attendus-dimanche.php ) et d’ajouter :

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La photo (Le Figaro) est prise depuis la plage de Mélé avec en arrière plan l’îlot d’Hideaway …

On comprend donc que cet événement a donné une occasion à François Hollande pour préparer les esprits au grand Concile de l’Eglise de Scientologie Climatique qui se tiendra à Paris en décembre prochain avec Mademoiselle Royal comme grande Prêtresse. La méthode Coué alimentant la peur séculaire des catastrophes naturelles – ça remonte à la Bible – c’est payant. S’il pouvait y avoir une invasion de criquets dans le Sud-Ouest de la France ce printemps ou un tsunami sur les plages du Languedoc puisque le dérèglement climatique favorise aussi les tsunami (dixit Hollande), ce serait parfait !

Vaccins : dans le genre obscurantisme on peut difficilement faire mieux

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Le Sieur Abinanti de l’Assemblée de l’Etat de New-York a déposé le 12 janvier 2015 un « projet de loi » (comme on dit en France) pour interdire l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés dans la production de vaccins (voir le lien) :

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Le texte est sibyllin mais c’est justement cet aspect flou qui est alarmant car un tel texte, s’il est adopté, ouvre toute grande la porte à l’interdiction totale des OGMs tant dans l’industrie pharmaceutique que dans l’industrie agro-alimentaire si ce politicien veut rester droit dans ses bottes et persévérer dans ce sens. Le nombre d’applications industrielles d’organismes génétiquement modifiés est tel qu’il paraît difficile de tout interdire en bloc et d’un coup de baguette magique législative. Juste deux exemples très parlants suffiront à situer l’ampleur du vaste problème que soulève ce dénommé Thomas J. Abinanti, activiste anti-OGM bien connu dans la sphère écolo-conservatrice de la Côte Est des USA. La production d’insuline humaine est aujourd’hui entièrement réalisée avec des bactéries ou de la levure de boulangerie modifiées génétiquement afin d’exprimer l’insuline sous forme d’une seule chaine polypeptidique qui est ensuite traitée à l’aide d’enzymes (également produits par génie génétique) pour finalement obtenir de l’insuline humaine active quasiment indiscernable de l’insuline native. Sans organismes génétiquement modifiés reviendra-t-on à l’insuline de porc pour le traitement du diabète de type 1 avec tous les inconvénients que ce retour en arrière comporterait ? Un autre exemple est la synthèse des produits anticonceptionnels. Cette synthèse, pour deux étapes décisives, fait appel à des enzymes produits par génie génétique car elles sont irréalisables par voie chimique classique. Va-t-on interdire les anticonceptionnels pour cette raison ? Des myriades d’autres exemples peuvent être cités à l’appui du bien-fondé de l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés dans des domaines aussi divers que l’industrie textile ou celle des détergents mais également dans l’industrie alimentaire. Supposons que ce projet de législation soir voté lors de la prochaine session de l’Assemblée de l’Etat de New-York, l’ensemble de l’industrie des vaccins rétrogradera de cinquante ans et certains vaccins importants ne seront même plus disponibles parce qu’il n’existe pas d’autre alternative pour leur production !

Le Sieur Abinanti fait partie de ces politiciens qui parlent et veulent légiférer à propos de faits dont ils ignorent le moindre iota. Il fait partie de cette engeance de démagogues versant dans le populisme pour satisfaire un électorat béat qui les réélira car il s’agit à l’évidence de travailler très précisément sur la peur catalysée par l’ignorance et le politicien est là pour rassurer la populace. C’est pour cette raison qu’Abinanti, qui n’en est pas à son premier coup d’éclat en la matière, a déposé plusieurs projets de loi pour obtenir toutes les informations relatives à l’usage de microorganismes génétiquement modifiés utilisés dans la production de vaccins. Comme si les firmes pharmaceutiques allaient dévoiler leurs petits secrets de fabrication, les brevets industriels ne décrivent en effet jamais totalement un procédé de fabrication, loin s’en faut ! C’est exactement sur ce point que ces politiciens bornés appuient leur argumentation : puisque c’est secret c’est donc dangereux ! C’est à l’évidence sur cette fibre que jouent les opposants au nucléaire civil. Le nucléaire a longtemps été top secret puisque ce sont les militaires qui se sont les premiers accaparés cette technologie pour développer des armements. Le nucléaire civil est resté entaché du secret militaire initial, donc de dangerosité et les politiciens démagogues et populistes, poussés par des organisations toutes aussi ignorantes et infiltrées à tous les niveaux du pouvoir, profitent de ce « marché de la peur » pour entraver tout projet d’expansion du nucléaire civil et de favoriser les moulins à vent.

À propos de l’initiative d’Abinanti le Docteur Paul Offit, chef de la division des maladies infectieuses de l’Hôpital pour enfants de Philadelphie est clair : « les modifications génétiques sont au cœur de la technologie moderne de production des vaccins ». Un certain nombre de vaccins anti-viraux utilisent encore des virus tués ou dont la virulence a été atténuée mais les conditions de production des virus compliquent singulièrement la tâche pour l’obtention d’un vaccin « propre » présentant le minimum d’effets secondaires indésirables. C’est la raison pour laquelle les industriels ont développé des bactéries ou des levures génétiquement modifiées voire des cellules d’origine humaine (voir le vaccin de Jonas Salk pour la polio) pour s’affranchir de ces problèmes parfois insurmontables de production à grande échelle de protéines virales ou de virus atténués. Abinanti, décidément pas à court d’arguments, définit les OGMs dans un sens très large : « ce sont des organismes qui ont été « altérés » au niveau moléculaire ou cellulaire par des moyens non accessibles dans des conditions naturelles, incluant les techniques d’ADN ou d’ARN recombinants, la fusion cellulaire, la microencapsulation, la macroencapsulation, la délétion ou le doublement de gènes, l’introduction de gènes étrangers et des procédés modifiant la position des gènes … » sic ! Les technologies qui seraient interdites par ce projet de loi sont exactement celles qui permettent aux biologistes de produire des vaccins efficaces, propres et sûrs. Il y a une cinquantaine d’années on arrivait à modifier un virus au niveau de son pouvoir infectieux en le cultivant dans des œufs, des embryons ou des organes d’animaux jusqu’à obtenir à la suite d’essais et d’échecs hasardeux, longs et coûteux, une forme de virus atténué protégeant les gens avec un minimum de risques. Les techniques modernes de la biologie moléculaire ont permis de s’affranchir de l’aspect sale et difficilement contrôlable de cette technologie qui paraît aujourd’hui artisanale de production des vaccins. L’autre immense avantage des techniques modernes de biologie moléculaire est le temps de réponse très rapide devant l’apparition d’un nouveau virus. Sans ces techniques on n’aurait jamais pu obtenir en quelques mois un vaccin contre le virus Ebola ni contre le rotavirus il y a quelques années qui tue encore des milliers d’enfants dans le monde chaque jour. Ce dernier virus responsable de la gastroentérite est maintenant contrôlable à l’aide d’un vaccin qui a été mis au point par la juxtaposition de plusieurs gènes du virus conduisant à la production d’un super-antigène constituant un vaccin très efficace plutôt que d’utiliser le virus « atténué » et à des prix infiniment plus abordables en particulier pour les pays dits « pauvres » …

Voilà dans quel genre de régression dangereuse les politiciens peuvent précipiter toute un population manipulée par des idéologues criminels !

Source : Forbes, illustration rotavirus, lien : http://assembly.state.ny.us/leg/?default_fld=&bn=A01706&term=2015&Summary=Y&Actions=Y&Votes=Y&Text=Y

Alcool et sexe : tout un programme !

 

Regarder le visage d’une personne du sexe opposé n’est pas anodin. Nous sommes des primates mais durant l’évolution qui nous a différenciés de nos cousins les singes, nous avons perdu une série de mécanismes sensoriels qui pourtant sont toujours présents tant chez d’autres primates que chez beaucoup de mammifères. Dans un billet de ce blog, j’avais relaté la fonction de l’organe voméronasal utile pour détecter l’état de santé d’un(e) partenaire sexuel potentiel ( https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/01/16/on-ne-sent-plus-rien-levolution-nous-a-joue-un-mauvais-tour/ ). La vue joue également un rôle essentiel dans la reconnaissance d’un partenaire, pas seulement au niveau esthétique général mais pour détecter d’ « autres qualités » de ce partenaire. Les lois de la nature nous orientent ainsi subtilement vers le meilleur choix possible pour assurer une meilleure descendance possible biologiquement et génétiquement parlant. Mais nous sommes loin de nous douter que porter notre regard sur le visage d’un (ou d’une) partenaire sexuel éventuel constitue un comportement entièrement instinctif qui échappe à notre contrôle.

Les psychologues spécialistes de l’évolution ont suggéré que l’attractivité physique servait de signal facilitant l’identification d’un partenaire en bonne santé présentant des qualités génotypiques et phénotypiques favorables à la reproduction. Par exemple un visage bien symétrique serait un signe de bonne santé, de résistance aux assauts de germes pathogènes ou de parasites ou encore au stress, je n’invente rien : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17972486?access_num=17972486&link_type=MED&dopt=Abstract . Toutes sortes d’études ont été réalisées pour lier l’attractivité que représente le visage à des signaux autres que la seule attirance sexuelle. Cependant dans toutes ces études, outre les caractéristiques géométriques du visage, la texture et la couleur de la peau revêtent une importance capitale mais encore fallait-il explorer quels signaux sont envoyés dans notre subconscient par la « qualité » de la peau du visage.

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La peau représente une mine d’or inépuisable pour les cosméticiens et ils ont parfaitement raison d’exploiter cette mine sans s’encombrer de garde-fous éthiques. Une vasodilatation périphérique visible sur le visage de par sa couleur signifie chez l’homme qu’il produit beaucoup de testostérone et ce signal coloré de la peau signifie que cet homme est un géniteur potentiel satisfaisant. Chez la femme, le même signal indique un taux normal voire élevé de synthèse d’hormones sexuelles. Mais la couleur de la peau signifie aussi une bonne ventilation pulmonaire et donc un tonus physique susceptible de correspondre à une énergie sexuelle favorable lors de la quête d’un partenaire.

L’équipe du Docteur Ian Stephen de l’Université St Andrews en Ecosse a clairement montré que la couleur du visage était corrélée dans notre subconscient à l’état de santé général et donc aux performances sexuelles.

En jouant avec Photoshop, tout simplement, la perception de la couleur de la peau révélait une attirance ou au contraire un rejet allant bien plus loin que la simple attractivité physique en établissant une sélection physiologique du (de la) partenaire éventuel(le) : ( DOI: 10.1371/journal.pone.0005083 ) sans qu’on en soit réellement conscient !

Venons-en à la consommation (avec modération) d’alcool et à l’incidence sur la perception de l’attractivité du visage. Il est bien connu que l’alcool est un vasodilatateur périphérique et cet effet se fait directement sentir sur le visage : le nez rougeoyant ou les pommettes roses, tout un chacun n’a pas besoin de description plus détaillée mais ce que l’on ignore est la différence de perception du visage à la suite de cette peinture haute en couleurs, une sorte de Photoshop dans la réalité. À cet effet visuel de l’alcool se superposent des changements d’humeur, le plus souvent dans le bon sens, et une tendance marquée au développement de désirs sexuels y compris dans des situations risquées et avec parfois des personnes inconnues.

Le Docteur Jana Van Den Abbeele et son équipe de l’Université de Bristol (UK) ont donc imaginé un protocole pour suivre l’effet de la consommation d’alcool sur les relations entre personnes de sexes opposés. Les participants ont été recrutés à l’Université de Bristol étant entendu qu’ils consommaient régulièrement mais avec modération, hommes ou femmes, un peu d’alcool, jusqu’à 0,8 g/kg soit environ 50 ml d’alcool, une quantité correspondant à un verre de whisky tassé ou trois verres de vin titrant 14 degrés. Après avoir bu une demi-dose d’alcool on demandait aux participants de regarder une centaine de photos de visages des participants volontaires, hommes et femmes, prises dans des conditions standard. Trois photos de chacun ou chacune furent prises, à jeun d’alcool, après avoir bu la première dose ou enfin après avoir bu l’équivalent de 0,8 g/kg d’alcool pour les hommes et 0,6 g/kg pour les femmes. Leur âge s’échelonnait entre 18 et 30 ans et ils étaient en bonne santé sans être consommateurs de drogues. Les participants ignoraient l’objet final de l’étude consistant à leur montrer des portraits et à leur demander de les classer sur une échelle de 1 à 4 selon ce qu’ils ressentaient. L’étude consistait donc à montrer aux femmes les visages d’hommes et vice-versa. Les 40 participants hétérosexuels, 20 femmes et 20 hommes, ont systématiquement montré une nette préférence pour les visages correspondants à ceux qui avaient bu un demi verre d’alcool (0,4 g/kg) et une préférence pour les photos des participants sobres plutôt que pour ceux qui avaient bu un plein verre d’alcool (0,8 g/kg). Les photos furent toutes analysées selon un indice colorimétrique standard.

Ce qui est apparu à l’issue de cette étude fut qu’une consommation exagérée d’alcool, environ une demi bouteille de vin pour une personne de 70 kg, modifiait la coloration du visage de telle manière qu’un simple regard suggérait une attitude sexuelle risquée mais de manière complexe car la consommation d’alcool libère aussi les individus en les rendant plus ouverts à l’établissement d’une relation y compris risquée. Le consommateur d’alcool paraît plus attractif mais il est aussi plus attiré par les autres, un comportement à double sens qui favorise les échanges et le rapprochement entre personnes de sexe opposé à la recherche d’une relation plus approfondie. Cette observation peut également expliquer que la consommation d’alcool est recherchée également dans le but de niveler les obstacles éducationnels dans des contextes sociaux favorables. L’alcool mime donc sur le visage ce qui est considéré comme un signe de bonne santé, de robustesse et d’aptitude à la transmission de gènes donc à un éventuel rapprochement d’ordre sexuel y compris ouvrant une porte vers l’inconnu ou en d’autres termes vers une aventure sexuelle. Mais l’abus d’alcool modifie imperceptiblement la couleur du visage rendant alors ce rapprochement incertain sinon risqué. Il serait intéressant de tester la validité de ces résultats dans un contexte réel, dans la vie de tous les jours, mais l’analyse des comportements et des choix serait infiniment plus difficile à analyser qu’une simple évaluation de photos auxquelles on attribue un score.

L’alcool modifie donc l’impression de soi-même qu’on offre à autrui tout en libérant l’individu des contraintes éducationnelles le rendant plus ouvert à la formalisation d’une relation à caractère sexuel sous-jacent. On peut donc résumer cette étude plutôt inattendue en une phrase : L’alcool peut rendre amoureux mais seulement jusqu’à un certain point …

Source : Alcohol and Alcoholism ( http://dx.doi.org/10.1093/alcalc/agv010 ) en accès libre

Gluten, lactose, oligosaccharides ? Une nouvelle grosse arnaque !

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Depuis qu’on a « cartographié » le microbiome intestinal, la nouvelle mode des diététiciens est de faire en sorte que nous prenions soin de nos gentilles petites bactéries et toutes les extravagances sont autorisées. Le filon est en effet juteux pour ne pas dire appétissant car il y a des profits à portée de main. Tout a débuté avec la controverse sur l’intolérance au gluten à la suite d’essais en aveugle réalisés à l’Université Monash en Australie (voir le lien sur ce blog) qui montrèrent, mais il ne fallait pas trop en parler, qu’après tout la maladie coeliaque n’était pas vraiment liée au gluten ni à une intolérance à cette protéine particulière mais plutôt à un dérèglement de la flore bactérienne intestinale. Il est vrai qu’à force de s’assommer d’antibiotiques pour un pet coincé on finit par détériorer la qualité de cette flore sans laquelle on ne pourrait pas vivre. Naturellement il va sans dire que cette histoire de pseudo-intolérance au gluten a rapporté des milliards de dollars aux petits malins qui se sont engouffré dans ce créneau. J’ai acheté il y a quelques jours du café moulu de la marque Mellita (je ne fais pas de publicité et il n’y a aucun conflit d’intérêt dans ce blog) en provenance du Brésil certifié ne contenant pas de gluten !!! J’ai ainsi découvert que le café, par voie de conséquence, contenait du gluten ou pouvait éventuellement en contenir. Cet exemple illustre à quel point des centaines de millions de personnes sont systématiquement considérées comme des imbéciles qu’on peut rançonner sans état d’âme en leur vendant toutes sortes de denrées alimentaires à des prix astronomiques sous prétexte qu’elles ne contiennent pas de gluten, ou pas de lactose ou encore pas de pesticides mais c’est une autre histoire …

Bref, revenons au microbiome intestinal. La Nouvelle Eglise de Scientologie Digestive préconise de se pencher très sérieusement sur les FODMAPs, j’ignore s’il existe un acronyme équivalent en français mais pas de souci j’ai inventé celui-ci : PDMOF, ça sonne bien et ça veut dire Polysaccharides, Disaccharides, Monosaccharides et Oligosaccharides Fermentescibles. Sans être allé au delà du certificat d’études tout le monde a compris qu’il s’agit de sucres en folie sous toutes leurs formes, depuis le glucose du miel jusqu’au xylitol, l’agent sucrant des chewing-gums zéro calories ou encore additif des pâtes dentifrices qui donnent un léger goût de sucré sans être du vrai sucre mais prévient aussi le séchage du dentifrice à la sortie du tube. Les nouveaux gourous de la diététique, forts des avancées récentes de la biologie moléculaire qui a identifié près de 2000 bactéries différentes dans l’intestin, préconisent de prêter une attention toute particulière aux PDMOFs parce que, pour eux, c’est là que se situe tout le problème des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Ces PDMOFs modifient la flore intestinale et il est donc nécessaire, selon les nouveaux charlatans qui sévissent dans ce domaine de la nutrition préventive (voir le lien), de modifier son régime alimentaire afin de réduire l’apport quotidien en PDMOFs et surtout d’éviter le gluten … comme si le gluten était aussi un PDMOF ! Il est vrai que glu fait penser à glucose alors qu’à cela ne tienne c’est aussi un PDMOF. Dans la liste exhaustive des PDMOFs (voir le lien cdhf.ca …) on trouve parmi les produits lactés la margarine, c’est nouveau, ça vient de sortir du cerveau des diététiciens dûment enregistrés, et je découvre comme vous que la margarine est fabriquée à partir de lait ou encore que le rhum contient du sucre et pas n’importe lequel, un PDMOF, mais c’est bien sûr ! Très bizarre parce que dans les PDMOFs préconisés pour améliorer le syndrome inflammatoire intestinal le sucre de table est autorisé. On peu continuer dans ce délire et aller de surprise en surprise pour prouver tout simplement que les diététiciens, ces membres de la toute nouvelle Eglise de Scientologie Digestive ne savent tout simplement pas de quoi ils parlent. Ils se soucient surtout de leur porte-monnaie.

Dans un article paru dans Gastroenterology dont le titre est non ambigu puisqu’il nie toute relation entre le gluten, les sucres à chaine courte (oligosaccharides) et le syndrome intestinal inflammatoire, il était question d’un échantillon de 37 personnes, pas suffisamment pour prouver que la relation entre ces paramètres, gluten et PDMOFs, et ce syndrome ne pouvait être établie de manière incontestable, un détail qui n’a pas échappé aux diététiciens ! L’anecdote du necator (voir le lien sur ce blog) tendrait à prouver que l’inflammation de l’épithélium intestinal est bien un des éléments, certes, de ce syndrome mais il n’en a pas fallu plus que cet article pour déchainer les passions sur les PDMOFs. Le souci dans cette histoire c’est aussi la présence de fructanes dans la farine de céréales panifiables contenant du gluten. Or ces fructanes sont des candidats montrés du doigt pour initier le syndrome inflammatoire intestinal. On est donc en droit de supposer que si l’ingestion modérée de PDMOFs est réellement bénéfique pour diminuer le syndrome inflammatoire intestinal, dans le doute on peut se poser la question de savoir qui du gluten ou de ces sucres est vraiment en cause.

Il faut plutôt se pencher sur la flore intestinale et l’intégrité de son harmonie. Les polysaccharides et les fibres (encore une autre lubie des diététiciens, mangez du carton c’est bon pour la santé !) ne sont digérés que dans le gros intestin car la flore intestinale y est légèrement différente de celle de l’intestin grêle. Cette digestion tardive provoque des flatulences et des douleurs parfois attribuées au syndrome inflammatoire y compris l’intolérance au lactose pouvant également être imputée à l’absence de bactéries exprimant la beta-galactosidase.

Pour en finir avec cette controverse qui n’en est pas une sinon pour le plus grand bien des finances de charlatans auto-promus diététiciens il existe des tests mis au point à la Johns Hopkins University pour détecter dans l’haleine (pas nécessairement fétide) l’intolérance au lactose, la présence d’helicobacter, l’intolérance au fructose et enfin le syndrome de la sur-croissance bactérienne dans l’intestin grêle (voir le lien) et plutôt que de s’imposer des régimes délirants il est préférable de savoir dans un premier temps si on est vraiment malade ou si ce n’est que de l’imagination. Difficile d’évaluer combien coûte une « cartographie » de la flore intestinale (quelques milliers de dollars) mais ce diagnostic pourrait très bientôt être proposé parallèlement à une inoculation par voie orale de bactéries permettant de reconstituer cette flore intestinale avec laquelle il veut mieux, à l’évidence, vivre en bonne harmonie. Peut-être que Molière se serait délecté en écrivant une pièce du genre : « Le Malade aux Bactéries Imaginaires » …

Sources :

http://cdhf.ca/bank/document_en/32-fodmaps.pdf

http://blog.katescarlata.com/fodmaps-basics/fodmaps-checklist/

http://www.gastrojournal.org/article/S0016-5085%2813%2900702-6/abstract?cc=y?cc=y ( DOI: http://dx.doi.org/10.1053/j.gastro.2013.04.051 )

http://www.hopkinsmedicine.org/gastroenterology_hepatology/clinical_services/specialty_services/breath_testing.html

Et sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/10/03/on-a-parfois-besoin-dun-plus-petit-que-soi-par-exemple-de-necator-il-fallait-y-penser/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/13/ou-le-gluten-fait-reparler-de-lui/

La NOAA nous prend pour des vessies (ou des lanternes) …

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Cette histoire de réchauffement climatique me fait chaud au cœur. Il suffit d’aller sur le site de la NOAA pour se régaler. Allez-y ! C’est un plaisir ( http://www.ncdc.noaa.gov/cag/time-series/global ) et tout le monde y trouvera satisfaction. Vous pouvez établir un graphique de l’évolution des températures depuis votre date de naissance ! J’ai pris au hasard l’évolution durant le XXe siècle des températures moyennes en juillet exprimées en anomalie par rapport à la température moyenne entre 1901 et 2000 :

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On y trouve tous les ingrédients pour la fameuse évolution en crosse de hockey (sur glace) des températures tant redoutée par les climatologues autoproclamés … Ce qui manque cruellement ici est la fiabilité des mesures utilisées pour aboutir à une telle image aussi parlante et alarmante que possible. Une station météo en 1910 se trouvait en pleine campagne et en 1970, ou un peu avant ou un peu après, cette même station se retrouvait peut-être au bord d’une autoroute ou au milieu d’un lotissement, qui sait ? Il est donc impossible d’accorder le moindre crédit à cette représentation de l’évolution des températures « moyennes » de chaque mois de juillet (exemple de l’illustration) par rapport à la température moyenne du XXe siècle. Ça ne veut tout simplement rien dire de concret, tout au plus une moyenne moyennée par un moyenne, ça devient compliqué. En effet la température moyenne du XXe siècle, telle qu’observée par les stations météo supposées avoir fonctionné dans les mêmes conditions durant tout le siècle devrait s’exprimer en « x » degrés +/- 0,375 degré, une marge d’erreur égale à la moitié du « trend » calculé pour le XXe siècle qui est de 0,75 degrés (échelle de gauche en degrés centigrades). La NOAA se garde bien de dire quel est ce « x », elle se garde bien aussi de lister les stations météo qui ont été utilisées dans cette étude, c’est top secret (j’ai longtemps cherché sur le site de la NOAA sans succès) et c’est carrément louche … Il en résulterait en toute honnêteté que chaque anomalie – ici dans l’illustration pour le mois de juillet – serait entachée de la même erreur puisque la moyenne utilisée dans cette représentation se situe dans une marge de + ou – 0,375 degrés. N’importe quel statisticien un tant soit peu honnête ne pourra pas nier qu’il y a là une manipulation des données dont la fiabilité peut être mise en doute selon la remarque faite plus haut mais aussi par la représentation graphique trompeuse qui en est déduite. De plus une « inflation » des températures moyennes de 0,75 degrés en un siècle, c’est énorme : 0,0075 degré par an. Je me demande bien si en 1910 il existait déjà des thermomètres à affichage numérique comportant au moins 4 décimales ou s’il fallait mesurer la hauteur du mercure avec un microscope à fort grossissement … Je n’ai pas entendu dire qu’on utilisait y compris de nos jours des thermomètres ultrasensibles au millième de degré dans les stations météo …

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Si les météorologues (ou climatologues) de la NOAA en sont arrivés à ce degré de désinformation et de trucage évident de données disparates judicieusement choisies pour être politiquement correctes, il y a un gros problème …

Source : NOAA, illustrations datant du 8 mars 2015 en Virginie