Les climatologues s’illustrent encore dans la précision au millionième près …

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Je tiens depuis plus de trois ans un blog à tendance scientifique. Ce blog est gratuit. Je n’ai jamais sollicité mes lecteurs, environ un millier chaque jour, pour une quelconque aide financière comme se le permettent bon nombre de blogueurs de par le monde. Compte tenu de cette indépendance financière je suis également libre, entièrement libre, de faire part de mes opinions même si ces dernière sont dérangeantes. La grande majorité de mes billets fait référence à une ou plusieurs sources d’information, aussi souvent que possible des articles scientifiques parus dans des revues à comité de lecture. Cependant, il ne faut pas se leurrer quant à l’honnêteté de ces comité de lecture parfois orientés idéologiquement. C’est le cas de la revue hebdomadaire scientifique Nature dont je dénonce régulièrement le parti-pris en particulier dans le domaine «climatique ». C’est d’ailleurs indigne d’un périodique d’une telle renommée internationale que de se positionner en faisant l’apologie de la science climatique prospective telle qu’on l’observe aujourd’hui.

Pour se faire une opinion aussi impartiale et objective que possible, il est nécessaire de pouvoir procéder à des recoupements. En politique ou en économie, il suffit le plus souvent d’aller musarder sur des sites alternatifs d’information mais dans les domaines scientifiques, il y a de nombreux obstacles à franchir. La plupart des revues scientifiques sont payantes et ma petite retraite ne me permet pas d’investir plusieurs centaines de dollars par mois pour lire quelques articles parfois loin d’être convaincants mais susceptibles de fournir un bon sujet pour mon blog. Je ne suis abonné à aucun quotidien main-stream en ligne, je me passe donc des articles « réservés aux abonnés » et je consulte régulièrement des sites fournissant gratuitement des dépêches d’agences de presse. Voilà à peu près comment j’arrive à réussir à rédiger un billet aussi honnêtement que possible au prix parfois de plusieurs heures de travail si tant est que je puisse considérer ce passe-temps comme un travail puisqu’il ne mérite justement pas de salaire.

J’en viens donc au sujet du jour et il s’agit encore de climat et … du journal scientifique Nature ! Vous apprécierez par vous-même à quel degré l’imposture est savamment poussée !

L’irradiance solaire est par définition le flux total d’énergie qui atteint la Terre, toutes longueurs d’onde confondues. Cette grandeur physique, variant de 1361 à 1362 W/mètre carré au cours d’un cycle d’activité solaire, ne se répartit pas de la même manière, qu’on soit à l’équateur ou aux pôles. C’est facile à comprendre : quand le Soleil descend à l’horizon, en fin d’après-midi par exemple, il « chauffe » moins qu’à midi. Bref, en moyenne le Soleil chauffe la Terre et l’éclaire d’une manière presque constante, « presque » parce qu’il arrive que de fortes éruptions de matière solaire augmentent cette irradiance ou que le nombre de taches augmente et conduise au même résultat. Les observations au sol et les données satellitaires ne sont pas tout à fait au diapason mais en gros à quelques fractions de % près tout le monde est d’accord sur cette valeur de la constante solaire de 1361,5 W/mètre carré.

Depuis l’avènement de la théorie de l’effet de serre qui agite beaucoup les esprits, en particulier les 97 % de scientifiques climatologues concernés naturellement par le climat, ça fait beaucoup mais on se demande comment ils pourraient nier une théorie qu’ils ont eux-mêmes échafaudé, et l’avènement de la participation du CO2 dans cet effet de serre, toute théorique qu’elle fut il y a encore peu de jours, a mobilisé l’ensemble de la planète pour éviter une catastrophe climatique majeure. Pour la première fois, on vient de prouver que le CO2 y était pour quelque chose. Enfin voilà des éléments hautement scientifiques tangibles qu’il faut croire les yeux fermés puisqu’on le dit et que les travaux ont été publiés par la revue scientifique Nature qui comme chacun sait est d’une probité intellectuelle à toute épreuve. Le résumé de l’article ( doi:10.1038/nature14240 ) est en fin de billet (capture d’écran) et je ne me suis pas fatigué à le traduire en français parce que je trouve que cet exercice aurait été du temps perdu. On peut y lire qu’avec des moyens mirifiques, deux stations, l’une en Alaska et l’autre dans l’Oklahoma, ont détecté un « forcing » radiatif dû au CO2 de 0,2 W/mètre carré en dix ans. Je demande à un élève de CM2 de calculer ce que ça représente comme augmentation par rapport à la constante solaire (1361,5 W/m2) et par an : 0,0014 % (14 millionième) pour 22 ppm de CO2 atmosphérique en plus sur la même période. Refaites le calcul ! C’est énorme, gigantesque, surprenant pour ne pas dire angoissant … Ce résumé – je n’ai tout de même pas voulu claquer 30 dollars pour acheter cet article ni déranger mes fidèles correspondants qui me communiquent souvent des articles de Nature, PNAS ou Science, pour en savoir ce qu’il en est vraiment – ce résumé indique donc clairement que cette gigantesque augmentation représente pas moins de 10 % de la tendance à la dissipation des radiations de longue longueur d’onde parvenant jusqu’à la surface de la Terre, comprenez les infra-rouges et comprenez aussi que de passer de 0,0014 % de la constante solaire à 10 % des radiations infra-rouges requiert un sérieux artifice mathématique que des ordinateurs se sont empressé de réaliser avec brio. On se demande ici si ces ordinateurs ne calculent pas à l’insu des scientifiques.

On ne peut que faire le constat alarmant que l’IPCC trouve n’importe quel moyen pour maintenir sa pression idéologique en acceptant le financement de travaux invraisemblables car décidément cette histoire de réchauffement n’est ni claire ni convaincante et le devient de moins en moins. Ce qui est tout de même rassurant c’est que ce résultat fulgurant de clarté, selon les auteurs de cet immense travail, « confirme les prédictions théoriques de l’effet de serre atmosphérique dû aux émissions anthropogéniques et met en évidence empiriquement que les niveaux de CO2 qui augmentent, modérés par les variations temporelles dues à la photosynthèse et la respiration, affectent la balance énergétique en surface ». Comprenne qui pourra mais c’est sûr que 0,0014 % de la constante solaire va affecter la fameuse balance énergétique de la surface de la Terre. Comme le disait Christine Lagarde au sommet de Davos en 2013 on va tous griller comme des toasts mais à ce rythme-là ce sera dans quelques millions d’années …

CQFD à mon propos liminaire …

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Source et illustration : Berkeley Lab, résumé capture d’écran de Nature (voir le DOI).

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