« The Nixon Shock » et ses conséquences

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Quand Richard Nixon prit les commandes des USA à la Maison-Blanche le 20 janvier 1969, l’économiste en chef de l’époque Arthur Burns remarqua que Nixon semblait très fier de lui-même mais selon ses termes « je me serais senti mieux s’il (Nixon) avait baissé la tête et tremblé un peu ». Nixon héritait d’une économie américaine en surchauffe et l’inflation était déjà un souci. Burns, à 64 ans, allait rejoindre l’administration américaine comme unique conseiller en économie. En 1960, alors vice-président, Nixon visait déjà la Maison-Blanche et Burns l’avait incidemment averti que si la Réserve Fédérale augmentait les taux d’intérêt, son avenir vers la Maison-Blanche serait compromis. Il avait présenté les choses ainsi. La FED resserra les crédit, l’économie entra en récession et Nixon fut battu par Kennedy. Depuis lors Nixon n’oublia jamais la puissance de la FED et se souvint aussi de Burns comme un économiste politiquement avisé.

Burns fut appointé à la direction de la FED dès l’élection de Nixon en 1969 en lui disant à peu près ceci : « voyez tout ça, surtout pas de récession ». En décembre 1969 l’inflation atteignit 6 %, son plus haut niveau depuis la guerre de Corée et cette inflation avait des conséquences internationales fâcheuses car dans le système de Bretton Woods en vigueur depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les USA s’étaient engagé à respecter la convertibilité des dollars détenus par les pays étrangers en or au taux fixe de 35 dollars pour une once d’or. Les autres monnaies étaient attachées au dollar et le dollar attaché à l’or, ce qui était LE facteur ayant permis d’établir la suprématie du dollar dans le monde (qui est toujours la monnaie d’échange aujourd’hui).

Durant les premières années qui suivirent la fin de la guerre, le système de Bretton Woods, la petite ville du New-Hampshire où les délégués des 44 nations alliées se réunirent en 1944, marcha à peu près correctement. Le Japon et l’Europe étaient en pleine reconstruction et tous ces pays étaient avides de dollars pour acheter des voitures américaines, de l’acier américain et des machines américaines ! Si tous ces pays accumulaient des réserves en dollars ils étaient également satisfaits de disposer de dollars qui leur rapportaient quelques intérêts plutôt que de posséder de l’or, un métal inerte (qui ne rapportait rien puisque sa parité avec le dollar était fixe). Et enfin, puisque les Américains disposaient des plus grandes réserves (officielles) d’or du monde – 574 millions d’onces à la fin de la guerre – le système de Bretton Woods semblait pourvoir perdurer en toute sécurité.

Mais entre 1950 et 1969, alors que le Japon et les pays européens dont l’Allemagne reconstruisaient leurs économies, la part de l’économie américaine dans le monde chuta de 35 à 27 %. Les autres économies avaient de moins en moins besoin de dollars et de plus en plus besoin de yens, de deutsche marks et de francs. Dans le même temps, la guerre du Vietnam et les programmes domestiques américains inondèrent le monde de dollars. Et ce qui devait arriver arriva, les alliés des USA (au sein du système de Bretton Woods) commencèrent à présenter des dollars contre de l’or métal. Paul Volcker était alors chargé de suivre l’or et les échanges internationaux et depuis quelques temps il était vraiment soucieux de la tournure que prenait soudainement le marché de l’or. Si le cours officiel de l’or était de 35 dollars l’once, il existait un autre marché de l’or à Londres fournissant les joailliers et les dentistes. En 1960, alors que Volcker travaillait à la Chase Manhattan, quelqu’un entra précipitamment dans son bureau pour lui communiquer que le cours de l’or à Londres avait atteint 40 dollars. Même si le prix de l’or finit par reculer, c’était un avertissement clair d’un risque majeur d’inflation.

Quand Nixon arriva à la Maison-Blanche, Volcker avertit le Secrétaire au Trésor David Kennedy qu’ils avaient deux ans pour sauver le dollar. Le déficit de la balance des paiements américaine avait atteint en 1969 sept milliards de dollars, un rien aujourd’hui mais un montant astronomique à l’époque. Cela voulait dire que de plus en plus de dollars s’accumulaient en Europe et au Japon. Volcker pressa les Européens de réévaluer leurs monnaies car si par exemple les Américains voulaient acheter du vin français moins de dollars s’accumuleraient en France. L’Allemagne réévalua modestement le deutsche mark mais les autres pays refusèrent. Les Européens comme le Japon étaient pris au piège : d’un côté ils ne supportaient pas de détenir des dollars (dont ils voulaient se débarrasser contre de l’or) et d’un autre côté il ne voulaient pas non plus tirer un trait sur la dépendance de leurs économies à leurs exportations vers l’Amérique. Nixon avait une patience minimale des choses de la finance internationale. Quand un de ses conseillers l’informa que l’Italie traversait une grave crise monétaire, il répondit « j’en ai rien à foutre de la lire italienne » (sic). Il était préoccupé par l’économie de son pays et en particulier par le problème politiquement sensible du chômage car en dépit des instructions précises données à Burns, l’économie américaine était, en 1970, en récession et avait un chômage qui avait atteint 6 %, le taux le plus élevé depuis dix ans.

Nixon était furieux que Burns n’aie rien pu faire. Il demanda au secrétaire d’Etat au travail George Shultz son avis. Il lui fut répondu que Burns avait limité l’expansion de la masse monétaire à moins de 4 %. Shultz était un ami proche de Milton Friedman, l’architecte de l’école d’économie de Chicago. Selon Friedman le seul outil dont disposait la FED était la monnaie. Il considérait la monnaie en termes d’offre et de demande. Si la FED imprimait des dollars, ceux-ci perdraient de leur valeur, les biens deviendraient plus coûteux et l’inflation apparaîtrait par voie de conséquence. Il savait également que pas assez de monnaie disponible avait aggravé la Grande Dépression de 1929. Burns était proche de Friedman qui avait été son élève à la Rutgers University mais il ne partageait pas pour autant les vues de Friedman et de Shultz qui considéraient que la monnaie était le seul remède possible. Il considérait que d’autres facteurs étaient à considérer comme par exemple le pouvoir croissant des syndicats de travailleurs. La récession de 1970 ne mit pas un terme à l’inflation et Burns écrivit alors « Ce que les gars à la Maison-Blanche ne voient pas c’est que le pays est en face d’un problème entièrement nouveau, une inflation importante en plein milieu d’une récession, les règles de l’économie ne fonctionnent plus comme elles le devraient ». Les prix augmentaient alors que l’économie était au point mort. En dépit de cette inflation galopante, Nixon pressa Burns d’assouplir la politique monétaire. L’indépendance de la FED fut carrément violée sous la pression constante et inimaginable de Richard Nixon. Le climat était devenu très tendu.

En 1971, l’économie américaine vit une timide embellie et Burns accepta une augmentation de la masse monétaire à 8 % le premier trimestre, puis 10 % les trimestres suivants. C’était sauvagement expansionniste. Burns fit peut-être de grossières erreurs d’appréciation mais l’évaluation de la masse monétaire est un exercice particulièrement difficile. Toujours est-il que Nixon persécuta littéralement Burns afin d’obtenir de lui des assouplissement substantiels de la politique monétaire de la FED. Toujours est-il aussi qu’à la fin de l’année 1970 Burns, lors d’une conférence de presse, suggéra l’instauration d’une mécanisme de contrôle des salaires et des prix afin de contenir l’inflation. Friedman considéra cette décision comme une trahison et se brouilla à jamais avec Burns. Au début de l’année 1971 les syndicats du cuivre, de l’acier et du téléphone négocièrent 30 % d’augmentation salariale sur trois ans avec de surcroit des ajustements liés à l’inflation. Ça peut paraître curieux aujourd’hui que le Gouverneur de la FED n’ait pas augmenté les taux avec une inflation à deux chiffres, mais à cette époque la vision moderne du pouvoir d’une banque centrale de contrôler l’inflation n’était pas dans les esprits. L’équilibre budgétaire était considéré comme plus important. Peu d’Américains étaient capables d’associer inflation et chômage. En d’autres termes une fois que l’inflation a démarré aucun gouvernement ne peut accepter une sévère récession et le chômage nécessaire pour mettre un terme à cette inflation. La FED n’avait donc pas de pouvoir.

Friedman insistait sur la nécessité de maîtriser l’inflation qui (basiquement) correspond à la création de monnaie papier car sur le long terme il n’y aurait pas de création d’emplois. Cette prise de position de Friedman devint par la suite une véritable loi économique. Pourtant, à cette époque beaucoup d’économistes considéraient qu’augmenter la masse monétaire pouvait relancer la croissance. Burns supplia presque Nixon de décider de mesures contraignantes pour l’industrie en mettant en place une sorte de comité de sages qui dicteraient une ligne de conduite mais le Président avait politiquement peur que l’électorat considère ces décisions comme des contraintes imposées par la Maison-Blanche. Nixon était plutôt favorable à un équilibre budgétaire malgré les précisions répétés de son proche conseiller Herbert Stein, persuadé qu’il n’y aurait aucun résultat tangible. Ce dernier était persuadé que Nixon ferait tout pour être réélu.

L’inflation américaine s’exporta à l’Europe et au Japon et aux pays dont la monnaie était liée au dollar en vertu du système de Bretton Woods et les pays européens et le Japon se mirent à acheter massivement des dollars. Et pendant ce temps-là arriva ce qui devait arriver, les stocks d’or américains diminuèrent de moitié par rapport à ceux de 1960. Le standard or n’existait plus que par son nom car les banques centrales étrangères détenaient beaucoup plus de dollars que les USA ne détenaient d’or (à 35 dollars l’once). Cette situation rendit l’Amérique particulièrement vulnérable. Au début de l’année 1971 Nixon remplaça le Secrétaire au Trésor par John Connally, un conservateur de la première heure qui considérait les tentatives infructueuses pour remettre l’économie nationale sur les rails, l’inflation, la pression internationale sur le dollar et le déficit commercial en augmentation comme autant d’humiliations pour l’Amérique. De plus les mouvements de protestation contre la guerre du Viet-Nam étaient à leur paroxysme et Connally était au pied du mur et malgré sa méconnaissance des choses de la finance il fit en sorte de combiner les avis de Shultz, Burns et Volcker en une politique cohérente. Il y avait quelques possibilités pour sauver le dollar, une dévaluation vis-à-vis des autres monnaies de par exemple 10 à 15 % mais ça ne marcherait pas parce que les autres pays en feraient immédiatement autant, dévaluer le dollar par rapport à l’or ce qui ne marcherait pas non plus parce les autres pays liés par le système de Bretton Woods en feraient tout autant, enfin geler la convertibilité du dollar en or temporairement. La pression sur le dollar s’intensifia en avril et mai. Les spéculateurs vendirent massivement leurs dollars contre des deutsche marks. L’Allemagne dut acheter début mai 1971 cinq milliards de dollars pour stabiliser les taux de change. Et le 5 mai la banque centrale allemande décida de laisser le deutsche mark flotter. C’était aller dans le sens des idées de Milton Friedman de monnaies librement négociables mais cela ne résolut pas la crise.

L’exode de l’or américain continua et pour couronner le tout, le déficit commercial américain se creusait critiquement avec un chômage qui ne diminuait pas malgré les fermes mesures prises par la Maison-Blanche au début de l’année. Devant cette situation critique Shultz et Volcker préconisaient d’abandonner la parité du dollar avec l’or mais Burns s’y opposait en déclarant que le dollar ne serait alors que … du papier.

Le problème était que si le gouvernement devait à tout prix préserver la parité du dollar avec l’or comment l’administration pourrait-elle en finir avec l’inflation. Devant ce dilemme, la seule solution restante étant de renforcer les contrôles sur l’économie, en d’autres termes forcer les marchés à aller dans une direction vers laquelle ils ne voulaient pas aller. Pour Connally il fallait faire montre d’autorité et jouer les apparences jusqu’au Labor Day (début septembre) pour ne pas créer de remous. Le 12 août la Banque d’Angleterre présenta 750 millions de dollars à garantir contre de l’or. Cet événement provoqua une réunion d’urgence à Camp David le lendemain, la situation devenant critique. Le Secrétaire au Trésor demanda s’il fallait fermer les banques ou abandonner la parité or. Connally fit preuve d’autorité et proposa que les USA abandonnent la convertibilité du dollar en or, de combattre l’inflation qui pourrait résulter de cette décision en gelant les prix et les salaires pendant trois mois et enfin d’instituer une surtaxe de 10 % sur tous les produits importés. Connally pensait que cette surtaxe forcerait les partenaires commerciaux des USA à renégocier les taux de change de leurs monnaies nationales respectives avec le dollar. C’était la fin de l’étalon or et la fin du système de Bretton Woods et c’est Connally qui sortit vainqueur de la confrontation car il présenta cet événement comme une prise de responsabilité des USA devant la crise. Il transforma la chute du dollar, qui aurait pu paraître un immense déshonneur, comme une moment de bravoure. L’aide américaine à l’étranger fut diminuée de 5 % dans la foulée. Restait à trouver un moyen de faire passer la pilule aux Américains. Nixon fit une apparition à la télévision le dimanche soir à l’heure de grande écoute en blâmant les spéculateurs et les taux de change injustes plutôt que la politique monétaire désastreuse du pays qui avaient conduit la Maison-Blanche à prendre cette décision, un véritable morceau de bravoure ! Le lendemain Wall Street fit un bon spectaculaire comme pour accueillir favorablement la nouvelle politique économique décidée par Nixon. Les séquelles du Nixon Shock se font toujours sentir aujourd’hui avec entre autres problèmes l’incapacité de l’administration américaine à régler ses problèmes fiscaux et budgétaires et c’est certainement ce dernier point qui fait que les négociations monétaires avec la Chine ne peuvent toujours pas trouver d’issue favorable. C’en était définitivement terminé du système de Bretton Woods et en 1973 toutes les monnaies flottaient.

La prédiction de Friedman que finalement les taux de change finiraient par s’ajuster d’eux-mêmes se révéla rapidement complètement incorrecte. Le dollar plongea de 30 % en quelques années et la volatilité des monnaies nationales a mis à mal un certain nombre d’économies. En 1997 plusieurs pays d’Amérique latine et d’Asie se retrouvèrent ruinés. Jusqu’à aujourd’hui Volcker regrette encore que le système de Bretton Woods ait été abandonné, il considère que plus personne n’est responsable et il ne mâche pas ses mot en déclarant que « les Européens ne pouvant pas vivre dans l’incertitude ont créé leur propre monnaie et elle a maintenant des problèmes ». La décision de l’abandon de l’étalon or fut dévastatrice pour l’économie américaine qui força finalement la FED fin 1971 à augmenter la masse monétaire malgré le fait que Burns y était formellement opposé. Encore une fois Nixon passa outre.

La politique économique de contrôle strict des prix et des salaires porta ses fruits sur le court terme puisque l’inflation fut maitrisée jusqu’à la fin de l’année 1972, ce qui permit la réélection de Nixon. Les contrôles se révélèrent difficiles à supprimer et perdurèrent jusqu’à la fin de l’année 1974 alors qu’ils étaient prévus pour ne durer que trois mois. La politique de monnaie facile (on appelle ça QE ou quantitative easing aujourd’hui) alimenta la cocotte-minute et l’inflation reprit de plus belle puisqu’au cours de l’été 1974, quand Nixon fut forcé à démissionner (affaire du Watergate), elle atteignait 11 %. L’augmentation des prix et des salaires était devenue consubstantielle avec le système monétaire et fiscal américain. Le Nixon Shock fut en réalité la cause centrale de la grande inflation qui sévit ensuite plusieurs années. Il signait également la fin des relation fixes qui avaient gouverné le monde de la finance internationale. Avant le Nixon Shock, les gens empruntaient pour des périodes fixes à des taux fixes. Ils n’avaient virtuellement pas d’autres alternatives pour leur épargne que de faire appel à leur banque qui rétribuait cette épargne à des taux définis. Le flottement des monnaies entre elles introduisit un nouvel univers de risque et d’instabilité. Pour la première fois les investisseurs avaient la possibilité de spéculer sur les taux d’intérêt ou sur le Franc Suisse. Toutes sortes de nouveaux instruments financiers et d’outils de spéculation se mirent à proliférer. Le monde entier, privé des certitudes du système de Bretton Woods, dut se résigner à vivre des cycles économiques et à faire avec l’instabilité des marchés qu’on vit depuis 1971. Certes l’étalon or était condamné à terme mais le monde de la finance doit retrouver aujourd’hui un autre étalon aussi solide que l’or. Et comme les banques (centrales) ne peuvent faire autrement que de plaire aux politiques en repoussant les récessions il existe un immense risque de gonfler dangereusement les bulles d’actifs financiers.

Jimmy Carter releva Burns de ses fonctions en 1978. L’année suivante, avec une inflation proche de 15 % Burns fit un discours lapidaire fustigeant les banquiers centraux qui ne jouaient pas leur rôle parce que les leaders politiques refusaient qu’ils prennent des décisions douloureuses pouvant déplaire à leurs électeurs. Volcker, devenu patron de la FED, jugula effectivement l’inflation américaine mais au prix d’une très sévère récession. Le dilemme jamais résolu consiste à trouver un compromis entre l’augmentation de la masse monétaire et les aspirations des populations.

(Comme on peut l’observer et presque le prédire à la suite de l’analyse de ces évènements qui changèrent le monde, la monnaie facile qui n’est appuyée sur aucun standard tangible accepté par tous les pays ne pourra que se terminer par une catastrophe planétaire. Il faut ajouter qu’au jour d’aujourd’hui il faut 35 fois plus de dollars qu’en 1971 pour acheter une once d’or, autant dire que le dollar est devenu une monnaie de singe qui emporte toutes les autres monnaies dans son sillage. Et pendant ce temps la on parle de climat aux Nations-Unies, c’est tout simplement affligeant ! Il est maintenant évident que les USA feront tout pour que la suprématie mondiale du dollar dans les échanges internationaux ne soit pas attaquée comme elle le fut par Saddam Hussein. On sait quelles furent les conséquences. Les accords de SWIFT et de swap (je viens de faire un jeu de mot inattendu) entre le Japon et la Chine, annoncés à grands renforts de publicité sont resté lettre morte sous la pression américaine. Il ne reste plus finalement que les armes aux Américains pour défendre leur dollar dont plus personne ne veut. Que par exemple la Russie se tourne vers la Chine et conclue des accords d’échange monétaire avec ce pays très gros demandeur en matières premières, que pourra bien faire l’Amérique sinon allumer un conflit nucléaire qui signera la fin de l’humanité … )

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Traduction aussi fidèle que possible d’un article paru dans Bloomberg Magazine écrit par Roger Lowenstein. Les mentions entre parenthèses sont des ajouts explicatifs et à la fin du texte un commentaire de mon cru. Illustrations Arthur Burns et Richard Nixon avec Mao, Wikipedia.

Triste France, triste monde …

 

Parfois je me demande pourquoi j’essaye par tous les moyens, et souvent c’est difficile, de pondre chaque jour un billet que je mets à la disposition de près d’un millier de lecteurs dans le monde entier, depuis l’Australie jusqu’à très récemment l’Ukraine, cela va de soi, j’ai écrit quelques billets sulfureux au sujet notamment du vol MH17 qui ne sont en rien conformes à la mouvance informationnelle généralement prédigérée par la CIA et d’autres organismes et gouvernements bien-pensants vils serviteurs des USA. A longueur de billets je tente de dénoncer les mensonges organisés par les politiciens à commencer par Obama, repris par Merkel, Hollande, Cameron et bien d’autres. A longueur de billets je tente de dénoncer l’imposture du soit-disant changement climatique basé sur une théorie de l’effet de serre complètement erronée, à longueur de billets je dénonce l’abus des antibiotiques, de la malbouffe et de bien d’autres pratiques. Quand j’ose communiquer quelques nouvelles sur l’évolution du chantier immense et complexe de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, je suis trainé dans la boue par des trolls qui feraient mieux de s’abstenir de tout commentaire. J’ai, le premier avril dernier, clairement pris position lors du non-évènement du soixante-quinzième anniversaire de la reddition des républicains espagnols en dénonçant les ignominies perpétrées par ces derniers lorsqu’ils étaient au pouvoir en Espagne, ça n’a pas beaucoup plu à certains de mes lecteurs car ils préfèrent que l’on réécrive l’histoire afin que cette dernière soit conforme politiquement et moralement.

Quand j’ose dire que la célébration du début de la guerre de 14-18 est un scandale obscène, qui d’autre a osé tenir le même genre de propos ? Quand je répète encore et encore que la France est immobilisée tel un insecte dans de l’ambre depuis le régime fasciste et communiste de Vichy puis les ordonnances de 1945 exigées par les communistes du CNR qui ont fait régresser les valeurs républicaines, on a l’air de me prendre pour un fou dangereux. Lequel des trois principes de la République Française est-il encore respecté aujourd’hui, la liberté, l’égalité ou la fraternité ? Parlons-en ! Ces trois principes ne servent plus qu’à orner les façades des écoles et des mairies, ce ne sont plus que des souvenirs, ils ont été dévoyés par des milliers de lois et de règlements qui font que finalement plus personne n’est libre, que les inégalités ne font que s’accroître entre les riches et les pauvres, entre les fonctionnaires et les autres, entre ceux qui font les lois et ceux qui les subissent et que la dite fraternité n’est plus qu’une caricature mise en place par la redistribution forcée de l’impôt dont une large part est accaparée tant par les politiciens que par les syndicats. Une honte ! Quinze milliards d’euros sont détournés pour faire vivre les politiciens et abonder le mille-feuilles administratif français, qui ose en parler ouvertement ? C’est un sujet tabou comme le financement scandaleux des syndicats.

Qui ose s’attaquer aux professions protégées et « réglementées » par des lois qui datent du régime de Vichy, pas seulement les notaires, les taxis ou les pharmaciens, mais aussi l’éducation nationale, les cheminots, le corps médical dans son ensemble qui est rémunéré par l’Etat … Parlons-en : l’éducation nationale est un service et comme tout service il devrait être privatisé au même titre que la SNCF, les régies de transport supposées autonomes comme la RATP, les services de voirie ou d’entretien des routes ou des égouts, ou encore l’assurance maladie et bien d’autres missions que l’Etat s’est accaparé et qui ne sont pas de son ressort. Les gouvernements qui se sont succédé depuis le septennat de Giscard en ont remis une couche : la France est devenue progressivement un état totalitaire à l’image du régime de Vichy. La presse, la radio et la télévision sont contrôlées par l’Etat. Les impôts et autres redevances servent à répandre à grandes louches de fausses informations qui doivent naturellement être politiquement correctes (une expression de Lénine, c’est tout dire), des milliers d’associations doivent être politiquement correctes pour pouvoir être subventionnées par l’Etat, les livres scolaires sont un tissu de mensonges grossiers et d’affirmations aussi arrogantes que stupides comme la théorie du genre ou l’effet de serre qui va tous nous griller comme des toasts, un mot fameux de Christine Lagarde qui ne connait strictement rien aux lois de la thermodynamique. Les grandes maisons d’édition sont devenues des organes de propagande de l’Etat. La dernière invention totalitaire du gouvernement est le contrôle au faciès des voyageurs quittant le territoire ! N’importe quoi … Et pendant ce temps-là la France emprunte en moyenne 8 milliards d’euros par semaine parce que les recettes fiscales chutent, l’économie tourne au ralenti, les entreprises n’investissent plus, le chômage augmente par voie de conséquence et les banques accumulent les profits sur les marchés avec de l’argent dont l’encre est à peine sèche … et on continue à bombarder les fous de dieu au Mali, en Centre-Afrique et en Irak parce qu’il faut bien que la France fasse bonne figure dans le monde. Triste illusion qui ne pourra que très mal se terminer. Et comme se plait à le dire H16, chroniqueur de Contrepoints, ce pays est définitivement foutu !

Dans le genre malbouffe avec le saumon on ne ne peut pas faire mieux !

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Depuis que je me suis approché en Islande d’un élevage de saumons, je n’ai mangé que très rarement de ce poisson. L’odeur insupportable se dégageant de l’entrepôt de nourriture destinée à ces petites bêtes est restée gravée à jamais dans mes neurones. Il y a quelques jours un ami restaurateur venait de se faire livrer du saumon fumé prédécoupé et emballé sous vide en provenance du Chili. Je lui ai demandé de me découper non pas un morceau de saumon mais l’étiquette qui comme pour toute denrée alimentaire est censée préciser peu ou prou les ingrédients du truc en question. Je traduis pour les non hispanophones dont je fais partie les ingrédients qui ne sont pas du saumon :

sel de table, sucre, essence de graines d’aneth, huile de table, huile essentielle de poivre rouge, E551. Fumé avec des bois nobles. Jusque là rien de très alarmant encore que si on cherche la petite bête, pas le saumon mais ce qu’on a ajouté pour qu’il se conserve, on peut avoir des surprises. D’abord pourquoi ajoute-t-on du sucre, mes recherches se sont révélées infructueuses. Ensuite il n’y a aucune indication quant à la composition de l’huile de table. Il s’agit très probablement d’une huile de composition variée contenant un certain pourcentage d’huile de coton et également très probablement hydrogénée pour éviter tout phénomène de rancissement qui serait préjudiciable au goût recherché du saumon. Pour l’agent anti-agglomérant E 551 dit de « libération » si on traduit l’espagnol, il s’agit de nanoparticules d’oxyde de silicium produites industriellement et largement utilisées dans l’industrie agroalimentaire jusqu’à 15 mg par kilo de toutes sortes de denrées. Ce n’est pas beaucoup mais ce n’est pas très naturel non plus surtout quand on sait qu’une récente étude parue dans le périodique Cell Biology and Toxicology ( doi: 10.1007/s10565-014-9271-8 ) indique clairement que même à faibles doses les nanoparticules d’oxyde de silicium sont toxiques pour les cellules en culture et pas n’importe lesquelles, des fibroblastes humains d’origine pulmonaire foetale bien connus des biologistes, les WI-38. Certes il n’y a pas vraiment de danger pour les poumons quand on mange du saumon mais n’importe quel grincheux peut se préoccuper de l’effet de ces nanoparticules sur les fibroblastes et autres cellules buccales ou de l’oesophage … Reste le boucanage, autrement dit le fumage, avec de la fumée de bois nobles. C’est un procédé de conservation comme un autre qui n’a d’autre raison d’être que de stériliser la viande, les constituants de la fumée étant toxiques pour la plupart des bactéries. Est-ce que les industriels de l’aquaculture se préoccupent des bactéricides, des fongicides et des produits anti-parasites déversés par seaux entiers dans les cages emprisonnant les saumons ? Pas vraiment. Pas vraiment non plus pour ce qui entre dans le conditionnement des filets de saumon car le business est tellement immense que tous les coups tordus sont permis.

Conclusion : cette fois c’est définitif, je ne mangerai plus jamais de saumon !

Pas de doute, l’humanité régresse, à commencer en Californie !

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J’ai laissé un bref billet relatant les méfaits des opposants aux vaccins … en Colombie, mais il y a bien pire et ça se passe en Californie ! Depuis la quasi généralisation de la vaccination contre les maladies telles que la poliomyélite, la coqueluche, la diphtérie, l’influenza B et quelques autres qui étaient communes il y a encore 50 ans, puisque ces maladies ont pratiquement disparu, au moins dans les pays de l’OCDE, un certain nombre d’idéologues et de pseudo-scientifiques en ont conclu qu’il n’était plus nécessaire de vacciner systématiquement les enfants. L’un des arguments avancés est l’exemple de la variole, une maladie qui a disparu de notre planète et contre laquelle on ne vaccine plus. Pourquoi alors continuer à imposer une vaccination contre d’autres maladies comme la coqueluche puisque cette maladie bactérienne ne semble plus exister dans les pays développés ? Juste un petit rappel, la coqueluche tue encore près de 300000 personnes chaque année (trois cent mille), surtout des enfants, sur les 50 millions qui souffrent de cette maladie hautement contagieuse, mais ça ne se passe pas dans les pays dits développés …

Un récent rapport du CDC est alarmant et décrit bien la stupidité de ces pseudo-scientifiques comme on peut le voir en quelques chiffres reproduits ici ( http://www.cdc.gov/pertussis/outbreaks/trends.html ) :

aux USA, durant l’année 2012, 48277 cas de coqueluche ont été signalés avec 20 morts. En 2014, entre le premier janvier et le 16 août 17325 cas ont encore été signalés. Et tous sont apparus dans des communautés refusant la vaccination. L’argument totalement erroné des opposants à la vaccination semble être que le nouveau vaccin acellulaire contre la coqueluche ne serait pas efficace mais que l’ancien vaccin obtenu à partir de bactéries entières désactivées provoquait trop d’effets secondaires pouvant éventuellement ruiner la santé des enfants. En effet, entre les années 50 et 80, une controverse apparut à propos du vaccin contre le Bordetella pertussis entier et désactivé car la vaccination était peut-être susceptible de provoquer 50 encéphalites pour 15 millions de vaccinations, ce qui conduisit à la mise au point du vaccin acellulaire. S’il ne fut jamais possible d’établir une relation de cause à effet définitive la polémique était lancée et elle perdure aujourd’hui. La recrudescence des cas de coqueluche n’a pas encore infléchi l’opinion publique et les gourous anti-vaccins continuent leur propagande dangereuse à tel point que dans les quartiers huppés du Grand Los Angeles le taux de vaccination des enfants est devenu inférieur à celui du Soudan du Sud !Tous les arguments les plus fallacieux sont bons pour alimenter la polémique. Par exemple les détracteurs de la vaccination prétendent qu’il est inutile d’assommer littéralement un enfant en bas âge avec un vaccin multiple, trop d’antigènes au même moment c’est trop ! Ces mauvais prophètes scientistes ignorent qu’un enfant est soumis à des centaines d’antigènes de toutes sortes dès sa naissance. Dans les localités de West Hollywood et Beverly Hills, moins de 20 % des enfants en jardin d’enfants sont vaccinés et c’est justement dans ces localités qu’il y a eu la plus sérieuse épidémie récente de coqueluche. Il faut remonter à 1947, peu de temps avant que le vaccin contre la coqueluche apparut et fut conseillé, pour retrouver une épidémie aussi sérieuse. D’aucuns pourraient dire que cette résurgence de la maladie parfaitement maîtrisée par la vaccination peut être aussi causée par le changement/réchauffement climatique, pourquoi pas, il n’y a qu’un tout petit pas à franchir car la démarche anti-scientifique est exactement du même genre. Cette idéologie anti-vaccins entre dans le cadre du respect généralisé de la nature et de l’environnement, une nouvelle religion largement véhiculée par les médias et des célébrités régulièrement invitées sur les plateaux de télévision comme les « médecins des stars » devenus les nouveaux prêtres de la (science) scientologie et de la médecine alternatives. L’un des arguments de ces gourous est qu’il est plus sain de ne pas suivre le « troupeau » et de vivre en communication avec la nature.

Quand une bonne épidémie de poliomyélite réapparaîtra il faudra trainer ces obscurantistes rétrogrades et malthusiens devant les tribunaux !

Saccharine, aspartame, sucralose : leurs effets pervers enfin dévoilés !

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J’étais tranquillement assis hier matin à la terrasse de mon bistrot préféré sirotant mon café matinal et j’observais deux femmes prenant leur café crème – ce n’est pas de la crème mais du lait – après y avoir ajouté un sachet d’aspartame. Ces deux femmes ne pouvaient visiblement pas cacher leur surpoids frisant la limite pathologique. Elles devaient certainement utiliser du faux sucre pour ne pas aggraver leur cas ou pour tout simplement se donner bonne conscience en suivant l’avis de leur médecin nutritionniste qui leur avait très probablement préconisé l’usage systématique d’une de ces molécules artificielles dites « sucres de synthèse zéro calories ». Le problème est que les boissons « zéro calories » sont devenues une mode car il n’y a pas que le café … Il y a aussi des confiseries basses calories ! On a reculé les limites du surréalisme alimentaire.

Pourtant, depuis l’arrivée sur le marché de l’aspartame en 1965, suivi du cyclamate en 1970, de la saccharine finalement autorisée à la fin des années 70 alors que ce produit était connu depuis 1950, un point final ayant été mis à la controverse sur ses propriétés cancérigènes, du sucralose apparu en 1998, un dérivé chloré du sucre ou saccharose, et d’autres agents sucrants cryptiques, l’épidémie d’obésité n’a cessé de progresser alors que ces produits étaient censés remplacer le sucre et donc diminuer l’occurrence de l’obésité.

Rien de tout ça bien au contraire. Mis à part le stévioside qui a fait ses preuves au Japon depuis des dizaines d’années – difficile de rencontrer des obèses dans ce pays à part les sumotori – et qui est un produit naturel, tous ces produits de synthèse aux propriétés « sucrantes » posent donc problème. On sait que le message « sucre » envoyé au cerveau se répercute au niveau du pancréas qui excrète alors de l’insuline à titre préventif et comme l’organisme a réagi à un leurre on comprend dès lors qu’il était impératif d’étudier dans le détail ce qui se passe au niveau du système digestif supposé recevoir du sucre ainsi qu’au niveau des bactéries intestinales qui ont peut-être aussi un rôle à jouer dans cette affaire de dupes.

C’est justement sur ce dernier point qu’une équipe de biologistes du Weizmann Institute a focalisé ses travaux puisque depuis toutes ces années, l’usage de « sucres artificiels » n’a eu aucun résultat positif sur la progression de l’obésité. Ce qu’ont découvert deux étudiants en thèse au Weizmann sous la direction du Professeur Eran Segal est pour le moins terrifiant et inattendu. Les succédanés du sucre auraient tendance à favoriser l’intolérance au sucre, donc le syndrome métabolique (l’obésité) et par voie de conséquence le diabète de type 2 mais pas comme on le suspectait en modifiant la réponse du pancréas au « signal sucre » transmis au cerveau, en agissant au contraire sur la flore intestinale, une perturbation résultant en une intolérance au glucose.

Toute hypothèse devant être naturellement vérifiée, après avoir justement vérifié que des souris, quelle que soit leur lignée, devenaient intolérantes au glucose après avoir ingéré des agents sucrants à des doses équivalentes à celles préconisées pour l’alimentation humaine, ils ont traité ces mêmes souris avec des antibiotiques pour détruire en grande partie leur flore bactérienne intestinale. Comme ils s’y attendaient un peu, ils constatèrent que l’intolérance au glucose, c’est-à-dire une glycémie élevée, disparaissait très rapidement. Comme on sait que tous ces produits ne sont pas absorbés par l’intestin et ne se retrouvent donc pas dans le sang, ils ont ainsi tout le temps de baigner la flore bactérienne intestinale au cours de la digestion. Un effet sur cette flore était donc fortement suspecté. Pour apporter une preuve supplémentaire, des souris élevées stérilement ne répondaient pas négativement aux agents sucrants mais si on leur inoculait les bactéries intestinales d’autres souris alors elles développaient immédiatement une intolérance au glucose. C’était un peu comme si ces bactéries transmettaient l’intolérance provoquée par les agents sucrants.

La dernière étape fut donc d’étudier cette flore et les modifications induites par les agents sucrants qui se révélèrent très profondes en favorisant certaines bactéries connues pour induire l’obésité tant chez la souris que chez l’homme. Comment dès lors transposer ces résultants alarmants aux humains ? D’abord il existe une banque de données très vaste qui passe en revue les connexions entre la flore bactérienne et la nutrition : ap04122001061

http://newsite.personalnutrition.org/WebSite/Home.aspx. Il y est répertorié un grand nombre de rapprochements entre nutrition et nature de la flore bactérienne intestinale. N’ayant pas froid aux yeux, ces deux étudiants ont voulu apporter des éléments de preuve supplémentaires en demandant à une dizaine volontaires de se plier à une expérience toute simple. Ces personnes n’utilisaient jamais d’agents sucrants et leur tolérance au glucose, leur glycémie, fut vérifiée. Ils leurs demandèrent alors de se soumettre à la consommation d’agents sucrants pendant une semaine par exemple avec leur café ou leur thé ou encore en buvant des boissons pétillantes de couleur brune bien connue affichant zéro calories sans aucunement changer leurs habitudes alimentaires. Le résultat fut évident : la majorité de ces volontaires bénévoles ont montré une intolérance au glucose à deux ou trois exceptions près et en analysant leur flore intestinale à l’aide du séquençage des ARN ribosomaux, ceux qui étaient resté indemnes, c’est-à-dire qui n’avaient pas développé d’intolérance au glucose, avaient une flore différente de celle des autres sujets. D’après les directeurs de thèse de ces étudiants, les Docteurs Segal et Elinav, certaines bactéries de l’intestin sécrètent au contact des agents sucrants des substances présentant des propriétés inflammatoires entrainant une modification de la capacité de l’organisme à assimiler le glucose. L’usage d’agents sucrants provoque donc les désordres métaboliques contre lesquels ils ont paradoxalement été destinés, que ce soit la perte de poids, un palliatif au traitement du diabète de type 2 ou d’autres situations métaboliques comme l’hypoglycémie résultant d’un excès d’insuline lors de l’ingestion de glucose. On se trouve donc devant un phénomène de société extrêmement préoccupant puisqu’on retrouve des agents sucrants dans plus de 1500 produits alimentaires et, de plus, ces agents sucrants sont en vente libre dans n’importe quel drugstore ou supermarché. Personne ne vous empêche de préparer à la maison des sorbets à la saccharine ou des tartes sucrées avec de l’aspartame pour réduire la quantité de sucre contenue dans les abricots ! Mais si vous développez un embonpoint peu esthétique ne vous en prenez qu’à vous-même …

Source : The Weizmann Institute

Les bienfaits des produits laitiers revisités

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On sait que le lait et les dérivés du lait, yaourts ou fromages, crème et beurre, constituent un apport en calcium et en d’autres minéraux précieux pour la santé. Mais les produits laitiers ont aussi une mauvaise réputation car il faut, au moins pour le lait, être capable de digérer le lactose, le principal sucre présent dans le lait, et puis toutes sortes de rumeurs font régulièrement la une des journaux populaires relatant les dangers du lait pour la santé. C’est la raison pour laquelle on trouve de moins en moins facilement du lait entier dans les linéaires des super-marchés. Par contre les ersatz de lait à base de soja et de bien d’autres végétaux pullulent, renforcés en vitamines, organiques, sans pesticides, sans lactose, écrémés, allégés, reconstitués, sans OGMs, formule croissance, … Quant aux yaourts et autres préparations fermentées ou non à base de lait, c’est carrément un florilège. Il y en a vraiment de toutes les couleurs et pour tous les goûts. C’est facile à comprendre puisque le lait entier UHT, celui qu’on trouve le plus facilement, n’apporte pas beaucoup de valeur ajoutée. Mais restons dans le basique en se concentrant seulement sur 8 produits : lait, yaourt, fromage, fromage blanc, crème et beurre, lait semi-écrémé et yaourts allégés c’est-à-dire fabriqués avec du lait semi-écrémé. Définissons une portion de produits lactés ainsi : un quart de litre de lait (entier ou semi-écrémé) ou 175 g de yaourt ou 50 g de fromage ou encore 250 ml de fromage blanc. Prenons enfin un échantillon de personnes, hommes et femmes, en bonne santé et incluant dans leur régime alimentaire des produits lactés variés pour étudier quels sont les effets de ces derniers sur la santé en général.

C’est ce genre d’étude qui a été réalisée sur 233 participants (105 hommes et 128 femmes), tous résidant dans la ville de Québec ou sa périphérie, de trente ans d’âge moyen et tous en bonne santé. Ils ont été scrupuleusement suivis pendant trois années afin d’établir des corrélations entre la quantité de produits lactés qu’ils consommaient chaque jour et leur état métabolique général. L’étude dirigée par le Docteur Iwona Rudkowska de l’Université Laval a montré que, contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’ « abus » de lait ou de produits dérivés du lait était plutôt bénéfique et pas seulement pour la solidité des os ! Si l’on revient à la définition d’une « portion » de produit lacté (lait ou dérivé) comme défini auparavant, il a pu être établi une relation statistiquement valable entre le nombre de « portions » quotidiennes et l’évolution de certains paramètres biologiques. Parmi ceux qui ont été suivis, citons les pressions artérielles systolique et diastolique (SBP et DBP dans la figure ci-dessous), la glycémie à jeun (FPG), l’insuline sanguine, les triglycérides (TG), le cholestérol total (Total-C), le cholestérol HDL (HDL-C) et le cholestérol LDL (LDL-C) le rapport cholestérol total sur cholestérol HDL (TC:HDL-C), la protéine C-réactive (CRP), l’interleukine-6 (IN-6) et enfin le facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-a). HF et LF signifient respectivement lait entier et lait écrémé ou produit laitier allégé.

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Comme on ne s’y attendait pas du tout, la consommation de lait et de produits dérivés du lait entraine une baisse de la tension et de la glycémie à jeun aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Le taux d’insuline circulante est significativement augmenté ainsi que la CRP. Dans le cas de la CRP, marqueur d’un symptôme inflammatoire, cette augmentation n’a pas pu être statistiquement corrélée ni à l’interleukine ni au TNF qui sont également considérés comme des marqueurs de symptômes inflammatoires. D’autres études de ce genre n’ont pas pu permettre de conclure quant à la signification de cette augmentation de la CRP qui pourrait provenir tout simplement d’un effet indirect de la flore intestinale. Cette éventualité n’a pas été abordée dans l’étude.

Cependant, dans tous les cas, la présence parmi les acides gras circulant dans le sang d’acide trans-palmitoléique, un acide gras présent naturellement dans le lait, est un bon marqueur de la consommation de lait ou de produits lactés car cet acide gras est spécifique du lait. Le taux de cet acide gras était toujours corrélé à la diminution de la pression artérielle comme le montre la figure ci-dessous tirée de l’article paru dans Applied Physiology, Nutrition and Metabolism ( DOI: 10.1139/apnm-2014-0154 ) en libre accès :

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Finalement boire du lait entier, manger des fromages blancs arrosés de crème et des yaourts nature riches en matières grasses, ce n’est pas aussi mauvais pour la santé qu’on a pourtant tendance à le croire.

Source : Université Laval

MH17 : L’Allemagne dans ses petits souliers !

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L’agence allemande Wifka spécialisée dans l’investigation financière vient d’émettre un avis public récompensant tous ceux qui contribueraient à apporter des preuves tangibles au sujet des auteurs de l’assassinat en plein vol des passagers et de l’équipe du vol MH17 parti d’Amsterdam pour rejoindre Kuala-Lumpur le 17 juillet dernier. Les premières conclusions des « experts » néerlandais ont été pour le moins évasives sinon mensongères et on en est resté là, politique oblige. L’agence Wifka offre 30 millions de dollars à qui apportera des preuves irréfutables concernant les auteurs de la catastrophe. Wifka veut savoir qui a abattu l’avion, qui en a donné l’ordre, qui dissimule cet événement, qui peut procurer des détails sur ce qui est réellement arrivé, quelles armes ont été utilisées et enfin qu’est-il arrivé à ceux qui ont dissimulé cet événement. Rien que ça. Il y a même l’e-mail à contacter : mh17@wifka.de , trente millions de dollars ça va en faire réfléchir plus d’un. On va peut-être connaître enfin la vérité.

L’agence Wifka ne fait aucune mention de l’identité de ses commanditaires, c’est un peu normal pour ce genre de situation. Mais il ressort tout de même que quelque part Angela Merkel doit commencer à se ronger les ongles en constatant que l’économie allemande plonge, privée d’un de ses principaux clients (la Russie) puisqu’elle a suivi servilement les injonctions de la Maison-Blanche au risque de plonger son pays dans une crise économique grave et durable. Un signe avant-coureur de la crise économique à venir, le pétrole a dévissé de plus de 12 % en moins de deux mois, mais ça ne fait pas la une de la presse main-stream, c’est trop inquiétant ! Ce serait vraiment révélateur des mensonges répétés des Occidentaux de découvrir peut-être demain qui a détruit l’avion.

Pour rappel ce billet du présent blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/09/04/vol-mh17-connaitra-t-on-la-verite-pas-si-sur/