Et si on revisitait les engrais azotés ? Ça va plaire aux écolos …

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Mis à part les légumineuses qui arrivent tant bien que mal à fixer l’azote de l’air grâce à des bactéries symbiotiques de la famille des rhizobium avec une efficacité suffisante pour que ces plantes poussent sans trop d’apport extérieur en engrais azotés, cet avantage n’est pas partagé par les plantes vivrières de grande culture comme les céréales ou industrielles comme le coton. Sans le procédé Haber pour produire l’ammoniac à partir de l’azote atmosphérique et d’hydrogène à haute température et sous haute pression en présence d’un catalyseur à base de fer ou de ruthénium, il y aurait probablement à peine plus de 4 milliards d’êtres humains sur la planète ! De plus ce procédé de synthèse qui n’a jamais pu être sensiblement amélioré depuis sa découverte est un très gros consommateur d’énergie puisqu’on estime que près de 2 % de toute l’énergie produite dans le monde est nécessaire pour produire les seuls engrais azotés !

Il est admis que les duos Pasteur-Koch et Haber-Bosch sont les scientifiques qui ont complètement dérégulé la croissance de la population avec l’apparition des vaccins et l’identification des germes pathogènes, d’une part, et les engrais azotés, d’autre part, puisque la population est passée de 1,6 milliards en 1900 (estimation) à officiellement 7,243 milliards le premier juillet 2014.

C’est tout de même curieux que les écolos qui sont des malthusiens déclarés et font la chasse à la consommation d’énergie, aux OGM et à l’uranium n’organisent pas des manifestations devant les usines de production d’ammoniac et de nitrate d’ammonium, 140 millions de tonnes par an répandus dans les champs afin d’améliorer les cultures, ça ne passe tout de même pas inaperçu.

Pour encore plus faire hurler les écolos, le procédé Haber-Bosch, qui met en jeu de l’hydrogène, émet des quantités importantes de CO2 puisque la production industrielle d’hydrogène est obtenue à partir du gaz naturel par reformage à la vapeur également à haute température et haute pression. Plus du tiers de l’hydrogène produit industriellement est utilisé pour la synthèse de l’ammoniac. En d’autres termes plus de 550 millions de tonnes de CO2 sont rejetés dans l’atmosphère pour la seule production d’ammoniac chaque année, dont 150 millions de tonnes uniquement pour fournir l’hydrogène nécessaire à la production d’ammoniac, le reste provenant des dépenses énergétiques considérables nécessaires à cette synthèse et à celle de l’acide nitrique ! Tout ça pour nourrir des bouches de plus en plus nombreuses. Que font Greenpeace, le WWF et bien d’autres organisations écologistes malthusiennes devant ce véritable scandale environnemental ? Naturellement rien puisqu’elles se discréditeraient devant l’ensemble de la population qui doit se nourrir, et toucher à la nourriture disponible serait une catastrophe humanitaire proprement inacceptable. Il arrive ça et là que quelques groupes de marginaux manifestent contre les algues vertes qui prolifèrent sur les plages en raison du drainage du nitrate d’ammonium par les eaux de ruissellement. Pour les vaccins, un endoctrinement souterrain d’obscurs gourous anti-vaccination participe au malthusianisme des écologistes mais s’attaquer de front à la production d’engrais azotés signifierait naturellement la fin de ces semeurs de terreur professionnels.

La Terre peut en effet, selon les estimations des Nations-Unis, nourrir convenablement trois milliards de personnes supplémentaires, ce n’est pas moi qui l’affirme mais des experts onusiens comme il y en a beaucoup, comme chacun sait.

Une petite société américaine au sein de l’Université George Washington (voir le lien) a développé au stade du laboratoire un procédé de synthèse de l’ammoniac directement à partir d’azote atmosphérique et d’eau catalysé par de l’oxyde de fer dissous dans de la potasse en fusion et en faisant appel à l’énergie solaire pour maintenir la potasse à l’état liquide. Cette technique ne rejette pas de CO2 mais de l’oxygène, le bonheur ! Reste à savoir combien il faudra d’années pour industrialiser le procédé de manière rentable, peut-être 50 ans …

Source : http://home.gwu.edu/~slicht/Solar.html et Wikipedia pour les statistiques.

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