Des drones au secours des agriculteurs, mais c’est vrai !

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L’agriculture « raisonnée », un concept signifiant que la gestion des intrants est mieux contrôlée, existe depuis un certain nombre d’années et a été promue auprès du monde agricole par les grandes sociétés impliquées dans la protection des cultures, en d’autres termes les chimistes produisant des pesticides variés et parfois aussi des engrais. Il s’agit d’optimiser les apports en engrais, en eau pour les cultures qui le nécessitent comme par exemple le maïs, et en pesticides pour lutter contre les ravageurs. Or qui dit agriculture à haut rendement suppose une gestion optimale de ces intrants et l’agriculteur, un véritable entrepreneur soucieux de réaliser des profits, n’a plus le temps d’aller inspecter ses champs. Il possède un ordinateur avec lequel il consulte la météo, les cours des céréales ou des pommes de terre, le prix du lait et son tracteur est muni d’un localisateur GPS. Le producteur de céréales ne va plus préparer son champ avec une faux avant la moisson, ce temps là est révolu depuis longtemps, il loue les services d’une entreprise spécialisée qui possède de grosses machines et ses moissons sont terminées avant même qu’il ne l’ait réalisé et il ne voit même pas le grain que ses champs ont produit. Puisqu’il n’a plus de temps à consacrer pour se rendre compte de l’état de santé de ses cultures, qu’à cela ne tienne, une entreprise canadienne commercialise un petit avion muni de caméras spécialisées dans la détection aérienne de tous les stress que peuvent subir les cultures. Il s’agit d’équipements réalisant des clichés en haute résolution à diverses longueurs d’onde et les signaux sont envoyés par wi-fi à la ferme et depuis son ordinateur l’exploitant agricole peut non seulement piloter le drone d’un mètre d’envergure bourré d’électronique sophistiquée et faire une analyse en temps réel des clichés transmis par celui-ci volant à une altitude de 120 mètres mais prendre immédiatement les décisions adéquates que lui aura indiqué un logiciel dédié pour ce type d’application.

Parfaitement localisée sur l’ordinateur, l’évolution du drone détecte par exemple un déficit hydrique conséquent sur une légère proéminence d’un champ et au contraire le développement de rouille dans une zone en creux du même champ. L’analyse spectrale réalisée en temps réel à partir des données transmises par le drone permet de détecter l’état phytosanitaire des cultures, les carences en azote ou en potassium, la présence de ravageurs et bien d’autres paramètres que l’agriculteur pourra apprécier pour prendre ainsi une décision rapide d’intervention.

La société Precision Hawks met donc à la disposition de l’agriculteur un outil d’observation d’une précision et d’une versatilité inestimables venant en soutien des prises de décision nécessaires pour permettre d’optimiser les rendements et la santé des cultures. Il est probable qu’un jour les interventions sur le terrain seront faites par des machines sans conducteur, des robots, et le monde agricole qui représentait encore 60 % de la population au début du XXe siècle et maintenant à peine 5 % sera remplacé par des machines. Pour ce qui concerne ces drones pacifiques d’un genre nouveau reste à savoir si les autorisations de vol seront accordées par les autorités compétentes sachant qu’un groupe d’adolescents de Nancy a été condamné pour avoir fait voler un drone au dessus de la ville sans autorisation préalable il y a quelques mois. Peut-être que dans la Saône-et-Loire profonde du ministre du redressement agricole il sera plus facile d’obtenir un permis de voler à une centaine de mètres d’altitude sans rendre les autorités civiles et militaires trop nerveuses !!!

Source : http://precisionhawk.com/index.html

2 réflexions au sujet de « Des drones au secours des agriculteurs, mais c’est vrai ! »

  1. Oui le drone est plus intéressant que le satellite puisqu’il s’affranchit de la couverture nuageuse. Aujourd’hui un produit Français comme Farmstar (satellite) est utilisé sur des millions d’ha de céréales et de colza. Mais la vraie matière grise, c’est l’agronome par l’intermédiaire du logiciel qui permet d’interpréter les photos… et de prendre les décisions économiquement rentables.

  2. Ping : Bientôt des drones au secours des agriculteurs ! | Contrepoints

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