Fracking off-shore, la nouvelle frontière !

Operations On Pemex Centennial And La Muralla IV Deep Sea Crude Oil Platforms

Alors que la France persiste et signe dans son refus de toute exploration du sous-sol hexagonal pour au moins évaluer précisément les réserves potentielles en gaz et en huile pouvant être exploitées de manière non conventionnelle, en d’autres termes par fracking, traduisez fracturation, des géants de l’exploration pétrolière comme Halliburton Inc, Chevron, Shell ou encore Schlumberger Ltd se lancent dans le fracking à haut risque off-shore. Les plateaux continentaux et les mers peu profondes représentent plus du tiers de la surface des terres émergées et sont dans beaucoup de régions du globe extrêmement prometteurs en termes de réserves d’hydrocarbures. Pourquoi donc se priver et les sociétés précitées sont déjà à l’oeuvre dans le golfe du Mexique, au large du Brésil et de l’Afrique Équatoriale. Mais il y a aussi la mer de Chine convoitée par le pays éponyme, l’Océan Arctique presque dans son ensemble et le nord de la mer du Nord ou encore l’est et l’ouest de la Méditerranée, respectivement au large de la Turquie, Chypre et Israël ou au large de l’Espagne et de la Libye. La Manche, la mer d’Irlande et la mer d’Iroise seront revisitée également. Les réserves exploitables estimées sont considérables et le fameux « peak oil », cheval de bataille des écologistes n’est pas pour demain ni pour après-demain.

Pour faire hurler ces derniers, je veux parler des écolos, les plates-formes pétrolières opérant en mode fracking en haute mer disposent d’unités de traitement des effluents liquides après séparation du gaz et de l’huile sur des plate-formes flottantes satellites accolées à l’installation centrale de forage, en réalité un bateau de 150 mètres de long ou une plate-forme également flottante et les eaux traitées sont rejetées à la mer après analyse minutieuse des résidus. Le régulateur a donné son aval pour cette pratique moins coûteuse que l’acheminement par bateau des eaux usées vers la terre pour traitement ultérieur s’il en est encore besoin. L’un des principaux produits utilisés pour le fracking et qui soit susceptible de faire nerveux les écolos est un détergent qu’on retrouve dans n’importe quel produit pour vaisselle à la maison, c’est la raison d’ailleurs pour laquelle le régulateur a donné son autorisation de rejet en mer des eaux usées car les autres adjuvants sont anodins pour l’environnement maritime. Naturellement, en Californie et d’autres Etats du sud des USA il y a eu une levée de bouclier et des concerts d’aboiements pour interdire cette pratique au large par exemple de Los Angeles près des Catalina Islands où l’exploitation par fracking est déjà pourtant opérationnelle. Les mouvements écolos, comme à leur habitude, utilisent des formules sibyllines dans leur discours avec multiplication des conditionnels dans leur verbiage genre disque rayé car ils n’y connaissent rien malgré le fait que l’administration ad hoc ait procédé de manière indépendante et objective aux évaluations nécessaires et conclu qu’il n’y avait pas de danger tant pour la faune que la flore marine. Il est vrai que le retour d’expérience de l’accident de la plate-forme Deep Water Horizon en 2010 a laissé les observateurs, y compris les écolos, perplexes car l’ampleur attendue de la catastrophe environnementale n’a tout simplement pas eu lieu. Les courants et les vents ainsi que le plancton et les bactéries se sont chargé de nettoyer le Golfe du Mexique presque miraculeusement et en bien moins de temps qu’il n’en aurait fallu de la main de l’homme.

Pour ce qui concerne la France, le triangle Valence-Toulon-Béziers considéré comme un réservoir de gaz de schiste parmi les plus prometteurs d’Europe continentale verrait sa surface doublée par l’exploitation off-shore dans le Golfe du Lion. On peut rêver d’une France devenant le Qatar de l’Europe mais on n’en est malheureusement qu’à des tergiversations sans fin pour éventuellement accorder un permis exploratoire qui puisse déboucher sur une confirmation de la richesse potentielle de cette zone en hydrocarbures gazeux et liquides. Pour le moment la situation est bloquée par Mademoiselle Royal, mais pour combien de temps encore ? Un dégradation de la situation en Ukraine pourrait pousser le gouvernement à revoir sa copie dans l’urgence en faisant fi des objections des écologistes.

Source et illustration : Bloomberg

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