A la ferme à vaches, les enfants sont moins allergiques

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J’ai laissé récemment deux billets consécutifs sur l’allergie dans ce blog et comme on dit jamais deux sans trois (voir les liens), en voici un autre. L’allergie compte parmi l’une des préoccupations majeures de notre société de plus en plus urbanisée, sanitarisée, détergentisée, savonnée, shampooinée, désodorisée, pommadée, antibiotiquée, parfumée, colorée ou décolorée, bref, on agresse notre corps par tous les moyens modernes de la civilisation de consommation (ça va plaire aux écolos pour une fois que je suis de leur coté) qui avilit l’organisme et altère ses réponses immunitaires spontanées. Une équipe de médecins de l’Université de Gothenburg en Suède a mis le doigt sur un fait nouveau dans le domaine des allergies de l’enfant en comparant un échantillon d’enfants vivants en milieu rural, dans des fermes laitières du Västra Götaland ou un échantillon équivalent d’enfants vivant dans des fermes ne produisant pas de lait ni de produits laitiers.

A leur grande surprise, dès la naissance, les enfants vivant dans des fermes laitières avaient un taux de lymphocytes B satisfaisant alors que ceux qui vivaient dans une ferme sans bétail présentaient un déficit en ces mêmes lymphocytes dont beaucoup étaient encore immatures dès la naissance. Cette observation montre d’abord que certains signaux provenant de la mère via le sang placentaire parviennent jusqu’au fœtus et accélèrent la maturation des lymphocytes de l’enfant in utero. De plus ce déficit se prolongeait jusqu’à l’âge d’un an. Les examens de routine réalisés par les pédiatres jusqu’à l’âge de trois ans montrèrent une incidence d’allergies chez les enfants vivant dans des fermes laitières dix fois moins élevée que ceux dont la mère n’avait jamais été en contact avec le cheptel bovin ni les enfants après leur naissance puis leurs trois premières années. Or comme il semble que tout se passe avant la fin de la première année selon les études réalisées avec la prise d’antibiotiques (voir le lien ci-dessous) et que cette étude montre que l’effet résulte d’une maturation tardive des lymphocytes B au cours de la vie foetale, il reste à déterminer quels facteurs agissant sur la mère peuvent avoir un tel effet bénéfique sur le fœtus puis l’enfant. Ce genre d’investigation risque tout de même d’être périlleux car à n’en pas douter cette observation est sans doute le résultat d’une combinaison de facteurs.

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Source : University of Gothenburg, The Sahlgrenska Academy,

http://www.jimmunol.org/content/early/2014/06/13/jimmun ol.1302990

Article aimablement communiqué par le Docteur Anna-Carin Lundell

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/06/10/pour-lasthme-des-enfants-il-ny-a-pas-que-les-antibiotiques/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/20/antibiotiques-et-asthme-chez-lenfant-encore-un-scandale/

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