Greenpeace ? Un ramassis de marginaux devenu la plus puissante ONG du monde

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En 1971, une rumeur circula a propos d’essais nucléaires souterrains programmés par l’armée américaine dans l’île d’Amchitka, l’une des plus éloignées de l’archipel des Aléoutiennes au sud de l’Alaska. Le milieu hippy de Vancouver, un ramassis d’utilisateurs de LSD et de bien d’autres drogues tendres et moins tendres, d’adeptes des débauches en groupe, des objecteurs de conscience opposés à la conscription venant tant des USA que du Canada, des mystiques, des marginaux vivant dans des cahutes construites dans des arbres et même des Quakers, c’est dire le côté hétéroclite de ce groupe, arrivèrent tout de même à rassembler quelques dollars pour affréter un petit chalutier appelé le Phyllis Cormack temporairement renommé « Greenpeace » pour aller taquiner l’armée américaine droit sur l’île sus-nommée.

Quelques heures après que le « Greenpeace » ait quitté Victoria Harbour John Wayne venait mouiller sur son yacht privé dans le même port. Quand des journalistes lui demandèrent ce qu’il pensait de l’expédition de ces hippies, il répondit : « They are a bunch of commies, Canadians should mind their own business », en français : « c’est un ramassis de communistes, les Canadiens feraient mieux de s’occuper de leurs propres affaires ». Quelques heures plus tard on apprit que les garde-côtes américains avaient arraisonné le chalutier déguisé. L’essai nucléaire souterrain eut bien lieu sur l’île d’Amchitka. C’est alors qu’un immense mouvement de protestation à l’échelle mondiale apparut pour soutenir ces audacieux personnages pacifistes opposés aux essais nucléaires de la plus grande armée du monde. C’est ainsi que vit le jour l’organisation Greenpeace qui est maintenant un gigantesque business à l’échelle planétaire et qui touche à tout ce qui peut accélérer la récession et la paupérisation de l’ensemble de la population. Le rêve de ces activistes d’un nouveau genre est de voir tout le monde vivre dans des huttes perchées sur des arbres, fumant des joints de marijuana, s’administrant des trips au LSD et organisant des partouzes de temps en temps pour tuer le temps. Car en effet il n’y aura en effet plus d’essence, plus de pétrole, plus d’électricité, plus d’usines, plus de voitures, plus de médicaments, plus de vaccins, plus d’engrais ni de pesticides, l’homme sera vite revenu à l’âge de pierre.

Pour bien prendre le contrôle de toutes les grandes multinationales les unes après les autres Greenpeace a modifié sa stratégie de pourrissement. Plutôt que d’attaquer de front une entreprise, Greenpeace fait en sorte qu’elle soit culpabilisée auprès du public. Un exemple parmi tant d’autres, la marque de shampooings Head & Shoulders de Procter et Gamble a été diabolisée par des actions de grande envergure savamment médiatisées basées sur le simple fait que ce shampooing contient de l’huile de palme et que les plantations de palmiers constituent une menace pour le tigre des montagnes de Sumatra et pour le biotope des marécages qui ont été drainés afin d’y planter des palmiers à huile menaçant des orangs-outans, des rhinocéros et « au moins » 114 espèces d’oiseaux. Au final P&G a été tout simplement rançonné par Greenpeace qui a cessé toute action de dénigrement contre une confortable participation financière de la firme afin d’apposer un label vert sur les bouteilles de shampooing. Même topo pour Kleenex qui détruit des milliers d’hectares de forêt pour produire des mouchoirs, des essuie-main, des tampons périodiques et de démaquillage et des protège-slip, un véritable scandale ! Toutes les firmes représentées en vert sur l’illustration ci-dessus ont été rançonnées par Greenpeace avec les même arguments à la base : « vous n’êtes pas vous-mêmes coupables mais vous êtes coupables d’acheter vos produits à des firmes du tiers monde peu scrupuleuses de l’environnement.

Facebook a été carrément mis en demeure d’investir dans une production d’énergie propre pour alimenter ses serveurs, de même que Google ou encore Apple. Mattel, propriétaire de la poupée Barbie a dû se plier aux exigences de Greenpeace pour pouvoir apposer sur les cartons de poupées le label vert précisant que ce carton est fabriqué à partir de forêts « sustainable », en français renouvelables mais on ne sait pas trop ce que ça signifie sinon que dans l’esprit des activistes de Greenpeace c’est du gagnant-gagnant tant pour Mattel que pour l’ONG qui a trouvé un moyen efficace de rançonner cette firme au passage. Il en a été de même pour Nestlé qui s’est un peu fait tirer l’oreille à propos des barres chocolatées Kit-Kat qui contiennent de l’huile de palme et pire YouTube qui diffusait la publicité de Nestlé a été rappelé à l’ordre !

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Depuis l’héroïque époque de la lutte anti-nucléaire Greenpeace est devenue une multinationale implantée dans plus de 80 pays, comprenant une centaine d’espions qui épluchent les images satellite et vont sur le terrain afin de détecter des atteintes à l’environnement qui pourraient justifier des actions médiatiques. Toujours anti-nucléaires convaincus, il n’y a qu’à se souvenir des actions à répétition contre les centrales nucléaires françaises ou l’affaire du Rainbow-Warrior dans le port d’Auckland, Greenpeace a élargi son champ de nuisance aux plantes transgéniques, aux pesticides, aux vaccins, au riz doré (et bientôt à la banane dorée), à l’exploitation des gaz de roche mère, à l’implantation de forages pétroliers dans l’Arctique et au large des Iles Canaries, à la déforestation, à l’utilisation de moteurs diésel, à l’élevage intensif, aux émissions de CO2, au réchauffement climatique, au bisphénol A, aux ondes électromagnétiques, aux CFCs, à l’énergie nucléaire, aux lignes électriques très haute tension, à la surpêche, à la pêche à la baleine, aux nuisances sonores des aéroports, à la chasse aux phoques, … en un mot presque aucun domaine ne lui échappe. Cette multinationale dont chaque établissement national paie une redevance au siège situé à Amsterdam qui comprend plus de 300 personnes payées pour organiser toutes sortes d’actions terroristes dans tous ces domaines avec un opportunisme et une organisation atteignant des sommets idéologiques que ne renierait pas un régime totalitaire, cette multinationale, donc, est devenue en réalité une puissance politique devenue incontournable qui en impose à tous les gouvernements. Greenpeace est le bras armé de l’IPCC mais ce n’est pas tout, cette organisation impose ses directives à la moindre petite association régionale dès l’instant où cette dernière milite à une échelle locale dans le sens des directives de cette monstrueuse ONG. Greenpeace est aussi présent dans les couloirs du Parlement Européen et milite également auprès de la plupart des partis de gauche de tous les pays de l’OCDE afin de faire accepter par des décisions politiques ses vues sur tous ses sujets considérés comme préoccupants.

Pour l’instant un seul gouvernement dans le monde s’est opposé frontalement à Greenpeace et il faut l’en féliciter chaleureusement, c’est le gouvernement russe. Poutine a finalement cédé devant la pression du gouvernement hollandais et de la Communauté Européenne qui n’ont pas vraiment brillé dans cette affaire de plate-forme pétrolière dans l’Océan Arctique. C’est dire à quel point l’influence de Greenpeace est indéniable.

Allons-nous tous accepter sans broncher d’être asservis par cette organisation terroriste et inexorablement régresser ?

Voilà la question qui mérite d’être posée sans détour !

Photo Bob Hunter, l’un des cofondateurs de Greenpeace (illustrations et inspiration partielle Business Insider)

Ségolène Royal, réincarnation de Dominique Voynet, en pire, pour le plus grand malheur de la France et des Français !

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Alors que la Grande-Bretagne a approché la Chine pour construire sur son sol au moins deux réacteurs nucléaires dont les pièces maîtresses seront manufacturées en Chine par la firme China First Heavy Industries sous licence Westinghouse (voir l’illustration), alors que la Chine a actuellement une vingtaine de réacteurs nucléaires en construction dont le premier EPR de technologie Areva-EDF sur le site de Taishan va probablement monter en puissance avant la fin de l’année 2014 bien avant celui de la Finlande, alors que le Japon envisage de plus en plus sérieusement et autoritairement de faire repartir le plus vite possible au moins 20 réacteurs nucléaires avant la fin de l’année en faisant fi des oppositions locales téléguidées par des ONG non japonaises car les importations d’hydrocarbures, gaz naturel liquéfié compris, sont un immense gouffre financier (112 milliards de dollars pour l’année fiscale 2012-2013), alors enfin que le Danemark a donné son feu vert pour l’exploitation des gigantesques gisements d’uranium (et de lanthanides ou terres rares) du Groenland, ce qui fera chuter à terme le cours de la matière première appelée « yellow cake », la France, minée par le soigneux travail de sape des écologistes emmenés par Greenpeace et le WWF pour ne citer que ceux-là, prend des décisions complètement à contre courant, c’est carrément affligeant pour ne pas dire extrêmement préoccupant pour l’avenir de la France !

Il fallait d’ailleurs s’y attendre puisque, motivé par une démagogie pure et dure, le candidat Hollande avait martelé en 2012 qu’il allait fermer la centrale de Fessenheim et que la part du nucléaire dans le package électrique français descendrait à 50 % à l’horizon 2025. La Miss Royal, mandatée par son ex compagnon après l’éviction de l’ancien faucheur d’OGM promu ministre de l’énergie afin de disposer d’une retraite généreuse pour poursuivre son activisme scandaleux, cette Miss Royal donc, une écologiste embusquée qui ne veut pas annoncer la couleur de ses pensées et de ses opinions, a pourtant dévoilé sa face cachée et c’est quasiment lunaire ! Allusion à la face cachée de la Lune qu’on ne peut pas voir …

Pour Fessenheim, c’est dit et redit malgré les recommandations de l’ASN, les deux réacteurs seront arrêtés (définitivement) en 2016. Manque à gagner pour EDF qui a pourtant reçu l’autorisation de l’ASN d’exploiter ces réacteurs pendant au moins dix années supplémentaires : 38 milliards d’euros, et c’est une estimation a minima ! La Miss Royal en a-t-elle dit un mot ? Silence on tourne, the green show must go on ! Silence aussi à propos du mépris évident et indécent du gouvernement au sujet des avis autorisés de l’ASN … Et c’est un comportement coutumier des socialistes quand ils sont au pouvoir, le mépris total des recommandations de ceux qui maîtrisent le sujet. L’arrêt de Superphénix a été décrété par Jospin et son porte-parole écolo Dominique Voynet dans le plus total mépris des recommandations des autorités compétentes, des traités dûment signés avec les pays collaborant à cette entreprise européenne, cette décision n’a jamais été soumise ni à l’approbation des instances démocratiquement élues telles que l’Assemblée ou le Sénat ni au peuple Français qui était en dernier ressort actionnaire de ce projet pourtant prometteur en termes de production d’énergie à très bas coût puisqu’il s’agissait de « brûler » des déchets. Mais les écologistes étaient passé par là … Coût de l’opération pour satisfaire ces idéologues : 50 milliards d’euros d’aujourd’hui, une paille ! Qui a payé la facture ? Les contribuables comme toujours …

L’autre volet du programme du « Nouveau modèle énergétique » de la France exposé par la Miss Royal stipule qu’en 2025 l’énergie nucléaire ne devra plus représenter que 50 % de la production totale d’électricité, c’est-à-dire, si on prend la peine de décrypter, qu’à production égale d’électricité (63 GWe actuellement) il faudra inévitablement fermer la plupart des 20 plus vieux réacteurs nucléaires de la série des 900 MW, installer au moins 25000 éoliennes de nouvelle génération et prévoir dans le même temps la construction de centrales électriques au gaz pour pallier aux fluctuations imprévisibles de la production éolienne. L’EPR de Flamanville ne va même pas compenser la fermeture des deux tranches de Fessenheim quand il sera couplé au réseau, mais quand ? On n’en sait encore rien, certainement pas en 2016. Les malversations à répétition de Bouygues, maître d’oeuvre du génie civil du chantier de Flamanville, ont retardé le projet de plusieurs années, et quand on sait que cette société a été choisie par le gouvernement, qu’il soit passé ou présent, il n’y a d’ailleurs pas de différence, on est en droit de se poser de sérieuses questions quant à la collusion entre l’Etat et les grandes sociétés de l’ensemble du CAC40 !

L’autre côté de la face cachée du programme défini par le candidat Hollande et repris par son ancienne compagne, la Miss Royal, est une réduction de 40 % des émissions de carbone d’ici 2030. D’abord faire des prévisions à long terme ne ressemble pas vraiment aux mœurs des politiciens qui ne décident en général qu’en fonction des échéances électorales prochaines, alors 16 ans, c’est dans le domaine du rêve et de la masturbation intellectuelle forcenée et compulsive teintée d’idéologie marxisante et écolo. Quant à la réduction de la consommation d’énergie de 50 % d’ici 2050, rebelote et dix de der … Même De Gaulle qui fut pourtant le seul homme politique français visionnaire du XXe siècle se contentait de plans quinquennaux !

Pas en reste dans son délire, la Miss Royal, fortement encouragée par le Président qui fut le père de ses enfants en son temps (même pas PACSés, c’est mieux pour le business et les impôts, cf le patrimoine immobilier de ce faux couple) en a rajouté une grosse couche en déclarant le nez en l’air et avec sa voix de fausset, je suppose, parce que je n’ai pas la télévision chez moi et voir Royal élucubrer en direct m’aurait donné la nausée, qu’il faudra pour atteindre cet objectif convertir 7 millions de véhicules à essence en véhicules électriques, or, et c’est catastrophiquement anti-écologique, il n’y en a que 10000 actuellement en circulation en France. Si on fait le calcul, et je l’ai fait à plusieurs reprises dans mon blog, pour atteindre les objectifs entre parenthèses totalement hors d’atteinte, de réduction des émissions de carbone de la France, c’est aux transports qu’il faut effectivement s’attaquer en tout premier lieu, pas à la petite cuillère comme le prévoit la Miss Royal, mais à la grosse louche ! Il y a en circulation en France, hors la transhumance touristique européenne sur les autoroutes payées par les contribuables mais exploitées pour leur plus grand bien par des compagnies privées (c’était juste une remarque en passant), 35 millions de véhicules. Pour atteindre les objectifs des écologistes de réduction des émissions de carbone, le transport représente en France 60 % de celles-ci, il faut impérativement et d’urgence convertir au minimum 600000 véhicules par an en tout électrique, et pour ce faire il faut produire l’équivalent d’un EPR chaque année en électricité pour recharger les dits véhicules, pour seulement satisfaire l’objectif européen de diminution de 20 % avant 2025. La Miss Royal, pas démagogue pour un sou, veut 40 % en 2030. Si l’on s’arrête sur l’objectif butoir européen de 20 % de diminution des émissions de carbone d’ici 2025, soit 600000 véhicules convertis au tout électrique chaque année, il vaut mieux le répéter pour comprendre l’immensité de cette ineptie, promettant 10000 euros d’aide financière par véhicule, c’est la Miss Royal qui l’a dit, la facture va grossir de 6 milliards d’euros chaque année. Qu’à cela ne tienne, il suffira d’augmenter les taxes sur le kilowattheure, après tout l’essence est bien taxée comme les cigarettes et l’alcool, pourquoi pas aussi l’électricité ?

Le résultat attendu mais que la Miss Royal s’est bien gardé d’annoncer est une paupérisation inévitable de l’ensemble de la population qui devra payer son énergie beaucoup plus chère mais aussi une mise à mal critique de l’industrie et du commerce dans leur ensemble. Ceux qui en profiteront seront les investisseurs dans l’éolien et le solaire, des investisseurs obscurs, le plus souvent étrangers du genre mafias apatrides ou hedge funds, attirés par le profit, maqués avec les politiciens locaux qui disposent à discrétion des pouvoirs de décision qui n’entraveront pas un projet écolo contre un confortable dessous-de-table, comme Bolloré par exemple qui a déjà proposé aux collectivités locales, notamment à Paris, des autobus tout électrique car comme nul ne l’ignore, Vincent Bolloré n’a jamais dissimulé ses affinités socialistes mais aussi sa profonde attirance pour le profit, comme quoi les deux points de vue ne sont pas incompatibles surtout quand ce sont les contribuables qui paient au final.

Les investissements d’EDF et d’Areva dans les énergies renouvelables, ce qui n’est pas leur mission première, sont déjà payés par des taxes sur l’électricité qui vont continuer à inexorablement augmenter. La France va voir le prix de son kilowattheure rattraper celui de l’Allemagne en triplant et ce plan de la Miss Royal, au final, est un arrêt de mort du pays soigneusement programmé par les écologistes dont cette sinistre opportuniste, je parle de la Miss Royal, est une sympathisante inconditionnelle. Pour tenter de ne pas totalement perdre la face dans le ridicule de sa démonstration la Miss Royal a déclaré à la fin de son allocution surréaliste, je cite un journal américain en ligne :

« We will not exit nuclear energy – that is not the decision we are making, » Royal said. « It is thanks to nuclear energy that we can make this energy transition in an unperturbed way. » En français ça donne à peu près :

« Nous ne sortirons pas de l’énergie nucléaire, ce n’est pas la décision que nous prenons. C’est grâce à l’énergie nucléaire que nous pouvons réaliser cette transition énergétique de manière non perturbante ». Je laisse à une intelligence supérieure le soin de comprendre ce dernier propos qui de mon point de vue défie le bon sens car il est totalement abscons. La question est donc, et je la pose aux écologistes d’intelligence exceptionnelle, s’il en existe, pourquoi s’acharner sur la production d’électricité d’origine nucléaire alors que c’est la seule source d’énergie (avec l’hydroélectrique) qui ne produit pas de carbone, qui ne risque pas de perturber le climat futur dans un sens ou dans l’autre et qui est et restera encore longtemps à un prix supportable tant par les consommateurs que par les industriels et les contribuables français (et du monde entier, je pense par exemple à l’Inde et à la Chine) car le parc nucléaire français représente de fait une réelle opportunité pour l’économie de la France. Pour information, selon une récente étude de l’Agence Internationale de l’Energie, les centrales nucléaires françaises produisent un kWh à 1,7 centime d’euros, les éoliennes de nouvelle génération off-shore produisent un kWh à 13 centimes et les panneaux photovoltaïques un kWh à 31 centimes quand il s’agit de grandes « fermes » solaires. Quant au photovoltaïque privé captif, il faut compter environ 1 euro par kWh sans même avoir la possibilité de recharger sa trottinette électrique ni se chauffer, cela va de soi. Il n’y a même pas besoin d’épiloguer …

L’Allemagne vient de se rendre compte que sa transition énergétique téléguidée par les Verts pourrait bien être catastrophique pour son économie, le Danemark, le pays européen où l’électricité est la plus coûteuse est en récession, l’Espagne confrontée à la situation périlleuse de ses banques qui ont tout misé dans les énergies dites renouvelables et doivent faire face à 250 milliards d’euros de créances douteuses liées à ces projets énergétiques babyloniens a décidé de dénoncer les contrats de rachat avantageux de l’électricité dite renouvelable car les compagnies d’électricité sont au bord de l’asphyxie, les Pays-Bas pour les mêmes raisons sont au bord de la récession et enfin l’Italie songe à des investissements presque en urgence dans le nucléaire pour sortir de son marasme économique mais trop tard car le mal est déjà fait, bref, tous ces pays se sont retrouvé au pied du mur car le choix des sources d’énergie alternative est tout simplement intenable économiquement, financièrement et socialement.

Le seul facteur qui puisse favoriser une expansion économique dans quelque pays que ce soit est une énergie bon marché et le passé est là pour le prouver. La crise pétrolière de 1973 qui a vu le prix du pétrole multiplié par 10 l’a confirmé, elle a mis brutalement fin aux 30 Glorieuses !

La Miss Royal n’a même pas mentionné l’opportunité offerte par les potentialités de l’exploitation du gaz naturel des roches mères sur le territoire français, c’est tellement politiquement incorrect qu’il était opportun pour son avenir politique d’éluder la question. Bien au contraire et dans la même optique idéologique le code minier, totalement suranné et inadapté aux réalités présentes a été modifié en catimini pour satisfaire les écologistes afin d’être en ligne avec leurs desseins malthusiens : peut-être que dans cinquante ans, nos petits enfants couverts d’impôts pour rembourser la dette de leurs aïeuls se diront qu’après tout ces écolos avaient raison en préservant les richesses du sous-sol de l’Hexagone, voilà le raisonnement des écolos dont fait partie la Miss Royal mais entre temps, la situation sera devenue tellement critique en raison de l’incurie des politiciens au pouvoir depuis 30 ans en France qu’il ne sera plus possible de trouver une alternative autre que le nucléaire, mais ce sera trop tard, bien trop tard, car la France a déjà décroché en R&D dans ce domaine. Et toute cette gesticulation, c’est tout simplement n’importe quoi car selon les estimations irréfutables de l’administration américaine équivalente du BRGM la France regorge dans son sous-sol de gaz naturel, de quoi subvenir pendant au moins 200 ans à ses besoins : renversant ! Mais la Miss Royal a soigneusement éludé ce point dans son discours, cela aurait été par trop politiquement incorrect, je l’ai déjà dit ! Même chose pour le gigantesque gisement de charbon situé dans la Nièvre, facilement accessible et encore inviolé à ce jour. Selon les estimations du BRGM il y aurait dans la Nièvre autant de charbon de bonne qualité qu’en Pologne, environ 5 milliards de tonnes soit 250 années au rythme actuel de la consommation de charbon en France, ça fait rêver …

Il reste un point important que la Miss Royal a aussi éludé soigneusement car il se serait agi de mettre le doigt là où ça peut faire très mal. Fermer autoritairement 20 réacteurs nucléaires parmi les plus anciens du parc électronucléaire français est une flagrante atteinte au patrimoine industriel français. Comme s’il fallait préparer cette manœuvre, l’Etat français, c’est-à-dire l’ensemble des contribuables, propriétaire d’EDF, envisage très sérieusement de vendre une partie conséquente du capital de l’entreprise. On se demande d’ailleurs si cette décision est la bien venue en annonçant la veille que le parc nucléaire sera à terme tronqué du tiers de ses unités de production, mais bon, la logique des politiciens dépasse le plus souvent l’entendement. Bref, il est évident que la CGT en particulier qui a toujours été respectueusement attachée à l’outil industriel d’EDF et a également toujours oeuvré pour la sécurité des installations, ne l’entendra certainement pas de la même oreille que la Miss Royal. Il serait opportun de rappeler que lorsque De Gaulle a mis en place le programme électronucléaire PWR, abandonnant progressivement la filière graphite-gaz, c’est la main dans la main avec le Parti Communiste Français, alors un parti politique puissant, que cette décision a été prise. Le pays a toujours été fier de cette réalisation unique au monde, à juste titre d’ailleurs. Il est évident qu’il va y avoir une forte opposition syndicale à la fermeture d’une quelconque centrale nucléaire surtout si l’ASN considère que techniquement et sur le plan de la sureté celle-ci peut encore fonctionner 10, 20 ou 30 ans. La CGT connait l’industrie nucléaire de l’intérieur et non pas comme Greenpeace qui se contente d’actions spectaculaires de l’extérieur ou comme le Criirad qui falsifie des résultats scientifiques, cf le césium au sommet du Puy-de-Dôme qui d’après le Criirad provenait de Fukushima. La CGT a au moins gardé une certaine idée ambitieuse de la nation et on ne peut certainement pas le lui reprocher. Je souhaite bon courage à la Miss Royal ! Il se pourrait que ce syndicat saisisse la justice afin de contrer les décisions gouvernementales mais malheureusement il n’existe plus de justice indépendante en France … Comme le dit H16 sur son blog, ce pays est définitivement foutu !

Sources (puisque je mets un point d’honneur à citer mes sources) : Wall Street Journal, divers blogs économiques américains, BRGM et The Guardian. Liens sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/25/fessenheim-et-superphenix-on-prend-les-memes-et-on-recommence/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/30/la-directive-europeenne-20-20-20-est-une-pure-utopie-la-preuve/

http://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/24/france-fracking-ou-pas-fracking-question-a-1000-milliards-deuros/

Note : Miss en anglais = Mademoiselle

Billet également publié sur mauvaisenouvelle.fr

Parlons de la laideur de la France !

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L’indice flash de Markit pour la France n’est pas rassurant et Joe Weisenthal n’y va pas par 4 chemins : « Let’s talk about how ugly France is » qu’on peut traduire par : parlons de la laideur de la France ! Il n’y a même plus une petite lueur d’espoir. Le gouvernement socialo-écolo-marxiste tient la tête de la maison France dans le bouillon, le naufrage est imminent.

Source : Business Insider

Une autre dimension de l’obscur business du téléphone portable, tous pourris !

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Je discutais il y a quelques jours avec un installateur de relais pour téléphonie mobile qui décrivait avec un certain humour les quelques difficultés auxquelles il est parfois confronté dans son métier. Normalement et conformément à la législation en vigueur, en Espagne, plus précisément dans les Iles Canaries, comme très probablement dans les autres pays européens à n’en pas douter, l’installation d’antennes relais doit se conformer à un certain nombre de normes et de dispositions législatives locales ou nationales en vigueur. Les compagnies de téléphone sans fil pour lesquelles travaille ce monsieur sont presque tenues d’assurer une couverture homogène de réception et d’émission en milieu urbain. Passe encore qu’on ne puisse pas se connecter au fin fond de la forêt ou au sommet d’une montagne mais en ville, un téléphone cellulaire est très souvent un instrument de travail devenu aussi indispensable qu’un tourne-vis ou qu’une clé de 12. Les compagnies de téléphonie mobile, ici aux Canaries il y a Ono, Vodafone, Movistar (ex Telefonica) et Orange, reçoivent à longueur de journée des appels de clients se plaignant d’une mauvaise réception dans un quartier peu ou mal desservi, c’est-à-dire dire mal inondé par les ondes. Il faut donc installer un relais en urgence car qui dit perte de clients dit aussi diminution du chiffre d’affaires. Or une antenne coûte en moyenne avec tous les équipements afférents entre cinquante mille et trois cent mille euros selon la puissance installée, tout compris, transpondeurs, amplificateurs, numériseurs, fibres optiques et autres matériels dont j’ignore la nature, dixit mon interlocuteur. Comme il y a le plus souvent un caractère d’urgence et que la paperasserie administrative peut durer une ou deux années voire plus si l’on inclut l’enquête de proximité, la constitution et la consultation du dossier à la mairie, le permis d’installation est finalement accordé in extremis après un bon arrosage des responsables locaux par les compagnies de téléphonie mobile, mais oui, c’est vrai, c’est ce que m’a raconté ce technicien qui parlait en toute connaissance de cause, obtenir une autorisation d’installation en bonne et due forme tient du parcours du combattant et les compagnies de téléphonie mobile sont coutumières de la corruption de fonctionnaires qui ne se font d’ailleurs pas prier, je n’invente rien !

En conséquence, devinez quoi ? La plupart des relais sont illégaux partout en Europe et pas seulement aux Iles Canaries. Les téléphonistes et autres fournisseurs d’accès à internet s’arrangent avec les syndics d’immeubles attirés par le profit net d’impôts pour laisser installer en catimini des antennes qui ne se voient pas trop au sommet d’une construction anodine, un immeuble locatif ou parfois même un édifice commercial sans même en informer les copropriétaires, pourvu qu’on ne puisse pas voir les dites antennes depuis la rue ou depuis les fenêtres d’un quelconque logement à la ronde. Par exemple, ici à Santa Cruz de Tenerife comme dans toutes les îles de l’archipel, il y a des réservoirs d’eau sur les terrasses des immeubles qui ne servent plus à rien depuis bien longtemps. L’installateur d’antennes qui me racontait ses expériences, ou plutôt ses péripéties professionnelles, m’a précisé qu’on installe sur les terrasses d’immeubles de faux réservoirs à l’intérieur desquels on dissimule les antennes quitte à tripler la puissance d’émission pour assurer une bonne couverture de la zone à équiper en signaux. Naturellement le propriétaire de la terrasse n’est jamais contre, une liasse de billets de 100 euros fait l’affaire. Je dispose d’une terrasse où je ne mets jamais les pieds et qui est supposée être un lieu où je peux étendre mon linge sur des fils de fer rouillés. Il y a toute la place pour installer un faux réservoir d’eau et y mettre une antenne relais. Je ne suis pas propriétaire mais humble locataire de mon modeste meublé, je n’irai donc pas prévenir Orange chez qui je suis abonné car mon téléphone portable ne reçoit qu’un signal ridicule et intermittent du genre 1 sur 5 en haut à droite de mon portable Sony. De toutes les façons je m’en moque parce que je ne me sers que très rarement de mon portable pour la simple raison que je ne sais pas m’en servir et qu’il me faut faire des efforts épuisants pour envoyer un what’sap.

Si par hasard la situation ne permet pas de résoudre les problèmes de réception, les téléphonistes vont jusqu’à louer un logement, enlever les huisseries, portes-balcon et fenêtres, et installer à l’intérieur de ce logement une antenne relais surpuissante pour couvrir la zone « sombre » d’où précisément proviennent les complaintes des utilisateurs qui ont signalé cette situation à leur fournisseur d’accès au réseau avec leur téléphone portable. Naturellement l’opération doit être réalisée avec le maximum de discrétion et l’installation d’une antenne requiert parfois un concentré d’ingéniosité. Les techniciens se déguisent en déménageurs ou en artisans peintres-plâtriers, un responsable doit montrer patte blanche dans tout l’immeuble pour bien faire comprendre qu’il est le nouveau locataire de l’appartement du septième étage et qu’il va faire effectuer quelques travaux avant de l’occuper mais que les désagréments occasionnés par son installation ne dureront que quelques jours. Au besoin, la compagnie fait appel à quelques policiers en civil, dans le cas des Canaries à la Guardia Civil, au cas nullement improbable où un des habitants ondophobes de l’immeuble découvrirait la supercherie, afin de se protéger de toute agression physique éventuelle de ces allergiques aux antennes relais qui préviendraient immédiatement la police locale de manœuvres illicites dans leur immeuble avec … leur téléphone portable.

Tout ce que je raconte est rigoureusement exact ! Mais il y a pire encore. De véritables commandos d’écologistes viennent systématiquement éplucher dans les mairies les dossiers d’autorisation des installations d’antennes et de relais. Ils font ensuite une recherche minutieuse de l’implantation de ces relais à l’aide de Google Earth version professionnelle payante, mais oui c’est encore vrai ! Et quand il repèrent un essaim d’antennes non répertorié dans les dossiers de la mairie ils déposent une plainte auprès de la police et des tribunaux afin de faire démonter l’installation avec des poursuites judiciaires et de lourdes amendes infligées aux compagnies de téléphonie mobile à la clé. Quand je parle d’essaim d’antennes il faut préciser de quoi il s’agit. Quand un installateur d’antennes comme l’est mon interlocuteur repère un lieu sans problème pour y implanter un relais, toutes les compagnies de téléphonie sautent sur l’occasion et oubliant leur situation de concurrence en profitent pour également et conjointement faire installer leurs propres antennes par le même installateur. Elles font toutes le pari que la situation pourra durer deux ou trois ans avant qu’ils ne soient dénoncés par ces commandos d’activistes opposés aux ondes électromagnétiques qui pourtant se plaignent par ailleurs d’une mauvaise couverture du réseau et ont tous un téléphone portable dans leur poche !

En réalité, ici dans les îles comme partout ailleurs en Europe plus de la moitié des relais de téléphonie mobile sont totalement illégaux, c’est-à-dire qu’ils n’ont jamais reçu un quelconque permis d’installation des autorités locales pour toutes ces raisons mais en particulier parce que l’obtention de l’agrément des autorités communales peut être obtenu parfois après un délai de plus d’un an, le plus souvent deux ans en moyenne comme je l’ai dit et dans le meilleur des cas, les fonctionnaires des communes se font naturellement tirer l’oreille car ils voudraient bien toucher une part du gâteau sous forme de pot-de-vin, et les téléphonistes finissent le plus souvent par craquer, mais oui c’est encore vrai !

Remarque évidente et qui n’a rien à voir avec les Iles Canaries, on est en droit de se demander si Bouygues n’a pas cherché à négocier la vente de sa participation dans Alstom à l’Etat français avec le même état d’esprit complètement pourri car Bouygues est certainement coutumier de ce genre de pratiques délictueuses avec les antennes de téléphonie mobile. Il doit bien y avoir quelques gros pots de vin qui trainent par ci par là pour « la bonne cause » de la sauvegarde du patrimoine industriel de la France, ben voyons !

La téléphonie mobile est en effet un très gros business et tous les coups sont permis. Faites un calcul rapide et simple, j’ai l’ai fait en ce qui me concerne. Ma connexion à internet incluant également un téléphone mobile qui est loin d’être connectable dans toute l’île de Tenerife et un téléphone fixe me coûtent 444 euros par an TTC. Multipliez par le nombre d’abonnés à un téléphone mobile, pour la France 72 millions selon les dernières statistiques (décembre 2013) … plus de téléphones portables que d’habitants, cela fait près de 30 milliards d’euros de chiffre d’affaire et je suis probablement loin de la réalité, autant dire que les compagnies de téléphone, quelles qu’elles soient, Bouygues inclus, disposent d’une puissance financière gigantesque et il est facile de comprendre que pour elles tous les coups sont permis y compris les plus tordus, les plus illégaux et les plus sombres et qu’elles ne reculent devant rien. Une antenne relais illégale, pas de problèmes, en plus, après un petit arrangement avec le propriétaire de l’immeuble ou du syndic ça revient bien moins cher que de payer une redevance à la mairie et des taxes à l’Etat … Tout est encore parfaitement vrai ! Naturellement je ne vais pas divulguer, pour cette fois, ma source d’information pour préserver la sécurité de mon informateur. Si vous êtes ondophobe ne lisez pas ce billet.

Lien sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/14/londophobie-ca-vient-de-sortir/

Jouer d’un instrument de musique très jeune, c’est bon pour le cerveau !

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Apprendre dans l’enfance à jouer d’un instrument de musique rend plus alerte sinon plus intelligent, c’est ce qui ressort d’une étude très sérieuse publiée dans le journal en accès libre PlosOne, de même que les enfant bilingues sont significativement plus à même de réussir des tests d’évaluation de leurs capacités intellectuelles. Les fonctions exécutives impliquées dans les prises de décision relèvent des capacités cognitives qui permettent de planifier et de contrôler le comportement avec, chez l’enfant, une forte corrélation avec les aptitudes scolaires et les activités extra-scolaires, mais en ce qui concerne l’apprentissage de la pratique d’un instrument de musique peu d’études existaient et les quelques descriptions relevaient d’une méthodologie d’analyse approximative. Les fonctions exécutives ont été analysées et quantifiées par imagerie fonctionnelle par résonance magnétique nucléaire (fMRI) avec deux lots de personnes, 30 adultes et 27 enfants jouant ou non d’un instrument de musique. Toutes ces personnes ont été choisies afin d’être homogènes en ce qui concernait leurs capacité cognitives et leurs paramètres socioéconomiques pour ne pas avoir à faire des ajustement statistiques parfois sources d’erreurs pouvant conduire à des interprétations erronées. Pour exemple, les 15 enfants jouant d’un instrument de musique avaient été choisi sur des critères précis comme suivre des leçons dans un cours privé, faire des exercices au moins 3h45 par semaine et ayant débuté leur apprentissage de la musique avant l’âge de six ans. Les enfants ne jouant d’aucun instrument appartenaient à la même catégorie socioprofessionnelle. Pour les adultes, le choix fut un peu plus simple : 15 musiciens professionnels et 15 non musiciens tous de même couche sociale.

L’homogénéité de tous les sujets, enfants et adultes, fut vérifiée avec des tests de QI et d’évaluations cognitives. Pour les adultes, 6 d’entre eux jouaient du piano, 5 d’un instrument à cordes et les autres de la harpe ou d’un instrument à vent. Chez les enfants, à peu près la même répartition, 5 joueurs de piano, 5 joueurs d’un instrument à corde, deux percussionnistes, un guitariste et deux joueurs d’instruments à vent. Les tests cognitifs standards consistaient en une série de reconnaissances numériques ou alphabétiques comme par exemple citer le plus de mots commençant par la lettre V en 30 secondes, etc … les protocoles de tous ces tests étant décrits dans la littérature spécialisée. Seuls les enfants furent soumis à l’analyse par fMRI alors qu’ils étaient soumis à des tests visuels simples auxquels ils devaient répondre en appuyant sur un bouton ou un autre lors du défilement de symboles accompagnés de sons. Les curieux peuvent lire l’article dont je ne fais que relater les principaux résultats ( DOI: 10.1371/journal.pone.0099868 ).

Chez les adultes des différences marquées se sont immédiatement révélées au niveau de la fluence verbale, de la maîtrise des concepts, du temps de réaction à la mémorisation et de facilité de décodage des symboles. Par contre pour les interférences entre couleurs et mots et le suivi manuel à l’aide d’un crayon des objets dans le test du labyrinthe il n’y avait aucune différence entre musiciens et non musiciens. Pour les enfants, la situation s’est trouvée être sensiblement la même à quelques petites différences mineures près. Les enfants ont été préalablement habitués à se soumettre à une imagerie fonctionnelle en les familiarisant avec l’appareil qui est imposant (voir la photo, Wikipedia) puis ils ont été soumis au test corrélant des formes symboliques et des sons et le résultat obtenu est incontestable :

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Série A, enfants musiciens, série B, enfant non musiciens. En rouge les zones du cerveau activées lors du test. A l’évidence jouer d’un instrument de musique améliore la vitesse de traitement du cerveau en mobilisant un plus grand volume cérébral, si on peut appeler les choses ainsi, comme on peut le voir par fMRI. La maîtrise d’un instrument de musique favorise donc le développement des interconnections entre les différentes régions du cortex impliquées dans des processus complexes de reconnaissance et de prises de décision. Ceci ne veut en aucun cas signifier qu’un enfant musicien est plus intelligent mais il faut constater que l’enfant jouant d’un instrument dès l’enfance utilise de manière plus optimale et rapide son cerveau et cet « entrainement » lui est par la suite bénéfique puisqu’on a observé dans d’autres études qu’apprendre à jouer d’un instrument de musique très tôt améliore les fonctions cognitives et la capacité de prises de décisions rapides dans des tests de choix simples à l’âge adulte en comparaison d’autres adultes ayant débuté plus tard au cours de l’adolescence et ceci indépendamment des tests de QI. La fMRI a donc montré sans ambiguité une meilleure utilisation du cortex préfrontal ventrolatéral et de l’aire motrice supplémentale chez les enfants jouant d’un instrument de musique, juste pour faire plus sérieux, le choc des mots …

Source : PlosOne

 

L’addiction au soleil ! C’est l’été aujourd’hui …

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Le 21 juin est le jour calendaire qui est le début officiel de l’été et qui dit été dit plages, soleil et bronzage. Mais qui dit soleil dit aussi mélanomes et bien d’autres désagréments comme des brûlures qui peuvent durablement défigurer et mettre un terme prématuré à des vacances pourtant rêvées tout au long des mois d’hiver. Pourtant l’exposition au soleil est bénéfique mais également insidieuse et c’est là le danger. En dehors du fait que le soleil est un bien à petites doses pour que la peau puisse produire la vitamine D indispensable à la vie ce même soleil stimule d’autres métabolismes qui peuvent avoir des effets adverses inattendus. Pour la vitamine D, l’affaire est claire, notre organisme est incapable de convertir le 7-déhydrocholestérol en cholécalciférol, en d’autres termes la vitamine D3. Il faut des rayons ultra-violets provenant en général du Soleil, source de toute vie et de changements climatiques, pour que cette modification moléculaire puisse avoir lieu :

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Mais les rayons ultra-violets ont aussi un autre effet sur la peau, la production en quantités certes infimes mais loin d’être nulles du précurseur de l’hormone qui stimule la production de la mélanine. Normalement cette hormone est produite par l’hypothalamus, c’est-à-dire dans le cerveau, un endroit qui n’est jamais exposé directement au soleil. On vient pourtant de découvrir que la peau (voir le DOI) participe directement à la régulation de la production de mélanine en synthétisant elle-même le précurseur de l’hormone sous l’effet des ultra-violets. Cette hormone, un petit peptide, est bien connue et s’appelle la MSH, acronyme de Melanocyte Stimulating Hormone ou en français hormone stimulant les mélanocytes, ces cellules de la peau qui font qu’on produit la mélanine pour se protéger justement des effets néfastes du soleil en provoquant un brunissement de la peau, le fameux bronzage. Il n’y a rien d’anormal à cela puisque le patrimoine génétique des cellules de la peau contient les mêmes informations que celles de l’hypothalamus. Or il se trouve que le gène qui code pour la MSH est un truc compliqué qui a la fâcheuse mission de coder simultanément pour un autre petit peptide aux fonctions complexes, la beta-endorphine, et deux autres hormones, l’ACTH (adrénocorticotrophine) qui régule la fonction des glandes surrénales et la beta-lipotropine qui intervient dans le métabolisme des lipides. Pour résumer parce que ça commence à devenir compliqué, le produit d’un seul gène, le 2p23.3 pour être précis, code pour le POMC, ou Pro-Opio-Mélano-Cortine, qui est ultérieurement coupé en divers morceaux pour finalement aboutir à une série de petits peptides qui ont tous une fonction précise.

Donc, quand on se fait bronzer, notre peau produit l’hormone qui stimule les cellules de la peau qui produisent la mélanine mais en même temps il y a une production de beta-endorphine, nous allons y revenir. La MSH, pour l’anecdote stimule aussi l’appétit tout court mais aussi l’appétit sexuel, on est en plein Gainsbourg : Sea, Sex and Sun !

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Mais revenons à cet autre produit du précurseur de tous ces petits petits peptides qui jouent des rôles variés, j’ai nommé la beta-endorphine. Comme son nom l’indique presque la beta-endorphine est littéralement une morphine produite par l’organisme d’où le préfixe « endo » qui veut dire interne. La beta-endorphine est une centaine de fois plus puissante que la morphine pour calmer la douleur et faire « planer » par la même occasion mais le mécanisme qui se situe dans le cerveau est régulé aussi précisément qu’une horloge suisse car point trop n’en faut !

Quand on se fait dorer les couennes sur une plage, sans s’en rendre compte on produit donc l’hormone qui va brunir la peau, la MSH, qui est également un excitant sexuel, mais aussi en quantités équivalentes de la beta-endorphine qui va procurer une sensation de bien-être et calmer au moins temporairement les effets douloureux d’une trop longue exposition au soleil. Finalement la nature a bien fait les choses, mais en réalité pas tant que ça car il y a un revers, et de taille. Les rayons ultra-violets du soleil ont la fâcheuse tendance à endommager l’ADN des cellules de la peau et à favoriser l’apparition de mélanomes, la catégorie de cancer la plus mortelle qui soit, mais aussi, sous couvert de production de beta-endorphine, à créer comme pour l’usage de la morphine une sorte d’addiction au soleil. On a pris sa dose gratuite, on recommence et ainsi de suite, et c’est gratuit, c’est bien connu, le soleil fait partie des énergies renouvelables ! Pourquoi se priver de son shoot quotidien ? Il y a donc un réel effet pervers dans cette attitude à se faire bronzer coûte que coûte pendant les mois d’été. C’est dangereux et c’est comme une drogue dure et pas n’importe laquelle, la morphine.

Les travaux ont été réalisés avec des souris mais il n’y a absolument aucune raison que les choses se passent différemment pour les humains. Pour preuve, les souris dont on avait rasé le dos pour qu’elles prennent de bons « coups de soleil » avec une lampe à ultra-violet s’en remettaient très bien jusqu’à ce qu’on leur injecte un antagoniste de la morphine (et donc de la beta-endorphine) utilisé en urgence dans les cas d’overdose de morphine caractérisée, la naloxone. Les souris n’ont pas aimé du tout recevoir une autre dose d’ultra-violets parce que vraisemblablement elles n’avaient pas envie de souffrir mais aussi et surtout elles ne pouvaient plus s’administrer leur shoot de beta-endorphine auquel elles avaient fini par s’habituer ! Conclusion, sur la plage, au soleil, les dangers sont divers et cachés mais bien réels …

DOI: http://dx.doi.org/10.1016/j.cell.2014.04.032

Le chikungunya attaque !

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Il aura suffi d’une unique mutation sur l’une des protéines de l’enveloppe du virus du chikungunya pour que ce virus soit capable de se multiplier dans le tractus intestinal du moustique tigre (Aedes albopictus, illustration Wikipedia), le plus commun des moustiques et présent dans le monde entier, sauf en Antarctique naturellement. Ce virus se contentait du moustique Aedes aegypti, également vecteur de la dengue, pour se répandre. En quelques mois seulement après l’apparition de la chikungunya dans les petites Antilles, Iles Vierges britanniques, Guadeloupe et Saint-Barth portée par le moustique tigre, la maladie a envahi la Floride et remonte jusqu’à la Caroline du Nord et rien ne semble arrêter sa progression depuis notamment Saint-Domingue et Haïti également concernés. Plusieurs cas ont été aussi signalés au Brésil il y a quelques jours.

Il est certes rare de mourir de la chikungunya mais la maladie est très préjudiciable à la santé avec des douleurs articulaires récurrentes qui peuvent parfois persister plusieurs années après l’épisode de fièvre aigüe initial. Seuls les enfants en très bas âge et les personnes souffrant d’autres pathologies graves peuvent être mortellement exposés à cette maladie contre laquelle il n’existe aucun traitement ni vaccin efficace. L’épidémie de chikungunya qui frappa l’Ile de la Réunion en 2006 affecta 266000 personnes avec 248 décès et le vecteur du virus était justement le moustique tigre. Ce virus avait déjà muté comme le montrèrent des biologistes français à partir du virus présent en Asie du Sud-Est et cette étude a été récemment confirmée par une équipe américaine, la situation devenant alarmante dans tout le sud-est des Etats-Unis. Situation effectivement très préoccupante car le moustique tigre supplante les autres espèces de moustiques endémiques des pays dans lesquels il arrive comme le moustique commun des régions tempérées Culex pipiens qui n’est pas un hôte pour le virus du chikungunya, en tous les cas pas pour le moment, car ce virus présente une extraordinaire faculté d’adaptation et le moustique tigre également puisqu’il est maintenant capable d’hiberner dans les pays tempérés, ses œufs étant devenus résistants au froid.

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Tous les éléments sont donc réunis pour qu’on assiste à une très large épidémie de chikungunya aussi bien dans les Amériques qu’en Europe et en Afrique.

Source : Nature, arbre phylogénétique du virus (Nature)