L’exception irlandaise

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Une intéressante visualisation des causes de mortalité provient de l’IHME, l’Institute for Health Metrics and Evaluation hébergé par l’Université de Washington à Seattle. Je parlais de l’ « exception française » à propos du resveratrol il y a quelques jours sur ce blog, mais selon les données disponibles sur le site de l’IHME, en comparant les principaux pays européens, on s’aperçoit qu’en réalité il existe une exception irlandaise et ce fait semble inexpliqué puisqu’il n’y a pas de vignes en Irlande.

Ce sont peut-être la bière et le whisky irlandais qui font la différence. Il suffit d’examiner l’illustration ci-dessus pour se rendre compte qu’effectivement on vit mieux en Irlande, une façon de parler, qu’ailleurs en Europe. Les résultats sont exprimés en DALY pour cent mille habitants, en d’autres termes en nombre d’années de vie ajustées à la morbidité, une méthode statistique permettant de comparer l’ensemble des causes de mortalité. Même si on ne comprend pas l’anglais l’interprétation de ces données est frappante. En Irlande on meurt beaucoup moins de cancers et de maladies cardio-vasculaires que dans le reste des pays européens cités. On voit qu’en Grande-Bretagne, en Allemagne, Grèce, Finlande et Portugal, l’incidence des maladies cardio-vasculaires est évidente. A ce niveau-là la France pourrait faire figure de bon élève. Pour les autres causes de mortalité, il n’y a pas de différences très significatives entre ces pays.

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Une autre illustration intéressante tirée du même site ( http://www.healthdata.org/ ) montre la différence des causes de mortalité entre 1900 et nos jours aux USA, mais le même type de représentation est globalement valable pour l’Europe. En 1900 plus de la moitié de la population, tous âges confondus, mourait de maladies infectieuses, en particulier de diphtérie, d’infections pulmonaires et de tuberculose. L’avènement de la vaccination puis des antibiotiques a pratiquement fait disparaître ces causes de mortalité, on le sait, et amplifié arithmétiquement les incidences des cancers et des maladies cardiaques car les candidats à ces causes de décès étaient déjà mort en 1900 de maladies infectieuses. Si on redistribue équitablement ces cas de décès (en 1900) sur toutes les autres affections non infectieuses de l’époque, on constate que le nombre de décès par AVC aurait diminué : (106,9 x 2) x (600/1100) = 116 contre 41,8 DALY de nos jours. Toujours avec la même approche dont on peut d’ailleurs contester la validité, les maladies cardiovasculaires ont par contre fortement augmenté : (137,4 x 2) x (600/1100) =150 contre 192,9 aujourd’hui. Il est enfin évident qu’en suivant ce raisonnement le nombre de cancers a significativement augmenté depuis 1900 de près de 70 %. Inutile de faire des périphrases, le développement de la chimie depuis le début des années 30 dans tous les domaines y est certainement pour quelque chose. La sénilité qu’on appelle aujourd’hui maladie d’Alzheimer ou encore de Parkinson, en suivant toujours ce même raisonnement, aurait plutôt diminué mais comme l’espérance de vie a parallèlement fortement augmenté, il n’y a pas trop de quoi se réjouir, ni pour la sénilité, donc, ni pour les maladies cardio-vasculaires, ni pour les cas de cancer car plus on vieillit plus l’organisme se fragilise et plus on s’expose à ces occurrences de mortalité. Rien de vraiment réjouissant sinon d’aller se retirer dans les vertes collines de Wicklow ou du Derrynasaggart … 

On ne dira plus IPCC mais IPAMR

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Il va falloir s’habituer à un nouvel acronyme qui vient de sortir, l’IPAMR parce que l’IPCC ne fait plus vraiment recette même si les derniers soubresauts de cette bête immonde et coûteuse viennent de tenter de prouver que les vagues de froid rigoureux qui ont traversé le continent nord-américain cet hiver sont sans aucun doute dues au changement climatique qui aurait provoqué un réchauffement des eaux du Pacifique Ouest … avec 95 % de certitude. Désormais, il y a plus urgent dans l’urgence, le climat ça peut attendre, l’IPAMR, prononcez « aïe pi et aime are » qui veut dire Intergovernmental Panel on AntiMicrobial Resistance, est un nouveau bidule des Nations-Unies pour fédérer les efforts internationaux sur la résistance des super-bactéries à tous les antibiotiques connus. On peut supporter une vague de froid, une vague de chaleur, des pluies diluviennes, une sécheresse prolongée, la météorologie, qui n’a rien à voir avec le climat, a toujours et fort heureusement réservé des surprises, mais aller à l’hôpital se faire extirper un vulgaire kyste adipeux sur la joue droite et mourir quelques jours plus tard d’une infection généralisée ça fait carrément peur. Ce genre de mésaventure n’est pas de la science-fiction au rabais mais la triste réalité : les hôpitaux et les cliniques sont devenus des endroits dangereux à fréquenter car ils sont infestés de toutes sortes de bactéries contre lesquelles il n’existe plus aucun moyen de lutte efficace.

En se référant à l’éradication de la variole qui est le résultat d’un effort global, Jeremy Farrar, Directeur du Wellcome Trust Medical Charity, considère que les autorités internationales dont l’OMS ont fait preuve de négligence pour ne pas dire de laxisme depuis plus de 20 ans en n’incitant aucune action internationale de grande envergure pour combattre par exemple la bactérie la plus dangereuse, le MRSA, le staphylocoque doré résistant à la méthicilline qui tue plus que le SIDA, au moins aux USA, avec 19000 décès par an à la suite d’hospitalisations et plus de 5000 en Grande-Bretagne également chaque année pour les mêmes raisons. Et la situation est identique en Europe continentale, en Australie et au Japon, de quoi être effrayé. Et il n’y a pas que le MRSA, bien d’autres bactéries deviennent résistantes et la situation empire inexorablement.

Des souches de E.coli sont aussi multirésistantes, les parasites ne sont pas en reste puisqu’une nouvelle souche de Plasmodium falciparum vient d’être identifiée comme résistante à tous les médicaments anti malaria connus à ce jour, le virus du SIDA dont on espérait être venu à bout fait aussi partie du club des « super bugs » puisque les anti-viraux deviennent inefficaces, sans oublier la tuberculose, la chaude-pisse, les pneumocoques, etc … Cauchemardesque !

Finie la peur du changement climatique, cette fois c’est du sérieux, la situation n’est pas appuyée sur des théories fumeuses mais sur le constat quotidien d’une triste réalité : si vous allez à l’hôpital pour un petit bobo ou pour subir une intervention chirurgicale vous avez de plus en plus de chances de finir à la morgue en urgence. La moindre pose d’un cathéter pour une chimio-thérapie anticancéreuse, une dialyse rénale, un banal coup de bistouri peuvent tout simplement signifier votre arrêt de mort ! Les gènes de résistance aux beta-lactames se sont répandu à une vitesse imprévisible probablement en provenance de l’Inde tout comme la malaria résistante a maintenant atteint l’Afrique de l’Ouest en provenance d’Asie. Ce n’est qu’en 2007 que l’OMS a mis en place une sorte de cellule de crise à la suite de l’épidémie de grippe aviaire mais rien n’a été fait pour les multi-résistances aux antibiotiques car la situation est trop alarmante pour qu’on en parle ouvertement. Les pays scandinaves, le Vietnam et les Pays-Bas ont imposé des règles très strictes concernant l’usage d’antibiotiques et ce sont les rares pays où l’on puisse constater une incidence de maladies nosocomiales inférieure aux autres nations. Par contre dans des pays comme l’Inde ou encore l’Egypte, selon l’OMS, la vente totalement dérégulée d’antibiotiques a favorisé l’apparition de résistances multiples.

Qui sont les responsables de cette situation terrifiante, un peu tout le monde. Les médecins en premier lieu prescrivent trop d’antibiotiques par confort mais aussi les patients eux-mêmes sont complices de leur médecin car ils trouveraient anormal une ordonnance ne mentionnant aucun antibiotique. Les pharmaciens peu regardants ne rechignent pas à vendre des antibiotiques sans ordonnance car le client paie cash, mais oui, c’est la réalité ! Viennent ensuite les contributeurs indirects des apparitions de résistances aux antibiotiques que sont les vétérinaires et les éleveurs d’animaux en tous genres, depuis les truites et les crevettes jusqu’aux chevaux de course en passant par tous les animaux de la ferme, veaux, vaches, cochons, couvées, chiens et chats … Certes les résistances aux antibiotiques ne datent pas d’aujourd’hui puisque la majorité d’entre eux a été découverte dans le sol, le pénicillium de Fleming provenait du sol et les bactéries qui le côtoyaient n’en mourraient pas, elles étaient résistantes naturellement à la pénicilline. C’est cette impression de confort procurée par les antibiotiques et leur usage le plus souvent sans justification réelle qui a tout simplement aggravé la situation et renversé le problème. En quelque sorte la nature reprend possession de ses droits et l’humanité toute entière risque gros, beaucoup plus qu’avec le changement climatique qui va devenir très vite un lointain souvenir !

Sources : Reuters et Nature News Room, illustration Nature. doi:10.1038/509555a

France : fracking ou pas fracking ? Question à 1000 milliards d’euros !

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La Russie et la Chine viennent de signer le contrat énergétique du siècle pour la livraison pendant 30 ans de 36 milliards de mètre-cube de gaz par an pour la modique somme de 400 milliards de dollars. Ce ne sera pourtant que 20 % des besoins chinois en gaz naturel … L’Europe ne peut qu’être inquiète de cette nouvelle et les décideurs politiques européens devraient songer à alléger la dépendance au gaz russe qui représente plus du tiers de la demande européenne. Et ce d’autant plus que la Russie pourrait très bien revoir ses contrats de livraison avec les pays européens par mesure de rétorsion après les sanctions prises par les Européens (lourdement appuyés par les USA dans ce sens) contre son pays à la suite des évènements d’Ukraine. Même si le méthane est inodore naturellement, tout ça ne sent pas très bon !

Quelle alternative à une réduction des importations de gaz russe vers l’Europe ? Il n’y en a pas beaucoup et ce ne sont pas quelques centaines de milliers de moulins à vent supplémentaires qui changeront la donne. Mais il y a plus inquiétant encore et on comprend que Poutine ait déjà gagné la partie en fin stratège qu’il est car il soutient ouvertement les opposants à la fracturation hydraulique en Europe et en particulier en France ( http://blogs.wsj.com/overheard/2011/12/15/putin’s-frack-attack/ ou http://www.nationalreview.com/article/377201/putins-anti-fracking-campaign-robert-zubrin ), bref, on ne peut pas faire plus clair et tous les arguments sont bons pour décourager les Européens dans leurs velléités de fracking sur leur propre sol.

Dans le cas de la France, c’est du pain béni, Poutine a eu l’audace de transmettre le message aux décideurs en leur brossant un tableau consternant sur les effets du fracking sur les paysages inoubliables et les douces rivières poissonneuses de la France profonde qui comme chacun sait contiennent zéro pesticides, zéro nitrates et zéro détergents. Mais il n’y a pas que Poutine pour être opposé au fracking en Europe, le film « Promised Land » de Gus Van Sant sur un scénario de Matt Damon avec ce dernier comme principal acteur a été financé par Abu Dhabi. On y voit un combat caricatural des écologistes contre le fracking et Abu Dhabi n’a pas non plus vraiment intérêt à voir les Européens se lancer dans le fracking à grande échelle!

Et pourtant la France est le deuxième pays d’Europe après la Pologne pour ses potentialités en gaz de roche mère. Les réserves probables ont été estimées avec précision par l’Administration américaine (U.S. Energy Information) à 3800 milliards de mètre-cube, de quoi alimenter la Chine pendant 20 ans selon les termes du contrat qui vient d’être signé entre ce pays et la Russie ! Le fracking fait peur parce qu’il y a des risques de pollution des nappes aquifères profondes et de pollution en surface. C’est à peu près le seul argument retenu par les écologistes et les politiciens manipulés par ces derniers. Sur des dizaines de milliers de forages effectués aux USA il y a eu, certes, quelques incidents mais les fortes amendes auxquelles sont exposés les exploitants en cas de pollution avérée a découragé le dilettantisme initial favorisé par la course au profit immédiat et les technologies se sont considérablement amélioré. La dernière innovation dans ce domaine, controversé en Europe pour la plus grande satisfaction de Poutine, pourrait bien conduire les politiciens à reconsidérer leur position surtout si les incertitudes sur l’approvisionnement en gaz russe perdurent ou se concrétisent. Il s’agit du fracking à l’aide de propane. Inutile de dire que le propane n’est pas plus dangereux que l’essence qu’on met dans sa voiture car il y a plus de 120 millions de foyers européens qui utilisent ce gaz pour se chauffer ou pour cuisiner et il n’y a « que » 12000 camions citerne de propane sur les routes d’Europe. De plus le propane comme fluide de fracking ne nécessite aucun autre additif et il remonte avec le méthane et part tout simplement dans les gazoducs sans autre traitement et si le forage touche de l’huile, le pétrole est un solvant naturel pour le propane ! Que des avantages …

Et pourtant quand Arnaud Montebourg a eu l’audace de déclarer qu’il fallait reconsidérer la disposition législative relative à l’interdiction du fracking dans l’Hexagone, conscient de ce progrès technologique respectueux de l’environnement, les écologistes ont immédiatement exercé leur chantage ignominieux habituel et Hollande, en désespoir de cause électoraliste, a tranché par la négative. Si on parle gros sous, les potentialités du fracking en France représentent au moins trois cent mille emplois industriels nouveaux, 30 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat chaque année et une réduction de 40 % du déficit commercial du pays, vraiment que de bonnes raisons de se pencher sérieusement sur le dossier. Au prix actuel du gaz naturel acheté à la Russie, moins coûteux que le gaz algérien qui doit être liquéfié, le seul bassin du sud-est de la France représenterait potentiellement en valeur 1000 milliards d’euros, ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les experts américains qui ont fait l’estimation !

La société américaine GasFrac a déjà validé la technologie aux USA avec plus de 1000 puits sans aucun incident en réalisant qu’elle était plus simple à mettre en oeuvre et plus économique que la fracturation hydraulique classique. La société Ecorp, détentrice de cette technologie a créé une joint-venture avec Total pour les premières opérations de forage en Grande-Bretagne avec cette technologie, les Anglais étant plutôt plus soucieux que les Français de leur environnement mais aussi beaucoup plus pragmatiques que ces derniers. Outre la Grande-Bretagne, cette même société est détentrice de licences d’exploitation par fracking accordées par la France et la Suisse mais pour l’instant la situation est bloquée en haut lieu, du moins en France, et en Suisse, n’en parlons même pas, il faudrait encore une votation pour débloquer la situation sérieusement ficelée par les écologistes. Toute la question à mille milliards d’euros est de savoir si Hollande va enfin prendre une décision favorable à des forages exploratoires compte tenu de l’état de délabrement inquiétant de la situation économique de la France.

La Pologne, coincée entre l’Allemagne, potentiel client pour son gaz obtenu par fracking, et la Russie qui peut à tout moment perturber son approvisionnement en gaz, a résolument opté pour le fracking qui est depuis quelques semaines particulièrement encourageant, l’exploitation industrielle vient en effet de débuter. Ce qui est paradoxal en Allemagne, dont les décideurs gouvernementaux sont aussi sous l’emprise idéologique des écolos, c’est qu’il y a aussi du gaz en particulier en Basse-Saxe et cela a été d’ors et déjà prouvé, mais le gouvernement laisse les électriciens dévaster des régions entières dans l’est du pays pour extraire la lignite à ciel ouvert en détruisant purement et simplement des dizaines de villages multi-centenaires et en autorisant des rejets non seulement de carbone dans l’atmosphère, passe encore, mais de millions de tonnes de poussières … radioactives alors que les centrales nucléaires du pays doivent toutes être fermées à brève échéance depuis la réaction hystérique post-Fukushima anti-nucléaire dans ce pays.

On nage dans un surréalisme incommensurable créé par les écologistes téléguidés à leur insu par la Russie alors que BP et Exxon viennent de créer une joint-venture avec Rosneft pour initier du fracking à grande échelle en Sibérie pour le plus grand bonheur de l’économie chinoise. Et pendant ce temps-là l’Europe et surtout la France s’enfonceront dans la pire des récessions. Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir de l’incurie de nos politiciens !

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Billet inspiré d’un article paru dans Forbes Magazine

Et pour illustrer ce billet, s’il en était encore besoin :

Gaz de schiste: Hess Oil fait appel de l’interdiction d’un forage près de Paris

Paris – Le groupe pétrolier américain Hess Oil a fait appel de la décision du tribunal administratif de Melun qui lui avait interdit en mars de réaliser un forage d’exploration pétrolière dans la commune de Nonville (Seine-et-Marne), a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

L’appel a été déposé le 15 mai auprès de la cour administrative d’appel de Paris, ont-elles précisé à l’AFP.

Le 12 mars, le tribunal administratif de Melun avait interdit à Hess Oil de procéder à un forage d’exploration pétrolière à Nonville, une commune située à 70 kilomètres au sud-est de Paris, une décision présentée comme une première en France du côté des militants anti-gaz de schiste.

Le permis exclusif de recherche d’hydrocarbures détenu par le groupe n’avais cependant pas été annulé.

C’est une mauvaise surprise, a commenté Me Arnaud Gossement, avocat de la commune.

La bataille avait été homérique devant le tribunal administratif de Melun et son jugement s’était accompagné de beaucoup de motifs d’annulation du permis, a-t-il ajouté, estimant que ce projet fait l’unanimité contre lui sur le terrain.

De son côté, le groupe, qui n’a pas commenté cette information, a assuré à plusieurs reprises vouloir simplement sonder par des forages conventionnels le sous-sol du bassin parisien pour rechercher des hydrocarbures non exploités.

Ce projet de forage est contesté par les écologistes, qui soupçonnent Hess Oil, très investi dans les hydrocarbures non-conventionnels, de viser du pétrole de schiste.

La fracturation hydraulique, critiquée pour les risques qu’elle fait courir à l’environnement et interdite en France, est quasiment la seule technique disponible pour extraire ce type de pétrole.

(©AFP / 22 mai 2014 16h55)

Billet à paraître également sur le blog http://www.mauvaisenouvelle.fr/

Pour 44000 milliards de dollars on ne grillera pas en 2050 !

 

L’agence Internationale de l’Energie (IEA) vient de chiffrer le coût global de la transition énergétique telle qu’elle est prévue pour 2050 par les politiciens qui ont été clairement intoxiqués par l’idéologie malthusienne et alarmiste des groupes de pression faisant la part belle aux énergies dites vertes et climato-compatibles. Le but à atteindre selon les prévisions de l’IPCC, dans l’hypothèse basse d’une réduction des émissions carbonées, est d’atteindre un réchauffement de seulement 2 degrés à l’horizon 2050. C’est le scénario dit 2DS dans le jargon des « sages » de cette organisation totalement polluée par l’Eglise de Scientologie Climatique, mais comme l’IEA a pour mission d’infléchir les politiques nationales avec rigueur et impartialité, on peut d’ailleurs en douter, il ressort que les recommandations sont plus que claires : pour atteindre le but du 2DS il faudra installer chaque année 22 GW électriques nucléaires supplémentaires par an, il n’y a pas d’autre alternative possible, que ce soient des BWR, des PWR ou des unités dites de troisièmes et quatrièmes générations. Et ce programme préconisé par les « sages » de l’IEA qui comprend 28 Etats membres et est basée à Paris va coûter la petite bagatelle de 44000 milliards de dollars (actuels) et plus les gouvernements trainent les pieds pour décider d’investissements rapides dans le secteur de l’électronucléaire, plus la facture sera salée ! L’organisation note cependant que les investissements élevés mais aussi les faibles coûts de production du nucléaire, sensiblement équivalents à l’hydroélectricité, doivent orienter les décideurs politiques à stimuler les investissements dans ce secteur y compris dans la R&D. L’argument de l’IEA est qu’un tel programme réduira la facture en combustibles fossiles de 115000 milliards de dollars sur les 36 années à venir. Maria van der Hoeven, directrice exécutive de l’IEA fait un synthèse du rapport en ces termes : « L’électricité est appelée à jouer un rôle déterminant dans la première moitié de ce siècle comme le véhicule d’énergie qui produira de plus en plus de croissance économique et de développement. Bien que ce programme offre des opportunités, il ne résoudra pas tous les problèmes et il créera de nouveaux défis. Nous sommes sur le mauvais chemin aujourd’hui car l’usage croissant de la houille réduit d’autant les progrès dans les énergies renouvelables (dont le nucléaire) et bien que des efforts aient été décidés, les émissions de carbone n’ont pas diminué depuis 20 ans. Il reste un long chemin à parcourir dans ce changement global de paradigme énergétique ».

On ne peut qu’applaudir mais quand on constate que les mêmes alarmistes du climat sont également résolument opposés à l’énergie nucléaire, on est en droit de se demander si ce scénario 2DS n’est pas optimiste et purement et simplement hors d’atteinte. On sait maintenant par expérience que les énergies dites renouvelables, éolien et solaire, requièrent l’appui stabilisateur de production électrique à partir de combustibles fossiles. C’est en particulier le cas chez les ténors du renouvelable européens que sont le Danemark et l’Allemagne qui en dix ans de politique « verte » n’ont pas réussi à diminuer leurs émissions de carbone mais ont seulement réalisé la prouesse de voir le coût du kWh produit domestiquement multiplié par deux. Il y a donc comme un paradoxe créé par cette idéologie consistant à atteindre des seuils théoriques de réchauffement climatique dont on ignore toujours la validité tant des modèles que de leur base scientifique. L’IEA est soumise au diktat des écologistes et même un beau dessin (voir ci-dessous) ne peut pas dissimuler l’utopie mensongère qu’elle diffuse à longueur de bulletin.

On est également en droit de se poser la question de savoir qui va payer la note. La plupart des électriciens ont présentement de graves difficultés financières et peu d’entre eux envisagent des investissements dans un proche avenir. C’est le cas en particulier des Allemands qui doivent fermer des centrales nucléaires avant la fin de l’année 2021, les Verts l’ont exigé, malgré le fait que certaines d’entre elles pourraient fonctionner encore 30 ou 40 ans ! Un triplement voire un quadruplement du prix du kWh n’y suffiront pas. Ce programme préconisé par l’IEA est donc utopique comme l’est le programme des écologistes qui veulent mettre à genoux l’ensemble du secteur industriel et paupériser la totalité de la population. Il est donc très probable, avec 95 % de chances, qu’on grillera tous (cf Christine Lagarde à Davos en 2013) mais on grillera tous pauvres et démunis …

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Commentaire au sujet de l’illustration.

On peut voir dans ce dessin simpliste un concentré des délires des écologistes. On note tout de suite que la totalité des transports utilise l’électricité. C’est bien mais encore faut-il préciser comment arriver à une telle prouesse sur le moyen terme. Côté stockage, trois filières sont mentionnées. D’abord le pompage d’eau dans des retenues aménagées à cet effet. Par exemple en France, il ne reste que très peu de sites aménageables dans ce but et toute intervention de l’Etat pour créer de novo un nouveau site serait immédiatement dénoncée par ces mêmes écologistes. L’air comprimé, un doux rêve nécessitant des investissements gigantesques : des réservoirs de 1000 mètres cube résistant à 100 bars, est-ce économiquement réalisable, pas si sûr. Et enfin les batteries d’accumulateurs, quel coût, quelle durée de vie, quelle fiabilité ? Pour la production centralisée d’énergie électrique, l’utilisation de combustible fossiles est encore tolérée mais seulement avec captage du CO2 (CCS), technologie toujours pas au point et dont le coût de la mise en place est encore inconnu et le surcoût sur le kW produit à peine évalué, encore du rêve … Le nucléaire a sa petite place y compris près des habitations pour distribuer la chaleur si mon interprétation est exacte. Les énergies dites renouvelables, éolien, biomasse, solaire et géothermie figurent en bonne place mais aucune donnée (dans la présentation de Maria van der Hoeven) n’indique comment gérer les apports fluctuants de ces sources d’énergie sinon l’air comprimé, le pompage de l’eau et les batteries d’accumulateurs. On peut noter que les habitations et les autres bâtiments sans exception sont équipés de panneaux photovoltaïques, encore faut-il gérer cette production d’énergie et c’est là qu’intervient le concept de « smart-grid » ou réseau de distribution intelligent violemment soutenu par ces même écologistes qui comme chacun sait sont tout aussi violemment opposés à l’implantation de nouvelles lignes de distribution à très haute tension comme par exemple en Allemagne ou encore en France afin d’acheminer les énergies renouvelables intermittentes vers des régions où par exemple on pourrait effectuer des pompages. Ce dessin reste pourtant instructif car il faut constater que la problématique écologiste (et de l’IEA) tourne effectivement en rond et ne repose sur aucun argument solide en particulier sur le plan économique. Aucune évaluation précise, une sorte de flou artistique comme tout projet reposant sur une idéologie et mis en place par des ignorants de la chose économique. Tout simplement consternant !

Source et illustration : http://www.iea.org/media/140428_CEM_SLIDES.pdf

Le virus du papillome humain revisité

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Le nombre de types de virus du papillome humain (HPV) est de plus d’une centaine, 148 exactement, mais peu importe, ce qui est reconnu c’est que parmi cette population très variée du même virus quinze types sont carcinogènes. Le type 16, le plus agressif, provoque des cancers du col de l’utérus, de l’anus, du pénis, de la vulve et du pharynx. l’HPV est la première maladie sexuellement transmissible et une étude récente a montré que 69 % des adultes américains étaient porteurs d’un ou de plusieurs types de ce virus. Le cancer du larynx dont la principale cause était jusqu’à peu la cigarette est maintenant plus fréquemment d’origine virale (HPV type 16) et ceci qu’on soit fumeur ou non. Le Centre Médical Langone de l’Université de New-York a conduit une étude sur 103 hommes et femmes dont les ADN tissulaires sont publiquement disponibles. Seulement 4 sujets étaient porteurs des types 16 et 18. Comment arriver à prouver un tel résultat, tout simplement parce toutes les séquences d’ADN des divers HPV sont connues et que de puissants ordinateurs sont capables d’extraire ces séquences de l’ensemble de l’ADN du tissu d’un sujet donné.

Il est intéressant de décrire la technique de séquençage de l’ADN utilisée pour cette étude et qui fait appel au final à la puissance de calcul de très gros ordinateurs consiste à fragmenter au hasard la molécule d’ADN, de séquencer tous les petits morceaux puis de réaligner les séquences et enfin d’éliminer par le calcul toutes les séquences d’origine humaine. Cette technique est appelée shot-gun sequencing, une expression qui rappelle de loin l’image que l’on obtient en tirant une cartouche de petits plombs sur une cible : les points d’impact sont diversement éloignés du centre de la cible et l’étude, dans le cas des fragments d’ADN, constitue à retrouver la molécule d’ADN entière, un peu comme si en analysant l’impact de chaque plomb sur la cible on reconstituait la charge de la cartouche. Il n’est pas difficile d’imaginer la puissance de calcul nécessaire pour analyser des dizaines de millions de fragments que fournit le séquenceur automatique en moins de deux jours et le centre médical Langone dispose justement de ce type d’équipement et de logiciels spécialement développés dans ce but précis.

L’étude comprenait 748 prélèvements de tissus, peau, vagin, bouche et intestin. Les échantillons provenaient de volontaires en bonne santé âgés de 18 à 80 ans. Le fait que l’étude ait montré que le nombre de personnes porteuses de l’un ou l’autre (ou plusieurs) types d’HPV n’est pas en soi alarmant car ces virus peuvent rester dormants pendant toute une vie et la majorité d’entre eux ne présente pas de dangers. Le Docteur Pei, l’un des auteurs de l’étude précise cependant qu’il est préférable de se faire vacciner contre les types 16 et 18 puisque le vaccin existe et son efficacité est prouvée. L’étude a aussi montré qu’avec seulement 103 personnes étudiées, 109 des 148 types d’HPV ont été détectés. La plupart des participants avaient des infections au niveau de la peau (61%) caractérisées par des verrues, puis par ordre décroissant venait le vagin (41%), la bouche (30%) et enfin l’intestin (17%). Un seul organe était touché pour 59 % d’entre eux, deux organes pour 31 % et seulement 10 % avaient trois organes (peau, vagin, bouche ou intestin) touchés. La répartition par types d’HPV est encore plus intéressante : 80 types différents ont été retrouvés sur les échantillons de peau, 43 types au niveau du vagin avec 20 d’entre eux spécifiques de cet organe, 33 types dans la bouche dont 5 spécifiques de la muqueuse buccale et enfin seulement 6 types différents dans l’intestin également trouvés dans les autres organes analysés.

Ce qu’il faut enfin retenir de cette étude exhaustive c’est l’interrelation possible entre les divers types d’HPV et le fait que ces virus ne sont pas les seuls à coloniser la peau et les muqueuses buccale, vaginale ou rectale. La présence de bactéries joue aussi un rôle que l’on ne peut pas ignorer dans le pouvoir pathogène de ces virus tout en le minimisant.

Source : NYU Langone Medical Center

Revoir aussi sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/11/12/hpv-virus-du-papillome-humain-a-vos-capotes/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/04/17/a-propos-de-vaccins/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/02/21/vers-un-traitement-des-verrues/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2012/07/31/deux-virus-cooperent-pour-lapparition-du-cancer-de-la-prostate/

Des levures pour combattre les cuites : foutaise !

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La nouvelle mode pour ne pas s’enivrer est de s’administrer des levures fraiches juste avant de lever le coude ! On n’arrête plus le progrès dans l’imposture. Que peuvent bien faire des levures fraiches ou séchées dans l’estomac puis l’intestin quand on se leste délibérément de bière ou d’autres boissons alcoolisées ? Il paraîtrait que cette mode arrive d’Asie et se répand aux USA, surtout à Manhattan et peut-être bientôt en Europe. Il faut rappeler que l’alcool procure de sérieux désagréments si on en abuse parce qu’on n’est pas tous équipés des enzymes qui permettent de le dégrader. Cette dégradation intervient dans le foie et plus précisément au niveau des mitochondries des hépatocytes à l’aide de deux enzymes, l’un appelé alcool déshydrogénase et l’autre aldéhyde déshydrogénase. La première étape transforme l’alcool en acétaldéhyde, un truc pas très bon pour l’organisme que la cellule dégrade très rapidement en acétate. Pour que tout fonctionne correctement il faut des taux de ces deux activités enzymatiques suffisants sinon il y a accumulation d’alcool avec ses effets bien connus ou, pire, d’acétaldéhyde qui fait rougir les pommettes, perturbe le rythme cardiaque et provoque des nausées. Les Asiatiques possèdent bien assez d’alcool déshydrogénase mais il leur manque une activité suffisante de l’enzyme suivant pour se désintoxiquer et leur visage devient rosé quand ils boivent un tout petit peu, c’est l’ « asian glow ».

Et pour se faire de l’argent facilement, un petit malin a imaginé de commercialiser des pilules contenant les deux enzymes cités plus haut pour combattre l’asian glow et aussi comme le précise la notice par voie de conséquence une bonne cuite. C’était un peu transposer le Lactaid, les pilules contenant de la lactase pour digérer le lactose. Mais on s’est rendu compte rapidement que l’efficacité du traitement, par ailleurs coûteux, était nulle pour la simple raison que la lactase existe et est active dans l’intestin mais pour l’alcool déshydrogénase, ce n’est pas le cas et le même individu peu scrupuleux s’est donc tourné à court d’arguments commerciaux vers les levures qui sont riches en ces deux enzymes.

Il faut avoir de l’imagination pour faire croire aux buveurs de bière que se coller une cuillère de levures séchées ou fraîches avant de commencer à boire va être efficace pour s’affranchir des effets de l’alcool. Tout d’abord les levures sont sérieusement malmenées dans l’estomac puis elles sont littéralement dissoutes par la bile dans l’intestin et si alcool et aldéhyde déshydrogénases il y a, ce sont des protéines immédiatement détruites par les puissants enzymes digestifs sécrétés par le pancréas. Il reste tout de même un bénéfice appréciable pour l’organisme quand on se shoote avec des levures, elles apportent de nombreuses vitamines et des oligo-éléments qui n’ont rien à voir avec la manière avec laquelle le foie va prendre en charge l’alcool. Mangez des levures fraiches ou séchées ça ne nuit pas à la santé, bien au contraire, mais n’abusez pas d’alcool …

Source : Esquire

Antibiotiques et asthme chez l’enfant : encore un scandale !

Rhinovirus

Les enfants a qui on a prescrit des antibiotiques avant leur premier anniversaire sont plus exposés à des atopies, c’est un terme médical barbare qui recouvre la respiration dite « sifflante », l’asthme et certaines formes d’eczéma et c’est un réel problème qui perturbe non seulement l’enfant qui doit parfois se soumettre à vie à des anti-histaminiques mais également les parents qui doivent prendre soin de leur progéniture quotidiennement. Les médecins n’en ont cure, ils ont quasiment créé un marché captif bien juteux ! Mais la corrélation directe entre antibiotiques et atopies n’avait jamais été formellement prouvée jusqu’à une étude récente réalisée à l’université de Manchester qui a analysé les données recueillies par le Centre d’allergie et d’asthme associé à l’Université concernant plus de 1000 enfants suivis depuis la naissance jusqu’à l’âge de 11 ans avec leurs dossiers médicaux complets concernant les doses d’antibiotiques administrés, les diagnostics réalisés par des praticiens de respiration sifflante, d’asthme et d’allergies. On suspectait que l’administration parfois superflue d’antibiotiques aux enfants, en particulier avant l’âge d’un an pouvait favoriser l’apparition d’asthme mais aucune étude n’avait été décisive dans ses conclusions.

Pour ces 1000 enfants, étaient également inclus les résultats de recherche d’allergènes par tests sous-cutanés à 3, 5, 8 et 11 ans car l’asthme est souvent lié à des réactions allergiques à toutes sortes d’agents externes dont l’identification précise est parfois impossible. Pour aider les médecins dans cette analyse, tous les enfants ayant reçu au moins une prescription d’antibiotiques avaient été soumis à une analyse sanguine à l’age de 11 ans pour déterminer leur réponse immunitaire aux principaux agents pathogènes de l’enfance, à savoir rhinovirus (rhume), virus syncitial respiratoire (RSV, bronchite et bronchiolite), Hemophilus influenza et Streptococcus pneumoniae pour les bactéries affectant le rhino-pharynx et les poumons. Les échantillons sanguins ont aussi permis d’analyser les SNPs d’une région du chromosome 17 appelée 17q21 qui commande l’expression d’une série impressionnante de gènes impliqués dans toutes sortes de fonctions, depuis l’architecture de la glie dans le cerveau, les marqueurs du cancer du sein ou encore l’asthme chez l’enfant, autant dire qu’il s’agissait de rechercher une aiguille dans une grosse botte de foin malgré la richesse des données médicales. Heureusement que l’équipe de chercheurs disposait aussi d’un nombre suffisant d’enfants n’ayant jamais été traités avec des antibiotiques pour disposer de témoins au cours de cette étude.

Il est tout de suite apparu que les enfants traités avec des antibiotiques avant leur premier anniversaire étaient plus de deux fois plus sujets à une respiration sifflante ou de l’asthme caractérisé dûment diagnostiqués par les pédiatres. Plus troublant et totalement inattendu, ces mêmes enfants présentaient des taux de cytokines inférieurs à ceux des « témoins », les cytokines étant des marqueurs de défense immunitaire contre les affections virales. Preuve s’il en est que l’administration d’antibiotiques pour une affection virale est non seulement inefficace mais réduit inutilement la réponse immunitaire de l’organisme ! Pire encore, les enfant soumis à un traitement antibiotique présentaient une réponse immunitaire contre les bactéries citées plus haut sensiblement équivalente à celle des enfants « témoins » de l’étude, ce qui prouve que les antibiotiques sont d’une utilité très relative, l’organisme réagissant aux bactéries de manière équivalente, antibiotiques ou pas. Comme l’avait laissé sous-entendre une étude parue en 2007, l’administration d’antibiotiques est associée à la modification de l’expression du gène ORMDL3 qui code pour une protéine appelée filaggrine également régulée par la région 17q21 du chromosome 17 dont le rôle n’est pas totalement clarifié mais qui intervient dans le développement notamment de l’eczéma et cette modification de son expression est également systématiquement retrouvée chez les enfants asthmatiques auxquels ont été prescrits des antibiotiques avant leur premier anniversaire. Les antibiotiques semblent donc induire une plus grande sensibilité aux attaques virales, l’enfant se défend moins bien, sans pour autant modifier la réponse immunitaire aux bactéries.

Si tel était le cas, car il faudra affiner les recherches afin de vraiment prouver cette relation de cause à effet apparemment difficile à comprendre, mais les faits sont pourtant là, entre l’expression de certains gènes sous le contrôle de la région 17q21 et l’apparition d’allergies et d’asthme chez le jeune enfant, les médecins qui ordonnent des antibiotiques pour un simple rhume sont donc doublement coupables ! Non seulement ils semblent ignorer qu’un antibiotique n’a aucun effet sur un virus mais ils condamnent parfois à vie des enfants à des affections allergiques handicapantes tout en réduisant dramatiquement la réponse immunitaire aux virus communs du simple rhume ou de la bronchiolite et peut-être ultérieurement à bien d’autres virus, un comble pour ne pas dire un très gros scandale !

Source : The Lancet News Room et :

http://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(14)70096-7/abstract , illustration Wikipedia (rhinovirus)