Climat, cathédrales et empires, drôle de rapprochement !

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Genghis Khan naquit aux alentours de 1162 et moins de trente années plus tard, en 1190, il avait déjà réussi à unifier les tribus mongoles qui guerroyaient sans cesse entre elles surtout pour trouver de la nourriture car les alternances de sécheresse et de pluies n’avaient jusque là pas été très propices pour la création d’un grand empire. Puis l’ascension de l’empire Mongol par la force des armes et les qualités de stratège de Genghis Khan ne cessa plus jusqu’à sa mort en 1227 laissant à l’un de ses fils un immense territoire s’étalant de la Mer Caspienne à la Mer du Japon. Il ne reste que peu d’écrits de cette période de l’histoire de l’Asie qui laissa dans les mémoires les effroyables massacres perpétrés par les armées du Khan (le chef) aussi loin que par exemple Kiev, alors capitale de la Russie, qui fut mise à sac et la presque totalité de sa population passée par les armes, les femmes et les adolescents valides étant réduits à l’esclavage. Mais s’il n’y avait eu que Kiev … On ne sait pas exactement quels furent les circonstances qui favorisèrent cette soudaine expansion de l’empire Mongol autour des années 1210 – 1225. La carte ci-dessous (Wikipedia) indique les campagnes successives et chaque itinéraire matérialise les avancées d’une armée qui comptait pas moins de deux cent mille hommes, la plupart à cheval avec toute l’intendance qui devait suivre, c’est-à-dire une quantité innombrable de chevaux de bât et du bétail en abondance car il fallait bien pouvoir nourrir une armée d’un aussi grand nombre, car se nourrir convenablement permettait des progressions relativement rapides sur des milliers de kilomètres. Et que mangent les chevaux et les boeufs ? De l’herbe quand il y en a et dans les steppes ce n’étaient pas une ou deux touffes d’herbe clairsemée qui auraient permis à Genghis Khan de réaliser ses exploits militaires et ses conquêtes.

Genghis_Khan_empire-en.svg

Or c’est exactement à la même période que furent construites les grandes cathédrales d’Europe occidentale et ce n’est pas un hasard si à l’autre bout du continent asiatique Genghis Khan envisageait ses chevauchées conquérantes. Parce que fondamentalement ces deux évènements historiques peuvent être expliqués pour les mêmes raisons, la période climatique médiévale chaude qui dura en gros des années 1000 à 1400 de l’ère présente, c’est-à-dire au sortir du haut Moyen-Age jusqu’au refroidissement du minimum de Maunder. Mes lecteurs commencent à connaître ce minimum qui suivit le maximum d’activité exceptionnel d’activité solaire médiéval qu’on a tendance dans les milieux autorisés (IPCC) à considérer comme une anomalie.

La relation est facile à établir avec les velléités de conquête de Genghis Khan car comme en Europe occidentale le plateau tibétain n’était pas semi-désertique comme aujourd’hui mais ressemblait plutôt à une plaine richement herbeuse tout à fait favorable pour que des chevaux et des bêtes à corne y pâturent à loisir. Et pas seulement le Tibet mais également toutes les autres contrées que les armées de Genghis Khan conquirent autant vers l’ouest que vers la Chine bénéficiaient de ce climat chaud et humide. De nombreuses études de par le monde ont montré que cette période chaude était généralisée à l’ensemble de la planète.

Ancient Mongolian trees

L’histoire de cette période exceptionnellement chaude et humide est écrite dans les cernes des arbres qui ont été étudiés tant en Sibérie qu’au Tibet et dans bien d’autres régions. Les résultats de la dendroclimatologie sont en parfait accord avec les études des carottes de glace : il faisait chaud et humide et les chevaux de Genghis Khan avaient de quoi se nourrir sans problème ! L’accroissement significatif de l’épaisseur des cernes des arbres provenant de Mongolie Centrale précisément à l’époque où Genghis Khan débuta ses conquêtes en raison d’une pluviométrie et de températures favorables constitue une preuve supplémentaire de l’aisance avec laquelle ces immenses armées ont pu se déplacer sans encombre. Il reste à analyser les pollens et les défécations des chevaux dans cette même région pour étayer cette découverte intéressante. Comme quoi un réchauffement climatique a bouleversé l’Asie du temps du grand Khan.

Source : Los Angeles Times et Wikipedia

Note. Il devient de plus en plus difficile de trouver des données fiables sur la dendroclimatologie relative à la période chaude médiévale que j’aurais aimé inclure dans ce billet. Les articles de Wikipedia semblent avoir été réécrits par les spécialistes auto-proclamés du climat constituant l’IPCC car les informations dérangeantes ne doivent plus apparaître. Les teneurs en béryllium 10 et en carbone 14 tant dans les cernes des arbres que dans les stalagmites ou les carottes glaciaires (proxy pour reconstituer l’activité solaire passée) ont été savamment occultées pour ne surtout pas remettre en cause la fameuse courbe en crosse de hockey qui doit être considérée comme la seule vérité acceptable et sur laquelle on retombe à chaque tentative de recherche. C’est très inquiétant car il s’agit d’une manœuvre de désinformation et d’intoxication intellectuelle parfaitement orchestrée par l’IPCC et ses sbires, les ONG écologistes ! Or Wikipedia constitue pour beaucoup une source d’information irremplaçable quand on ne dispose ni d’une bibliothèque universitaire à proximité ni de sa propre bibliothèque, ce qui est mon cas. De plus la plupart des articles scientifiques originaux ne sont pas accessibles gratuitement.

 

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