Après le Vermont, le cas du Maine (USA)

Le premier septembre dernier je relatais le cas de la centrale nucléaire Yankee située dans le sud de l’Etat du Vermont dont la fermeture a été décidée par le gouverneur démocrate de l’Etat au mépris de toute considération économique ou environnementale. J’en profitais pour situer les coûts afférents à la fermeture programmée par pur électoralisme des deux réacteurs de Fessenheim en France pour déclencher un bon orgasme à l’ancien faucheur d’OGM (amnistié) promu ministre de l’énergie et de l’environnement ( https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/01/le-cas-du-vermont/ ). Dans l’Etat presque voisin du Maine, la situation est tout aussi rocambolesque puisque l’ancien gouverneur démocrate (John Baldacci) était un obsédé des énergies renouvelables et la mise en place de milliers de moulins à vent aurait selon ses délires permis au Maine déjà richement pourvu en ressources hydroélectriques de s’affranchir des combustibles fossiles. Le projet de Baldacci était en substance de mettre en place une puissance éolienne de 2000 MW dès 2015 et d’atteindre les 3000 MW au tournant de 2020, de quoi éclairer (et chauffer ?) 900000 foyers, rien que ça ! alors que le Maine compte au mieux 1,3 millions d’habitants. Il suffit de faire un calcul à la portée d’un élève de CM1 provenant d’une école d’un quartier défavorisé pour comprendre qu’il y a déjà un « hiatus » pour reprendre le vocabulaire des écologistes, mais je m’égare … En d’autres termes le Maine deviendrait avec tous ces moulins à vent exportateur d’électricité après ses réputés homards.

Le nouveau gouverneur républicain Paul LePage a ouvert les dossier lorsqu’il est arrivé aux manettes et a immédiatement été stupéfait par l’inconsistance du projet. En premier lieu les habitants de cet Etat paient déjà leur électricité au prix fort et les quelques industries de l’Etat en font aussi les frais, c’est le cas de le dire. Du coup, contrairement à ce qu’espérait l’ancien gouverneur démocrate, les investisseurs ne se sont pas bousculé, justement découragés par le prix de l’énergie électrique. Un débat houleux et venteux s’est installé sur la question de savoir s’il faut aller au bout du projet éolien ou tout annuler car l’image de marque de l’Etat est en jeu. Dans le concret, pour le moment la production éolienne atteint au mieux 450 MW quand le vent souffle suffisamment mais pas trop fort non plus. Si vous n’avez jamais fait un tour dans cette région la plus septentrionale des USA, après l’Alaska naturellement, c’est un endroit particulièrement tempétueux du genre la Pointe du Raz en France. Et si officiellement 175000 foyers disposent d’électricité d’origine éolienne, quand le vent est favorable je le reprécise, au prix fort, c’est déjà bon pour l’image de l’Etat.

Le gouverneur LePage a donc mis dans la balance les quelques avantages de cette politique écologiste et les nombreux désavantages qui pénalisent le développement économique local qui se fait attendre. Et ce ne sont pas les 600 autres turbines, pour la plupart off-shore donc plus coûteuses en termes d’installation et de maintenance, qui ont été programmées qui changeront quoi que ce soit. Encore un excellent exemple de l’incurie désolante des écologistes, obsédés par les énergies renouvelables, qui n’a pour seule conséquence tangible avérée le déclin économique.

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Source : Associated Press

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