Tous shootés au Prozac !

Les Français sont les premiers consommateurs d’antidépresseurs dans le monde, c’est bien connu, et ils ont de bonnes raisons de déprimer et de faire en sorte que leur sort s’adoucisse avec ces petites pilules colorées qui n’ont qu’un seul but : leur donner l’impression que la vie est toute rose. Ce n’est pourtant pas vraiment le cas, tous les voyants concernant l’avenir à court terme de la France sont soit oranges soit carrément rouges et comme il n’y a aucune raison à l’horizon de manifester quelque optimisme alors ces petites pilules sont d’un grand secours pour garder le moral. Je me demande même si secrètement le capitaine de pédalo n’en ingurgite pas une bonne poignée tous les soirs, maintenant qu’il doit surveiller ses pulsions d’extraverti et s’occuper avant tout des intérêts évanescents de la France.

Mais s’administrer des antidépresseurs, avec le consentement de son médecin qui au passage vous aura prescrit dans la foulée une bolée d’arrêt de travail – c’est mieux pour supporter ces saloperies – n’est pas sans risque surtout quand l’horizon est tellement sinistre qu’on a tendance à doubler les doses ! Plus on prend des antidépresseurs plus on se sent déprimé et c’est ce qui ressort d’une étude réalisée en Nouvelle-Zélande sur 1829 personnes usant et abusant de diazépines variées genre Prozac, de Tranxène ou d’autres poisons dont on devient aussi rapidement dépendant qu’avec la cocaïne ou la morphine, c’est dire en quelques mots la gravité de la situation. Le traitement de la dépression et de l’anxiété a pris de telles proportions que par exemple en France presque une personne majeure sur dix est sous antidépresseurs ! Mais par pudeur on n’en parle pas à son entourage familial ou professionnel si tant est qu’on est encore capable d’aller travailler … Il y a tellement de bonnes raisons de se droguer qu’on n’hésite plus et ce d’autant mieux que ces drogues (douces?) sont remboursées par les impôts qu’on paye ! Mais l’aspect complètement incongru est que cette utilisation intempestive d’antidépresseurs est souvent la cause du montant des impôts qu’on paye, montant qui va continuer à augmenter avec la consommation d’antidépresseurs.

J’arrête, vous allez déprimer en me lisant. Et pourtant, prendre des antidépresseurs est loin d’être anodin, cette étude est bien claire dans ses résultats : quand on prend ce genre de truc on prend du poids et on a des nausées (85 % des cas), on envisage le suicide (50 % des cas), on éprouve des difficultés à faire l’amour ou tout simplement avoir envie de faire l’amour (62 % des cas) ce qui entre nous n’arrange pas la situation bien au contraire, on ne réagit plus aux émotions, en d’autres termes on devient apathique (60%), on ne se sent plus soi-même, en d’autres termes on est à l’ouest (52%), on n’a plus de réactivité positive (42%), on n’en a plus rien à foutre de son entourage (39%) et enfin on a tendance à se replier sur soi (55%) mais malgré tout, et paradoxalement, 82 % de ces personnes interrogées (visiblement dans un état second) déclarent (j’ai bien écrit 82%) que leur traitement les aide à combattre leur dépression.

Il y a vraiment des questions sérieuses à se poser avant de commencer à s’empoisonner même si on ne croit ni aux promesses du ministre des finances ni à celles du ministre du budget ni encore moins à celles du ministre de l’affaissement déconstructif qui prévoit de rouvrir des mines pour envoyer tous les récalcitrants politiques et idéologiques au charbon, au lithium et aux terres rares, on n’a qu’à bien se tenir et surtout être à tout instant politiquement correct (comme disait Lénine).

Les antidépresseurs ont encore de beaux jours devant eux si on considère l’état de délabrement de la France qui, comme le répète H16, est un pays foutu !

Source (scientifique) : University of Liverpool press release agrémentée d’une interprétation toute personnelle. 

2 réflexions au sujet de « Tous shootés au Prozac ! »

  1. Bonjour
    Pour abonder dans votre sens une histoire personnelle : une femme (ma mère) entre en maison de convalescence à 75 ans après une fracture du col du fémur Trois antidépresseurs lui sont prescrit plus un antiinflammatoire ayant une action marquée sur le SNC Tout cela parce qu’elle est triste
    Résultat catastrophique elle était transformée en véritable zombie incapable de boire au verre ou de manger seule !
    Après avoir perdu son mari 2 mois plus tôt et avoir subi ce traumatisme être triste est normal : ce n’est pas une pathologie , ce dont elle avait besoin c’est d’affection et d' »accompagnement  » pas de chimie !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s