Les manchots à la rescousse !

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Dans les années 50, il était rarissime voire impossible d’entendre des cigales chanter en France au nord du 45e parallèle, peu ou prou au nord de Montélimar. Cinquante ans plus tard on en a entendu chanter dans les Monts du Lyonnais. Naturellement cette information comme des milliers d’autres, le recul des glaciers alpins par exemple ou la lente modification des trajets de migration des rennes et autres élans ou caribous, a été utilisée pour prouver que le climat se réchauffe et que ce n’est pas un fantasme mais une réalité j’ose dire, bien réelle. Oui, les cigales chantent aux alentours de Lyon, oui, le glacier des Bossons qui se trouvait à une portée d’arbalète de la route Chamonix – Sallanches a reculé, tout le monde le sait et l’a constaté. Il y a un peu plus de 50 ans je l’ai constaté par moi-même, effectivement le glacier des Bossons menaçait la route qui mène à Chamonix, de gros blocs de glace bleutée pouvaient tomber mais cette glace datait du petit âge glaciaire des années 1870-1890 et du minimum de Dalton qui sévit durant le premier quart du XIXe siècle. Or depuis la fin des années 30 et jusqu’aux années 2000, le soleil s’en est donné à cœur joie, une exubérance jamais observée depuis les Xe et XIe siècles, ces temps fastueux des cathédrales et qui dit cathédrales dit nourriture et richesse, on ne peut pas faire trimer des gens qui ont faim …

Dans un excellent article de Contrepoints (voir le lien en fin de billet) se trouve un graphique qui a soulevé une controverse inutile à propos d’un r2=0,000. Il faut remettre les informations de ce graphique à leur place.

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D’abord il s’agit de l’évolution de la température de surface par rapport à une moyenne de référence qui a été choisie selon des critères non spécifiés (je n’ai pas réussi après moult recherches à retrouver la source précise mais il semblerait que cette moyenne soit celle des températures observées entre 1961 et 1990) et quand j’écris non spécifiés, je mets en doute la validité de ce choix car s’il avait été la moyenne des températures observées entre 1940 et 1960, ce graphique aurait pris une toute autre direction car la température globalement mesurée n’a cessé de diminuer depuis cette date (1960) mais c’est dérangeant, ça va à l’encontre de l’hypothèse de l’effet de serre d’origine anthropique, en un mot ce n’est pas politiquement correct. Si une telle moyenne avait été prise comme référence on se serait aperçu que les températures se sont stabilisées puis ont commencé à décroître et ne cessent de décroître depuis les années 80. Cet épisode de forte activité solaire qui s’est étalée sur 9 cycles (1910-2000) est bien terminé et tout stratagème imaginé pour moyenner les températures observées et qui ne tiendrait pas compte de cette évolution est donc délibérément faux et n’a aucune signification. C’est d’ailleurs ce que prouve ce fameux r2=0,000.

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Mais pour les climatologues auto-proclamés de l’IPCC, organisme onusien financé par les impôts de presque tous les contribuables de la planète et en charge de démontrer l’effet irréversible et catastrophique des émissions de gaz « à effet de serre » il en est tout autrement. Confrontés à l’inexactitude de leurs modélisations et réticents à faire amende honorable – pour le moins – en reconnaissant leurs mensonges et le trucage systématique des données tant satellitaires que terrestres ou maritimes pour que ces dernières abondent dans le sens de leurs théories, ils s’en remettent maintenant aux changements de comportement migratoire des manchots empereurs !

Je ne plaisante pas, c’est un article très sérieux paru dans PlosOne qui a attiré mon attention. Je cite un extrait du résumé : « The emperor penguin’s reliance on sea-ice as a breeding platform coupled with recent concerns over changed sea-ice patterns consequent on regional warming, has led to their designation as “near threatened” in the IUCN red list. Current climate models predict that future loss of sea-ice around the Antarctic coastline will negatively impact emperor numbers; recent estimates suggest a halving of the population by 2052 »*.

On comprend sans difficulté que tout est bon pour alimenter et conforter la théorie de l’effet de serre car trois cycles solaires et demi plus tard, vers 2052, il semblerait qu’il n’y aura plus de glace pour les manchots empereur et que de toutes les façons ils auront depuis longtemps tous disparu comme une grande partie de l’humanité.

Pour bien comprendre la démarche intellectuelle hautement malhonnête de cet article visiblement inspiré par l’IPCC, l’hypothèse sous-jacente est que les colonies de manchots doivent trouver des glaces flottantes pour aller à la recherche de nourriture et se reproduire afin de revenir pleins jusqu’au gosier régurgiter ce dont ils se sont gavés pour la survie de leurs poussins. Souvenez-vous de l’excellent film de Luc Jacquet (2005) « La Marche de l’Empereur ». Dans ce film précisément, les colonies de manchots empereurs se trouvent situés sur la calotte glaciaire et non sur la banquise mais les parents, mâles et femelles à tour de rôle, effectuent cette marche vers la banquise pour ramener de la nourriture aux poussins. L’article de PlosOne s’est limité à l’étude de colonies situées sur les glaciers du site de Shackleton et de Barrier Bay à l’aide d’observation satellitaires (de la NASA, largement financée grâce au soutien de l’IPCC) car on se demande bien si les auteurs de cet article pas vraiment convaincant se sont risqué au moins une fois à se promener sur les glaciers de l’Antarctique (U. Cambridge, U. Hobart et Scripps Institution of Oceanography) contrairement aux équipes de tournage de Luc Jacquet qui sont restées près de deux ans dans le blizzard pour réaliser ce fameux film.

A la fin de cet article dont je ne recommande pas la lecture à mes lecteurs il est dit que :

« Emperors are often portrayed as a barometer for the ecosystem, that is, a “canary in the coalmine” for species more difficult to study. This previously unknown and surprising behaviour recorded in such an iconic animal suggests that other species may also be capable of unpredicted or unknown behavioural adaptations that may also increase their survival in a future warming world. »**

*(La dépendance du manchot empereur sur la banquise comme plate-forme pour se reproduire reliée aux récentes préoccupations des modifications de cette banquise en raison du réchauffement régional a conduit à inscrire ces oiseaux dans la liste rouge de l’IUCN comme « en voie de disparition ». Les modèles climatiques courants prédisent que les futures disparitions de la banquise autour des côtes antarctiques auront un impact négatif sur les populations de manchots empereurs ; les récentes estimations suggèrent une diminution de moitié vers 2052).

**(Les (manchots) empereurs sont souvent décrits comme un baromètre des écosystèmes, comme les « canaris des mines de charbon » pour les espèces plus difficiles à étudier. Ce comportement surprenant et jusque là inconnu pour un tel animal emblématique suggère que d’autres espèces puissent être aussi capables de s’adapter de manière imprévue qui pourrait aussi accroître leur adaptabilité à un monde futur en réchauffement.)

 

Conclusion : l’escroquerie planétaire de la théorie de l’effet de serre conduisant à un réchauffement climatique inexorable a encore de beaux jours devant elle et tous les moyens sont bons pour financer des études bâclées et insignifiantes au nom de cette théorie pour satisfaire la bien-pensance politique dogmatique alimentée par les écologistes, même si les principes fondamentaux de la thermodynamique sont ouvertement ignorés et bafoués. Triste tournure que prend le paysage politico-scientifique …

http://www.contrepoints.org/2014/01/08/152559-climat-10-informations-dont-vous-navez-sans-doute-pas-entendu-parler

http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0085285#pone.0085285-Barbraud1

Une réflexion au sujet de « Les manchots à la rescousse ! »

  1. Vous dites « la température globalement mesurée n’a cessé de diminuer depuis cette date (1960) ».

    Evidemment, si ceci c’était vrai, vous pourriez vous moquer du GIEC et des climatologues et je le ferais volontier avec vous, sans avoir besoin d’aller chercher les manchots empereurs.

    Mais c’est parfaitement faux. C’est le contraire. La température globale de surface n’a cessé d’augmenter depuis 1960. Quant à l’activité solaire, depuis cette date, elle a diminué.

    On assiste donc, depuis 1960, à une augmentation de température globale (contrairement à ce que vous affirmez avec un aplomb déconcertant) et une diminution de l’activité solaire (contrairement à ce que vous affirmez avec un aplomb déconcertant).

    Alors, laissez les manchots empereurs tranquille, ils ne sont d’aucune utilité tant que vous refuserez de tenir compte les véritables données de température globale et d’activité solaire depuis 1960.

    http://skepticalscience.com/solar-activity-sunspots-global-warming-basic.htm

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